MUL
valent pour exprimer l'espèce de séquestre dans lequel un amoureux mettait une femme avide d'argent. Tenir en mue une p.t..n de haute graisse. •
Nous avons , pour exprimer le même rapport d'homme à femme, le mot entretenir; et ici doit trouver place cette boutade du Cousin Jacques (BeflFroy de Régny), auteur des Lunes : «Si l'on me disait, cherchez quelque manière de dépenser votre argent qui soit à la fois' ridicule, honteuse et extravagante, je ne le jouerais pas, je ne soudoyerais pas des mains gagées pour les forfaits, je ne le placerais ^point chez un emprunteur débauché, je ne le jetterais point par les fenêtres; je dirais seulement : entretenons une fille, et voilà l'intention du fondateur remplie. »
Muguets.
Nos petits-maîtres ou galans de profession se parfument de musc; précédemment on faisait usage de poudre de Chypre, et plus anciennement de la fleur nommée muguet.
On a dit aussi marjolet^ parce que la marjolaine a été un parfum à la mode,
MULE. {Ferrer la) s ^
Cette façon de parler est venue de la ruse du muletier de Yespasien, qui, sous prétexte que l'une des mules était déferrée , arrêta la litière de cet empereur, et par là fît avoir audience à une personne qui l'avait payé pour l'obtenir.
On peut encore admettre l'interprétaticîn suivante : Avant que les carrosses fussent communs, à une époque oïl les rues de Paris étaient tellement boueuses , qu'il était pénible de les parcourir à pied , les magistrats montaient sur des mules, accompagnés d'un clerc. Les infi-