‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 106 sur 176 · NAB · texte numérisé non relu

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plaisance,, n'était qu'un bouffon qui s'était moqué d'elle toute la journée; que le banquier et quelques autres convives avaient participé à cette mauvaise plaisanterie, et qu'on la priait de renvoyer par le porteur le solitaire, qui était la seule chose vraie qu'il y eût dans tout cela !

Doucement , messieurs , répondit la demoiselle , lorsqu'elle fut remise de son étonnement; vous vous êtes amusés à mes dépens en me priant de recevoir un diamant; je ne sais pourquoi je ne prendrais pas ma revanche en le gardant. Vous me l'avez donné devant vingt-cinq témoins; vous m'avez priée de le garder comme un soui^enir; je l'ai accepté de bonne foi : il m'appartient de bon droit. Vous dites aujourd'hui que tout cela n'était qu'une plaisanterie; je n'en sais rien, et je ne suis pas obligée de vous croire; mais, dans ce cas-là, il m'appartient encore, parce qu'il fut le moyen principal , et qu'il doit être le prix d'une Mystification qui me déplaît , ou d'une insulte que je n'ai pas méritée. Dans les deux cas, ji'ai droit à un dédommagement ou à une réparation; et si la délicatesse m'empêche de garder votre insolent cadeau , mon amour-propre humilié et la justice exigent qu'il ne rentre pas en vos mains : les pauvres en profiteront.

Nabot.

Cet ancien synonyme de nain vient de napus.

Parce qu'un naveau est court et gros, nos pères avaient appliqué ce nom aux hommes trapus.

Ils avaient encore le mot courcihoty formé de court et de bot y mal .fait.

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Les nains ont pendant long-temps servi d'amusement aux rois et aux grands seigneurs. Nos vieux romanciers leur donnent pour emploi de sonner du cor dans les joutes et les tournois, ou sur le donjon du château, à l'arrivée des dames et des chevaliers. Les nains tenaient aussi lieu de pages , et faisaient les messages extraordinaires.

Biaise de Yigenère , dans ses notes sur les Tableaux de Philostrate ^ parle des nains de François i^^ et de Henri ii. « Un des plus petits qui se pût voir était celui qu'on appelait Grand-Jean le Milanais , qui se faisait porter dans une cage, en guise de perroquet; on cite encore une fille de Normandie , qui était à U reine , mère de nos rois, et qui , à l'âge de sept à huit 9^s, n'avait pas dix-huit pouces. »

Marie de Médicis remit les nains à la mode ; maïs c^ goût ne se soutint pas.

En 1686) au mois d'octobre, Louis xiv étant à Fontainebleau , on lui présenta, dans un plat d'argent , un petit homme couvert d^une serviette ; il se leva su* bitement, et fit son compliment au roi. Ce nain, très bien conformé, avait seize pouces de haut, une barbe bies^ fournie ;. il était âgé de trente-six ans.

Le nain de Stanislas , roi de Pologne et duc de Lorraine, était né en 1741 ; il se nommait Nicolas Ferry; il avait à sa naissance environ neuf pouces de hauteur et pesait environ quinze onces. Un sabot à moitié rempli de laine lui servit, dit-on, de berceau pendant quelque temps; car il était fils d'un paysan des montagnes des Vosges. Bébé (c'est le nom qu'on lui donnait à la cour du roi Stanislas) se promenait sur la tablç, et s'as» seyait sur les bras du fauteuil du prince. A l'âge de dixsept à dix-huit ans, les signes de puberté furent très

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évidens , et même très prononcés pour sa petite stature ; on a même dit qu'une gouvernante en avait long-^temps abusé , et Ton attribue aux excès de fiébé sa vieillesse prématurée. Â vingt ans , il avait déjà le teint flétri et le dos courbé. Sa taille était d'environ deux pieds ; il mourut en i y 64- Jamais on n'avait pu lui apprendre à lire.

Au mois de janvier 1807 , on offrit à Paris, rue de Richelieu , à la curiosité publique , le nommé Missau , âgé de trois ans, qui n'avait que quatorze pouces, et ne pesait que six livres et demie. \

En 18 18, Barbe Schreier a attiré la foule au Cirque des écuyers Franconi. Elle était âgée de sept ans , avait dix-huit pouces de hauteur , et pesait neuf livres. Son père l'avait apportée de Bade dans le creux de son chapeau.

En 18 19, on a vu sur le théâtre de M. Comte, professeur de physique amusante et ventriloque, deux naines nées dans les Vosges, qui avaient, Fune trentedeux pouces de hauteur, l'autre trente-neuf. La première était âgée de soixante-treize ans, et sa sœur de soixantcrquinze. Ces deux vieilles dansaient des rondes et cliantaient des chansons de leur pays.

Nappe ikiiss.

Lorsqu'un homme vient à faire un mariage qui le met en possession d'une maison riche et meublée , on dit qu';7 a trouf^é la nappe mise.

IRkPlSS^I^Ilagagné le mat de) Disaient nos pères , en parlant du mal vénérien. Christophe Colomb, à son retour du Nouveau-Monde, apporta ce poison en Europe en 1 493. Les Italiens l^ap<pelèrent le mal français y parce qu'ils crurent que noii&

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