‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 11 sur 176 · ALL Q · texte numérisé non relu

ALL Q

C'est-à-dire, qui est trop économe.

AILE. ( Tirer pied ou )

C'est-à-dire , tirer quelque chose d*une personne qui nous doit. Métaphore tirée du tir à l'oie.

AILE. {En avoir dans /*) ^

Ce n'est point, comme on pourrait le croire, se trouver dans un état pareil à celui d'un oiseau qui , blessé à l'aile, ne peut reprendre son vol,- mais être âgé de cinquante ans : la lettre L exprime le nombre cinquante.

Ce proverbe, comme on le voit, est un calembourg.

ALGARADE. {Faire une^

C'est faire une insulte bruyante et inattendue. Cette façon de parler vient des invasions subites qu'ont coutume de faire les sujets du dey S Alger.

ALIBORtM, ou ALIBORON. {Maître) Se dit d'un homme qui se croit propre à tout. Ce sobriquet fut sans doute donné à un avocat peu familier avec la langue latine , et qui , ne voulant pas admettre les alibi allégués par sa partie adverse , aura dit : Nulla habenda est ratio istorum aliborum.

La Fontaine a appliqué ce mot à un âne :

Arriye nn troisième larron Qui saisit maître Aliboron.

Allemagne.

On trouve dans Brantôme une suite de rodomontades qui ne devaient pas contribuer à faire aimer les Espagnols. A la même époque on voyait aussi en France les Allemands de mauvais œil, et pour les injurier, on disait que la poudre a canon et V hérésie étaient sorties de V Allemagne.

ALLEMAND. {N^entendre que le haut)

lo ALM

Ce proverbe se trouve dans Rabelais.

Le langage des habitans de la Haute-Allemagne est trèsHdifïërent de cehii des habitans des pays bas : plus pur, il doit être plus facile à comprendre.

ALLEMAND. {Querelle d')

C'est une querelle faite sur un mince sujet. Les Allemands étaient autrefois toujours prêts à entrer en France. • .

Ronsard appelle les Allemands , la gent pronte au tabourin (disposée à faire du bruit).

Almanach.

Je ne prendrai pas de vos almanachs.

Proverbe qui veut dire : Je ne suivrai pas vos conseils ; vos prédictions ne sont pas sûres.

Un almanach , jadis, était encore plus souvent consulté que maintenant ; il y avait un almanach dans tous les livres di heures. Cet almanach contenait, outre les jours du mois, la figure du corps humain, entouré de planètes et d'étoiles , d'où partaient des rayons qui frappaient sur les parties gouvernées par ces planètes , suivant les principes de l'astrologie.

Différens écriteaux indiquaient les différens tempéramens et la conduite que devaient tenir, pour leur santé , les colériques , les sanguins , les flegmatiques et les mélancoliques ; tous devaient se faire saigner par précaution, au moins deux fois l'an, mais chacun dans des mois différens. Les quatre tempéramens étaient relatifs aux quatre élémens : le colérique, ardent comme le feu ; le sanguin , vif comme l'air ; le flegmatique , tranquille comme l'eau; et le mélancolique, pesant comme la terre. Le soleil influait sur les opérations de l'estomac ; la lune , sur la tête ; Saturne , sur le pou-

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