NID
connu par les qontes de La Fontaine ; et pour Nicolas, il n'y 2^ qu'à lire ^e passage du Pédanijoué^ oîi Matthieu Gareau , partant du frère de son maître , dit que « c'étoit un bon Mcolas qui s'en allet tout devant ly hurlu brelu. »
Nid.
j4 chaque oiseau son nid paraît beau , ou // n^jr a point de petit chez soi.
Rien n'est si naturel à l'homme que le goût de îa propriété, et surtout de la liberté. Or, nulle part on m'est plus libre que dans $a propre maisou^
Pouvoôr $e dire le maître du plus çbétif domicile est quelque chose , quelque part que ce réduit soit situé.
Est aUquid qvocumfue hço, quocumque recessu, Ifyiius.sese JOçminum,/ecisse lac€rf0..
(JUVEHAL.)
Pannard a dit un peu longuement^ mais avec vérité :
Un petit a»il« cbaii^Àtra
Plaît toujours aux yeux de son n^aître... .
Lorsque Ton se promène , it est bien doux de dire : Je marché' en ce moment sur quelque choae à moi.
Ce ruisseau dont le frais m'attire , . Ce tilleul, cet ormeau qu'agite le zéphire, Cette fleur que je sens , cette autre que je Tpi , Sont autant de sujets k qui je Cai^. 1a k>i.
Tout ^U où l'oii^ a de Tempire ,
Tout est charmant où Ton est roi.
Nm. (Petit à petit V oiseau fait ^xvî)
Pour exprimer qu'avec le temps et la patience on y'xQi^ à bout de tout.
Petit a petit la vieiMefile son fuseau ;
Mot a mot on fait de gros li^frçs.
Sont de$ pi^overbes italiens.
Les Italiens disent aussi, qu'af'^c du temps et de la p<xSll^ les n^es mûrissent.
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Les Turcs s'expriment encore mieux :
Jvec du temps et de la patience , disent- ils, les feuilles de mûrier d&^iendrorjit du satin.
NID. (Troui^er la pie au) ^
Se dit par dérision de ceux qui croient avoir fait une heureuse découverte , ou être venus à bout d'une cliose difficile. Le naturel de la pie est de faire son nid sur Farbre le plus haut qu elle a pu trouver.
mqS^tE. {Gloire de)
Cette expression proverbiale, qui se trouve dans les Lettres de madame de Sévigné, vient du roman SiAmadis de Gaule.
Niquée. était une belle princesse. Anastarax, son frère, en devint éperdument amoureux sans la connaître. Zirfée, leur tante, grande magicienne, voulant réprimer et punir cette passion criminelle , imagina de changer le palais qu'habitait Niquée en un lieu enchanté, où l'or, les pierreries, les tableaux, les statues, les parfums, les sons mélodieux, charmaient à l'envi tous les sens. Elle para sa nièce magnifiquement et la fit asseoir ^sur un trône où l'on montait par quinze marches. Quand on était arrivé à la dernière , on était tellement frappé de la beauté de Niquée çt de l'éclat de ses vêtemens, qu'on en restait sans voix et sans mouvement. Zirfée engagea Anastarax à s'approcher de Niquée pour prendre congé d'elle ; mais à peine eutil touché le fatal degré, qu'il demeura muet et immobile. Alors Zirfée condamna le frère et la sœur à garder la même posture , sans éprouver aucune sorte de changement, jusqu'à ce que l'un fut délivré par Une femme fidèle , et l'autre par un chevalier constant. L'histoire dit qu'ils attendirent long-temps; mais tout ceci est
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un conte. Le palais enchanté retint le nom de Ghite de Niquée.
NIVELLE. [Chien de Jean de)
Il ressemble au chien de Jean de Ni^^elle , il s^en^^ fiiit quand on V appelle.
On donne à ce proverbe deux origines, qui ont de la conformité sur un point , le refus d'obéir.
D'après la première , un duc de Montmorency somma inutilement son fils, seigneur de Nivelle, qui avait en Flandre des biens considérables , de quitter ce pays , pour venir servir Louis xi , contre le duc de Bourgogne , et le père irrité' le traita de chien.
Suivant la seconde version , ce fils , cité au parlement piour avoir donné un soufflet à son père, refusa de comparaître. Son forfait ayant acquis de la publicité , on n'en parla qu'avec un extrême mépris , 'et ce fut, dans la bouche du peuple, le chien de Jean de Nivelle,
La Fontaine avait en vue la première origine , lorsqu'il disait au commencement de sa fable , intitulée le Fau* con et le Chapon :
Uiie traîtresse voix bien souvent tous appelle :
Ne TOUS pressez donc nullement.
Ce n*étoit pas un sot, non, non , et croyez-m'en ,
Que le chien de Jean de Nivelle,
NOCES. ( Tant qu'à des) "
Expression populaire qui signifie abondamment.
L'usage de faire des noces, si profitable aux marchands, aux curieux et aux gastronomes, est, pour ainsi dire , tombé en désuétude dans la classe opulente. Cependant le mariage est un événement assez important pour qu'on l'entoure de toute la solennité possible. Autant la prodigalité est déplacée chez un ouvrier