NOÉ
et chez un petit particulier ^ qui n'ont qu'une etisténce précaire, autant la stricte économie convient peu aux personnes que leur fortune ou leur rang placent audessus du vulgaire. Plus un homme est riche et puissant, plus il met aujourd'hui de réserve et de mystère dans la célébration de son hyménée. Loin de se glorifier de sa jeune épouse , de ToATrir aux regards de la multitude émerveillée, c'est dans l'ombre de la nuit, et pour ainsi dire en l'absence de témoins^ (|u'il la conduit à l'autel. Parmi ceux qui consentent à se marier , comme jadis , devant leurs parens et leurs amis, il en est peu qui déploient le luxe et la magnificence usités autrefois en pareil cas. Une robe bien simple , en mousseline ou taffetas , un voile de gaze ou de tulle , et une fleur d'oranger, font toute la parure de la mariée.
Noël.
A été long-temps le cri de joie des Français ; il était en usage , non seulement à la fin de l'Avent , mais dans maintes circonstances d'éclat ; ce qui prouve qu'il indiquait plutôt une nouveauté , qu'il n'avait rapport à la nativité de Noti-e-Seigneur.
Cependant , par Noël on entend communément un cantique fait en l'honneur de cette nativité.
Pasquier, dans ses Recherches de la FtâncCy dit que, de son temps, on chantait encore des noêls dans plusieurs églises ; aujourd'hui on se contenté d'en toucher les airs sur l'orgue.
Lorsque Marot eut traduit en ver^ français une partie des psaumes, et qu'ils furent chantés par les protestans sur des airs qui n'étaient pas des chants d'église, les catholiques leur opposèrent des cantiques , qu'ils chantèrent aussi sur des airs de ville : de là l'origine àes.Noèls.