‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 112 sur 176 · NOE -17Ï · texte numérisé non relu

NOE -17Ï

La plupart de ces airs sont des gavottes et menuets d'un ballet qu'Eustache du Caurroy, un des meilleurs musiciens de son siècle , avait composés pour le divertissement de Charles ix.

N Les premiers Noéls étaient rektifs à la nativité du Sauveur ; mais par la suite on profita des airs gais qui avaient la vogue, pour composer des chansons dont le sujet était à demi profane.

De cette dernière espèce sont les Noéls de la Monnaye, publiés à Dijon, en patois de 4a Bourgogne, sous le nom de Barozai, sobriquet donné à un vigneron de ce temps, à cause de la couleur de ses bas.

La meilleure édition des Noéls de la Monnaye est celle de 1720. Ils furent composés en 1700, 1701, 1702 et 1703. Pour donner une idée de leur grâce naïve , nous allons citer quelques strophes de celui où Blaizote , fille de Dijon , prend la résolution de se don^ ner à Dieu, et dit à son amant :

Duran tan d'anhée

Que tu m'é gauvanée,

Duran tan d'année ,

Comhéyonfai lé fi!

An caichenéte.

Que de pinçdtel

Que d'aimorote !

Ha ç'an à trâ ,

J'on de quoi gémi note so.

Durant tant d'années

Que tu m'as gouTcmée»

Durant' tant d'années

Combien nous ayons (àx\ les feus I

Que de baisers I

Que d'amourettes!

Ab ! c'en est trop ,

Nous avons de quoi gémir notre soAl.

a7a NOE

'Auj,U de hicr^ù^^^ . , , . ..^.^„^

Fleuron f lawon no teicke^

Jiu fUd de iài éMhhii .i*»»"'«. ' •' -^ "^

Le cœur san f ointe ,. ...

Parcé de pointe ,

lédeumain^mift^^ ' j;. •• » .. ••••.t , . f s .

PrionUtan^ , , :• » \ •,.. t.. .. i, |/i .-.; Que ^ /lo/r ai no rande blan.

Au pied de la crèche , i • -in

Pleurons , layons nos péchés ; ' Au pied de la crèche, Prions le saint enfant , Le cœur sans feinte , Percé de pointes.

Les deux mains jointes , Prions-le tant, . Q^e de noirs il nous rende blancs:

J*ai quelque retaille

Qu^cU fou que je ly baille ,

J'ai quelque retaille:

Prâpe ai C ammcàllétai.

J*ai po soi meire

Quelque jateire • ' "

Quelque braisseire, \

Et po Jozai

Ton bond qui m'a déiheurai, ■ ' '

J'ai quelques retailles

Qu'il faut que je lui baiHe , * ■ ' ',

J'ai quelques retailles • , . * j ■ j • " • \

Propres à remmaillotter. :.* . .

J'ai pour sa mère

Quelques jarretières , *'î î

Quelques brassières , , f . .' ■ ' ; ' " ;

Et pour Joseph

Ton bonnet qui m'est resté. ' •

Quand Blàizote rompit avec son amant, elle lui rendit tout ce qu'elle avait à lui, excepte le bonnet qu'ij avait coutume de mettre chez elle en ôtant sa perruque.

M. Renouard, dans le Catc^logue de la. Bibliothèque.

d*un amateur (sa propre bibliothèque), Paris , 18 19, dit que MM. Gaillard, Maret, depuis duc de Bassano, Maret de Chablis,. et plusieurs Bourguignons^ lettrés, avaient eu l'idée d'une édition des Noëls de La Monnaye, faite à Dijon avec appareil d'dérudition et grand luxe typographique. Le décès des uns, les circonstances politiques où se sont trouvés les autres , ont empêché l'exécution de ce projet.

Noël.

On chante tant Noél quHl vient ^ pour dire qu'une chose long-temps attendue arrive enfin.

Ce proverbe est fondé sur l'usage où l'on était autrefois de chanter dans les églises , pendant plusieurs semaines, des cantiques relatifs à la naissance de Jésus- Christ.

Nom.

On ne saurait lui dire pis que son nom.

Signifie : C'est un scélérat.

// vaut mieux que son nom :

Sa mauvaise «réputation est mal fondée.

Comme on le voit, il ne s'agit point , dans ces proverbes, de la signification des noms propres, parce que depuis long-temps ils sont héréditaires; mais il n'en fut pas de même dans le principe, il fallut une cause pour que l'on donnât à un individu tel nom plutôt que tel autre.

Souvent la signification des noms propres nous est inconnue , parce que les primitifs dont ils ont été tirés se sont perdus , parce que la manière de les prononcer et de les écrire les a défigurés.

Une infinité de noms propres ont été donnés par des gens de village ; il faudrait , par conséquent , outre

!i74 NOM

les langues primitives , connsujtrç ,tû\is. les patois , pour

^savoir eç que les notms prapf;es ,sigi)i6ent.

Remofiitons cependant. à la, spurce, LaUngMe de nos aieuK était kt langue celtique ou gauloise; l'invasion des 'Roçnain^ y introduisit beaucoup de mots latins.

Au cinquième siècle, lorsqu'à leur tour les Francs, peuples du Nord , envahirent les Gaules , ils allièrent au gaulois et au latin une grande quantité de mots de la langue tudesque ou saxonne ; et de ce mélange naquit k Lingue romane, mè^e de k langue française.

Soys la premÎÉ^re race, de pos. rois, çn m portait qu'un npm; mais il était significatif, téxQ(nn\Çloiilde , ixoïfi composé de deux mots tudesques , Cloth et HUd, qui sâgj^i^r^t mvltus ahor , bien^ainkée^ ... > •

lia langue primitive des Francs était d'9t)jbrd ,très dure ; mais elle s'adoucit en se mêlant avec la. romane. Les mots prirent une articulation plus facile et plus douce; de KTos^is y pai: exemple, on iJtJv(?v'V^ l^^*

Ce n'est guère que vers le commencement ,dç la .i^pcoiwJe râpe , dans le huitième, siècle ,.que,Tpo,j^iîc|uve des ^urixQj^s : la noblesse prit. ceux,. des, fiefjs» .qu'elle pçsséds^it^, comme , de La Fert^^ de ha fioquej^de La Tour y de Grammont ^ efc. ; et la ^pture çeus; :4es métievs, qu'jelle exerçait, cpmmîe,, J^€^rlifir, J^g^iangfr. ^ Fojirtiffir p Boucher j VHu.Uierj,iCha^delier:y Mas- ^o^^ LePevre^ Charpentier ^ Mercier yl^ier^ Ppulq/^, Barbier y Cordonnier^ Bosquillon^ Pof^tormifry^Jifa-'

. ïffi.%H dç Ja.n9Ji§sAp,ce,fq^pit AWsi 4e^ sjur^oip^, ^^v e;!^^mp\ey^^^ws^4e.S^mt-^i^^^ Jcia,^ d^.JHe^i^fi.

furent, pour la plupart, tirés des quîiUt^s.boja^es ou W^W^S^ \A^ M:^9^k^ ^ffii çt^fly^H?, ^ de,^ a..yan|ages

ou des^d^amts corporels , de la ressemblance vraie ou fausse avec c^tainé animaux , de rattachement ou de l'effroi^ue ees smimâux inspiraient. C'est ce qui a rendu si BOHitA-eûX les Le Bon y Le Vaillant ^ Le Sage y Clé-ment y Ménugery Le Testa , Restify Le Blond y Bton» fléau y Le Roux y Rousseau y Roussel y Le Rouge y Le Bruit y Le Noir y Le More ^ Le Gris y Le Blanc ^ Blan^ chdrdy Blanchety Blanchony Chaui^auy Chauvin y Le Grand y Le Beau y Le Bel y Gentil y Le Petit y Le Nain, Le Grés y Le Gras , Maijgret , Le Bègue , Le Bossu, IjB Veau , Le Beuf, Bouçet, VAne, Le Bouc, Le Lxmp , Re^ardy Ckevreuil, Le Rat, Le €oq , Poussin, Rossignol , r Alouette , Le Geai , Merle, Cùrbin, etc. s Ce que nous venons de dire de l'affection pour cer*tains animaux doit s'étendre au goût pour tel arbre, tel 'fruit, telle, fleur, et explique pourquoi nous avons des 'du Piyt, du Chesne, de F Orme y du Fresne, de VÉpirte , Poirier, Prunier, Olivier y Mûre, V Olive, VAubêpih, Rosier, du Lis , etc.

Dans les aictes publics , pour mieux désigner une personne, pii écrivait au-dessus de son nom, en interligne, 'le' sbbrîquet qu'elle portait, et là se trouve l'étymologîé du mot surnom,

Cottime Ifes Hetix oiit donné leut* nom aux personnes , il est souVeïrt arrivé aussi que lès personnes ont donné leur nom' aux Mieux, soit pout avoir bâti, soit pour avoir défriché. ' *

Les noms de baptême devinrent héréditaires à ceux qui ri'éh' avaîeht pas ou n'en avaient' pas pris d'autres ; mais Mcombîên' ceà nbms ont été' défigurés par une •protioiicîatîô'n vitîéusé ! Qui dirait que Serieterre vient Ae'smnt'NeÙdire?' " ' ' '

J^èctairèy nom dû saint', d'oh dérive- t-il iui-même?

àenectare, clignoter, comme font les genà 'qiiî ont la vue faible. Ce nom est , par consec^uéht , du genre de ceux qu'on a tirés June halîîtude corporelle, '

Parmi les noms d'emplois, bii de professions, îl y en a beaucoup dont la signification est perdue, parce qu'ils font allusion à des fonctions autrefois usitées, et dont la cessation a fait abolir le nom.

Quelques circonstances particiilières ont fait donner des surnoms, comme é^^eille-chien^ appelle-voisin (par corruption, pehoisin; ainsi se nommait l'architecte à qui l'on doit la cathédrale de Bourges).

Molière, dans l'École des femmes, a* ridiculisé ces bourgeois qui , possesseurs d'un petit quartier de terre, quittent leur nom de famille pour prendre celui d.e la Saussaye, du Coudray, etc.

Je sais un paysan qu'on appeUe Gros^Pierre ,

Qui n'ayant pour tout bien qu'un seul quartier de terre ,

Y fit tout i l'entour faire un fossé bourbeux ,

Et de monsieur de Lisie en prit le nom pompeux.

Si beaucoup de noms viennent des titrer, un plus grand nombre est une simple allusion faite à ces titres ; de là tant de Le Prince y Le Duc, Le Comte ^ Marquis.

Il y a beaucoup de noms qui proviennent de l'Église, comme Cardinal , V Archevêque , VÈ^^êquey Le Prêtre y V Abbé y Le Prieury Chapelain y Le Moine y Le Clerc; d'instrumens et de meubles, comme Martel ^ La Chaise y Chaudron y Paniery etc.; d'habits, comme Chapeau, Capely Mortier, Bonnet y Béguin y Soulier, etc.; beaucoup de noms d'âge, comme l'Enfant, Le Jeune, Le Fieux; de consanguinité, comme Le Fils, Le Gen-^ drcy Le Frère y Neveu y Cousin y Filleul; quelques, noms d'amitié, comme VAmi; Amhty Aimé, etci.'

Les mois et les. jours de la semaine ont fourni des noms ^ comme Jani^ier^ Féi^rier, Jeudi, etc.

Vers 4è dixième siècle^ les noms commencèrent à devenir héréditaires. Les filles , n'ayant ordinairement point de seigneuries , furent les premières qui prirent le nom de leurs pères; les cadets firent de même: ainsi se sont établis les trois noms que portent aujourd'hui beaucoup de personnes , celui de baptême , celui de famille et celui de la seigneurie.

Sou^ Henri 11 , les gens qui n'avaient pas de seigneu* rie , et qui voulaient se distinguer, eurent recours à un njjoyen fort simple. «Les fréquens rapports avec l'Italie, dit M., de Mayer (^Galerie philosophique du seizième siècle^ , nouSï eh avaient fait a4opter beaucoup d'usages; et à la manière de l'Italie, nos hôtelleries avaient des enseignes de saints et de saintes. Les petites gens prirent des noms de saints et de saintes dont ils se firent des noms de famille ; c'est, pour cela que nous avons tant de Sainte^Croix , de Saint-Paul, de Sainte^ Maure, de Sainte-Marthe, etc.»

Lîb foveur.ou la disgrâce ont souvent été. les conséqu^ettices irtimédiates de la manière dont le nom d'un solliciteur affectait l'homme puissant. De là la répugnance à porter çertfiins noms.

olivier L(^ Diçible, barbier de Louis xi, ayant demandé à changer la partie offensante de^sqn nom, obtint du roi la permission de s*appeler Olivier Le Malin; m^is.cette ajtération n'ayant pas répondu à ses vues, miei ordqnnance, royale commanda *de l'appeler Le DainjL ,..oha|igement qu'il avait sollicité , parce qu'il était gr^nd «coureur à pied.

,;^L^. médecin de François i*"^ s*appelait ^eïw^ Malice; trouvant ce nom ridjcule^ ^ Iç !;r^duisit en grf c, et se fit appeler Akakia.

a78 NOft

Lorsque Barbier fut dioisipour être le précepteur des fils du ministre Colbert^'il trouva son nom si peu

assorti à sa nouvelle profesfsiûn , qu'il y ajouta le surnom de d'Jucour, qui est die vehu' Inséparable de Barbier. '

Madame de Gomez ne Voulût jamais renoticer à son nom espagnol pour prendre celui de son époux, nommé Bonhomme.

Il nous reste à parler dest n^ms d^tmkiiîL' > < < • /

Dans les anciennes pièces de théâtre. de Hardi ^ les amans appellent leur maîtresse ma sainte t. cojfkif^ fin a dit depuis mon ange.

M* amour, mon cœur, ma poule, mon poulet, sont passés de mode; mais le bon ton ne défend point à une maîtresse d'appeler son amant ma bonne, "ma belle , et que Tamatot M réponde par ma petite ^ niki ïnh^e ^ et souvent ^t li^s expressions dont elle se séHr à sbtt égard ; car- îi'faât'obsbrver que dans ce joli patois i^n*y a ni masculin ni féminin qui tienne , tous les ^dk^res «ont confondus: ' ./. . •

NORMAND. ( Adroit comme un prêtre ) , . % C'est-à-dire , maladroit. Cette misérable .équiyogue roule sur le mptg^awcA<?r. Le bréviaire de Rouen j fait mémoire de saint Gaucher, prêtre de Normfindie ; et on nomme gaucher celui qui a l'habitude de se servir dé la main gauche pour faire ce que d'àutrej font avec la main droite. . .. ^^

NORMAND. ( Répondrez enj

C'est avoir recours à des périphrases',' au lieu de donner une réponse positive. /, ^,^, '

Il y a des gens qui oujt autaut'd'faior<r6ur/pour oui et non^ que l'avare pour le mot donner : inenie dans les choses indifférente, Us parai^s^Atî^Wodlîe flfi s'engager.

i(/î .Ntçrmamd ^ JOfi^ dit et son dédit.

Oi;i ^ reprqchç co^^^e .uiii mgn<ji^c;:de parole ce qui n'était q^i'u.we liberté, l^îs^çp. .apxcop.ç^'fictafis, par b vieille coutume de Npri»andi^,4'aïwvilçr ou de ratifier un coi^trat .dai?s les yiijgt-qi^aître heur-^s diç sa. signature.

HOKMA^mE: { Chapon de) • :

Une crbute de paift dans de 1^ bouillie.

NOtlRKICES. (Dépuceleur de) Se dit d'un fanfaron en amour.

'lî

NoUVEAUTi^

y^(A nou^^au tout est beau.

Ce^prqyerhç signifie que la nouveauté .?♦ 4tt charpi|6, ppîir tQUS le? hommes, et que, par amQiJJç pow.eÏÏet) ils ,se diçgpMtîçnt bientôt de ce qui l^ft.flâ/ttî^t aupa^.

L'arrivée d'une personne de cennaisi^|i|çeii»U 4'i%^ bord plaisir, et au bout de trms jours orl en est la^.

Vhote et lé poisson y passé tréis joUrs ^ puent ^ j&t le tfoviei'be espaghoK

'■ Mèurïer'afàitâe celte pénèéé un jeu dé mots": L'Ti^é et le poHsson ^ en trois Jours sont poison.

,, , . j Au>ourg OÙ règpe la F^lîç , ,. ^ ,j. Un jour ta Nèufeautè parut :

Aussitèt chacun accoui^ut^ ' '*'• <"' " "'

Chacun disait : Qu'elle est jolie! . » y . • . /«

« Demeurez dans notre patrie : :

« Plus que 1 esprit et la beauté , *

. Lors la. déesse a tous ces tous - 1 '

a8o QBO

^^£t lenr ^onnalerçn^Ç^r^cW ^ urpHr-. k] oF> -mu

Le lendemain à la même heure. ,

-I, . f -* )li '*]' \ .: il'

Le lendemain elle parut ,. Ansfij brillante que «la vyeiUe} ' \' ''5 ' * ^

' 'Le premier qui la reconnut

S'écria : Dieux, comme elje est vieille! , ^

•.'-"' ! r ' ( HôittslkJtis , la' Nouveauté, éîbfe.')"

Nii/ï.i;^.^ . '< j.î. Kl

Tout bonnet la nu^t es ^ ppn, ,^. , . .^. ,,,. ;- Nos daniés démentent ce proyert)e, Vçius yoyi^? Içs unes coiffées d*un serre- tête, espèce de bQI^let .que Ton assujettit en fronçant une coulisse ; les autres d'une cornette noifée sous le menton. Celle-ci met un fichd sur la'boitr^tte'; delle-là pose le fichu immédiatement sur \e^ chewftx. Nâguères c'étaient des bonnets de trois pièces ; précédemment des serre-têtes à pointes nouées aii-dcssùs du front; plus anciennement des bonnets à papillon ou battans Foeil, des dormeuses, des bonnets piques, etc. etc.

NUIT BLANCHE. (Pajj^r wne)

C'est-à-dire , ne pas dormir. Dans la haute antiquité , celui qui i devait être initié aux: riiystèrés, passait debout k -nuit des armes y appelée là nuit Iblanche , parce qu'il était revêtu d'un vêtement blatic.

Sentir plus fort y mais non pas miçux que rose* C'est exhaler une odeur infecte. . . ,

Sentir Vescqfignan. , ,| ,,,.. ....

Vescq/îgnan était une espèce dp san^^le^.do^f on faisait usage au commencement du qi^iniiièpie, .siècle./

GEMy^&E. i^Bçnjoury banne) * » . .

Sigipiifie que ce çf^A^lçs j^juijSid^ ifêle&^ où chacun est

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