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Pantalow.
Ce mot a trois acceptions : au propre, c'est une culotte longue; il désigne ensuite un personnage de la Comédie italienne ; et , par extension, quiconque {>rend différentes figures , joue difFérens rôles pour arriver à ses fins.
Mais d'oïl vient pantalon ? C'est une contraction de pantaléon.
Beaucoup de Vénitiens ayant saint Pantaléon pour patron, on a nommé les Y énitiens pantalons ; il est même arrivé que les habits faits comme ceux des Vénitiens ont été appelés pantalons.
' En 1807, nous arriva de Londres la mode des pantalons pour les petites filles. Les exercices du saut se' pratiquent en Angleterre dans les écoles de jeunes filles; c'est pour cela qu'on leur a donné des pantalons. Le goût français ayant fort embelli ce vêtement, quelques femmes, au printemps de 1809, tentèrent de se l'approprier. On' les vit se promener en pantalon de. perkale , garni de mousseline , les unes sur les boulevarts , les autres aux Tuileries. Quoique leur robe fût longue et le pantalon très peu visible, 'elles marchaient les yeux baissés, parce que tout le monde avait les regards fixés sur elles.
Ces pantalons furent jugés comme les hauts- de -
. chausses dont parle Henri Estienne dans le premier de
ses deux Dialogues du langage Jrançois italianize.
«A la suite des vertugades, dit-il, elles (les femmes)
ont commencé à porter une façon de hauts-de-chausses
qu'on appelle calçons , alléguant l'honnesteté Mais
comme i'abus vient en toute chouse , encore que l'invention ne soit pas abusive, quelques unes de celles qui, au lieu de faire lesdits calçons de toile simple, les
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font de quelque estoffe bien riche, pourroyent sembler, se mettant en chausses, plutdst attirer les dissolus ^ que se défendre contre leur impudence. »
PANTIN. ( Tout homme est un )
Les bras^ les cuisses, les jambes de la figure de carton que l'on nommepantin, sont de difFérens morceaux , tous mobiles, et correspondant à un fil qu'il sufHt de tirer pour mettre toute la figure en mouvement.
En 1766, les pantins furent en France, et surtout à Paris , une véritable fureur : chacun avait son pantin dans sa poche, et Ton s'en amusait dans les salons, dans les spectacles, même dans les promenades.
On fit à cette occasion plusieurs chansons; le refrain assez ordinaire était : Tout homme est un pantin. On voulait dire par là que comme ces petites figures se mettaient en mouvement lorsqu'on en tirait le fil , de même il n'y avait pas d'homme que l'on ne pût mettre en jeu si on parvenait à toucher sa passion dominante , son goût particulier.
Papelard.
He palpatdr, un flatteur.
Sobriquet donné aux moines, à cause de leur air doucereux.
O papelards ! qu'on se trompe à tos mines !
(La FoirTAiNEy Contes.)
Le Duchat, commentateur de Rabelais, explique ainsi le mot papelards : «qui trafiquent de bulles papales, et qui élèvent la puissance du pape au-delà de ses justes bornes. »
Le premier auteur du Roman de la Rosfe , Guillaume deLorris, qui écrivait dans le treizième siècle '^s'élève souvent contre l'hypocrisie onjkux semblaht; et il y a dans son poëme une section intitulée^ Papelardie ,
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contre ceux qui trompent le public par de fausses appa» rences ^e dévotion. Il peint Papelardie sous la figure d'une femme pâle, blême, décharnée, portant la haire, et tenant en main un psautier.
Papillotage.
Expression fort en vogue vers le milieu du dix-huitième siècle.
Elle avait trait à la conduite de certains hommes qui faisaient garnir leur veste en blonde , avaient des habits de chaque saison , des tabatières d'hiver et d'été , deux montres, beaucoup de breloques, qui, en un mot, dépensaient des sommes énormes en colifichets.
PAQUETTE. ( Conter des chansons de Jeanne et de) C'est-à-dire , rapporter les propos du tiers et du quart,
de celui-ci et de celle-là.
Pasquety Paquet ^ Paquier, Pasquot, Pacot, Pa^
caud, Paquereau , sont des prénoms qui viennent de
Pâques.
Pâques.
Pâques fleiiries et Pâques closes Font entre eux dire bien des choses.
Il s'agit dans ce proverbe des confessions que fait faire dans le tribunal de la pénitence la communion pascale, communion qui peut avoir lieu depuis le dimanche des Q.ameaux jusqu'au dimanche deQuasimodo.
PAQUES. {OEufs de)
Chez. les Celtes, nos ancêtres, la fête du nouvel an se célébrait à l'équinoxe du printemps; c'est-à-dire, au temps ipù nous autres cb^é^eos i;élé^on& la fête de JiraMues. »' ^**\ \ < î'/, • •'. I »
Les œufs faisaient vpj^rtie des étr^^anQs; îls.sont restés affectés à la £êl6 de Pâques y et on Içs teijit en rouge ,
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couleur favorite des anciens peuples , et des Celtes en particulier.
On peut dire aussi que, chez les chrétiens, l'abstinence du carême s'étendant aux œufs, et cette loi de rÉglise ayant été rigoureusement observée pendant plusieurs siècles, on a dû se décarêmer avec des œufs comme avec de la viande.
Pour donner une idée de la rigueur avec laquelle le carême s'observait , nous allons figurer ici un petit tableau qu'on exposait jadis, ^e mercredi des Cendres, chez les personnes dévotes, sur la cheminée de la cui-.
sme.
Ce tableau est composé d'autant dç lettres quHl y a de jours dans le carême : on en effaçait une chaque soir.
Voici le sens des sept mots latins que les quarantesix lettres formaient : Les rois y les grands y les petits y enfin tous sont sujets à la mort.
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Chose remarquable : ce sont des suisses d'église et des bedeaux qui vont demander des oexifs de Pâques y sortes d'étrennes païennes.
PAQUES. ( Chasser le lierre dé)
Nos pèi'es commençaient ainsi la semaine que l'Église appelle sainte. Le dimanche des Rameaux ils plantaient dans chacun de leurs champs une branche de buis bénit. Le jeudi-saint était employé en pratiques de dévotion, et à chasser le lièvre de Pâques. Le vendredi, après midi, on s'occupait exclusivement du verger; on greffait, on semait différens légumes; on ne manquait pas surtout de semer de la giroflée, dans la croyance qu'elle serait double. Le samedi se passait à faire des pâtés de hachis de viande et d'œufs : il n'était pas une seule niaison où l'on n'en fît; il y en avait un pour le maître et sa femme, souvent un pour chaque enfant et*chaque domestique.
L'idée que de la graine de giroflée semée le vendredisaint produirait des fleurs doubles, était une bien légère superstition, en comparaison de leur expédient pour chasser les rats du colombier; ils écrivaient aux quatre coins les noms de Jésus et de Marie.
En mainte occasion , ces dévots aïeux faisaient servir rÉcritur<? sainte à des usages profanes; par exemple, pour empêcher la perte de leurs fruits, ils écrivaient au printemps, sur un bulletin qu'ils suspendaient À une branche d'arbre, le verset du premier psaume : Erit tanquam lignum , quod plantatum estsecus decursus aquarunt, quod fructum suum dabit in tempore suo et Jblium ejus non defluet.
Au bouJ> d'un champ il n'était |)as rjire de trouver sur une bandèroUe ces mots du prophète Joël : Resi--
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duum erucœ comedit locusta, residuum locustœ comédit bruchus. C'était un brevet contre les chenilles et les limaçons.
Pour empêcher que le vin 'se tournât dans leurs caves, ils avaient coutume d'écrire sur les tonneaux ces paroles du trente-troisième psaume de David : GuS'^ taie et videte quoniam suas^is est Dominus.
Pour retenir un oiseau fuyard, ils. écrivaient sur son juchoir ces mots : ïft Judas Christum nonfugity sic tu me Dominum tuum agnoscas.
S'ils avaient été mordus d'un serpent, ils regardaient comme un moyen de guérison les noms des trois rois
mages, écrits sur un pot dé terre avec du charbon.
PAQUES. (^Brave comme un bourreau qui fait ses^ Cela se dit d'un homme qui n'a pas coutume d'être bien vêti^, et qui porte un habit neuf. Autrefois les bourreaux étaient obligés d'avoir dans leur coutume une marque distinctive ; la solennité de Pâques faisait exception.
PARADIS. {Joies du)
On dit de celui qui ne participe pas à un divertissement dont il entend le bruit , qu'il entend les joies dic Paradis.
Paresseux.
Nos pères disaient d'un paresseux , qu'il était pétri d* eau froide.
« Il (le paresseux) voudrait bien manger l'amande y mais il craint jusqu'à la peine de casser le noyauta» <
{Pros^erbeindim^ .^.
« Le chemin du paresseux e&l comme une haÂ^ ^d'épines. D ( Proçerbe^ de Salomon^^t, .
K Tout l'avantage que l'état ti£e4'impâr«»seux, c'est