POI
POÊLE, (A carême prenant chax^un a besoin de sa) dit-on populairement à ceux qui empruntent une chose dont on a besoin soi-même.
Ce proverbe vient de Tusage où l'on était jadis dans les petits ménages, de faire des beignets 1^ mardi gras.
Rigides observateurs du carême, nos pères faisaient, les uns avec des viandes succulentes, les autres avec de petites friandises , leurs adieux à la bonne chère.
POÈTES. (Roi des)
Les anciens poètes s'appelaient rois , pour avoir gagné quelque prix.
POIL DE LA BÊTE. {Prendre du)
C'est se guérir par la chose même qui a causé le mal. Ainsi font les ivrognes en retournant à la bouteille dès le lendemain du jour où ils se sont enivrés.
Ce proverbe vient de l'usage populaire d'appliquer du poil de certains animaux sur la morsure qu'ils ont faite.
POILS. {Braire à trois)
Cette locution proverbiale est du temps où deux longs poils terminaient de chaque côté la mouàtache que portaient les militaires à la lèvre supérieure , et où le bouquet de barbe qui couvrait le rtienton finissait en pointe.
POINTE. (Pousser sa)
Terme de mariniers , devenu proverbe.
POINTE. {Poursuii^re sa) '
C'est-à-dire , son entreprise. Métaphore tirée des tournois.
POIS. (Donner des /e^^es pour des) Expression proverbiale , pour dire, rendre la pareille à ceux qui nous chicanent.