ANG
jeune marié de la troupe. Le costume du président et des conseillers était Thabit de Yelou]::s noir, et un manteau de soie jaune. La cour avait ses registres sur lesquels on inscrivait les procès- verbaux de ses séances , ainsi que la chanson de Tannée.
ANE. {^Faute d^ un point Martin perdit son) Pasquier, Liv. viii de ses Recherches y donne à ce proverbe, d'après Alciat, une origine bien peu vraisemblable.
Un nommé Martin aurait été titulaire d'une abbaye appelée Asello ; sur l^a porte se. serait trouvée cette inscription :
PORTA PATESS ESTO KULLI CLATJDiLRIS HOITBSTO.
L'abbé , ennuyé des hôtes que cette inscription lui attirait, a.urait fait mettre après le mot nulli le point qui se trouvait devant le mot honesto; en sorte que., honnête ou non , tout étranger aurait été exclus.
Pour cette espièglerie , l'abbé aurait perdu son bénéfice ; on aurait mis cette nouvelle inscription :
PAO SOIiO PUHCTO CARUIT maettuvs asbixo.
Et comme le mot Asello présentait une équivoque, on aurait dit plaisamment :
Faute d'un point Martin perdit son âne.
Voici une explication plus naturelle: Un nommé Martin ayant joué son âne au dé , le perdit pour un point de différence.
ANGE. {^Écrire comme un)
Prosper Marchand, dans son Dictionnaire historique ^ tome II, page 296, dit que c'est la belle écriture de signor Angelo Vergece qui a donné lieu au proverbe , écrire comme un ange.
Sous Charles V, Charles vi, Charles vu et Louis xi,
i8 APP
la France eut aussi* d'excellens calligraphes ; mais la découverte de Fimprimerie fut préjudiciable à l'écriture. En place de lettres carrées et détachées, on fit des lettres rondes avec des liaisons ; ce qui était plus expéditif , mais sans symétrie.
La gravure, qui commença à fleurir sous François i% fit aussi du tort aux miniatures qui ornaient les manuscrits , et on leur substitua des estampes.
Anglais.
Pourquoi appelons-nous ainsi ceux dont nous sommes débiteurs , ou qui nous regardent comme tels ?
Estienne Pasquier (^Recherches de la France) répond à cette question d'une manière satisfaisante. « Toutefois, dit-il, en parlant de traité de Bretigny, les Anglois se sont fait accroire que nous ne nous acquittâmes pas ainsi que nos capitulations le portoient. Si cecy est véritable ou non , je m'en rapporte à la vérité de l'histoire \ tant y a que Froissard, qui ne favorise pas grandement les François, est de ceste opinion. Et de là est venu, à mon jugement, que nous appelons Anglois ceux qui pensoient que nous leur deussions. »
ANSES. {^Faire le pot a deux)
Mettre ses mains sur ses hanches pour braver.
APPELANT. [Visage d*)
Visage où il paraît je ne sais quoi qui annonce qu'on n'est pas content.
Les jansénistes appelons au futur concile y donnèrent lieu à cette façon de parler.
APPÉTIT. [Pain dérobé réveUle V) Ce proverbe répond à celui des anciens : Dulce pomum y quum abest custos.