S AL
Le vent qui règne aux deux solstices dominé pendant plusieurs mois , et c'est le vent qui amène la pluie.
^ SAINT-PAUL. {pèshabillerSaint-Pierrepourcouvrir) C'est*à-dire , remédier à un inconvénient par un inconvénient.
Autrefois, en France, comme aujourd'hui en Bavière , on habillait les saints ; cela même se pratique encore dans quelques villages.
SAINTE-NITOUCHE. ( Faire la) . C'est faire l'hypocrite , affecter un air simple et innocent.
Timide en son respect, sembloit Sainte-Nitouche.
(Rbghibr.)
Dans les anciens livres, au lieu de Nitouche, on trouve Mitouche. La première syllabe était iine abréviation de la particule négative mie.
Ce proverbe n'est pas le seul où l'on trouve un changement de rédaction , changement commandé par les progrès de notre langue.
SAINT-REMY. ( Être de )
C'est-à-dire , être du nombre des personnes remises à recevoir l'absolution dans le tribunal de la pénitence.
Voici un autre proverbe fort ancien : Etre de Sainte Prix y être marié.
Les calembourgsauraient été jadis aussi communs que maintenant , s'il y eût eu la même abondance dé mots.
SALÉ. {^Autant de frais que de)
Pour dire , vous n'aurez ni Tun ni l'autre.
Salpétrière.
Ne faites point la fière.
On peut aussi tous mettre à la Salpétrîère.
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Comme la Sj^pétrière était, dans le dix-huitième siècle, la plus connue de toutes les maisons de réclusion pour leâ filles et femmes débauchées, mettre à la Salp^triere y envoyer a la Salpêtriere, se disaient en quelqye sorte proverbialement.
•Les recluses portaient, à la Salpétrière, un habit de bure, et étaient privées de leurs cheveux; il en était .de même à Sainte-Pélagie, maison de force où l'on hiettait, par ordre du coi, les femmes coupables d'adultère, les filles d'un certain ordre qui avaient forfait à leur honneur, et les courtisanes de distinction qu'on ncvQulait pas confondre avec les raccrocheuses.
Aujourd'hui, ni dans Ja maison de Saint-Michel, à Paris, ni même à Saint-Lazare, qui a remplacé la Salpétrière, les femmes détenues ne sont privées de leurs cheveux ; on se borne à leur faire porter une coi^ de grosse toiie.
SaLUEB Eir ENFAITT DE CHŒUR, ,
était Fexpression familière qu'employait, dans le temps des perruques volumineuses , un homme du bel {tir, qui se décoiffait en compagnie.
Sous prétexte de la chaleur, le chevalier ôte sa perruque devant sa maîtresse Isabelle ; ce qui fait dire à la soubrette :
La maDÎère est plaisante | Vous Toulez nous montrer yotre tète naissante; Ce regain de cbeTeux est encor bon à voir.
Pour porter perruque on n'attendait pas la vieillesse. Non seulement dans la magistrature , mais dans le commerce , un jeune homme qui, en se mariant, devait embrasser l'état de son père , prenait perruque.
Alors les femmes paraissaient toutes fort attachées à leurs cheveux. En 1 796 , leur tour vint de se mettre