‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 45 sur 176 · COI · texte numérisé non relu

COI

à la jouissance de ce qu'on nous laisse ; il nous en dérobe la vue, et souvent même nous y fait trouver un excès d'infortune.

COIFFE. (Triste comme un bonnet de nuit sans) Lorsque les coiffes de bonnet étaient à la mode, cette enveloppe se faisait en toile très fine , et avait une garniture de dentelle ou de mousseline , ce qui était plus galant qu'un bonnet de grosse laine. Il s'agit d'un bonnet d'homme.

COIFFÉ. (// est ne)

C'est-à-dire , il est né heureux. Ce proverbe vient de l'augure favorable que les anciens tiraient de l'espèce de coiffe dont la tête de quelques etnfans est reVêtye quand ils viennent au monde.

Un ancien poète a fait un rondeau sur cette prospérité innée :

Coiffé d'un froc bien raffiné.

Et rei^tu d'un doyenné Qui lui rapporte de quoi frire, Frère René devient messire, £t vit comme un déterminé.

Un prélat riche et fortuné, Sous un bonnet enlaminé.

En est, si je l'ose ainsi dire, Coiffé.

Ce n'est pas que frère René D'aucun mérite soit orné , Qu'il soit docte, ou qu'il sache écrire, Ni qu'il ait tant le mot pour rire , Mais c'est seulement qu'il est né )

Coiffé. *

COIFFÉE. (Ckèçre)

On dit d'un homme qui n'est pas difficile en amour, qu'jZ aimerait une cheçre coiffée.

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