COQ
Le coq^à'Vâne de Guillaume du Sable , imprimé en 161 1 , est une satire sur les affaires du temps. L'auteur, qui avait été élevé à la cour de François i*% avait servi domestiquement sept rois: François, i*% Henri 11, François 11 , Charles ix , Henri m , Henri iv et Louis xiii. Son coq-ù'Vdne est une histoire abrégée de la Ligue et de quelques événemens particuliers, surtout depuis la mort de Henri 11. Il parle avec une liberté quelquefois cynique , non seulement du pape et de la Sorbonne , mais des personnes qui étaient en crédit, comme La Varenne , Diacetti ou Dajacet , Albert de Gondi , le chancelier Birague, et de Catherine de Médicis ellemême.
Un des inconvéniens du coq-cU^âne est de n'être entendu que par les lecteurs contemporains, ou par des personnes* très instruites dans l'histoire anecdotique du temps passé, parce qu'il y entre beaucoup de mots à la mode , beaucoup de termes de coterie.
COQ. [La poule ne doit pas chanter dei^ant le) Ce proverbe se trouve mot à mot dans Molière. Long- temps auparavant , Jean de Meun avait dit :
C'est chose qui moult me déplaîst.
Quand poule parle et coq se taist.
Revenons au proverbe. Dei^ant était autrefois préposition de temps. Le sens du proverbe est qu'une femme ne doit prendre la parole que lorsque son mari a parlé.
COQUELUCHE. (£^re /a)
Etre la coqueluche d'un quartier, d'une ville, c'est y avoir beaucoup de partisans.
Un autre proverbe expliquera littéralement celuirci. Se coiffer d^ une femme y c'est s'en amouracher.