‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 72 sur 176 · GUI · texte numérisé non relu

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devant provinces d'Anjou, du Maine, de la Normandie et de la Picardie , est une trace des usages des Celtes , , autrefois maîtres de notre pays.

Les Celtes ou Gaulois commençaient Tarinée par la 1 lunaison de décembre. Les druides, qui étaient leurs prêtres , allaient à cette époque cueillir le gui de chêne en grande cérémonie :

Ad vUcum druidœ, druidœ eantare soleBant.

( Otidb. )

« Persuadés, dit Pline le naturaliste, que tout ce qui naît sur le chêne venait des cieux, ils Hes druides) allaient dans une forêt, y dressaient avec du gazon un ' autel triangulaire au pied d'un chêne où ils avaient remarqué du gui. Un dé ces prêtres, vêtu d'une tunique blanche, coupait le gui avec une serpe d'or, tandis que deux autres le recevaient dans un linge. On distribuait le gui comme étrennes. C'était à la fois un préservatif contre les sortilèges, et un remède pour plusieurs maladies, »

L'an 701 de la fondation de Rome, cinquante-deux ans avant Jésus-Christ, la Gaule fut soumise par Jules César. Les Romains s'y maintinrent pendant quatre cent soixante-seize ans. Vint ensuite le régime des Francs.

GUILLE. (,// ^y,a ne barat né)

C'est-à-dirçj }1 ft'y a;4^ucune espèce de tromperie.

Nos pères, pour exprimer tromperie, employaient plusieurs mots qui ont cçsaé d'être en usage ; guille et^ barat sont de ce nombre.

Qui croit de guiller Ùûillot^ Guillot le guille; i\a\, a intention dé tromper est lui-même trompé. ,

c. GuitMPEB*

Mettre en religion, enfermer dans un couvent, faire <

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