‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 84 sur 176 · JUG · texte numérisé non relu

JUG

La Foiktaine , à M. Simon de Troyes. Notre fabuliste j fait la description d'un repas où l'on mangea un pâté (ju'avait donné M. Simon , et il raconte , entre autres choses, ce qui s'est dit sur les journaux de Hollande^ et surtout sur Bayle et son continuateur Leclerc:

Lederc pour la satire a bien moins d'habitnde ; Il parait circonspect , mais attendons la fin. Tont faiseur de journaux doit tribut au malin.

JOUVENCE. ( Fontaine de )

Lorsqu'une personne déjà âgée a de la fraîcheuTi on dit qu'elle est allée à hijbntaine de Jam^ence^

JUBÉ, (^^irà)

Le mot jubé j francisé, est l'impévatif yu^ , Tenant du verbe latinywfer^, ordonner.

Fenir à jubé , c'est être forcé de dire à quelqu'un : ordonnez, je me mets à votre discrétion.

JUDAS. ( Traître comme)

Tout le monde sait que ce proverbe vient de la fiible; mais il {ut un temps où une trahison noire se nommait aussi Trahison de Ganelon.

Ganelon était un archevêque de Sens, qui, lors de l'invasion de la France par Louis de Germanie, prit parti contre €harles-le-Ghauve , à qui il avait prêté serment de fidélité, et eût encore l'audace de l'excommunier.

VGÏ^h&. {Baiser de) Baiser perfide.

L'ennemi déclaré sans doute est dangereux; Mais un vaà perfide est cent fois plus à craindre.

JlJGi:^

De fol juge brève sentence.

JTJP igS

Nos pères disaient aussi : Sage est le juge qui écoute et tard juge.

Jtjif errakt.

Allégorie qui représente la nation juive errante et dispersée dans tous les pays du monde, depuis la |>ris« de Jérusalem par Titus.

Par allusion à cette fable, on ^yp^^ juif errant ^ un homme qui est touJQurs par voie et par chemin, qu'on ne trouve jamais chez lui.

En 1 775 (^Bibliothèque des romans ^ mois de juillet) , ^ on mit dans la bouche du Juif errant le récit des évé« nemens et des changemens de mœurs survenus pendant ' le cours de ses longs voyages.

En 1820, on a publié, à Paris, une brochure de cent cinquante-six pages, intitulée : Histoire du Juif errant^ écrite par lui-même ^ contenant jxne esquisse rapide et véridique de ses longs et interminables Qiojrages depuis dix*huit siècles. /

JUMENT {Coup de pied de) ne fait point d^ mal au cheval.

C'est-à-dire , qu'un homme doit prendre g^amment toutes les malices du beau sexe.

JVVE. {Couper la)

Menace que Ton faisait jadis aux. femmes de mauvaise vie. '

Nous ne connaissons pas le mode de <îet^te punition ; mais comme il s'agit de siècles barbares , il est probable que le trait suivant, pris dans l'histoire d'un peuple à demi civilisé , se rapporte beaucoup à ce qui se prati^ quait chez nous dans le moyen âge.

A Saint-Domingue, les négresses et les mulâtre^es qui, avant TafFranchissement , étaient domestiques sur

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