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les habitations, les avaient quittées pour jouir de la plénitude de leur liberté, et s'étaient établies dans les villes. Toutes affichaient le luxe le plus effréné , ce qui déplaisait fort àToussaint-Louverture, qui leur en avait plusieurs fois fait le reproche. Toussaint répétait sans cesse aux nègres : Vous êtes libres; mais rhomme libre doit ^travailler; s'il ne le fait pas de bon gré, il doit y être forcé. Voici le moyen qu'employa Dessalines, iur specteur des cultures, pour faire rentrer les négresses et les mulâtresses sur leurs habitations respective^s : il ordonna une revue où les femmes devaient se trouver; celles-ci ayant été rangées en ligne , à quelque distance des hommes , Dessalines, suivi de plusieurs conducteurs d'habitations , et de plusieurs nègres munis de grands ciseaux, s'approcha du rang des femmes, et en le par* cpurant leur demanda de quelle habitation elles étaient sorties, et pourquoi elles n'avaient pas obéi aux ordres du général Toussaint, qili leur avait enjoint d'y rentrer. Gomme elles ne purent donner que de très mauvaises luisons, à un signal que fit Dessalmes, les nègres munis de ciseaux s'approchèrent, et coupèrent non seulement les robes, jnais les .chemises au dessus de l'anagramme de lue. {^Cri des colons^ in-8**, Paris, 18 10.)
LA CHATRE ! {Le bon billet qu'a) . Ce mot de Ninon , qui courut à Tinstant la France et toute l'Europe , a pris le caractère du proverbe , parce qu'il exprime avec décence une pensée graveleuse^ et que la grande majorité se contente de l'honnêteté dans les mots^
LAIT. {Dent de lait)