LAR
chacun s'éclûra en portint une petite lanterne. Pendant quelque temps , ces messieurs tinrent incognito leurs savantes conférences avec b^ucoup de plaisir et de fruit; mais il n'y a rien qui ne se découvre : on les appela Lahtemistes , à cause de leur petite lanterne. Les sociétaires toulousains , loin de s'offenser du sobriquet , l'adoptèrent, à l'imitation des académies d'Italie , qui toutes ont des noms plaisans. Pour conserver même le souvenir de leur origine, ils prirent-pour devise une étoile avec ces mots : Lucema in nocte; ensuite ils établirent un prix annuel pour celui ou celle qui ferait le plus beau sonnet à la louange du roi, sur les bouts rimes que la société proposerait. En 1695 et 16969 mademoiselle Lhéritier obtint ce prix; l'académie en 1^ lui adjugeant pour la seconde fois, Tadmit dans son corps, honneur qu'elle n'avait encore accordé à aucune dame.
Lanturlu.
LarUurlu lanture , refrain d'un vaudeville qui eut j^rand cours en 16119. L'air en étant brusque, des vi< gnerons de Dijon , attroupés l'année suivante , le firent battre sur le tambour de la ville, et, à cause de cela, furent nommés lanturlus.
Les refrains insignifians sont très communs dans les anciennes chansons. ,
LARGE. (^Autant dépense chiche ^ue)
Avec cette différence que l'homme généreux dépense
à propos , et l'homme chiche de mauvaise grâce ; Ou : une épargne faite mal à propos peut causer de
grandes pertes.
LARIGOT. ( Boire à tire )
C'est-à-dire , à longs traits , comme un homme qui