‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 94 sur 176 · MÉM · texte numérisé non relu

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espèce de tragédie^ qu'on avait avancé Theure des vêpres les dimanches et fêtes, afin que les fidèleis pus^ sent assister à la représentation des mystères , changea bientôt cette bonne volonté en de très sévères censures.

La permission de jouer les mystères publiquement avait été donnée par Charles-le-Sage, le 4 décembre 1 4o2 ; elle fut révoquée' le 19 novembre i54By pai* le parlement.

Non seulement les mystères avaient eu leur utilité, parce qu'ils avaient appris des traits de la Bible à des gens qui les auraient ignorés , ne sachant pas lire ; mais ils avaient fait perdre l'habitude de ces exercices où it n'y avait de considération que pour la force corporelle.

René d'Anjou, roi de Naples et de Sicile, et comte de Provence , faisait représenter les mystères avec grande pompé. Étant en Provence , et ayant reçu des lettres de son fils le prince de Calabre, qui lui demandait un secours immédiat de tt*oupes , il lui répondit qu'il avait bien d'autres choses en tête; qu'il était occupé à régler le plan et les scènes d'un mystère en Thonneur de Dieu.

Peu de temps après la défense de jouer des mys-ièreSy Jodelle et La Péruse, à l'imitation des Italiens, donnèrent des comédies et des tragédies dans le goût de celles des Latins et des Grecs. Elles eurent le plus grand succès , et il n'y eut ni cardinaux ni prélats français qui ne s'empressassent d'y assister, comme ceux 4'Italie faisaient aux représentations qui étaient déjà en usage dans leur pays.

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