STOLTZ
son temps, M™* de Solms est Tesprit le plus étincelant, le plus incisif, que nous ayons, abstraction faite de M'^esanj^ l'intelligente et profonde créature qui ne brille pas dans la causerie de salon... M"® de Solms et M°*® de Staël se ressemblent comme deux fleurs de la même famille : l'une est la rose, l'autre est le bouton ; l'une est le passé, l'autre est l'avenir ; toutes deux sont, seront le génie de la France, qui les méconnut...» Le volume est complété par des appendices relatifs au procès de M^'e de Solms, avec- pièces justificatives.
M'"^ de Solms a encore publié des poésies , les Rives de VArno (Dentn, in- 18), et des romans, au nombre desquels on peut surtout citer Mademoiselle Million,
Stoltz (M'ne Rosina), célèbre cantatrice née le 13 février 181 5 Noeb (Victorine), à Paris (1). Elle a débuté au théâtre royal de Bruxelles comme premier sujet des chœurs, en 1832, sous le nom de M™® Ternanx, Elle joua ensuite les seconds rôles d'opéra à Spa, pendant la saison annuelle, sous le pseudonyme de M"® Hélolse, C'est seulement en 18} 3, à ses débuts au grand théâtre de Lille, qu'elle prit le surnom de Stoltz, Elle y ajouta peu après le prénom de Rosina, en souvenir du succès qu'elle obtint, dans le Barbier de Séville de Rossini, aux concerts de la rue de Vaugirard. En 1837, elle épousa le régisseur du théâtre royal de Bruxelles, un Rouennais, M. Lescuyer; deux ans après, le 25 août 1839, elle débutait à l'Opéra dans la Juive. Elle
(i) M. Scudo, et après lui, et peut-être même d'après lui, M. Vapcreau font naître M""® Stoltz en Espagne et lui attribuent pour nom de famille celui de Rosa Niva, née, disent-ils, en 1815. Je puis certifier que le renseignement que je donne ci-dessus est le seul exact. Quant à l'histoire racontée par Scudo dans son volume Critique et Littérature musicale (j» édit., 1859], sur les débuts de M"^® Stoltz dans la carrière artistique, elle est pins que contestable.