‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 4)Chapitre 84 sur 257 · DONNADIEU · texte numérisé non relu

DONNADIEU

contemporaine, une série d'articles très-remarques : Souvenirs anecdoîiques <Vun ancien page de l^ empereur Nicolas, qui ont paru sous la seule signature M***.

Dinaux, pseudonyme collectif du banquier et ancien député Beudin et du chef d'institution Goubaux^ composé des detnières syllabes de leurs deux noms. Ils ont signé ainsi, entre autres pièces, Richard d^Arlington avec Alex. Dumas, et Trente anSy ou la Vie d^un joueur. Depuis 1 848, M. Beudin, — né en 1796, — a repris exclusivement ses affaires de finances, laissant à son collaborateur le droit d'exploiter pour lui seul leur commun pseudonyme.

Bien que chef d'institution, M. Goubaux donnait à la littérature tous les loisirs qu'il pouvait se faire^ et il continua à collaborer à de nombreuses pièces qui, presque toutes, ont été des succès : Clarisse Harlowe, VAbbesse de CastrOy la Dot de Suzette, Louise de Lignerolles, etc. Il a encore publié au Courrier Français des feuilletons qu'il signait Pierre Aubry et Hautefeuille, M. Goubaux est mort en 1859, à 64 ans.

Diogène. Voir Gravillon.

Dœrring, publiciste et homme d'État allemand, né en 1800 Wiît (Ferdinand). Exilé de son pays en 1819, il a vécu depuis en Angleterre, où il a publié des écrits politiques, et donné aussi quelques livres de littérature et de voyages.

. Dolent (Jean), romancier et publiciste fantaisiste, né Antoine Fournier. Lisez de lui le Roman de la chair, un peu réaliste, mais fièrement écrit.

Dominique. Voir Rosenkranz.

Dondey de Santeny. Voir 0' Neddy.

Donnadieu, pseudonyme de M. l'abbé Deléon, au-

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leur de brochures relatives au miracle de la Salette. On lui a attribué, mais à tort, la paternité du mauvais roman le Maudit.

Le succès de cette lourde production a donné lieu à bien des suppositions plus ou moins singulières. M. Ulbach a passé d'abord pour l'auteur du Maudit, il s'en est vivement défendu ; on a ensuite attribué ce roman à M. Erdan, du TempSy qui a vertement protesté dans le journal l'Evénement (du 23 novembre 1865) contre cette odieuse insinuation. N'a-t-on pas été aussi jusqu'à imprimer que M™® Sand et l'un de ses secrétaires, M. Manceau, avaient perpétré de connivence cette misérable élucubration, à laquelle on assurait en même temps que Victor Hugo avait aussi travaillé? Je lis enfin dans un numéro de la Petite Revue (2$ novembre 1865) • ^^ Nous avons de bonnes raisons d'attribuer le Maudit à M. l'abbé Michon. » Lequei abbé a d'ailleurs aussi, je crois, protesté ou fait protester contre cette assertion. En somme, le masque de l'abbé X..., auteur anonyme du Maudit et de la demi-douzaine de romans du même genre qui l'ont suivi, reste encore à arracher.

Dora d'Istria, pseudonyme de M°*« la princesse Koltzoff'Massalsky, née Hélène Ghika en 1829, et à la fois peintre et écrivain.

Dorante. Les articles du journal la Gazette des Étrangers signés de ce pseudonyme sont de MM. H. de Pène^ Charles CoUgny, Hector de Callias^ et Henri Delaage.

M. de Pêne signe encore Nemo à l'Indépendance Belge, où il a longtemps donné des articles et courriers de Paris signés Manè. Il a été le Monsieur Maxime du nouveau Gaulois (1868). Enfin il a aussi chronique à la Revue Européenne sous le nom de Frederick. — Né ïe Pé/ze (Henry) en i8jo.

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Dorlaiige, régisseur général pendant plus de vingt-cinq ans, et conservé par toutes les directions du théâtre populaire des Folies-Dramatiques. Très-aimé des auteurs et des artistes, papa Dorlange, comme on l'appelait, vient de prendre sa retraite, tout en conservant le titre de Régisseur honoraire du théâtre où il a vécu une partie de son existence, y ayant été d'abord acteur, fort médiocre il est vrai, avant d'en prendre la régie. Son nom légal est Poliart,

Dormeuil, acteur, auteur et directeur de théâtre, né en 1794, et dont le véritable nom est Conîaî-Desfontaines (Charles).

Son fils lui a succédé comme directeur du Palais-Royal, associé à M. Plunkett ( i ). le frère de la célèbre M"® Doche et de la danseuse Plunkett, qu'on a vue pendant quelques années à l'Opéra, et qui vit aujourd'hui retirée à Neuilly.

Dorus, pseudonyme du flûtiste célèbre, professeur au Conservatoire, né en 181 3, et dont le nom est Vansîeenkiste (Vincent-Joseph).

Dorus-Gras (M^^), Célèbre cantatrice, née en 1807 Vansteenkiste dit Dorus (Julie), et mariée en 1833 au violoniste Gras. Elle est sœur du célèbre flûtiste Dorus (voyez ce nom), et elle a tenu à l'Opéra, de 1830 à 1845, l'emploi de première chanteuse avec un très-considérable succès.

Cette remarquable cantatrice a débuté à Paris le 9 novembre 1830 dans le Comte Ory; depuis 1835 ^1'^ a repris tous les rôles créés par M™* Damoreau. Elle a créé Eudoxie, de la Juive; la Reine, des Huguenots; Ginevra, dans Guido; etc.. L'arrivée et le règne absolu et autocratique de M"»® Stoltz à l'Opéra causèrent la retraite prématurée de M™* Dorus en

Doucet (Victor). Voir Revel (Max de).

Douglass. Ëcrivain américain, auteur de mémoires

(1] En décembre 1868, M. Plunkett a cédé sa part de direction au vaudevilliste Choler.

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