DELORME
ateliers, notamment chez Dubufe et même chez la princesse Mathilde. Elle a voulu ensuite essayer du théâtre sons les auspices de Boudeville. Elle est née Borge-Wiska (Sophie).
Delorme. Le premier recueil de poésies de SainU-^ Beuwe a paru avec ce simple titre : Poésks it Joseph Dtlormt (1829). Ce recueil était précédé d'une notice biographique sur le soi-disant Delorme, dans laquelle Sainte-Beuve expliquait au public, pour le compte de son personnage fictif, l'état maladif et inquiet dans lequel il se trouvait luimême alors. Comme il faisait ses études de médecine, on le surnomma \ ce propos « un Werther carabin ». Deux ans après parurent, sans nom d'auteur, /es Consolations (i83o), et en 1834 le roman psychologique de Vo/upf^| que Sainte-Beuve publia également sans le signer. Les exemplaires des éditions postérieures de ce livre singulier ne portent pas non plus de nom d'auteur. — Charles-Auguste Sainte-Beuve est mort le i3 octobre 1869, ï 65 ans.
Delorme (Roger^ Fondateur vers 1860 du journal d'étudiants En avant! qui a vécu ce que vivaient sous l'Em* pire les feuilles du quartier latin, toujours tuées avant l'âge pr l'excès de sève de leurs jeunes rédacteurs. M. Delorme n encore écrit dans quelques revues et journaux publiés dans le voisinage' de l'Odéon. Son nom est Edouard Monod.
Délome (Gustave). Des poésies et des nouvelles ont été données sous ce nom par M. Louis-Gustave I^vai^asscur, avocat, né en effet dans l'Orne, à Argentan, le 9 novembre 1819. Il est devenu maire de la commune de la Lande-de* Lougé (Orne\ où il s'est retiré.
Delurey (Paul). Articles politiques signés de ce nom dans le Courrier iPArcackon par l'ancien journaliste Justin
DEMAZY III
Massicauh, d'abord professeur, puis préfet, et enfin résident général de France à Tunis. — Né en i838.
Deluzy (Léon). Publiciste et journaliste né Jules Baissac en 1827. Il a écrit longtemps sous ce nom dans /< Spectateur m Uita irt .
Del val (M^*«). Comédienne du Gymnase, qui s'est en« suite montrée dans les féeries du Chfttelet et de la Porte- Saint-Martin, où elle a représenté des reines et des princesses avec un certain succès de beauté. Sa sœur, Léa ou Léocadie, artiste fantaisiste, plus connue sous le nom de Siliyf a joué aux Variétés, à la Renaissance, aux Menus- Plaisirs, etc., des rôles excentriques dans les opérettes avec assez de verve et de belle humeur. Le nom de famille de ces deux actrices est Gortt, Elles semblent avoir au« jourd'hui quitté définitivement le théâtre.
Delvau. L'éditeur Bry a publié, en 18S1, une comédie en quatre actes et dix-sept tableaux (pas un de moins 1) signée de ce nom et intitulée : IJn Coup de maître. L'auteur de cette œuvre touffue était un amateur de la ville d'Alençon, M. P.-F. Marais, qui a encore donné divers écrits soit sous ce pseudonyme, soit sous son nom véritable.
Delyil. Ancien comédien, devenu directeur du théâtre des Galeries Saint-Hubert à Bruxelles. De son vrai nom Edouard Piton. — Mort en décembre 1886.
Delysle (Fernande). Comédies données sous ce nom par M""* Van dtr Taelen,
Demazy (Louis). D'abord sportman, et auteur, sous ce nom et aussi sous celui de Chefboutonne, d'articles publiés dans les divers journaux qui s'occupent spécialement de chevaux et de courses. Entré depuis dans l'administration comme sous-préfet. De son vrai nom Bigot,
IIS DEMENTHE
ï>enieilthe . Jules ». Journaliste qui a surtout écrit au Tintamarre. Il a encore signé Jean LhuiUier. Son véritable nom est Kohault.
Democède. Le critique d*art et de curiosité Paul Eudel a écrit sous ce nom et sous celui de Paul du Crotoy,
Denain (M«n«). Sociétaire retirée de la Comédie-Française, où elle a débuté le 8 juin 1840 dans Agnès de VÊcoU des femmes. Créée sociétaire en 1845, elle a pris sa retraite le i*f avril t836, après seize ans de services et avec 4,000 francs de pension. — Née le 6 décembre j8a3 Léootine-Pauline-Élisa-Désirée Me$nage, Sa fille a épousé le compositeur de musique Léo Delibes, membre de l'Institut.
Denay (Louis). Abréviation du nom de l^auteur dramatique Louis Denay rouze, ancien polytechnicien, ingénieur civil, né en 1848. Il a signé de ce nom quelques fs.J écrits publiés avec collaboration.
f. Denis (Alfred). Articles donnés sous ce nom et sous
^^ celui de Bonaventure au journal le Figaro par le regretté
publiciste Jean-Baptiste Soûlas, Il a longtemps résidé et écrit à l'étranger, surtout en Autriche. Le pseudonyme de Bonaventure était le prénom de son père. — Mort en 18S9.
Dennery (Adolphe). Célèbre auteur dramatique, en-* core sur la brèche en 1886, à yS ans. Son père se nommait Philippe et sa mère Guiton-Dennery, Un décret de i858 Ta autorisé à s'appeler Philippe d*Ennery avec particule.
Denoix ^Fanny). Dame poète, née à Beauvais, en 1 798, Descampeaux (Marie-Françoise). Mariée en premières noces à un chirurgien miliuire, M. Lavevgnat, die épousa ensuite M. Denoix des Vcrgnes, dont elle est également devenue
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DIRVILLIERS ll9
veuve, et elle écrivit, à partir de iSSi.sous le nom arrangé
de Fanny Denoix. Elle a aussi publié, sous te nom de son -
mari, quelques recueils de poésies. \
Denoy (Emmanuel). Romans publiés sous ce pseudonyme anagramme par M. Doyen, chef du bureau du per- ^ sonnel de l'octroi à la préfecture de la Seioe. l
Dercy. Le célèbre voyageur Lucien Biart a publié des |:
romans sous ce nom. — Né en 1829. |
DeX^Snay (M>1« Emma). Ancienne artiste du théâtre |
du Palais-Royal, d'abord élève de Ricourt ; de son vrai nom Julie-Adolphine Pelée,
Derval. Ancien acteur du Palais-Royal et du Gymnase. Il a aussi été longtemps régisseur général de ce dernier théâtre,— Né d'Obigny de Perrière (Hyacinthe), il était fils d'ua attaché au ministère de la guerre» et il y a été lui-même employé de 1816 à 1825. C'était un comédien un peu froid, mais élégant et de grande tenue. Il est mort le 23 janvier 188S à l'âge de 83 ans.
Dez*ville. Pseudonyme de M. Desnoyers (Louis) comme auteur dramatique. Sous son vrai nom, il a créé et dirigé plusieurs petits journaux dont les litres ne sont pas oubliés, et entre autres U Lutin, qui, pour échapper au cautionnement et aux poursuites judiciaires, devint succèssivement Trilby, Follet, le Sylphe (1828 à i832).
En i832, M. Desnoyers crée le fameux Charivari, qu'il cède peu après à Altaroche, qui l'a possédé jusqu'à sa mort, pour créer le journal le Siècle, Enfin M. Desnoyers est encore l'un des fondateurs de la Société des gens de lettres. •— Mort en 1868, à 63 ans.
Dervilliers (Georges). Le journaliste et publiciste Masseras (Emmanuel-Georges-Joachim) a longtemps signé de ce nom des articles qu'il publiait dans le Courrier fran-
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fok, jounial de New-York dévoué à nos nationaux et à leurs intérêts, et dont il avait la direction. Revenu en France, il a été pendant plusieurs années, et depuis l'origine, rédacteur en chef de la NouvelU Kcvue de Min« Edmond Adam. — Né en décembre 1822.
I>es. Cette signature, en caractères grecs, placée au bas d'un grand nombre de feuilletons de Vlndiptndanct btlge, j servait de pseudonyme à l'écrivain Martin-Dcschancl (Emile- Augustin-Etienne], né en 1819. Ce célèbre publiciste, conférencier éminent, a abordé la carrière politique en 1876, époque à laquelle il est devenu député de la Seine. Il a été ensuite élu sénateur inamovible en i88i.
— Un autre Deschanel, comme le précédent ancien élève de rÉcole normale, a été souvent confondu avec lui. Né Frhat-Deschand (Augustin), en 1821, cet autre Deschanel a traité, comme professeur, les questions plus spécialement KÎenttfiques. Inspecteur de l'Académie de Parts, puis provî- ^^ seor du lycée de Vanves, il est mort en i883.
j[' Désarmières. Ancien correspondant, à Parts, du
j^ journal U Progrès de Lyon ; né Avril (Auguste). — Mort
fi , en février 1869, à 45 ans.
^: ' Desbordes (Henri). Articles donnés sous ce nom par
j ' le publiciste Adolphe Amat, ancien secrétaire de Cousin, et
fc^' qui avait ressuscite, en 1861, l'ancienne Ka^ut française en
^~' . j absorbant la Revue fantaisiste de Catulle Mendès. Mais
( cette revue ne dura que quelques années sous sa direction,
/ ' et elle a de nouveau et depuis longtemps disparu.
." Deschamps (M»>« Rose). Ancienne artiste de la Co-
"^ .- ' médie-Française ; elle y avait débuté, le 1 7 février 1 862 , dans l'Épreuve Angélique), et l'a quittée le 29 juillet 1869. — 1 . Née Céleste-Rose Beauregard, en 1845. « Rose comme
-^r.. son nom, écrivions-nous en 1869, blonde outre mesure,
DESCRANCES Il5
blanche comme du lait» jolie à ravir, ce qui lui permet de n'avoir qu'un tout petit peu de talent. » — Qu'est devenue, aujourd'hui, l'adorable Rose Deschamps de ce tempslà?...
Deschax*tes (Urbain). Pseudonyme de M. L.-M. '^
Tisserand, qui a encore signe Michel Bourguignon. t
Descizeaux. Un certain nombre de recueils de cha- |
rades, de contes, de proverbes, d'énigmes, etc., publiés |
sous ce nom chez l'éditeur Dtlarut^ avaient été collectionnés - s
et réunis par ce libraire t à coups de ciseaux », d'où le \
pseudonyme dont il les a signés. V;
Desclauzas (Mme). Excellente comédienne, d'abord ^ chanteuse d'opérettes, où elle excellait dans les rôles ■ ;!
de caractère extracomique. Née Ernestine-Malvina i4r- -■',
mand; on a annoncé, en septembre 1884, son mariage '.^;
avec le compositeur de musique et chef d'orchestre de <
Lagoanèrt, Elle a primitivement joué sous le nom de 7
d'JEsc/ozas. r
Desg^euais. L'un des pavillons neutres de l'Indépendance belge, où beaucoup d'articles. anonymes sont encore signés Mardoche. M. Gaston Berardi s'est notamment servi de ces deux pseudonymes dans le journal de son père. r^
'DesgTBJûLgBS, Ancien professeur à l'École de méde- ;
cine de Lyon, médecin d'ambulances pendant la guerre, publiciste distingué en matière chirurgicale, membre de diverses sociétés et académies, né le 16 septembre 1819, ^
Grange (Antoine). Il est le fils du général de l'Empire Grange, dit Desgranges, qui, chose curieuse, devint, après avoir quitté le service, simple juge de paix du petit canton de Sainte-Colombe (Rhône); modestes fonctions peu en *