I. Un vol. in-8*, la Vagabondi bohémient liégeois, i8S
raifiLLi
Fréville. L'un des plus anciens acteurs de la troupe actuelle de TOdéon, de son vrai nom Langlois, On lui doit un Traité de récitation tt dt prononciation (i8S8) qui a été plusieurs fois réimprimé.
Fridolin (Major). Les chevaux jadis engagés sous ce nom dans les courses du turf parisien appartenaient à Khalil- Chériff-Bej, à Charles Laffitte et au baron de Nivière, qui avaient formé, en janvier 1867, sous la raison sociale cidessus désignée, une écurie commune bien connue des amateurs de chevaux. Il y a eu depuis, en 1868, entre les trois associés, un procès qui a amené leur séparation et la dissolution de leur société.
— M. ie Valbczen avait jadis donné sous ce même nom, le Major Fridolin, des articles littéraires aux Débats, et publié en Belgique une brochure d'actualité, U Chtcn d'Alcibiadc (1844). On doit encore à cet écrivain plusieurs romans : la Mallt de l'Inde, Récits d'hier et d'aujourd'huifin^ iS^ chez Lévj, et surtout un remarquable travail publié à la même librairie et para d*abord dans la Kevue des Deux-Mondts sous ce titre : Us Anglais et l'Inde (in-80), et signé également de son pseudonyme. Il est mort au 'mois de mai i885.
Fromentin (Mm«). Ancienne actrice distinguée du Gymnase (de 1861 à 188a), puis de divers théâtres de drames. — Née Léontine Deyeaux et fille de comédiens, M*B^ Fromentin avait paru pour la première fois sur la scène à Paris, au théâtre des Variétés, en mai 1861. Elle est morte le 9 janvier 1887, à 47 ans.
Froulay (L'abbé). Auteur d'un volume aujourd'hui oublié, Après Vêpres (1837, in-8, Levavasseur], qui a donné lieu à une singulière supercherie. Peu de temps après sa publication, ce même ouvrage parut en Belgique sous le
rasAiN i63
titre de Madame IsabelU, par Peirus Bord. C'était là une simple coDtrefaçon par spéculation, Borel étant alors aussi connu que le prétendu Froulay l'était peu. Après Vêpres contenait trois nouvelles, dont la première, Madame Isabelle, avait fourni le titre du livre contrefait par l'éditeur belge, qui avait en même temps substitué le nom de Borel à celui de Froulay. Cet abbé Froulaj n'était autre que M. E. Boucherj^ qui s'est depuis fait connaître comme journaliste, notamment à la Pairie.
Furetièl*es. Articles donnés sous ce nom au Soleil par M. Niel, qui signe encore Le MaréehaL
Fursch-Madier (Mme). Cantatrice de l'Opéra, mais qui s'est fait surtout applaudir à l'étranger. — Née Fourche (Emilie) en 1849, elle a germanisé son nom pour se faire un pseudonyme. Mariée à M. Madierde Montjau (Raoul- Noél-François), second chef d'orchestre de l'Opéra, et d'abord chef d'orchestre du thé&tre de la Renaissance et fils du député de ce nom, elle en fut séparée judiciairement en août 1882, puis divorcée en août 1886. Elle a chanté, depuis cette époque, sous le nom de Fursch-Madi.
Fusain (Jean). L'un des pseudonymes du publiciste Fulbert'DumonteiL II signe, en outre, Jean-'Camille et Hi^ larion Sahas.
G. D. (L'tbW). Un Voyage à Jérusalem et à la Terre^ Sainte, publie en iSSi et signé de ces seules initiales, avait pour auteur un abbé fort peu connu alors, et qui est devenu sept ans après évéque de Nancy, puis archevêque de Paris, Mr Georges Darboy. — Né en i8i3 à Fays-Biilot (Haute- Marne'i, où son père était simple bonnetier; mort en mai 1871, fusillé par la Commune.
G.,. G... Sous CCS deux initiales, qui parodiaient le fameux J. J. de Jules Janin aux Débats, deux écrivains émérites, Gérard de Nerval et Théophile Gautier, rédigèrent assez longtemps le feuilleton théâtral de la Presse. A la mort de Gérard, Th. Gautier, que ses amis appelaient négligemment Théo, demeura seul titulaire du même feuilleton, comme il Ta dit lui-même dans une boutade poétique :
Dans le bat d*uh foornal où je Teille accroupi. On m'a fait une niche où je me suis tapi.
Il y resta en effet pendant vingt années, depuis i836, avant d'entrer au Moniteur, puis au Journal officiel, oii il a rempli si longtemps le même emploi avec une aménité, une gracieuseté, une indulgence, disons mieux, une indifférence, qui ne se démentirent qu'en de trop rares occasions'.
I . L'origine des personnages célèbres est toujours curieuse i connaître : Cûtttitr (Pierre- Jules-Théophile) est né le 3o août 1811, i Tarbes, où son père, Jean-Pierre Gautier, était employé des contributions. Sa mère éuit une demoiselle Antoinette Cocard. Il est mort i Neullly-sur-Seine, le iS octobre 187s.
GACNAUD t65
Gabriel (Ch.). Articles politiques et littéraires publiés sous ce nom aux DébaU par M. Gabriel Charm<$, -^ Né en i8So, mort en i88S.
Gaël (Mn^ A.). Divers ouvrages, dont un sur l'Algérie, ont été publiés sous ce nom par Mn« GirauU, née Lesourd (Augustine) en 1810.
Galiinl>ex*ti (MU«). Cantatrice ayant appartenu au Théâtre-Italien, et qui est née beaucoup plus simplement Élise Galimbtrt.
Galli (H.). Rédacteur du journal VÈvéntmtnt, de son vrai nom GaUichtt.
Gallicus. Impressions de voyages publiées sous ce nom par un avocat de Lyon, né Xavier Lançon en i8si.
Gallus. Brochure relative à l'enseignement médical publiée sous ce nom en 187 S, par le docteur £. Labhée,
Gamond (Zoé). Disciple et admiratrice de Fourier, elle a publié en i838 un livre populaire sur son système. Elle a encore donné plusieurs ouvrages, parus d'abord dàis des journaux ou dans des revues, et relatifs à ses études de prédilection. Mariée à M. Gatti, elle signa dès lors Gatti de Gamond,^ et aussi Mark dtG,,.^ et même quelquefois Gamond, Elle a beaucoup écrit dans les journaux et revues de Belgique. — Née en 1 8 1 2.
Gagnaud (A. de). Pseudonyme habituel du poète L. dt BcrluC'Pérussii à qui l'on doit un grand nombre d'opuscules sur les chartes, la langue, l'agriculture et l'histoire littéraire et artistique de la Provence. Il s'est surtout distingué comme sonnettiste provençal et français, et ses quatorzains figurent dans les principales anthologies contemporaines. L'un d'entre eux : Sonnet treuvé en ung vieil livre, est un petit chef-d'œuvre comme sentiment et comme forme. C'est lui qui publia de 1874 & 1877 VAlmanach du
l€6 GARD
SoniKf, de concert «fec les sonnettisles les plus célèbres. La Provence doit à rinitiatWe de M. de Gagnaud et à ses efforts continus Thonneur de se trouver, depuis vingt ans, à b tête du mouvement intellectuel dans le Midi. — Né à Apt, le 14 juin i835«
Gard (Maxime du). Pseudonyme de l'écrivain Fout'ehevA de Monîroni, né en i8o5 à Bagnols (Gard), et qui a signé la plupart de ses ouvrages Maximt dt Mont-'Kond. Ancien élève de l'École des Chartes, il a publié des ouvrages d'art, d'histoire et d'érudition. Il a encore signé Max. de M. — Mort le 27 janvier 1879.
Gamier (Francis). Officier de marine, tué près d'Hanoï (Annam) le tt décembre 187}. A publié d'intéres- ^,. santés relations de voyages. — Né en 1 839 Garnkr (Marie-
Joseph-Françots).
Oamier-Pagès. Ancien membre du gouvernement provisoire de 1848, ancien ministre des finances, mort en novembre 1878 à 7S ans. Sur sa tombe M. Jules Simon a prononcé un éloquent discours, auquel nous empruntons le passage suivant : .
c M. Gamier-Pagès et son frère aîné n'avaient appris qu'au moment de satisfaire à la loi militaire qu'ils n'avaient |y^. pas le même père et que, par suite, ils n'avaient pas le
N^^ droit de porter le même nom. Leur mère s'était, en effet,
}*'; mariée deux fois : d'abord à M. Garnier, ensuite à M. Pa*
^; gès. L'ancien ministre se nommait donc en réalité Louis-
^^% Antoine Pages. Mais d'un commun accord les deux frères
Sil utérins avaient résolu d'unir leurs deux noms de manière à
^-t ' n'en faire qu'un. » — C'est sous ces deux noms, en effet,
[a.v 9ue l'histoire les a seulement connus.
^- ' Oaston* L'auteur dramatique Eugène Matéph a donné
^:' diverses pièces sous ce pseudonyme. Il a été un moment
GAVARN 167
directeur du théltre des Bouffes-Parisiens. — Mort en 1875, à S S ans.
Gastynes (Jules de). Romancier et journaliste, né Jules Bcnoif en 1848.
Oatayes (Léon). J'emprunte ce qui suit au Figaro du 2 S avril 1868 :
t Encore un pseudonyme dévoilé.
« Léon Gatajres, le Pjrlade d'Oreste Karr, n'est pas Léon Gatayes; son vrai nom est de Courienay. Il est issu d'une des plus grandes et des plus anciennes familles de France, et descend en ligne directe de Louis le Gros. ■
Ces lignes sont signées Émllt Kavtt, à qui j'en laisse la responsabilité.
Harpiste avant d'être écrivain, et même compositeur de musique, Gatayes a eu jadis pour élève la belle, admirée et surfaite M>ne Récamier. Né en 1809, il commença à donner des leçons à seize ans. — Mort en 1877.
Gauchet (Claude). Un célèbre collectionneur, le baron Jérôme Pichon, président de la Société des Bibliophiles, a donné sous ce nom diverses notices, notes et introductions. Il a également publié plusieurs écrits sans nom d'auteur. — Né en i8is.
OautLer-Bidan. Archéologue, ancien secréuirearchiviste de la mairie de Dol (Ille-et-Vilaine), auteur de nombreux écrits sur les curiosités archéologiques de la Bretagne. — Né Gautier (Toussaint-François-Ange) en 1829.
Gavami. Pseudonyme illustré par le célèbre dessinateur Guillaume-Sulpice Chevalier, Son père et sa mère l'appelaient Hippolyte; ses premiers essais ont été signés des initiales H. C.
Gavami était plus qu'un dessinateur, c'était surtout un
b t69 GAYS
^, philosophe ' ; il a étudié, dans la série considérable de ses
croquis, si travaillés et si parfaits malgré leur apparence rapide et négligée, l'histoire de ce temps où les gens de bourse, les gens de théâtre et les gens d'affaires représeatent en quelque sorte à eux seuls la société tout entière.
Quant à son pseudonyme, voici l'origine qu'en donne Jules Garetie dans Texcellente étude qu'il a écrite en tête d'un volume de Gavarni offert en prime à ses abonnés par U Figaro :
« En i8s8. Chevallier avait envoyé au Salon deux aquarelles datées l'une et l'autre de Gavarnie. Au Salon, on se trompe; on laisse de côté Chevallier, on catalogue M. Gavarnie. Les aquarelles ont du succès; le nom de Gavarnie, dont on supprime bientôt l'c muet, est imprimé et répété. Et Chevallier de rire. Ce nom lui resta, ou, pour mieux dire, il resta k ce nom.
c Les amis de Sulpice Chevallier l'appelaient aussi Cfieva/iVr de Gavarni. »
Né le i3 janvier 1804 à Paris, il y est mort le 24 novembre 1866. Il avait épousé M^^ Léonie de Bonabry, dont il a eu deux fils. Lire sur cet aniste remarquable l'importante étude que lui ont consacrée les frères de Concourt (i voL in-8, chez Pion, 1873).
. Oays (Louis). Jean-Louis Gtritbai, l'aimable chef du service de la presse au chemin de fer de l'Ouest, a écrit sous ce pseudonyme et sous celui de G. dt Saubissan des chroniques théâtrales. Il signe encore de l'anagramme Louis de Keghat. Né le i3 septembre 1828, il a d'abord été professeur. On lui doit de nombreuses publications.
Ga2Ul (Clara). Comédienne et auteur dramatique es-
I . Boarqoeloc Tappetle « le La Bnijrère d«s lorettet , des bals inas« qoés et des boodotn ».
GAZUt 109
pagnole inventée par Prosper Mirimét, et dont cet écrivain, depuis académicien et sénateur, a publié le soi-disant théâtre, composé tout entier par lui-même. C'était, prétendait-il, une traduction fidèle des œuvres de celte comédienne, célèbre au delà des Pyrénées, et dont il raconta même la vie, également imaginée par lui, dans une notice placée en tête du volume, notice signée Joitph fEstrangt, La première édition de cette curieuse mystification littéraire parut en 1825. Elle eut un succès considérable, et beaucoup des meilleurs et des plus compétents esprits de l'époque s'y laissèrent prendre, à ce point que, pendant quelque temps, Clara Gazul eut un nom, des panégyristes et des biographes. On alla même jusqu'à faire son portrait d'après... je la donnerais en mille, si la chose n'était con- ' nue... d'après Mérimée lui-même, qui n'est pas beau, et qui devait faire amusante et grotesque figure en costume d'actrice castillane. Le portrait fut gravé, on en tira quelques épreuves; mais, au dernier moment, on trouva sans doute la ruse trop forte et trop grossière, et on détruisit la planche. Il existe dans la bibliothèque de quelques bibliophiles enragés des exemplaires de la première édition du Théâtre apocryphe de Clara Gazu/, avec un de ces rarissimes portraits en tête du volume.
Le succès inattendu de ce premier livre de Mérimée lui valut des « commandes ». La mode était alors aux traductions de poésies étrangères ; Fauriel venait de publier une traduction de chants patriotiques et autres de la Grèce, alors si malheureuse et tant exaltée. La vogue en avait été immense. La librairie Levrault demanda à Mérimée s'il ne saurait trouver, lui aussi, quelques poésies originales et oubliées, dont la traduction pourrait avoir la même vogue. Il s'engagea aussitôt à fournir un volume de ce genre, sans trop savoir, certes, comment il s'y prendrait pour décou-
170 OAZUL
▼rir le texte national qu'il lui fallait traduire, et moins d'an an après, en 1827, la maison Levrault publia simutunément à Paris et à Strasbourg la Guzla ■, ou Choix de poésies iUyriques, traduites du poète Hyacinthe Maglanovich, par Mérimée, avec biographie dudit poète par son inducteur.
Le Une eut du succès, et on loua partout dans le monde et dans la presse le charme, la naïveté et ToriginaUté de ces chanu si pleins de fraîcheur, et, disait-on surtout, de si sincère et authentique provenance. On aurait cependant dû se défier de Mérimée, qui riait sous cape de l'effet de sa supercherie. Il avoua, en effet, peu de temps après, que le recueil la Guzfa n'était pas plus original que le Théâtre di Clara Gazul, et qu'il était l'inventeur du poète iiljrrien aussi bien que de ses poésies.
Ce fut d'ailleurs la dernière tentative de ce genre risquée par Mérimée qui, depuis, nous a donné, sans les attribuer à d'autres qu'à lui seul, une série de petites nouvelles et de chroniques historiques qui sont des chefsd'œuvre.
Son troisième livre fut d'abord publié sans nom d'auteur, la Jacqutrie, Kènes féodales, par l'auteur du Théâtre dt Clara Gaïul (1828, in-8o).
Le quatrième et suivant. Chronique du règne de Char^ les IX, est le premier qui ait porté son nom sur la première r- édition^.
P^ 1 . Guitare dont te scrveat let ioiprovisateiirs dans les provinces des
bords de I* Adriatique.
1. Dans la préface des éditions postérieures de la Guzla, |e trouve de curieux détails donnés par Mérimée lui-même relativement à ce re- ^'' cueil :
« En fait de poésies» nous n'admirions que les poésies étrangères et les plus anciennes : les ballades de la frontière écossane, les romances
citi
— Mérimée est mort, le 2} septembre 1870, à 67 ans. Lire l'importante et curieuse notice que lui a consacrée Maurice Tour neox en un volume grand in- 18, avec por« trait, chez Charavay frères, 1879.
Gébé (Victor). Éditeur et bibliographe, né Victor' Georges Brunox en i8S3, a surtout donné, sous le nom
du Cid, nous fwnissaieut des cb«fsHl*œaTre incomparablet i cause de U couleur locaU,
« Je mourais d'eoTîe d'aller l'obsenrer li où elle était encore ; hélas! pour TOjrager il ne me manquait qu'une chose, l'argent; mais, comme il n'en coûte rien pour faire des projets de voyage, ftn fatuis beaucoup avec mes amis. En aTÎunt au mojren de les meure i exécution, l'idée nous vint d'écrire d'avance notre voyage, de le vendre avantageusement, et d'employer nos bénéfices i reconnaître si nous nous étions trompés dans nos descriptions. Alors l'idée était neuve, mais malheureusement nous l'abandonnâmes.
« Pour me préparer au travail de la Cuzla, je lus le Voyage en Dalmalle de l'abbé Fortis, et une assez bonne statistique des anciennes provinces illynennes, rédigée, je crois, par un chef de bureau du ni^ nistère des affaires étrangères. J'appris cinq ou six mots de slave et j'écrivis, en une quinzaine de jours, la collection de ballades que voici. Cela fut imprimé mystérieusement i Strasbourg, avec notes et portrait de l'auteur, et mon secret fut bien gardé.
« Deux mois après la publication, M. Bowring, auteur d'une anthologie slave, m'écrivit pour me demander les vers originaux que- j'avais si bien traduits.
« Puii M. Cethart, conseiller et docteur quelque part en Allemagne, m'envoya deux gros volumes de poésies slaves traduites en allemand, avec la Guzla traduite aussi, et en vers, ce qui lui avait été facile, disait-il dans sa préface, car sous ma prose il avait découvert le mitre des vers illyriques. Les Allemands découvrent bien des choses!
« Enfin M. Pouchkine a traduit en russe quelques-unes de mes historiettes.
« Un si brillant succès ne me fit point tourner la tète. Fort du témoignage de MM. Cerhart, Bowring et Pouchkine, je pouvais me vanter d'avoir fait de la couleur locale; mais le procédé était si simple, si facile, que j'en vins à douter du mérite de la couleur locale ellemême, et que je pardonnais i Racine d'avoir policé les sauvages héros de Sophocle et d'Euripide, ■ (La Guzla, édition de 1840.)
172 GCliODÉ
précité, d'intéressants catalogues raisonnes des journaux de Paris.
Gébéodé (Les frères). Deux savants bibliophiles, MM. Gustave Brunet et Octave Dekpierre, ont donné, sous ce nom qui contient leurs initiales, une petite collection de raretés bibliographiques sous ce titre général : Bib/ibthèque bibliophUo^faMeiae (3 vol. i8Sa-i86o). — Pierre- Gusuve Brunet est né en 1807. Il a encore signé Dom Catalogus, Philomntste junior , C. et J. A. /. Turbtn, anagramme, etc. On l'a souvent confondu avec son homonyme Jacques-Charles Brunet, autre éminent bibliophile mort en 1867. Quant à Octave Delepierre, archéologue et bibliographe belge, il est mort en 187S, à 71 ans.
Gelabert {M\^ Conchita). Cantatrice d'opérettes et de féeries, née, à Madrid, le 21 avril 1857. Elle est fille d*un journaliste de Madrid du nom de Conujo, et elle se prénomme Maria-Concepcion-Antonia-Anselma. Élève du Conservatoire de Paris, elle j a obtenu, en 1876, un deuxième accessit de chant et un premier d'opéra-comique. C'est elle qui a créé, avec beaucoup de charme et de succès, le rôle de Germaine dans les fameuses Clochts it Cor- ^ . nofUU, de Planquette.
^ , Oenevray. Romans remarqués, donnés sous ce nom,
b^- ' dans la Kt»ut des Deux-Mondes, par M"^« Adèle Janvier dt
|: la Mont.