‹ Dictionnaire des pseudonymesChapitre 76 sur 142 · C . Pontchartrain, a eu des origines qui ne permettaient · texte numérisé non relu

C . Pontchartrain, a eu des origines qui ne permettaient

fj-^ guère de lui prévoir une si haute fortune.

Elle se nommait Pauline-Thérèse Lachman et avait épousé, en premières noces, en i836, un tailleur de Moscou du nom de François Villoing, Ayant quitté son mari pour venir à Paris, elle y fit la connaissance du pianiste Henri Heriy dont bientôt elle se fit passer pour être la

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femme, bien que son mari légal vécût encore. Ce premier mari étant jnort à son tour en i85o, elle épousa, sérieusement cette fois, un riche Portugais, M. Araujo de FaUa, qui n*a rien de commun avec l'ancien ambassadeur du Portugal à Paris, et qui la laissa bientôi veuve une seconde fois. Elle convola alors, en troisièmes noces, avec un cousin de M. de Bismarck, le comte Htncktl it Donntsmark, préfet français à Colmar. En 1870, cet ancien Prussien retourna à sa première patrie, et, comme lui, sa femme devint Prussienne. C'est à dater de ce jour que Phôtel des Champs-Éljrsées, dont Baudry a illustré les plafonds de son merveilleux pinceau, a été déserté à jamais.

M""« de Donnesmark est morte en Silésie, dans une des propriétés de son dernier mari, à Page de 72 ans (janvier

Palefroy. Auteur dramatique, qui a publié chez Ollendorff un Théâtre bizarre, où 1 Odéon est allé prendre, en 1884, une jolie petite « grecquerie » intitulée VAihUle, qui a obtenu un très honorable succès. Le vrai nom de cet écrivain, qui, dans la vie ordinaire^ est un grave procureur de la République de province, est Paul Fournler,

Pallard (Mn)«). Ancienne actrice de TOpéra-Comique, et qui avait été élève de Carat. Elle avait débuté en 181 3 ; c'est elle qui a créé, en i8xS, le rôle d'Anna de la Dame blanche, — Née Paillard (Antoinette-Eugénie) en 1797, elle avait épousé M. Kigaut, professeur de vocalisation au Conservatoire, auquel elle a longtemps survécu. Elle est morte à Fontainebleau le 3 février i883.

Palman (Emile de). Le publiciste et romancier Charles Kabou, né en i8o3, a souvent donné des articles sous ce pseudonyme, qu'il a pris d'abord pour signer le roman

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Histoire de tout U monde, écrit en collaboration avec Rcgnier-Destourbet (1B39). — Mort en 1871.

Panserose. Articles de théâtre signés de ce nom à VÉwénemeni par M. Louis Bcsson^ qui est d'ailleurs chargé de toute la partie dramatique du journal » soit comme critique, soit comme informations.

Paoli (Bettjr). Femme poète allemande dont le vrai nom est Gluck (Barbe-Élisabeth) et qui réside à Vienne (Autriche), où elle est née en 1814. Elle a aussi publié d'importants travaux critiques sur les grandes galeries de tableaux de sa ville natale.

Paoli (Zina). Ancienne caniatrice des Italiens où elle a débuté, sans succès d'ailleurs, le '27 février 1870, dans le Barbier de Sêville, Les débuts de cette artiste avaient d'abord fait un certain bruit en raison de l'opposition de la famille Nanschkine, et même de l'empereur de Russie, à qui cette famille est alliée. Mme Paoli est, en effet, M»« Paul Nariuhkine.

Paray (Gaston de^. Le critique d'art Chaumelin (Jean- Marius) a signé de ce nom une traduction d'un traité satirique du XVI« siècle : les Quinze Joies du mariage, publiée chez Dcntu, en i86o.

Né en i833, Chaumelin a créé et dirigé plusieurs revues et journaux. Le premier est la Kevue bibliographique du midi de la Fronce (1 855), devenue peu après le Phocéen, dont il fut rédacteur en chef jusqu'en 1861. En même temps parut sous sa direction une autre feuille, le Mistral (1857-64), où Chaumelin donna, sous le pseudonyme d'£o/e de la Tramontane, des portraits et études littéraires. Cet écrivain a dirigé ensuite la Tribune artistique et littéraire du Midi, également fondée par lui (1857). Collabora» leur de divers journaux et revues, Marius Chaumelin a

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aussi fourni des notices à VHistoire des pàntres de Charles Blanc et a été l'un des plus sérieux rédacteurs de la partie 'irtistique du fameux Dictionnaire Larousse.

Pai*ia-Korig^ail. Pseudonyme littéraire de M^^e Emile Lévy, femme du peintre distingué de ce nom, nom sous lequel elle a publié des romans.

Paris (Jean i>e). L'un des pseudonymes du plus fécond et du plus infatigable des journalistes, M. Pierre Véron, directeur du Charivari II a encore signé NeuUr au Monde illustré, puis Paul Ralph, Fantasio, Paul Girard, etc. — Né en i833.

Parisine. Articles de thé&tre dans le Gaulois signés de ce nom et aussi de celui de Paul Roche par Hippolyte Nttzet. Garçon très actif, remuant, alerte, ayant peu d'instruction, mais beaucoup d'intelligence, Nazet avait fait un peu de tout pour, en somme, n'arriver à rien. C'était un bohème de lettres, mais qui avait le cœur sur la main. Il est mort d'épuisement et de fatigue, en décembre 1878, âgé d'à peine 40 ans.

Georges Boyer a repris, sous le même pseudonyme de Parisine, la rédaction des articles confiés à Nazet.

Parisis. Notre confrère Émîle-Raymond Blapet, ancien rédacteur en chef du Gaulois, auteur dramatique, secrétaire général de l'Opéra, écrit chaque jour, sous le nom précité, une chronique parisienne dans le Figaro, laquelle chronique, toujours d'actualité et admirablement informée, constitue un des principaux éléments de succès de ce toujours triomphant journal. Blavet a encore signé Pau/-i4n- Wr^dans le même journal. — Né en i838. D'abord professeur, c'est à l'instigation et sous les auspices d'Alphonse Karr qu'il publia ses premiers articles dans des journaux du Midi.

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