J72 ALL
slater par les réactifs qui servent à caractériser les sels de deuloxide de cuivre.
Alliages de cuivre et d'arge]^t. Ces deux niélaux combinés dans diflérenles proportions constituent les allia(jes qui servent à la fabrication de la monnaie d'arjjent et de celle de billon , ainsi qu'à la confection des ustensiles, vases et ornements d'argent comme nous l'avons déjà indiqué en parlant des alliages d'argent.
La proportion d'argent pur contenue dans ces alliages se détermine soit par la coupellalion , soit par la voie humide (voyez Essais de Cargentpar la voie humide). La monnaie de billon qui n'est qu'au titre de!2()0/1000 renferme parfois une petite quantité de zinc et d'élain qu'on peut séparer et estimer par l'un des moyens usités pour isoler ces métaux de leur alliage avec le cuivre.
Alliages de cuivre et d'étaiis. L'étain en s'unissant au cuivre produit des alliages dont les propriétés varient suivant le rapport des composants; en général une petite quantité d'élain durcit le cuivre , le rend plus fusible et plus tenace en le rendant jaunâtre; une plus grande proportion d'étaiu rend l'alliage blanc , élastique , sonore et cassant.
Ce sont ces divers alliages qui forment les principaux bronzes; savoir : le brome rnonélaire ou l'airain des anciens (100 parties de cuivre et 7 à 8 d'étain) , le bronze des canons et des autres bouches à feu (100 de cuivre et! 1 d'élain), le métal des cloches (78 de cuivre et 22 d'étain) , les lamtams (80 de cuivre et 20 d'étain) ; les cymbales (78 de cuivre, 22 d'élain), les timbres d'horlogerie (75 de cuivre et 2,") d'élain) ; enfin les miroirs des télescopes sont formés de ()7 pallies de cuivre et 55 parties d'étain.
Analyse. (y\\ iraile dans un petit ballon de verre une portion pesée de ces alliages réduits en poudre, par 8 à 10 fois son poids d'acide niulcpic pur à 50° environ; à laide
d'une douce chaleur TéLain est transformé en deutoxide insoluble qui se sépare, et le cuivre dissous se trouve en dissolution à l'état de deutonitrate mêlé à l'excès d'acide nitrique employé. Lorsque tout l'alliaoe a été attaqué , on fait évaporer la liqueur jusqu'à siccité, puis on reprend le résidu par l'eau distillée bouillante, afin de redissoudre le deutonitrate de cuivre; le deutoxide d'étain ainsi séparé doit être reçu sur un filtre de papier Joseph pesé d'avance, lavé et séché -, son poids permet de calculer celui del'étain contenu dans l'alliage. Le cuivre qui existe dans la dissolution peut être précipité à l'état d'oxide hydraté par la potasse caustique employée en excès-, cet oxide hydraté bien lavé à l'eau bouillante, séché ensuite et calciné au rouge dans un creuset, fait connaître par son poids celui du cuivre métallique. Mais comme par ce procédé le deutoxide de cuivre retient un peu de potasse , il est préférable d'évaporer à siccité la dissolution de deutonitrate de cuivre dans un creuset de platine, de calciner au rou^e pour obtenir ainsi le deutoxide de cuivre parfaitement pur.
Allia-ges de cuivre et de zinc Le nombre de ces alliages utiles est assez grand. Nous citerons parmi ceux-ci le laiton ou cuivre jaune , le laiton statuaire improprement appelé bronze du commerce ; le potin; le ckrysocalle ou *wi77or, désigné encore sous le nom (for de Manheim, etc., etc. Ces alliages très variés, d'un prix moins élevé que le cuivre, sont plus ou moins malléables et ductiles; leur couleur, suivant la proportion du zinc qui peut varier de 0,33 à 0,G, est d'un jaune pâle ou d'un jaune d'or, imitant quelquefois la couleur naturelle de ce dernier métal.
yînahjse. Tous les alliages de cuivre et de zinc peuvent être analysés par l'acide nitrique bouillant qui dissout ces deux métaux en les transformant en nitrates très solubles. La séparation des oxides de ces deux sels peut être edectuée, en étendant la dissolution d'un peu d'eau distillée et
y ajoutant un assez grand excès d'hydrate de potasse ou de soude, qui à Taide de l'ébullition redissout l'oxide de zinc et laisse le deutoxide de cuivre insoluble qu'on sépare par la filtration. La solution alcaline d'oxide de zinc étant réunie aux eaux de lavage du deutoxide de cuivre , on la sursature par un petit excès d'acide sulfurique, et on y verse ensuite une solution de carbonate de potasse ou de soude : le sel de zinc qui s'est reformé étant tout à coup décomposé, il se produit du carbonate de zinc insoluble -, ce sel recueilli, lavé, séché et calciné au rouge dans un creuset de platine, laisse l'oxide de zinc à l'état de pureté. On déduit facilement du poids de ce dernier oxide, celui du zinc métallique.
Un autre procédé peut également être mis on pratique dans cette analyse» Après avoir dissous l'alliage dans l'acide nitrique, ou ajoute à la dissolution de l'acide sulfurique pur et ou fait évaporer à siccité pour transformer les nitrates de zinc et de cuivre en sulfates. On redissout le résidu par l'eau acidulée par l'acide sulfurique, et lorsque le laiton contient du plomb, il se sépare du sulfate de plomb sous forme de poudre blanche ; on le recueille sur un hllre ou par décantation dans une capsule. Le poids de ce selpermet de calculer celui du plomb qu'il représente.
La séparation du cuivre et du zinc peut ensuite être eflectuée en faisant passer dans la solution acide renfermant les sulfates de zinc et de cuivre un courant de gaz hydrosulfurique. L'oxide de cuivre seul est décompose et transformé en deuto-sulfure de cuivre insoluble, tandis que l'oxide de zinc combiné à l'excès d'acide sulfurique reste en dissolution. Après avoir séparé le sulfure de cuivre par iiltratiou, on fait bouillir la liqueur pour dégager l'excès de gaz hydrosulfurique qui reste-, on la précipite, après l'avoir concentrée, par le carbonate de potasse comme dans le premier procédé rapporté ci-dessus.