‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 29 sur 195 · ALL ITI · texte numérisé non relu

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Quelques e'chanlillons de laiton du commerce contiennent aussi de un à deux centièmes d'élain qui se sépare à l'élat de deutoxide quand on opère la dissolution de l'alliage dans l'acide nitrique.

Alliage de cuivre, de zinc et de kickel. Cet alliage composé de 50 parties de cuivre, de 25 parties de zinc et de 25 parties de nickel, constitue le cuivre blanc ou jjaclifong des Chinois, qui était très employé par eux autrefois pour la confection de plusieurs vases d'ornements. De nos jours les arts ont remis en usage ce composé sous le nom (ïargentaii, en raison sans doute de sa couleur blanche analogue à celle de l'argent. On l'emploie aujourd'hui pour la confection de cuillers et fourchettes et autres objets; il est très sonore , a presque la couleur de l'argent et prend comme lui un beau poli.

On peut analyser cet alliage par l'acide nitrique, évaporer la dissolution jusqu'à siccité après y avoir ajouté de l'acide sulfurique pour transformer les nitrates en sulfates. Le résidu étant redissous dans l'eau, on acidulé la solution avec de l'acide sulfurique, et ou y fait passer un courant de gaz bydrosulfurique jusqu'à ce que tout le cuivre soit précipité à l'état de deutosulfare comme dans l'analyse du laiton. La liqueur séparée de ce sulfure ne renferme plus que le sulfate de nickel et le sulfate de zinc; on y verse un excès d'hydrate de potasse qui après avoir décomposé ces deux sels redissout seulement i'oxide de zinc et laisse I'oxide de nickel. Ce dernier recueilli sur un filtre, lavé à l'eau bouillante, séché et calciné au rouge, donne le poids du nickel : quant à I'oxide de zinc dissous dans l'excès de potasse, on le sépare par le moyen que nous avons rapporté en décrivant l'analyse du laiton.

Alliages de cuivke et d'or. Lorsque cesalliages sontforinés depetiles quantités d'or combinées à une assez jTande proportion de cuivre, il est possible de les analyser exacte-

ment par la voie humide, c'est à dire en les traitant par l'acide nitrique qui dissout tout le cuivre et laisse l'or insoluble. Mais il n'en est plus de même quand la proportion d'or domine, ce procédé fournirait des résultats incertains, il faut alors avoir recours à la coupellation de rallia(je après l'avoir uni à 2 ou 5 parties d'ar[jenl fin pour en faire ensuite le départ. (Y oyez Coupellatiofi, Analysedesalliacjes d'or et de cuivre.)

Alliages de cuivre et de platine. La platine en s'alliant au cuivre fait disparaître la couleur rou[;e de ce métal et produit des allia[;es ductiles ou aigres, jaunes ou blancs, suivant les proportions. Ces alliafjes peuvent être analysés en les mêlant à 2 ou 5 parlies d'argent lin, les coupellant avec du plomb comme à l'ordinaire , et traitant à j)lusieurs reprises le bouton de retour par l'acide sulfurique concen- ^ Irë et bouillant qui dissout l'argent et laisse le platine. On peut encore déterminer le rapport de ces deux métaux en dissolvant leur alliage dans l'acide chloronitreux, «évaporant la dissolution à siccilé, redissolvant les deux chlorures dans l'alcool faible, et précipitant le bichlorure de platine par unesolution concentrée dhydrochlorate d'ammoniaque. Le bichlorure de cuivre reste en solution, et il est facile d'en précipiter le cuivre soit à l'état de carbonate, soit à l'état d'oxide.

Alliages d'étain. Plusieurs alliages d'étaiu sont employés dans les arts et dans l'économie domestique. Nous avons déjà fait connaître précédemment ceux qu'il forme avec l'antimoine, le bismuth et le cuivre -, nous nous occuperons ici de ceux qu'il produit avec le fer, le plomb et le zinc.

La présence de l'étain dans ces divers alliages est facile à constater par leur traitement avec l'acide nitrique qui sépare ce métal, toujours à l'état de deutoxido, sous forme de poudre blanche insoluble. Ce caractère pris isolément

pourrait cependant faire confondre ces alliages avec ceux qui contiennent de l'antimoine, mais on les en distingue par la propriété que possède la dissolution des alliages d'étain dans l'acide chloronitreux de se mêler entièrement à l'eau sans se décomposer, tandis que la dissolution des alliages d'antimoine dans cet acide mixte se trouble aussitôt, et laisse déposer de Voxichlorured' antimoine en^onàvo. blanche.

Alliage d'étain et de fer. Quoique l'étain puisse s'allier en un grand nombre de proportions avec le fer et produise des alliages cassants, plus ou moins fusibles selon le rapport des deux métaux, nous ne parlerons ici que du/èr blanc que l'on ne peut, à la vérité, considérer que comme un alliage très imparfait, formé de fer recouvert de plusieurs couches d'étain, dont les unes doivent lui être alliées, et les autres simplement superposées.

Les qualités du fer blanc dépendent généralement de celles de l'étain qui a servi à le préparer, et de la quantité qui est unie au fer; il importe de les déterminer dans le plus grand nombre des cas, et l'on ne peut y arriver qu'en s'aidant des moyens analytiques que fournit la chimie.

Deux moyens peuvent être employés dans ces sortes de recherches : le premier consiste à dissoudre un poids connu de fer blanc coupé en petits morceaux dans l'acide hydrochlorique, et à précipiter la dissolution étendue d'eau par une lame de zinc; l'étain seul est précipité et le fer reste en dissolution-, le poids du premier fait connaître celui du second. Le deuxième procédé consiste à dissoudre le fer blanc dans l'acide chloronitreux , et à évaporer la dissolution pour chasser l'excès d'acide, le résidu redissous dans l'eau est précipité par un excès de potasse à l'alcool qui s'empare du deutoxide d'étain et laisse le peroxide de fer qu'on lave sur un filtre et qu'on dessèche ensuite. Quant au deutoxide d'étain on le sépare et» saturant exactement

la liqueur alcaline par de l'acide nitrique ; ou bien après avoir sursaturé celle-ci par un excès d'acide liydrochlorique, on y plonf^e une lame de zinc pour précipiter l'élain à l'état métallique.

La présence du plomb dans l'étain ayant servi à la confection du fer blana, peut être constatée par le procédé usité pour séparer l'étaiu du plomb, c'est à dire par l'action de l'acide nitrique.

Alliages d'étai?.' et de plo.mb. L'étain et le plomb s'allient en toute proportion par la simple fusion^ ils forment ces divers alliaries qui sont si employés dans les arts soit par les potiers d'élain, soit pour la confection des tuyaux d orj]ue, desjouets d'enfants, et conune soudure des tuyaux de plomb.

La proportion respective de cbaque métal peut être délermiuéeri{]Oureusement parle procédé suivant : on prend une certaine quantité d'alliajje coupé en. petits morceaux avec une cisaille, on l'introduit dans un petit ballon avec 6 à 7 fois sous poids d'acide nitrique pur à 30° , et l'on fait cbaufter peu à peu. L'acide nitrique en a<]issant sur cet alliage convertit l'étain en deutoxide blanc insoluble, et en prolonitrale de plomb soluble. On évapore la liqueur jusqu'à siccité pour vaporiser l'excès d'acide et ou traite ce résidu par l'eau bouillante pour redissoudre le nitrate de plomb, et séparer le deutoxide d'étain qu'on lave sur un filtre, qu'on dessèche ensuite, pour le peser après calcination jusqu'au rouge. La quantité de cet oxide permet de calculer celle de l'étain métallique.

Pour obtenir le plomb on réunit à la solution aqueuse toutes les eaux du lavage, et on y ajoute un excès de solution concentrée de sulfate de soude qui décomposant le nitrate de plomb produit du sulfate de })lond) insoluble, qu'on recueille ù part. Ce dernier sel lavé, séché et pesé fait connaître le poids du plomb métallique. Enfin si

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d'autres melaux dissolubles dans Tacide nitrique étaient mêle's à ces deux métaux , ils se trouvt raient dans la liqueur d'où le sulfate de plomb a été précipité, et on pourrait en constater la présence par les réactifs.

Allia-Ges d'étaik et de ziinc. L'étain combiné au zinc dans certaines proportions acquiert de la dureté et de la ténacité. Tous ces alliaf;es sont blancs, quelques uns sont assez tenaces pour résister aussi bien au frottement que le laiton. u .

Ou peut facilement analyser ces alliages en les traitant par l'acide nitrique , qui dissout le zinc et transforme l'étain en deutoxide insoluble , facile à recueillir. La dissolution de zinc précipitée par un carbonate soluble donne du carbonate de zinc qui lavé, séché et calciné au rouge, laisse de l'oxide de zinc pur. Dans le cas où la dissolution de zinc renfernierait du peroxide de fer, il faudrait le séparer alors au moyen de l'ammoniaque en excès qui retiendrait l'oxide de zinc.

Alliages de fer. Quoique le fer s'allie avec la plupart des autres métaux , il n'y en a qu'un petit nombre qui soient employés dans les arts; et dans cette catégorie nous comprenons les composés que l'acier peut aussi produire. Les alliages du fer et de l'acier sont faciles à reconnaître par leur propriété magnétique , leur dissolution dans les acides sulfurique, hydrochlorique ou nitrique qui produisent un précipité verdàtre ou jaunâtre avec les alcalis suivant l'état d'oxidation du métal, à la couleur noire que développe immédiatement ou au bout de quelque temps, dans leur dissolution neutralisée, l'infusion de noix de galles, et enfin au précipité bleu pale ou foncé que la solution de cyanure de fer et de potassium y occasionne.

D'après les expériences de MM. Faraday et Stodart, ainsi que celles de M. I3erthier , l'argent , le nickel , le chrome, le platine, le rhodium et l'iridium alliés en

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petite quantité à l'acier fondu augmentent ses qualite's, en le rendant plus dur , susceptible de recevoir un beau poli et de se damasser par Taction des acides.

En variant les proportions de platine on peut obtenir un alliage blanc qui par le beau poli qu'il prend et son inaltérabililë à l'air, devient très propre à la confection de miroirs métalliques.

Alliages DE MERCURE. [Xojqz Âtnal g âmes. )

Alliages de mckel. Un seul de ces alliages est aujourd'hui employé, c'est celui qu'on désigne sous le nom de 'pachfong, toutenayue ou argentan, et dont nous avons parlé à l'article des alliages de cuivre. (Voyez Alliage de cuivre., de nickel et de zinc. )

Alliages d'or. Parmi les combinaisons que l'or forme avec les métaux usuels, il n'y a que ceux résultant de son union avec l'argent et le cuivre qui présentent quelque importance dans les arts.

Le premier de ces alliages est employé par les bijoutiers ; on en fait usage comme soudure des bijoux d'or. L'alliage désigné dans le commerce sous le nom d'or vert, en raison de sa couleur jaune verdatre^ entre dans la composition de quelques bijoux de fantaisie, il contient 3 parties d'or contre une partie d'argent. Le second alliage formé d'or et de cuivre dans difterentes proportions constitue soit la base des monnaies d'or, soit celle des bijoux. En France les monnaies d'or sont au titre de 90()/100(); les bijoux d'or y ont trois titres différents, savoir 750, 840 et 920 millièmes d'or.

Les bijoux au titre le plus bas sont exposés à se ternir Il l'air par les émanations du corps, à cause de la proportion de cuivre qu'ils renferment. On les nettoie en les frottant avec une brosse douce imprégnée d'eau de savon , puis après les avoir essuyés, on les passe dans de l'ammoniaque

étendue d'eau pour dissoudre la couche d'oxide de cuivre qui s'est formée à la surface.

L'analyse des alliages d'or et d'argent ne peut être effectuée que par les opérations que nous avons décrites à l'article Coupellation de Vor. ( Voyez ces derniers mots ) ; ou par la voie humide en dissolvant l'alliage par l'acide nitrique si l'argent prédomine j dans le cas contraire l'alliage ne peut élre attaqué entièrement que par l'acide chloronitreux (eau régale), qui transforme l'or et l'argent en deux chlorures dont le premier est soluble et l'autre insoluble. Cette opération par la voie humide est nommée départ inverse ^ parce qu'en effet elle est contraire au résultat qu'on obtient dans le départ de l'or par l'acide nitrique ou par l'acide sulfurique-, l'argent est dissous dans cette opération, tandis que dans la première c'est l'or qui se trouve en dissolution.

Alliages d'or et de cuivre. Le cuivre en s'alliant à l'or n'en change pas la couleur, mais en diminue la densité et en augmente la dureté. Ces alliages qui forment lor 'monnayé et ouvragé, (doivent, être analysés par la coupellation. ( F oyez ce mot. ) Mais cette opération qui demande nécessairement une prise d'essai au moins d'un gramme ne peut être pratiquée sur les petits objets fabriqués en alliage d'or et de cuivre.

Pour essayer et déterminer le titre des bijoux d'or, oo a recours à une opération particulière désignée sous le nom di opération du totichau.

Ces essais au touchau ont été établis pour les objets d'or dont la légèreté et la délicatesse ne permetlent pas d'en prendre, sans les altérer, des quantités suffisantes pour l'essai au fourneau de coupellation.

L'opération du touchau consiste à frotter l'or qu'on veut essayer sur une espèce de trappe noir et poli (vulgairement désigné sous le nom de pierre de louche), et à y former

une louclte pleine d'environ deux ou trois millimètres de large, cl de quatre de long; on compare celte trace forme'e par l'or qu'on essaie avec les traces de différents alliages d'or et de cuivre dont les titres sont parfaitement connus, la couleur de la trace de ces alliages qui se rapproche le plus de celle de l'or qu'on examine est un indice approximatif de son titre, enfin on étend doucement et également sur la trace d'or, soit avec un tube de verre, soit avec un bout de plume, une goutte d'un mélange de 98 parties d'acide nitrique pur à 1,340 de densité, de 2 parties d'acide liydroclorique de 1,175 de densité et 2o parties d'eau distillée.

Si, au bout de 7 à 8 minutes, la touche a conservé sa couleur et son brillant , c'est une preuve que l'objet est au titre ordonné par la loi, mais lorsque la trace prend une couleur brune de cuivre brûlé, et qu'en essuyant légèrement la pierre il reste beaucoup moins de matière, on peut être certain que l'objet est au-dessous du titre 7aO, et par conséquent mauvais.

Yauquclin, dans son Ma7iuelde V essayeur^ auquel nous avons emprunté une partie de cet article, assure, par des essais nombreux qu'il a faits , que l'acide nitrique pur n'a nulle action sur certains alliages d'or et de cuivre , et que plus le titre de l'or est élevé, et plus la liqueur acide pour le touchau doit contenir d'acide hydrochlorique; la meilleure proportion pour celte opération est celle que nous avons indiquée ci-dessus.

La qualité de l'alliage ayant été déterminée par l'opération du touchau, on marque d'un contrôle les bijoux qui en sont formés, afin que l'acheteur ne puisse être trompé sur leur véritable litre.

Alliages d'ok ET de PLATI^E. L'or s'unit aisément au platine aune douce clialeur, c'est en raison de celte affinité qu'on emploie l'or pour boucher les gerçures qui se fout

dans les vases de pîatiue. Allié à une petite quantité de platine il perd sa couleur jaune , devient l)Ianc , cassant et très réfraclaire. Quoiqu'aucun de ces alliaf;es ne soit employé, on a cependant cherché quelquefois à falsifier les monnaies d'or ou les bijoux par le platine, mais cette fraude qui ne permet pas d'introduire dans l'or beaucoup de platine, sans détruire sa couleur, est toujours facile à distinguer dans le cours des opérations qu'on lui fait subir. Ainsi par la coupellation le bouton de retour ne présente pas le phénomène de l'éclair, il est gris, aplati et cristallisé. Lorsqu'on le traite par l'acide nitrique pour dissoudre Tarèrent qu'on lui a ajouté , il laisse déposer du platine en poudre noire, et la dissolution d'argent qu'on obtient est colorée en jaune paille par une petite quantité de platine.

L'analyse des alliages d'or et de platine peut se faire par la voix sèche et par la voie humide. Dans le premier cas on coupelle l'alliage avec 2 à 5 fois son poids d'argent fin, et on départit par l'acide nitrique ; si la proportion de platine est petite elle est dissoute avec l'argent par cet acide.

L'analyse par la voie humide se pratique en dissolvant l'alliage dans l'acide chloronitreux , évaporant la dissolulion jusqu'à siccité et redissolvant dans l'eau distillée les deux chlorures d'or et de platine qui forment le résidu. Le protosulfate de fer ajouté à cette dissolution réduit le deutochlorure d'or et en précipite le métal sous forme de poudre brune qu'on lave à l'eau d'abord et ensuite à l'acide liydrochlorique faible. Cette poudre calcinée au rouge prend l'aspect de l'or mat. Quant au platine qui reste en dissolution on peut le précipiter, soit par une lame de zinc distillé, soit en concentrant cette dissolution et y ajoutant une solution d'hydrochlorale d'ammoniaque cpii s'unit au deutochloiau-e de platine el forme avec lui un composé très peu soluble dans l'eau froide.

Alliages de i'LOjIie. Le plomb forme avec plusieurs mé-

taux des alliages assez imporlauts par leur usage ; nous avons signalé ceux qu'il produit avec X antimoine, le bismu/h et Yétain, en parlant des alliages de ces derniers. La présence du plomb dans ces composés est facile à constater par la propriété dont il jouit de se dissoudre dans l'acide nitrique faible et de former une dissolution d'où l'on précipite facilement le plomb à l'état de sulfate insoluble en y versant une solution de sulfate de potasse ou de soude-, et c'est toujours à cet état de sulfate de plomb que dans les recherches analytiques le plomb est dosé.

Alliages de zinc Les seuls alliages qui soient employés dans les arts sont ceux que ce métal forme avec l'étain et le plomb ainsi qu'avec le cuivre, dont nous avons déjà parlé plus haut.

Le zinc en s'unissant à l'étain donne un alliage peu ductile, mais dur et sonore; combiné en certaines proportions au plomb il en augmente la dureté et le rend plus apte à recevoir le poli.

La présence du zinc est constatée dans ces alliages en les traitant pair l'acide nitrique qui transforme ce métal en nitrate de zinc soluble ; mais pour le démontrer il est nécessaire , si le plomb fait partie de l'alliage , de le précipiter d'abord par le sulfate de soude, et d'essayer ensuite la dissolution par les solutions de potasse et d'ammoniaque qui y produiront des précipités blancs, solubles dans un excès de ces alcalis.

ALUMINE. Nom donné par les anciens chimistes à la base de l'alun qu'ils regardaient alors comme une terre , mais que les expériences des chimistes modernes ont démontré être l'oxide d'un métal particulier qu'ils ont appelé aluminium.

L'alumine est une des substances les plus abondamment répandues sur le globe. On la trouve quelquefois à l'état de pureté, mais le plus souvent combinée à certains acides

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comme dans les argiles , les feldspalhs , le mica et un très grand nombre d'autres minéraux.

Propriétés. A l'élat de pureté l'alumine se présente à l'état de poudre blanche lépcre. Elle n'a ni saveur, ni odeur, mais happe à la langue, et y adhère en en absorbant l'humidité. Sa densité est de 2,000. Elle est infusiblc au feu ordinaire.

Composition. Cet oxide est formé de : -

Aluminium 55,5 ou 2 atomes.

Oxigène 40,7 5 atomest

100,0 Sa formule = AL^ 0^ ou Al.

Caractères distinctijs. Au feu du chalumeau l'alumine ne change pas d'aspect, elle fond seulement avec le borax, et se transforme en un verre diaphane -, mouillée avec la solution de nitrate de cobalt, elle donne, au moyen d'une insufflation énergique , une belle couleur bleue.

Sa solubilité dans la potasse caustique, la propriété qu'elle a de donner de l'alun qui cristallise facilement lorsqu'on la combine à l'acide sulfurique et à la potasse, peuvent encore servir à la distinguer des autres oxides métalliques.

ALUMINIUM. Radical métallique de l'alumine qui a été isolé pour la première fois en 182S , par M. AVohler.

ALUN. Nom technique sous lequel on désigne vulgairement le sulfate double d'alumine et de potasse, ou le sulfate d'alumine et d'ammoniaque. (Voyez Sulfates.)

AMALGAMES. On désigne sous ce nom particulier les composés que le mercure produit avec les autres métaux. Ils sont tantôt liquides et tantôt solides: liquides lorsque le mercure est prédominant, solides lorsqu'il est en moins

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