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On peut, à l'aide de ce tableau déterminer la quantité réelle de gaz ammoniaque contenue dans un poids ou dans un volume quelconque d'ammoniaque liquide , marquant un degré connu au pèse-liqueur : en effet , il sufllt de mul-
tiplier lo volumo d'ammoniaque liquide par sa densité, et leprodiiil qu'on obtiendra, multiplié à son tour par la proportion de gaz ammoniaque exprimée en millièmes, donnera la quantité absolue de ce ;;az contenue dans sa solution : exemple, supposons que l'on ait 10 litres d'ammoniaque liquide à 22°. La densité de cette solution à 22*^ étant de 0,9250, on aura en poids 10 X 0,9250 == 9 kilog. 250 gT., qui contiendront 9i^*',250 X 0,202G = i^^.mO de gaz ammoniaque.
On arrive au même résultat en saturant exactement une portion d'ammoniaque liquide par l'acide bydrocldorique faible , évaporant à siccité la solution dans une capsule larée , et pesant l'bydrocblorate d'ammoniaque sec qu'on a formé; la proportion de ce dernier permet de calculer la quantité d'ammonia({ue qui était en solution dans l'eau. En se servant d'une solution titrée d'acide hydrochlorique faible dont on estimerait la proportion nécessaire à la satu • ration de l'ammoniaque qu'on essaye, on se dispenserait d'évaporer, et le calcul seul acbèverait de résoudre le problème.
Caractères diatînctîfs de V ammoniaque liquide pure. \° L'ammoniaque liquide pure , indépendamment des propriétés pbysiques que nous avons rapportées plus haut, lorsqu'elle a été préparée avec de l'eau distillée et du gaz ammoniaque pur, ne doit être ni troublée ni précipitée par les solutions de cbaux et de barite.
2" Saturée par l'acide nitrique faible, elle ne doit pas avoir d'action sur les solutions de nitrate d'arj;cnt et de proto-nitrate de mercure , ce qui dénote l'absence de l'acide bydrocldorique dans ce produit.
5° La solution d'acide bydrosulfurique versée en excès ne doit y apporter aucune coloration , ce (|ui arriverait si elle tenait en dissolution quelques oxides métalliques.
4° Enfin , la pureté de l'ammoniaque liquide pouvant être altérée par une petite quantité d'imile enipyreumalique provenant quelquefois du sel ammoniac mal purifié qui a servi à sa préparation , on s'assurerait de la présence de cette huile par deux moyens simples : 1° en laissant évaporer à l'air une portion de la solution d'ammoniaque, ou en en mettant une petite couche dans le creux de la main, tout le gaz ammoniaque se dégage peu à peu et il reste un résidu liquide qui renferme la matière huileuse que l'odorat fait très bien reconnaître^ 2° le second moyen consiste à y ajouter goutte à goutte de l'acide sulfurique à G6° jusqu'à ce qu'il y en ait un grand excès, alors la matière huileuse ou toute autre matière organique en solution dans l'ammoniaque hquide étant carbonnée, la liqueur devient plus ou moins brunâtre.
Usages. La solution aqueuse d'ammoniaque est très employée dans les laboratoires, et surtout dans les recherches analytiques , soit pour précipiter certains oxides métalliques de leurs dissolutions , soit pour les redissoudre et les séparer des oxides qui y sont insolubles. Son action sur les sels métalliques est très différente ; elle est nulle sur les sels de potasse, de soude, de chaux, de harite et de slrontiane, quant aux autres sels, ou ils sont entièrement décomposés , ou en partie seulement, et à l'égard de quelques uns les oxides sont redissous par un excès de cet alcali. Ainsi les sels à hase d'alumine sont tous décomposés par l'ammoniaque qui en sépare l'alumine à l'état d'hydrate sous forme d'une gelée demi-transparente.
Les sels neutres de magnésie et de proloxide de manganèse sont en partie décomposés et transformés en sels doubles , tandis que l'autre partie de leur oxide est précipitée.
Les sels de peroxide de Jer, de bismuth, ùc plomb,
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ô" antimoine j sont décomposés avec séparation complète de leur oxide.
Les selsde zinc, de cuivre, de nickel, donnent avec Tainmouiaque employée en petite quantité des sels doubles, et des précipités très solubles dans un excès d'ammoniaque avec coloration ou sans coloration.
Les sels ûe pro/oxide de mercure fournissent un précipité de protoxide de ce métal et les sels de deutoxide un sous sel double, blanc insoluble.
Les sels d'argent ne sont point précipités par cet alcali, mais ils se transforment en sels doubles très solubles.
L'action dissolvante de l'ammoniaque permet dans les analyses minérales de séparer quelques oxides les uns des autres , mais cette propriété peut être aussi appliquée à la séparation de quelques composés binaires métalliques. C'est ainsi que les chlorure et bromure d'argent étant solubles dans cet alcali , il est facile de les séparer des iodures, sulfures mélalliques , avec lesquels ils pourraient être mélangés et de les obtenir ensuite en saturant l'ammoniac(ue par l'acide nitrique ou sulfurique.
Un emploie également la solution d'ammoniaque pour précipiter de leurs sels la plupart des alcaloïdes organiques.
AMMONIURES. Cette dénomination estparticulièrenieut donnée aux combinaisons solides que l'ammoniaque est susceptible de former avec quelques oxides mélalliques. Une seule de ces combinaisons est employée, c'est l'ammoniure de deutoxide de cuivre.
AMMOMURE DE DEUTOXIDE DE CUIVRE. Cet ammoiiiure que l'on prépare en pharmacie en faisant réagir un excès d'ammoniaque sur une solution faible de deulosulfate de cuivre , ne s'emploie qu'en solution dans l'eau et à l'extérieur comme un léger escarrotique dans le traitement de quelques ophlholniies.