‹ Dictionnaire des réactifs chimiques employés dans toutes les expériences faites dans les cours publics et particuliers, les recherches médico-légales, les expertises, les essais, les analyses qualitatives et quantitatives des corps simples et de leurs composés utiles, soit dans les arts, soit en médicine;Chapitre 50 sur 195 · BIS · texte numérisé non relu

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le trouve presque toujours à l'étal natif; quelquefois combiné au soufre et plus rarement à l'oxigène.

Les principaux minerais de bismuth se rencontrent en Bohême, en Saxe et en Transylvanie. La grande fusibilité de ce métal permet de le séparer facilement de sa gangue.

Propriétés. Le bismuth pur est blanc un peu rougeâtre, il se rapproche de l'antimoine par sa texture cristalline; comme celui-ci il a beaucoup d'éclat , est très cassant et facile à pulvériser. Sa densité est de 9,830 ; il entre en fusion à -{- 247®, et cristallise avec la plus grande facilité par le refroidissement. Ses cristaux présentent des cubes disposés régulièrement en escalier ou pyramides comme les cristaux de sel marin. A une haute température il se volatilise, chauffé au rouge il s'oxide au contact de l'air.

La formule représentant l'atome de ce métal est Bi.

Caractères distinctifs. 1° Chauffe au chalumeau sur le charbon, le bismuth fond aisément et s'oxide à la flamme extérieure en produisant autour du globule un oxide jaune réductible à la flamme intérieure; dans un tube ouvert ce métal en s'oxidant ne donne point de fumée blanche comme l'antimoine, mais il s'environne d'un oxide fondu d'un brun sombre qui, après le refroidissement, conserve une teinte jaunâtre. Cet oxide attaque fortement les parties du verre avec lesquelles il est en contact.

2° Traité par l'acide nitrique faible il se dissout entièrement à une douce chaleur et forme une dissolution incolore qui est précipitée par l'eau à l'état de sous-nitrate, sous forme de flocons blancs.

5° La dissolution nitrique de bismuth est précipitée en blanc par la potasse, l'ammoniaque et la solution de cyanure de fer et de potassium; en flocons noirs par l'acide hydrosuif uri que et les hydrosulfates; une lame de zinc ou de fer en sépare le bismuth sous forme de poudre noire.

L'saijes. On emploie le bismuth dans les arts pour [)ré-

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paror divovs allianos fusibles. On peut aussi s'en servir à la place du ploiiih pour coupeîler les ailia[;es d'ar{;cnt cl de cuivre. (Chaudet. )

BITUMES. On donne ce nom à des substances minérales combustibles, solides ou liquides, souvent friables, quelquefois molles et grasses, toujours fusibles et inflammables, d'une couleur noire, brune ou jaunâtre, et d'une odeur particulière très forte.

Les bitumes ont pour caractère d'être insolubles dans l'eau, en partie solubles dans Talcool*, plus solubles dans l'éther, les liuiles volatiles et les huiles grasses.

On en dislinfjue didérentes sortes, savoir : le hilume asphalte, dont nous avons parlé au mot asphalte ; le hitmnc de Miirindo, en Colombie, le hilume naphtc et le hitume jjefrofe , désignés en raison de leur fluidité sous les noms d'/niile de naphteci de 'pétrole (voyez ces mots) ; le gondrofi lîiinérol appelé aussi bitume 7na/the et pétrole tenace; la. poix minérale et le bitume élastique, produit minéral très rare, que les naturalistes désignent, en raison de son élasticité, par le nom de caoutchouc fossile ou minéral.

Plusieurs de ces bitumes, tels que ceux de napbte et de pétrole, ne sont composés que d'hydrogène et de carbone, et sont par conséquent de véritables carbures d'hydrogène; d'autres admettent au nombre de leurs éléments de l'oxigène.

Usages. La plupart des bitumes sont très emplf)ycs dans les arts, soit pour goudronner les câbles et les bois, soit pour revêtir les habitations et les dilîérentes parties basses des maisons, etc., etc. Plusieurs entrent dans la composition de la cire noire à cacheter et de certains vernis. La médecine en emploie aussi quelques uns, mais rarement.

BLANC D'AIIGI-NT. (Voyez Carbonate de plomb. )

BLANC DE BALEINE. On désigne dans les arts et le commerce, sous ce nom, une matière grasse, particulière, qui

se sépare spontanément, au contact de l'air, deriuiile qu'on retire des cavités des os du cràue de certains cétacés et surtout du cachalot. ( Physeter inacrocephalus. )

Ce produit était connu autrefois sous le nom de spermaceli et d'adipocire , en raison de sa consistance , qui tient en quelque sorte le milieu entre la graisse et la cire.

Propriétés. Le blanc de baleine ou cétine des chimistes, se trouve dans le commerce sous la forme de pains blancs, nacrés, demi-transparents, cassants, à cassure cristalline etlamelleuse. Il est doux etsavonneux au toucher. Sa densité est de 0,9 io; il fond à -H 4i°,GS : l'eau n'a aucune action sur lui , l'alcool à 0,821 de densité et bouillant en dissout 0,035 de son poids-, l'éther sulfurique le dissout en grande quantité. Traité par les solutions de potasse ou de soude caustique, le blanc de baleine se transforme en partie en savon et en un autre produit particulier que M. Chevreul a décrit sous le nom à'élhal.

Usages. Le ])lanc de baleine est employé en médecine et en pharmacie comme adoucissant et émollientj il entre dans la composition de certaines préparations pharmaceutiques, telles que pommades et onguents. Dans les arts on l'emploie pour fabriquer, à la place de la cire blanche, ces bougies qu'on a désignées sous les noms de bougies diaphanes on bougies t7'anspar entes.

]5iA^c DE FARD. Nom douné au sous-nitrate de bismuth dans le commerce.

BLA.?fC d'Espagne. Nom vulgaire de la craie ou carbonate de chaux nalmcl, friable, lavé et moulé en petits pains.

Blanc d'oei f. (A'oyez Albumine. )

Blanc de plojib. (Voyez Carbonate de phnib. )

BLLiN'DE. Les minéralogistes désignrMU sous ce nom le sulfure de zinc naturel.

BLEU DE COBALT. Combinaison bleue formée d'oxide

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de cobalt et d'alumine, remarquable par sa fixité au feu et son inaltérabilité à l'air.

Bleu d'i>digo, bleu de Saxe. {Bleu en liqueur ou de cojnposilion.) On connaît sous ces noms, dans le commerce , une dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique concentré.

Cette dissolution a reçu aussi le nom de sulfate dtindiijo et de sulfate d'indifjotiîie , mais d'après quelques expériences de M. Berzélius, le principe colorant ne jouerait pas le rôle de base dans cette combinaison , mais ce principe en se combinant avec l'acide sulfurique produirait deux nouveaux acides, doués de propriétés particulières, et qu'il a nommé acide sulfoindi(jotique et acide hyposul/o-iudif/otique. M. Dumas, dans un travail pviblié en 185G, partant d'une autre supposition, a démontré par des expériences multipliées que l'indigo dans cette réaction , se comportait à l'égard de l'acide sulfurique comme l'alcool et l'esprit de bois, en formant un composé d'un atome d'indigo avec deux atomes d'acide sulfurique qu'il a proposé d'appeler acide su/Jindi/lique.

Propriétés. Le bleu d'indigo du commerce se présente sous forme d'un liquide dense, d'une couleur bleu foncé très intense, d'une saveur acide très prononcée. Mêlé à l'eau il s'y combine avec dégagement de chaleur. Cette solution rougit fortement le papier de tournesol, précipite les solutions de nitrate de barite et de plomb, et se décolore par le chlore et la solution des chlorites.

Usages. Ce composé est très employé dans l'économie domestique pour donner au linge blanclii une teinte bleuàu-e. Les teinturiers s'en servent pour teindre la laine en bleu. Cette dissolution d'indigo étendue d'une certaine quantité d'eau et titrée, sert dans les essais chlorométriques pour élablir la valeur connnerciale des chlorites.

Bleu de prusse. Ce composé artificiel qui a été d'à-

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