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a^Téal)lo de couleurs irrisées très vives. FrolU', il acquiert iVleclriciliî vilrée comme beaucoup d'autres pierres pr»'cieuses taillées, mais sa vertu électrique, d'après Haiiy , s'éteint en moins d'un quart d'heure, taudis qu'elle persiste plusieurs heures dans d'autres pierres , et surtout dans la topaze incolore avec laquelle on pourrait le confondre à la simple vue.
Le diamant est parfaitement fixe à une très forte chaleur, et à l'abri de l'air, mais en contact avec ce fluide ou avec du gaz oxijjène, il brûle sans résidu à une température élevée et se résout en gaz acide carbonique pur.
DIASTASE. Ce nom a été donné par MM. Persoz et Pajen , à un principe organique qui se forme pendant la germination d'un grand nombre de graines céréales, et qui existe aussi dans les germes de la pomme de terre. Ce principepossède le pouvoir remartjuable , lorsqu'il est dissout dans l'eau, de rompre instantanément , à une température de Go à 70 degrés centigrades, les enveloppes des granules de fécule et de mettre en liberté la dextrine qui se dissous facilement dans l'eau et se trouve séparée des téguments insolubles. Si le contact est prolongé la diastase en réagissant sur la dextrine la convertit en sucre.
La diastase s'extrait de la macération de l'orge germée qu'on fait rapprocher au bain-marie à + 05" ; en versant alors de l'alcool dans cette liqueur, la diastase est précipitée sous forme de flocons insolubles. On dt)it la dessécher à une douce chaleur pour ne point l'altérer.
Usages. D'après MM. Persoz et Pajen, la solution de diastase soit pure, soit telle qu'on l'obtienlde la macération des graines germées, peut être employée pour faire directement l'analyse des farines, du riz, du pain, etc., et déterminer la proportion de matière soluble et insolulile. C'est ù l'action de ce principe qu'il faut attribuer l'usage que l'on fait de l'orge germée dans la préparation en grand de la
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(lexlrine et du sucre d'amidon pour les besoins des arts.
DISTILLATION. Opération par laquelle on réduit, dans i\es appareils particuliers, un liquide en vapeur pour le condenser de nouveau , afin de séparer soit les corps les plus volatils de ceux qui le sont moins . soit les principes fixes qu'il tient <'n solution. Cette opération se pratique ordinairement dans des alambics et quelquefois dans des cornues de verre ou de métal.
DOCIMASIE. Art d'essayer et d'analyser les minéraux et toutes les substances que produisent les arts qui s'exercent sur les minéraux. Cette opération s'effectue par deux procédés: 1° par la voie sèche; 2° par la voie humide. Le premier procédé consiste à soumettre la substance minérale à l'action de la chaleur et des flux ou fondants, soit pour reconnaître et constater la nature des principes qui y sont contenus, soit pour rechercher la proportion de l'un ou de plusieurs de ses éléments. Le deuxième procédé se pratique en dissolvant les minéraux et employant comme ajjents chimiques des acides et des réactifs en solutions pour opérer la séparation de leurs divers principes constituants. Dans quelques circonstances on combine ces deux méthodes pour obtenir un résultat plus exact, en analysant divers minerais employés dans les arts.
EAU. Oxide d'hyârogine , protoxide d'hi/drocjhie, ( Oxide hydrique. Ilerz.)
L'eau est un des corps les plus répandus dans la nature; elle existe sous trois états diflérents, à Ve'lat liquide, dVe/at solide et à Vetat vaporeux ou de ;;az non permanent. Sous le premier élat elle forme à la surface du globe des masses immenses connues sous le nom de mers, de fïeui'ps et de
lacs, el se rencontre parfois dans Tintérieur de !a terre cl en jaillit pour produire les dilïércntcs sources. A Yétat solide elle forme la j]lace qui ne peut exister qu'aune température inférieure à 0, el qui est permanente dans certaines régions du globe. Enfin , à Vétat de vapeur, elle se présente dans l'air, et c'est à ses changements d'état moléculaire qu'il faut attribuer la formation de certains météores aqueux, tels que les images , les hrouillards , la pluie, la rosée , la yrêle , etc. , etc.
L'eau liquide ne se rencontre jamais pure à la surface de la terre, elle tient toujours en solution diverses substances salines dont on ne peut la priver qu'en la soumettant à la distillation avec certaines précautions.
Propriétés essentielles. Dans son état de pureté c'est un liquide transparent, incolore en petite masse, insipide, ■ dont le point d'ébullition est à -j- 100° du thermomètre centigrade, sous une pression de O^^TO*^-. Soumise à l'évaporalion dans un vase de platine ou d'argent l'eau pure ne laisse aucun résidu •, essayée avec les réactifs chimiques elle ne doit agir en aucune manière ni sur la teinture du tournesol njsurle sirop de violettes; Veau de chaux, les solutions de nitrate de lurite, de nitrate d'argent, d^oxalate damtnoniaque , oxacide hydrosulfurique et à'hydros\il/ate d^ammoniague, ne doivent 1/ produire aucun effet se?isible. Tels sont les efïets que l'on remarque avec l'eau distillée, convenablement préparée pour les opérations chhniques el pharmaceutiques.
Amenée à cet état de pureté, l'eau est indispensable dans toutes les expériences de chimie où elle est employée comme dissolvant, non seulement dans les recherches analytiques, mais dans les diflerenles réactions que l'on veut opérer entre les corps sur lesquels on expérimente.
Composition. L'oxigène cl l'hydrogène s'unissent dans
le rapport d'un volumo du premier sur deux du second pour former l'eau , on en poids : '
Oxigène 88,00 ou 1 atome.
Hydrogène, 11,10 2 atomes.
100,00 Sa formule — on - ou H.
Eau aérée. On donne ce nom à Teau qui, par suite de son contact avec l'air, tient en solution une certaine quantité d'oxigène et d'azote. Toutes les eaux des fleuves et des rivières contiennent des proportions varialjles d'air qui iniluentsurlout sur leursqualités potables. D'aprèsMM. Humboldl et Proveiu-al, l'eau de la Seine, recueillie ù Paris, contient 0,0iî7o de son volume d'air dissous, ou un peu moins d'un trente-sixième. Celte proportion peut toujours être évaluée en remplissant d'eau un ballon d'une capacité connue, y adaptant un tube recourbé également rempli d'eau qui s'engage sous une cloche graduée pleine de mercure, et portant peu ù peu l'eau à rébuUiliou. L'air ainsi extrait de l'eau peut être analysé, soit par l'hydrogène dans l'eudiomètr*! à eau, soit par tout autre moyen. La quantité moyenne d'oxigène que contient cet air, s'élève de 0,30 à 0,51.
Eau de barite. (Voyez JJari/e.) Si^lution aqueuse de cet oxide.
Eai: de chaux. Solution aqueuse de chaux ou d'oxide de calcium. (Voyez Chaux.)
Eau distillée. C'est le nom qu'on donne à l'eau qui a été puriiiée par la distillation des matières fixes et salines qu'elle contient dans son état naturel. Cette eau doit présenter tous les caractères (pie nous avons raj)portés plus haut et qui appartiennent à l'eau pure.
Eaux distillées aronialiques. [Hydrolals^ Guiboun et Henry. )
On donne en pharmacie ce nom à des composés d'eau et de principes volatils qu'on obtient par la distillation des plantes ou de quelques unes de leurs parties avec de l'eau. Ces produits odorants sont formés le plus ordinairement d'huiles essentielles tenues en solution dans l'eau, et qui communiquent souvent à celle-ci des propriéte's médicamenteuses plus ou moins prononcées.
Les eaux distillées odorantes participent presque toujours de l'odeur des plantes qui ont servi à leur préparation; elles contiennent indépendamment de l'huile essentielle qui les caractérise d'autres principes organiques qu'elles ont entraînés pendant la distillation , et qui déterminent leur altération au bout d'un certain temps. Quelques unes renferment de l'acide acétique ou de l'acétate d'ammoniaque ( Chevallier).
En pharmacie on emploie certaines eaux distillées inodores qu'on obtient en distillant quelques plantes inodores avec l'eau commune. Ces produits, peu actifs, sont souvent remplacés par l'eau distillée simple, et plus souvent encore par l'eau commune. S'il n'est pas toujours facile de reconnaître la première substitution, on reconnaît aisément la seconde à la propriété qu'a l'eau commune d'aj^ir sur l'oxalate d'ammoniaque , le nitrate d'argent et le nitrate de barite par les sels calcaires qu'elle tient en dissolution.
Les eaux distillées odorantes qu'on vend dans le commerce sont quelquefois préparées en dissolvant de petites quantités d'huile volatile dans l'eau jusqu'à saturation. C'est ainsi qu'on fabrique une eau factice de fleurs d'oranger qui est débitée dans le commerce. Cette sophistication peut être reconnue par le moyen simple qu'a indiqué M. Leroy aîné, pharmacien au IMans. Eu mettant dans un verre
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de l'eau de fleurs d'oranoor préparée par distillalioii des fleurs avec l'eau, et y ajoutant quelques gouttes d'acide sulfurique concentré, elle prend aussitôt par raj^ilalion une couleur d'un beau rose clair, tandis que Teau laite par solution directe de l'huile essentielle dans l'eau ne clianoe pas. [Journal de chimie médicale , t. VI, p. 515.) M. Leroy annonce qu'aucune autre eau distillée oflicinale ne présente le même résultat.
L'eau de fleurs d'oranrfcr qui vient par la voie du commerce en eslaguons de cuivre est susceptible de contenir au bout de ([uelquc temps des petites quantités de ce métal, ce qui lui communique alors une saveur métallique très désajjréable et peut avoir un effet fâcheux sur la santé. On reconnaît la présence du cuivre dans l'eau de fleurs d'oranger par la solution du cyanure de fer et de potassium qui y produit imc teinte rouge marron; par l'acide hydrosulfuricjue qui lui donne une teinte noirâtre, et par l'ammoniaque liquide ([ui la rend bleuâtre.
Eau VOUTE. Nom usité dans le commerce pour désigner l'acide nitri([ue non purilié qui marque de 21" à 22" à l'aréomètre. (Voyez Acide nitrique.)
Eau de Goulard. On désijjne en pharmacie sous cette dénomination une solution formée d'une partie de sousacétate de plomb dans trente parties d'eau distillée ou d'eau de rivière ou de fontaine j dans ce dernier cas la solution est blanche et opaque par la décomposition d'une partie du sous-acélalc de plomb par le sulfate et le carbonate de chaux dissous dans Teau.
Eau de mer. On donne vulgairement ce nom à la grande masse d'eau que contient l'Océan, cette eau difl'ère de celle que charrient les fleuves et les rivières, par sa densité, sa saveur salée un peu amère, et son odeur désagréable due aune matière organique. Elle tient en solution dilTérents sels dont la quantité s'élève de 5 1/2 à 4 pour cent du poids