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de l'eau. Le chlorure de sodium en forme la partie principale. D'après l'analyse de Marcel, iOOO parties d'eau de mer contiennent 20, G de chlorure de sodium ou sel marin, 1,202 de chlorure de cnicium , ]\,\oï de chhrure de magnésium etl,GG de suljalc de soude. On y rencontre encore une petite quantité de clilorure de potassium, de bromure et d'iodure de sodium, dont les proportions n'ont pas été ^établies.
Eaux mikéuales. On désigne par celte dénomination toutes les eaux qui contiennent en solution assez de principes étrangers, acides ou salins, pour être sapides, et pour exercer sur l'économie une action dont le caractère varie suivant la nature de ces principes. Les eaux minérales sont très difïérentes les unes des autres sous le rapport de leurs propriétés physiques et chimiques, et, par conséquent sous celui de leurs propriétés médicamenteuses. Leur diflérente température les a fait diviser en eaux thermales et en eauxjroides.
Considérées sous le rapport de leur composition, on y trouve des fluides élastiques, savoir de /'oo^îV/^/ic, de V azote, de r acide carbonique, de l'acide h^drosuf/urique , de l'acide sulfureux; des chlorures, bromures et iodurcs à base de potassium, de sodium , de calcium et de magnésium*, des bicarbonates de potasse, de soude, de magnésie, de chaux, de protoxide de fer-, des sulfates, nitrates à base de potasse, de soude, de chaux et de magnésie; des sulfliydrates alcalins; des sels à acides organiques; des silicates à base alcaline, et des matières org,aniques végétales et animales. On a consigné dans quelques unes la présence dos carbonates de sironliane, de lilliiuni, mais eu très petite quantité.
On divise communément les eaux minérales, suivant la ])réil(ji)iiiiiuice delcurspiincipcs, onciiui classes : ï" Eaux 7niut'raleit f/azeuses',''2" eaux minérales salines; 3" eaux
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mim'rah'S alcalines', \° caiix minérales sulfureuses-^ o*^ eoux winc'ralcsjcrrugincuses. Quelques unes apparlieuneut à la fois à plusieurs de ces classes.
L'analyse des eaux minérales s'exe'cute de deux manières soitpour la détermination des qualités des substances qui s'y trouvent, soit pour Tévalualion numérique des principes (|a\'lles contiennent. La première méthode se pratique au moyen dos réactifs qui font connaître immédiatement par les cflcts qu'ils produisent la nature de la plupart des substances qui sont en solution dans l'eau-, là seconde, qu'on doit mettre en pratique pour apprécier leur rapport, exi^je une suite de manipulations particulières que nous rapporterons plus bas.
Exatnen des eaux minérales par tes réactifs.
Cet examen, qui doit précéder l'analyse quanlilalive, se pratique après avoir déterminé les propriétés physiques (les eaux sous le rappurt de leur couleur, leur odeur, leur saveur, leur limpidité, leur densité , etc., etc.
Les réactifs les plus employés dans les cas ordinaires sont : 1° La teinture de tournesol et le sirop de violette. La première dénote par la couleur rou}>e qu'elle prend lorsqu'on en verse quelques gouttes dans l'eau minérale , s'il existe dans celle-ci un acide libre ou en partie combiné-, la couleur rouge disparaît en chauflant si l'acide qui s'y trouve est de l'acide carbonique qui s'en dégage peu à peu. Danslecas de l'existence d'un acide fixe ou plus soluble la couleur rouge persiste. Le sirop de violettes indique par la couleur verte qu'il prend la présence d'un alcali libre, ou d'un sel alcalin. Des bandes de papier teint en bleu léger par la teinture de tournesol, et d'autres bandes de })apicr teint en rou;;c pâle par le tournesol additionné d'une petite (juantilc de vinaigre peuvent être employées dans les mêmes ciroonstanccs.
2° La foluliuii de proloxide de calciuin {eau de chaux). Ce rëaclif démonlre l'acide carbonique libre ou combiné par la formation d'un précipilé blanc, iloconneux, qui devient peu à peu pulvérulent ; il précipite aussi de leurs combinaisons avec les acides certains oxides tels que la magnésie, l'alumine et le protoxide de fer, mais les précipités de ces oxides se redissolvent 5a/<« tjffervescence dans l'acide bydrocblorique, tandis que le précipité formé de carbonate de cbaux se redissout avec effervescence,
5" La solution de potasse caustique décompose les sels terreux et métalliques et en précipite les oxides à l'état d'hydrates. Les oxides terreux sont incolores. Parmi les oxides métalliques précipités par cette base, l'hydrate de protoxide de fer est dénoté parce que le précipité blanchâtre suus lequel il se présente d'abord, passe au jaune de rouille au contact de l'air.
4** Les solutions de carbonate de potasse ou de soude précipitent également les sels terreux et métalliques.
3" La solution de nitrate de barite indique la présence des sulfates par la formation d'un précipité blanc, insoluble dans un excès d'acide nitrique ou bydrocblorique.
G° La solution du nitrate d'argent démontre la présence des chlorures en produisant dans l'eau ou un nuage blanc, ou un précipité blanc, cailh-botté, insoluble dans les acides, mais que Tammoniaquercdissout entièrement. Un précipite noir ou brun indique la présence de l'acide hydro-sulfurique ou d'un sulfure alcalin. Lorsque de l'eau minérale renferme de l'acide hydro-sulfurique libre , elle perd la propriété de former un précipité noir avec le nitrate d'argent après avoir été soumise à l'ébullition dans un ballon.
7" La solution d'acide oxalique ou celle de l'oxalatc de potasse ou d'ammoniaque, découvre la présence de la
chaux libre ou à Tétat de combinaison, qu'elle précipite sous forme de poudre blanche à l'état à^oxalate de chaux insoluble.
8° La solution de cyanure de fer et de potassium produit avec les eaux ferrugineuses un pre'cipilé bleu-verdâtre (jui n'apparait qu'au bout de quelques heures de contact. La solution de percyanure de fer et de potassium (cyanure ferrico-potassique ) est plus sensible, car elle produit immédiatement un précipité bleu dans les eaux minérales qui contiennent le fer ù iV'tat de protoxide.
9' L infusion aqueuse de 7ioix de galles, les solutions d'acide gallique on tannique, peuvent être employées pour reconnaître aussi la présence du fer dans les eaux minérales. Une teinte purpurine claire se produit au bout de (luelque temps dans les eaux qui ne contiennent qu'une très faible quantité de ce métal, tandis que celles qui en sont plus chargées prennent une couleur brune-noirâtre plus ou moins foncée.
10° La solution d^amidon versée dans une eau minérale, à laquelle on ajoute ensuite avec précaution quchpies gouttes d'une faible solution de chlore fait découvrir l'iode combiné par la formation d'une couleur bleue (iodurc d'amidine). La solution de nitrate ou de cldorure de palladium peut aussi, d'après nos observations, faire reconnaître les plus petites quantités d'un iodure alcalin par la teinte brunâtre qu'elle communique à l'eau minérale, et le précipité brun floconneux qui s'y forme au bout de plusieurs heures.
Tels sont les réactifs dont les chimistes font usage ordinairement dans ces essais préliminaires.
Extraction et détermination des gaz contenus dans les eaux minérales.
Les gaz contenus dans les eaux sont ordinairement l'air
almosphérique , l'oxigène, l'azote rarement isolé, mais le plus souvent mélange. Dans les eaux gazeuses on rencontre du [>az acide carbonique en plus ou moins grande quantité, et dans les eaux sulfureuses du gaz liydrosulfurique.
La quantité d'air ou d'oxigène et d'azote contenue dans une eau minérale, se détermine en remplissant de cette eau un ballon d'une capacité connue, y adaptant un tube recourbé plein d'eau lui-même, et qu'on engage sous une cloche remplie de mercure. Le ballon étant graduellement chauffé jusqu'à cl)ullilion de l'eau, on obtient sous la cloche un mélange d'eau et de gaz. On laisse ce mélange en repos pendant quelque temps, pour que la quantité d'eau qui se trouve sous la cloche puisse redissoudre autant que possible la proportion de gaz qu'elle contenait primitivement; En défalquant alors le volume de cette eau condensée, de celui sur lequel on a agi, on obtient le volume d'eau qui a fourni le gaz qu'on a recueilli.
Pour estimer l'acide carbonique qui peut exister dans ce mélange gazeux, on fait passer dans la cloche un peu de potasse ou de soude causlicpie, et par la diminution du volume après l'agi lation, on comiaît la proportion de ce gaz.
La proportion respective d'azote et d'oxigène se détermine par l'un des moyens que nous avons rapportés à l'analyse de l'air. (Voyez yJh\)
Dans l'évaluation des gaz on doit généralement noter la pression atmosphérique et la température, et ramener par le calcul leur volume mesuré à 0'", 7{> dépression et à 0 de température. ( Voyez pour ce calcul l'article Gaz. )
12'' Le meilleur moyen de déterminer la proportion d'acide carbonique consiste à remplir d'eau, aux trois ([uarts de sa capacité, un malras de "J à G litres, et ù y ajouter un tube recourbé qu'on fait rendre a travers un bouchon au
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tond d'un tlacon contenant une solution mixte d'ammoniaque et de nitrate de chaux ou de chlorure de calcium ; le gaz acide carbonique déga^îé par la chaleur, «'unissant à l'ammoniaque libre, produit du cai bonale d'ammoniaque qui est à l'instant décompose [)ar le nitrate de chaux, et donne naissance à un précipité de carbonate de chaux insoluble. Le poids de ce dernier sel lavé , et séché à -j- 100 fait connaître celui de l'acide carbonique, et par conséquent son volume. (Voyez Carbonate de chaux, sa composition.)
Pour déterminer la proportion d'acide hydrosulfurique dissous dans une eau minérale sulfureuse, on suit un procédé analogue à celui que nous avons décrit pour l'estimation du gaz acide carbonitjue, si ce n'est que l'on fait passer le gaz dégagé de l'eau par l'action de la chaleur à travers une solution d'acétate acide de plomb, ou de nitrate d'argent légèrement acide-, le poids du sulfure ol)tenu fait connaitre la (piantité de soufre, et par suite celle de l'acide hydrosulfurique.
Dans le cas où une eau contiendrait tout à la fois du gaz acide carbonique et du gaz hydrosulfurique , il faudrait soumettre l'eau à ces deux expériences, pour calculer les pro])ortions respectives de ces gaz. Lorsque l'eau ne contient ((uc l'un des deux gaz , il est plus simple de mettre en pralicjue le premier procède, et de séparer le gaz acide de l'air [)ar un peu de potasse, en tenant compte du volume de gaz que l'eau condensée dans la cloche sous le mercure peut tenir en solution à la température à laquelle on opère.
Extraclion des matières salines oit fixes.
C'est par l'évaporalion ménagée d'une quantité d'eau exactement mesurée ou pesée, (pi'on eflcctue cette opération. On la pratique à une douce chaleur, dans une capsule de platine, de porcelaine, ou de verre, qu'on lient
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couverte d\m papier pour empêcher la poussière de tomber dans l'eau. Lorsque rëvaporalion est terminée; on détache le résidu pour le peser après qu'il a été desséché ; ou ])ien, si la capsule le permet, on pèse le tout, et ou défalque le poids de la capsule.
Le résidu de l'évaporalion est formé de tous les principes fixes que contenait Tcau minérale. On le traite successivement par huit à dix fois son poids d'eau distillée pour dissoudre tous les sels solubles, et les séparer des matières insolubles qui sont ordinairement composées de carbonate de chaux, de carbonate de magnésie, de sulfate de chaux, de peroxide de fer, et de silice.
La solution aqueuse peut renfermer des chlorures à base de calcium, de magnésium et cle sodium*, des nitrates de potasse , de chaux et de magnésie ; des sulfates de potasse, de soude ou de magnésie. On l'évaporé à siccilé et après eu avoir pesé le résidu on le traite à l'aide d'une douce chaleur par l'alcool à 1)0 cent. Les chlorures et nitrates sont dissous et peuvent être obtenus par l'évaporation de l'alcool. La séparation directe de ces sels étant impossible, on détermine leurs rapports en les redissolvant dans l'eau distillée et divisant la solution en deux parties égales. Dans l'une on précipite tout le chlore par le nitrate d'argent, et du poids du chlorure d'argent sec et fonda ou déduit celui du chlore combiné à toutes les bases métalliques. Dans l'autre portion de la liqueur on verse du sous-carbonate d'ammoniaque qui décompose les chlorures de calcium, de magnésium, les nitrates de chaux et de magnésie, et transforme leurs bases en carbonates. Le carbonate de chaux se précipite , et son poids fait connaître celui du calcium, tant combiné au chlorure qu'uni à l'oxigène et à Tacide nitrique. La liqueur liltrée, étant évaporée à siccité, laisse un résidu composé de chlorure de sodium d'hydrochlorate d'auunonia([uo et de nitrate d\imniouia([ue
formes aux dépens des chlorures et nitrates alcalins et une certaine quantité de carbonate d'ammoniaque et de magnésie. Par la calcination au rouge dans un creuset de platine, les deux sels ammoniacaux sont volatilisés et décompQsés, et le chlorure de sodium reste mélangé à la magnésie. On sépare celle dernière par Teau en raison de son peu de solubilité, et son poids indique celui du magnésium.
En comparant la quanlilé de chlore indiquée par le chlorure d'argent sec, moins celle que renferme le chlorure de sodium retiré directement, à celle que prennent les proportions de calcium et de magnésium, on arrive par le calcul à connaître quelle est la c[uanlilé de ces métaux qui préexistait à l'état de nitrates.
La partie du résidu de l'eau, soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool est analysée d'après les mêmes principes. On détermine d'abord, par la solution de chlorure de bariuni, la quanlilé d'acide sulfurique existant dans tous les sulfates , et sur une aulre portion de ces sels on précipite à chaud la magnésie par une solution de sous- carbonate d'ammoniaque. Quant à la potasse et à la soude qui se rencontrent à l'état de sulfates dans ce résidu, on détermine leur rapport en décomposant ces deux sulfates par le perchlorale de barite et se conformant à ce que nous avons rapporté à l'article acide perchîorî<jue . (y oyez ce mol.)
Les matières lixes insolubles dans l'eau, étant coin[)osées comme nous l'avons indiqué plus haut, on les traite par l'acide hydrochloriquc faible qui dissout les carbonates de chaux , de magnésie cl le pcroxide de fer en laissant insolubles le sulfate de chaux et la silice. La dissolution hydrochloriquc sursaturée d'ammoniaque laisse précipiter le peroxide de fer à l'état d'hydrate ; en versant ensuite dans la liqueur liltrée de l'oxalate d'ammoniaque, on sépare la chaux , cl après cette séparation on peut précipiter la magnésie par le sous-phosphate d'anunouiaque.
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Pour isoler le sulfalc de cliaiix de la silice on liaile à cliaud le résidu par une solution de carbonate de potasse qui décompose le sulfate et le transforme en carbonate insoluble. L'acide liydrochlorique faible en agissant alors sur ce nouveau résidu, dissout ce carbonate et laisse la silice intacte. Pour estimer la proportion exacte de sulfate de chaux qui préexistait, il ne s'agit plus que d'évaporer la solution et de calciner le résidu avec de l'acide sulfurique pour reformer ce sel.
Dans l'exposé de la méthode analytique que nous venons de rapporter, nous avons eu seulement en vue de présenter un exemple simple de la marche qu'on doit suivre dans ces sortes d'expériences, marche qui varie avec la nature des principes contenus dans les eaux minérales.
Eau de pluie. L'eau de pluie recueillie avec soin, loin des murs et des toits des habitations peut, dans les circonstances ordinaires, être considérée comme de l'eau pure se rapprochant beaucoup de l'eau distillée ; telle est du moins l'eau qui tombe de l'atmosphère après plusieurs heures d'une pluie continuelle, car on conçoit que les premières portions d'eau doivent entraîner dans leur chute les corps étrangers en suspension dans l'air. Dans beaucoup de circonstances l'eau de pluie pourrait être substituée à l'eau distillée et servir à certaines opérations chimiques en grand. Quelques auteurs ont avancé que l'eau de pluie renferinait parfois de l'acide carbonique , de l'acide h}'drochlorique avec une matière organique , ou des traces d'acide phosphorique (MM. Daubeny et Witting.)
Depuis peu d'années M. Liebig a démontré par des expériences multipliées sur 77 échantillons d'eau de pluie, recueillis dans des vases de porcelaine à 77 époques diftërentes, que les pluies d'orages contenaient toutes de l'acide nitri(jue en plus ou moins grande quantité, combiné à de la chaux ou à de r.immoniaque. Dans les autres échau-
lillons M. Licbig n'a poinl renconlré cet acitle , co qui tend à faire supposer que la foudre en sillonnant de ses Irails enflammés d'immenses étendues d'atmosphère peut déterminer la combinaison d'une certaine quantité des éléments gazeux de l'air, comme Cavendish l'avait remarqué en petit, à l'aide de rélincelle électrique. [Annuaire du bureau des lonf/ùudes , pour l'an 1838, page 303.)
Eaux potables. On donne ce nom aux diftereutes eaux de source ou de rivières qui servent habituellement aux l)csoins de la vie sans produire aucun dérangement dans la santé de l'homme et des animaux qui en font usage soit comme boissons, soit mêlée à leurs aliments. Ces eaux tiennent naturellement de l'air en solution, et de très petite quantité de sels calcaires qui en somme ne s'élève tout au plus que de 2 à 5 grains par litre.
Eaux de puits. On désigne sous ce nom les eaux stagnantes qu'on rencontre à une plus ou moins grande profondeur dans le sein de la terre. Ces eaux, résultant de rinhllration des eaux pluviales à travers les diflerentes couches de terrain, ofirent des variétés dans leur composition. Elles sont généralement très chargées de sels calcaires qui les rendent impropres à la plupart de nos usages économiques. Parmi les principes qu'elles contiennent le sulfate de chaux s'y trouve prédominant, et en proporlion qui varie souvent, pour les eaux de puits de Paris et des environs de cette ville, de 8 à 30 grains par litre.
Les puits alimentés par des sources dont l'afïux se renouvelle continuellement, fournissent des eaux plus pures et qui, dans certaines localités, peuvent être, employées à beaucoup d'usages.
Les puits à eau stationnaire ou stagnante fournissent ces eaux (ju'on connaît vulgairenient sous le nom d^eaua^ crues ou dures ; elles ont pour caractères d'être impropres
à la cuisson des U'î^nmos cl au lessivarje du linrjc, en coagulant le savon qu'elles dcconiposenl.
Eaux de rivières. On nomme ainsi les eaux de sources qui coulent à la surface du sol dans des bassins qu'elles se sont formés naturellement. Ces eaux sont les plus pures après les eaux de sources.
Eau régale. Nom donné par les anciens chimistes à un mélange d'acide nitrique et hydro-chlorlque. (Noy^i^ylcide chloro-nitreux.
Eau seconde. Nom donné dans le commerce à une solution de potasse du commerce dans 5 parties d'eau. Cette solution est employée par les peintres en bâtiments pour nettoyer les boiseries de l'ancienne peinture à l'huile qui y a été appliquée.
Eaux de sources. Ces eaux tirent leur origine de l'eau de pluie qui, après avoir insensiblement filtré à travers les couches de la terre, se rassemble à rexlrémité de quelque pente, au fond de quelque cavité, et de là se fait jour à la surface du sol. Ces eaux sont aussi pures que l'eau de pluie, lorsqu'elles n'ont pas rencontré sur leur passage quelque corps soluble dont elles s'emparent, en raison de leur pouvoir dissolvant.
Eau végéto-minérale. (Voyez Sous-acélatc du jylomh.)
Eau de vie. On donne ce nom au produit de la disiillation du vin et des liqueurs spiritueuses. Ce produit est formé d'alcool et d'eau dans dilîérenles proportions (pii constituent son degré. Il porte divers noms suivant les liqueurs d'on il a été extrait. La proportion d'alcool contenue dans les dilîérenles eaux de vie du commerce, peut être facilement estimée ù l'aide de 1 alcoomètre, en tenant compte, pour obtenir un résultat exact, de la température à laquelle on fait l'épreuve.
L'eau de vie de vin du commerce est toujours colorée en jaune brunâtre, couleur qu'elle a contractée en vieillis-