AGI 4SS
L*existeiice du protochloriire de plomb est indiquée par IVzanirn dn résida de Févaporation ou de la distillation d*une portion de cet adde. Ce composé se présente en petites écailles, blanches, nacrées, peu sohibles dans Teau froide, mais solubles dans Teau bouillante.
Quant à Tacide sulfureux qui existe parfois dans cet acide et provient de ee que sur la fin de Topération une partie de Tacide sulfunqne en excès contenue dans le résidu a été décomposée par Télévation de la température , il est facile de constater la présence de cet aeide, en saturant par Teau de barite Tacide étendu d'eau, recueillant le précipité sur le filtre et le desséchant à une douce chaleur. Ce précipité de sulfite de barite. chauffé dans un tube, se décompose et fttur- Dit du soufre qui se sublime en se transformant en sulfate de barile; traité par Facide sul^rique hydraté, il exhale aussitôt Todeur vive et pénétrante de Tacide sulfureux.
M. Girardin, professeur de chimie à Rouen, propose, pour reconnaitre Texistence de Tacide sulfureux dans Tacidc hydrochloriquc du commerce, un procédé qui est fondé sur la décomposition de racide sulfureux par le protochlorure d'étain (Annales de chimie et de phytique, tome LXI, p. 286, mars 183G).
Voici comment on doit opérer :
On met, dans un verre à pied, 16 grammes environ (demi-once) de Tacide à essayer, on y ajoute 8 à 10 grammes de protochlorure dVtain cristallisé, qu^on fait dissoudre par Tagitation avec un tube de verre, et Ton verse sur le tout deux à trois fois son volume d'enu distillée.
Quand Tacide est pur, il ne se manifeste aucune coloration; mais pour peu ^u^il renferme d'acide sulfureux, on voit immédiatement, après Paddition du protochlorure d'étain, Tacide se troubler, devenir jaone, et dès qu'on a ajouté Teau, on sent l'odeur d'acide hydrosulfurique et la liqueur prend une teinte brune, en déposant une poudre de la même couleur; ce précipité est un mélanQe de protosulfure d'étain et de bioxide du même métal.
Dans cette réaction l'étain d'une partie du protochlorure , devenu 13>re, décompose l'acide sulfureux de manière à produire tout à la fois les deux composés indiqués ci -dessus : quant au dégagement d'acide hydrosulfurique il est dû à la dissolution d'un peu de protosolfbre d^étain formé par l'acide hydrochloriquc qui est en présence.
Ce procédé simple et prompt permet en moins d'une minute de constater la pureté de l'acide hydrochloriquc du commerce. M. Girardin annonce qu'un centième d'acide sulÂireux ne peut échapper à remploi de ce moyen aussi facile à mettre en pratique dans les ateliers que dans les laboratoires.
Usages. L'acide hydrochloriquc pur est très -employé dans une fonle d'analyses minérales ou inorganiques, soit pour dissoudre certains oxides et les séparer des composés avec lesquels ils sont mélange, soit pour précipiter l'argent de ses dissolutions et estimer sa (puintité par le poids du chlorure d'argent obtenu, soit enfin pour estimer la valeur des oxides de manganèse du commerce, (frayez Oxides de ce métal. )
Aci»B HTBKOCTAifiQinB OU Cyanhtdriqdf. (Cyonids hydrique. Berz.)
L'acide faydrocyaniqoe pur et anhydre se présente , a \a letni^T^-
ture o: dinaire, sous forme d*an liquide incolore, très-volatil , d*aDe odeur forte et analogue à celle des amandes amères ; sa densité est de 7,058 à -4- 7n; il bout à + 26,5 et se solidifie à •— IS». Cet acide rougit faiblement le tournesol. Il est peu stable dans ses éléments et se décompose assez promptement quelquefois, même dans robscurite, en prenant d^abord une teinte rougeâtre qui devient plus foncée et dépose une masse charbonneuse. L^eau et Talcool le dissolvent en toutes proportions et retardent sa décomposition.
Composition, Cet acide résulte de la combinaison de volumes égaux d'hydrogène et de cyanogène ou en poids de :
Cyanogène 96,55 ou 1 atome.
Hydrogène 5,65 1 atome.
Sa formule = Cy -4- H ou ( AzC ) -t- H.
Caractères distinctifs. La solution d'acide hydrocyanique pur, k part son odeur d'amandes amères, présente les caractères suivants : 1® L'eau de chaux et l'eau de barile ne la précipitent point.
2o Les solutions des sels de deutoxide de fer et de deutoxide de cuivre n'y produisent seules aucun effet; mais si on a préalablement saturé la solution d'acide hydrocyanique ipàv quelc^ues gouttes de potasse ou d'ammoniaque, il se manifeste un précipité qui est d'un vert sale avec les sels de deutoxide de fer, et devient d'un beau bleu foncé par l'addition de l'acide hydrochlorique ; avec la solution de deutosulfate de cuivre le précipité est bleu pâle et devient blanc laiteux par quelques gouttes d'acide hydrochlorique.
D'après les observations que nous avons faites, les sels de for
Ç cuvent démontrer dans les circonstances que nous avons exposées /lOOOO d'acide hydrocyanique dissous dans l'eau, et les sels de deutoxide de cuivre 1/20000.
30 La solution de nitrate d'argent produit un précipité blanc.
ordinaire. Ce précipité qu'on pourrait confondre à la vue avec celui -de chlorure d argent s'en distingue en ce qu'il ne brunit pas à la lumière, et que la solution de protonitrale de mercure le décompose en le rendant gris noirâtre.
4° La solution de protonitrate de plomb n'y apporte aucun changement.
5o La solution de protonitrate de mercure mêlée à la solution d'acide hydrocyanique produit un précipité gris noirâtre de mercure métallique divisé, provenant de la décomposition du protoxide dont une partie du métal reste unie au cyanogène à l'état de cyanure soluble.
Procédé pour reconnaître et estimer la quantité d'acide hydro^ cxanique pur mêlé à certains liquides incolores ou colorés.
Ce procédé consiste à soumettre à une distillation ménagée les liquides dans lesquels on recherche l'acide hydrocyanique, en ayant la
précaution de bien condenser les vapeurs qui s*en dégagent, à peser ensuite le produit distiflé, et à en examiner une portion par les réactiis énonces ci -dessus. Quant à la proportion exacte diacide hydrocyanique on ne peut la connaître qu'en précipitant une portion pesée dn liquide <tstillé par une solution de nitrate d'argent, recueillant le cyanure d^argent, le lavant et le séchant à ■+■ lOO»; le poids de ce composé permet aisément de calculer celui de Tacide hydrocyanique qui mi correspond; car le cyanure d'argent est formé de 329,9 cyanogène (â atomes) et 1551,6 argent (1 atome).
Donc en établissant une simple proportion, on saura de suite combien il entre de cyanogène et aargent dans le cyanure que Ton aura
obtenu, représente d'acide hydrocyanique pur anhydre.
C'est à l'aide de ce procédé plus ou moins modifié qu'il est possible d'évaluer la quantité d'acide hydrocyanique contenue dans les sirops employés en médecine. Les sirops simples de gomme, de sucre et de guimauve ne précipitant point parle nitrate d'argent, il est préférable, comme l'a observé M. Orfila, dans son Mémoire inséré dans le tome Y du Journal de chimie médicale , année 1829, de verser le nitrate d'argent dans le sirop hydrocyanique étendu de 2 à 5 fois son volume d'eau distillée, et de ne point recourir à la distillation qui occasionne toujours une petite perte d'acide hydrocyanique.
Lorsque l'acide hydrocyanique dans un liquide est mêlé à des ekhruresj carbonates et phosphates j il faut encore employer le nitrate d'argent qui produira dans cette circonstance un précipité mixte de tyanurcj de chlorure j de carbonate et de plwsphatc d'argent. En traitant ce précipité par l'acide nitrique faible , le carbonate et le phosphate d'argent seront dissous; le cyanure et le chlorure d'argent restants seront séparés Tun de l'autre par l'acide nitrique pur concentré etbouillant; au bout d'une demi-heure tout le cyanure aura été décomposé et transformé en nitrate d'argent. Pour apprécier alors la quantité de cyanure d'argent il faut, d'après M. Orfila, verser dans le nitrate obtenu assez d'acide hydrocyanique pour faire passer tout le métal à l'état de cyanure , que l'on pèsera après l'avoir lavé et desséché.
On arriverait au même résultat en précipitant la dissolution nitrique par un chlorure et déduisant du poids du chlorure d'argent rormé , la proportion équivalente de cyanure qu'il- représente : car 1794,2 de chlorure d'argent équivalent à 1G81,5 de cyanure de ce métal.
' 11 importe dans ces sortes d'expériences qui ont pour but la détermination du poids de l'acide hydrocyanique renfermé dans un liquide ou un sirop, de s'assurer par la distillation que cet acide est libre et non combiné à une base alcaline, car le nitrate d'argent précipiterait également du cyanure d'argent en le mêlant au liquide non distillé.
Dé l'acide hydrocxanique considéré sous le rapport médicolégal, et des recherches chimiques propres à faire connaître l'empoisonnement par cet acide,
La promptitude avec laquelle Tacide hydrocyanique même à petite dose anéantit la vie, sans produire de lésions sur les organes avec lesquels il a été mis en contact, rend les recherches chimiques trèsimportantes dans Tcmpoisonnement par cet acide.
Les différents travaux entrepris sur ce sujet soit par nous, soit par d^autres auteurs, prouvent 1° la possibilité au bout de dix-huit, quarante-huit heures, et même un temps plus long encore, de constater par les procédés que nous indiquerons plus bas la présence de ce terrible poison; 2o que c'est toujours dans les viscères où cette substance vénéreuse a été primitivement ingérée qu'on peut en découvrir les vestiges ; 3° qu'enfin dans les organes encéphaliques , la moelle épinière
(Mémoirelu à l'Institut en 1824.)
D'après de nouvelles recherches expérimentales que nous avons entreprises en 1820, M. le docteur Leuret et moi, et ayant pour but de découvrir s'il était possible la présence de l'acide hydrocyanique , longtemps après la mort, chez les animaux empoisonnés et exhumés après un certain laps de temps^ nous avons reconnu 1» que, lors de l'empoisonnement (les animaux par de petites quantités d'acide hydrocyanique, il n'est pas possible de le démontrer par les moyens chimiques après trois jours d'exposition à l'air après la mort; 2o que la disparition de ce poison dans les viscères des animaux exhumés est due à sa décomposition qui se trouve favorisée dans cette circonstance par celle des matières animales avec lesquelles il se trouve en contact; 3o qu'il importe pour constater cet empoisonnement d'agir le plus promptement possible sur les liquides et organes dans lesquels on soupçonne la présence de cet acide.
Les moyens à mettre en pratique consistent à soumettre à une distillation ménagée les liquides et matières qui sont l'objet de Texpérimcntation, en ayant la précaution de bien condenser les vapeurs qui se produisent avec de l'eau froide ou de la ^lace. Les tissus de l'estomac et des intestins, après avoir été divisés et coupés sous une couche d'eau distillée, doivent être soumis à la même opération avec ce liquide. Lorsque l'expérience est faite sur des organes qui ont éprouvé un commencement de décomposition putride, il est essentiel d'ajouter à l'eau avec laquelle on les distille, une petite quantité d'acide sulfuriquc pour dégager l'acide hydrocyanique de sa combinaison avec l'ammoniaque qui s'est formée. Le produit de la distillation doit ensuite être examiné par les réactifs que nous avons rapportés plus haut.
Dans une affaire judiciaire très-grave, plaidéc à la cour d'assises de Paris, en 1835, M. Chevallier a démontré que dans un empoisonnement sur Phomme par l'acide hydrocyanique, il était encore possible de reconnaître oans le liquide extrait de l'estomac , la présence de cet acide sept jours après son ingestion (Journal de chimie médicale^ tom. IX, p. 391),
AciDB HTsmoFLiTORiQiTB OU FLvoiHTDRiQUE. {Fluofide hydtique, Ber2.) Acide fiuoriqae des anciens chimistes.
Obtenu de la décomposition du fluorure de calcium par Tacide sulfiirique hydraté, cet acide s^ofiFre sous Taspect d'un liquide incolore, très-volatil, qui répand des fumées épaisses à Tair, et dangereuses à respirer. 11 entre en ébuUition à une température voisine de -4- 15» et conserve sa liquidité même à — 20. L^action vive qu^il exerce sur le Terre dont il décompose Tacide silicique en le transformant en gaz fluorure de silicium , fait qu*on ne peut le conserver que dans des vases d^argent, de platine ou de plomb, fermés avec des bouchons de même métal.
L^eaa se combine vivement avec cet acide en produisant un léger sifflement.
Campasilûm, Quoique le radical de cet acide (le fluor) n*ait pas encore été isolé, les expériences de divers chimistes autorisent à le rei^arder comme formé de volumes égaux d^hydrogène et de fluor, ou eo pmds de :
Fluor 94,93 ou 1 atome.
Hydrogène 5,07 1 atome.
100,00 Sa formule = F -4- H.
Caractères dlatincttfs, \o Mis en contact avec du verre ou de la silice eo poudre, il entre de^ suite en cbullition en laissant dégager une famée épaisse acide qui dépose de Tacide silicique hydraté sur les corps humides.
9o Sa solution aqueuse précipite les solutions de chaux, de barite et de strontiane, ces précipités sont redissous par un excès diacide bydrofluorique ou diacide hydrochlorique.
3o Les nitrates d^argent et de mercure n^apportent aucun changement dans la solution de cet acide pur.
dont jouit Tacide de produire du gaz 'action qu'il exerce sur Tean, le rend utile dans les analyses inorganiques pour distinguer cet acide.
H. Aug. Laurent en a fait une application à Tanalyse des kaolins ou autres silicates à base d'alumine, surtout pour ceux dans lesquels il existe un ou deux centièmes de potasse qu'il importe de doser.
Le moyen qu'il a employé avec succès consiste à dégager de l'acide bydrofhiorique pur d'un mélange de fluorure de calcium et d'acide (ulfurique placés dans un vase de plomb tourné, de 0<n,140 de hauteur, sur 0«»,105 de diamètre et de 0n»,006 d'épaisseur. Ce vasecy- Ibdrique est muni d'un couvercle de même métal, percé d'un trou de Dm ,005 de diamètre dans lequel est luté un tube de platine ou de plomb coudé à angle droit. Le couvercle et le tube sont lûtes avec du caoutchouc fondu.
On place dans un creuset de platine, 2 grammes de silicate réduit en poudre fine, qu'on arrose préa7al)/ement avec 2 à 5 îo\a %oil i^qv^-s^
d*eau distillée, et on fait arriver le tube conducteur des vapeurs diacide hydrofluorique dans le creuset à plusieurs millimètres de la surface de Teau.
L*acide hydrofluorique en se dissolvant dans Feau transforme la silice en fluorure de silicium gazeux qui se dégage, et Talumine, Toxide de fer et la potasse qui lui étaient unis en fluorures fixes soloblés. On transforme en sulfates ces composés, et on opère la séparation de leurs bases par les moyens ordinairement employés dans les analyses des minéraux {Annales de chimie et de physique^ tome LYHI, p. 427, avril 1835).
Acide HTDROsÉLÉNiQtTE ou sÉLÉNHTDRiQUE. (SéUnide hydrique. Berz. )
L^acide hydrosélénique à Tétat de liberté est un gaz incolore, d^une odeur semblable à celle de Tacide hydrosulfurique, mais suivie d*ane sensation à la fois piquante, astringente et douloureuse ; sa densité d'après M. Àmand Bineau, est de 2,795. Ce gaz est combustible, il brule avec une flamme bleuâtre, en laissant déposer sur les parois de la cloche une pellicule rougeàtre de sélénium ; il se décompose ausai par le concours de Teau et de Tair et laisse précipiter du sélénium en poudre rouge sur les corps humides.
Ce gaz est beaucoup plus soluble dans Teau que le gaz hydrosulfurique; sa solution a le goût et Todeur de ce dernier.
Composition, Le gaz hydrosélénique contient un volume d'hydrogène égal au sien. Ses éléments sont en poids dans le rapport suivant :
Sélénium 1 atome.
Hydrogène S atomes.
Sa formule est = Se H% ou Se fi.
Caractères distinctifs, !<> La solution d'acide hydrosélénique, à part son odeur d'œufs pourris , rougit le tournesol et produit des taches brunes sur la peau.
2o Exposée à l'air, elle prend une teinte opale tournant au ronge dans les couches supérieures, et dépose des flocons rouges de sélénium par suite de cette décomposition.
3o L'acide hydrosélénique en solution précipite toutes les dissolor lions des métaux des quatre dernières sections, même celles de fer et de zinc à l'état neutres. Tous ces précipités sont noirs ou bruns, à l'exception de ceux de zinc et de manganèse qui ont une couleur de chair.
Acide htdrosulfoctamique. (Sulfocyanide hydrique, Berz )
On désigne sous ce nom un acide qui résulte de l'union de l'hydrogène avec un corps composé de soufre et de cyanogène (sulfocyano* gène). Ce radical ternaire se produit en faisant fondre parties égales de fleur de soufre et de cyanure de fer et de potassium, lessivant It masse pour dissoudre le sulfocyanure de potassium qui s'est formé, et distillant dans une cornue cette solution concentrée avec de Tacide phosphorique. Ce dernier acide en réagissant sur le sulfocyanure de potassium donne naissance à de l'acide hydrosulfocyanique, qui passe a la distillation, et à du phosphate acide de potasse qui reste au fond de la cornue.
ÂCI 51
Propriétés, VMclde hydrosulfoeyanique n*a encore été obtenu qu*à réutde solutîoD dans 1 eau, il est incolore, doué d*une saveur fortement acide et d^une odeur piquante; lorsquMl est concentré il a une densité de 1,023 et entre en ébullilion à + 103o. Expésé à Tair il se décompose peu à peu, brunit, et laisse déposer du sulfocyanogène sous forme de poudre jaunâtre.
Compamiion, Cet acide est formé de volumes égaux d*hydrogène et desaUbcyan<^ne ou en poids de :
Sulfocyanogène 98,32 ou 1 atome.
Hydrogène 1,68 1 atome.
100,00 Sa formule est (Az -4- C -t- S) -»- H ou (Cy -H S) -♦- H.
Curactères disHnctifs, La solution diacide hydrosulfoeyanique est fiwîle à distinguer par la propriété qu*elle a de produire avec les sels de peroxide de for neutres , une couleur rouge de sang qui est si intense, quelle suffit pour faire découvrir des quantités très-faibles de cet oxide en dissolution. Les corps organiques qiii contiennent dans leurs tissus des traces d*oxide de for rougissent par le contact de la solution de cet acide, tels sont le liège et le papier.
2o Saturé par les bases alcalines il forme des composés incolores m/focffOHures qvLÏ sont décomposés par la solution de chlore, et laissent précipiter une poudre jaune rougeàtre qui est du sulfocyanogène.
Acide htorosclfurique ou sdlphtdriqde. (Sulfide hydrique, Berz.)
€e composé désigné autrefois sous les noms de gaz hépatiqucy gas hydrogène sulfuré ^ est rangé aujourd'hui au nombre des hydracides d^iprès ^es caractères et ses propriétés, il se rencontre tout formé dans la nature et se produit dans certaines réactions naturelles.
On le trouve en solution dans quelques eaux minérales, dont les propriétés médicinales doivent être attribuées à la présence de cet acide ou aux composés qu'il forme avec certains oxides métalliques; il fait aussi partie des produits gazeux , des fumaroles ou bouches à Tapeurs qui, dans plusieurs contrées de Tltalie, s'ouvrent un passage an fond des lacs qui renferment de Tacide borique; enfin Tacide hydrosnlforique se forme pendant la décomposition spontanée de plusieurs substances organiques qui admettent du soufre parmi leurs éléments.
Propriétés, L^acide hydrosulfurique à Tétat de liberté est toujours sous forme gazeuse à la température et à la pression ordinaires, il est incolore, d'une odeur forte, extrêmement désagréable et tout à fait analogue à celle des oeufs pourris; sa densité est de 1,1912. Il éteint les corps en combustion qu'on y plonge, mais s'enflamme au contact de Tair et brûle avec une flamme bleue pâle en produisantdu gaz acide •nlfnreax, et laissant déposer du soufre si la combustion a lieu dans m vaste étroit. Ce çaz rougit faiblement la teinture de tournesol, l'eau CD absorbe deux fois et demie son volume à + 18° et trois fois à + 11<*. Ainsi saturée cette solution a l'odeur du gaz.
Composition, Le gaz hydrosulfurique résulte de la combinaison de deux yolumes de çaz hydrogène et d'un volume de soufre, condensés en deux, ou en poids de :
Soufre 94,176 ou 1 atome.
Hydrogène 5,824 2 atomes.
100,000 Sa formule = S -H 2 H, ou S -+- H.
Caractères dish'ncHfa. 1o Ce gaz est facile à distinguer par son odeur fétide d*œufs pourris, par la propriété qu^il a d^éteindre les corps en combustion, oe rougir le tournesol et de noircir le papier imprégné d^acétale de plomb.
2o Les solutions de potasse, de soude , Teau de chaux et Teau de barite l'absorbent entièrement et font disparaître son odeur particulière en se transformant en sulfures solublcs. Les acides décomposent ensuite ces combinaisons avec dégagement de gaz hydrosulfuriqne.
3o Agité avec les solutions de chlore, de brome et d'iode, il est aussitôt décomposé, et le soufre en se séparant rend la liqueur trouble et laiteuse.
Solution d*acide hydrosulfurtque. Cette solution saturée a, comme nous Tavons dit plus haut, Todeur caractéristique du gaz, elle rougit la teinture de tournesol, elle se trouble à Pair par Toxigène qui déconippose une certaine quantité de gaz hydrosulfurique, et précipitedu soufre très-divisé ; si 1 exposition est prolongée, elle perd toute son odeur par suite de cette décomposition.
La solution diacide hydrosulfurique chauffée dans des vases dot munis de tube, s^engageant sous le mercure, perd par Tébullition tout le gaz qui lui était combiné, c'est même sur cette propriété qu^est fondé le moyen de déterminer dans Tanalyse des eaux sulfureuses la pro-
passer
tion d'acétate acide de plomb. L'acide hydrosulfurique décompose aussitôt le protoxide de plomb et le transforme en protosulfure de plomb insoluble, qu'on peut recevoir sur un filtre et peser après l'avoir desséché : le poids de ce sulfure fait connaître celui du soufre et par suit* la proportion d'acide hydrosulfurique qu'il représente.
Caractères distinctifs. Tous les réactire qui agissent directement sur le gaz hydrosulfurique décomposent sa solution aqueuse. Ainsi :
lo Les solutions de chlore, de brome, d'iode, d'acide sulfureux, et les acides nitrique et hyponilrique la rendent trouble et en précipitent du soufre.
2» Une lame d'argent ou d'étain plongée dans cette solution, brunit bientôt en se transformant en sulfure à sa surface.
5o Les solutions alcalines détruisent sur-le-champ son odeur en te transformant en sulfures.
4o Presque toutes les solutions des sels métalliques, à part les tdf des deux premières sections, et quelques-uns des autres sections sont décomposés par cette solution et convertis en sulfures métalliques insolubles, dont la plupart sont noirs et quelques-uns diversement colorés comme l'indique le tableau exposé ci-contre.
Tableau indiquant la décomposition et précipitation des sels viétalliques, par la solution diacide hydrosulfurique.