‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 32 sur 107 · AMM · texte numérisé non relu

AMM

Compo9Ùian, Le gaz ammoniac est formé de 1 volume d*azote et de 3 •Imnes d*hydrogène ou :

Azote 83,53 ou 1 atome.

Hydrogène. . . . 17,47 3 atomes.

100,00 Sa formule = Âz' H^ '

Jmmoniaque liquide. On donne ordinairement ce nom à la solution pense d*ammoniaque préparée en saturant Teau distillée de gaz amoniaque. Cette solution, dans son plus grand état de concentration , i eontient au moins le tiers de son poids; elle est incolore, d'une odeur Te et pénétrante semblable à celle du gaz lui-même, œune saveur rte et caustique. Sa densité est de 0,8750.

Cette solution d'ammoniaque agit sur les couleurs de la violette et 1 tournesol rougi par les acides à Tinstar des alcalis ; elle se congèle — 40 ; chauffée à + 35** elle abandonne peu à peu tout le gaz qu*elle ent en solution.

Les quantités de gaz ammoniaque et d*eau contenues dans cette >1ution peuvent approximativement, d'après les expériences de sir !. Davy, être déduites de sa densité comme l'indique le tableau suivant.

PROPORTIOn

DENSITÉ

DEGRÉS

de gaz

PROPORTIOn

à-f-tO.

au pèse-liqueur de Baume.

ammoniaque sur 100 parties.

d eau sur 100 parties.

On peut, à Taide de ce tableau, déterminer la quantité réelle de gaz ivmoniaqne contenue dans un poids ou dans un volume quelconque ^ammoniaque liquide, marquant un degré connu au p^e-\\c^«>r^ \

en effet, il suffit de multiplier le volume d^ammoniaque liquide p«r sa densité, et le produit qu^on obtiendra, multiplié à son tour par la proportion de gaz ammoniaque exprimée en millièmes, donnera la quantité absolue de ce gaz contenue dans sa solution : exemple, supposons que Ton ait 10 litres d^ammoniaque liquide à 32». La densité de cette solution à 22° étant de 0,9230, on aura en poids 10 X 0,9350 = 9 kilog. 230 gr., qui contiendront 9W.,230 X 0,2026=* 1^1.^9 de gaz ammoniaque.

On arrive au même résultat en saturant exactement une portion d*ammoniaque liquide par Tacide hydrocblorique faible, évaporant i siccité la solution dans une capsule tarée, et pesant Thydrochlorate d^ammoniaqne sec qu^on a formé ; la proportion de ce dernier permet de calculer la quantité d^ammoniaque qui était en solution dans TeavL En se servant d^une solution titrée diacide bydrocblorique faible dont on estimerait la proportion nécessaire à la saturation de Tammoniaque qu^on essaye, on se dispenserait d'évaporer, et le calcul seul achèverait de résoudre le proolème.

Caractères disHnctifs de Vammoniaque liquide pure, !<> L^ammonitque liquide pure, indépendamment des propriétés physiques que nous avons rapportées plus haut, lorsqu'elle a été préparée avec de Teaa distillée et du gaz ammoniaque pur, ne doit être ni troublée ni précipitée par les solutions de chaux et de barite.

2° Saturée par Facide nitrique faible, elle ne doit pas avoir d^aotion sur les solutions de nitrate d'argent et de proto-nitrate de mercure, ce qui dénote Tabsence de Tacide bydrocblorique dans ce produit.

3o La solution d'acide hydrosulfurique versée en excès ne doit y apporter aucune coloration, ce qui arriverait si elle tenait en dissolution quelques oxides métalliques.

4o Enfin, la pureté de Tammoniaque liquide pouvant être altérée par une petite quantité d'huile empyreumatique provenant quelquefois du sel ammoniac mal purifié qui a servi à sa préparation, on s'assurerait de la présence de cette huile par deux moyens simples : !<> en laissant évaporer à Tair une portion de la solution d'ammoniaque, ou en en mettant une petite couche dans le creux de la main, tout le gaz ammoniaque se dégage peu à peu et il reste un résidu liquide qui renferme la matière huileuse que l'odorat fait très-bien reconnaitref 2o lé second moyen consiste à y ajouter goutte à goutte de l'acide sulfurique à GO» jusqu'à ce qu'il y en ait un grand excès, alors la matière huileuse ou toute autre matière organique en solution dans l'ammoniaque liquide étant carbonnée , la liqueur devient plus ou moins brunâtre.

Usages. La solution aqueuse d'ammoniaque est très-employée dans les laboratoires, et surtout dans les recherches analytiques, soit pour

Î)récipiter certains oxides métalliques de leurs dissolutions, soit pour es redissoudre et les séparer des oxides qui y sont insolubles. Son action sur les sels métalliques est très-différente; elle est nulle sur les sels de potasse , de soude, de chaux, de barite et de strontiane; quant aux autres sels, ou ils sont entièrement décomposés, ou en partie seulement, et à l'égard de quelques-uns les oxides sont redissous par un excès de cet alcali. Ainsi les %e\%k hase d* alumine sont tous décomposés par

'ammoniaque qui en sépare Talumine à fétat d*hydrate sous forme Fuie gelée demi-transparente.

Les sels neutres de magnésie et de proioxide de manganèse sont en patie décomposés et transformés en sels doubles, tandis que Tautre partie de leur oxide est précipitée.

Les sels de peroxide de fer y de bismuth j de plomb, d'antimoine, sont ièBompoêés avec séparation complète de leur oxide.

Les sels de zinc, de cuivre^ de nickel^ donnent avec Tammoniaquc employée en petite quantité des sels doubles , et des précipités très- •olnbles dans un excès d'ammoniaque avec coloration ou sans coloratioii.

Les sels de proioxide de mercure fournissent un précipité de prolande de ce métal et les sels de deutoxide un sous-sel double, blanc irfairioble.

Les sels ^argent ne sont point précipités par cet alcali, mais ils se twisforment en sels doubles très-sol ubies.

L*action dissolvante de Tammoniaque permet dans les analyses minérales de séparer quelques oxides les uns des autres , mais cette propriété peut être aussi appliquée à la séparation tic quelques composés Moaires métalliques. C'est ainsi que les chlorure et bromure d'argent étant solubles dans cet alcali, il est facile de les séparer des iodures, nlfures métalliques, avec lesquels ils pourraient être mélangés et de les obtenir ensuite en saturant Tammoniaque par l'acide nitrique ou sulforique.

On emploie également la solution d'ammoniaque pour précipiter de leurs sels la plupart des alcaloïdes organiques.

AMMONIDRES. Cette dénomination est particulièrement donnée aux combinaisons solides que l'ammoniaque est susceptible de former avec (juelques oxides métalliques. Une seule de ces combinaisons* est em- ^oyée, c'est l'ammoniure de deutoxide de cuivre.

ijaMONiuRE DE DEUTOXIDE DE CUIVRE. Cet ammoniurc que l'on prépare en pharmacie en faisant réagir un excès d'ammoniaque sur une lohition foible de deutosulfate de cuivre, ne s'emploie qu'en solution 4uis l'eau et à l'extérieur comme un léger escarrotique dans le traitelent de quelques ophthalmies.

La solution de cet ammoniurc est d'un beau bleu-ciel foncé ; elle a me légère odeur d'ammoniaque, une saveur acre, piquante et un peu I ttyptique. Le nitrate de barite produit dans cette solution un précipité .1 kbme, insoluble dans les acides, indiquant la présence de l'acide sulforique qui préexistait en combinaison avec le deutoxide de cuivre : nriaturé par l'acide nitrique sa couleur bleue s'affaiblit et alors Faèide hydrosulfurique, la solution de cyanure de fer et de potassium tt une lame de fer décapée y démontrent manifestement la présence <1b deutoxide de cuivre.

ANALYSE. En chimie, on donne ce nom à l'opération qui a pour ^ de séparer les corps combinés entre eux, et d'en déterminer la na- ^ et la quantité.

L'analyse prend différents noms suivant ce qu'on se propose d'effectier : ainsi elle porte le nom d'analyse qualitative lorsqu'on cherche i reconnaître seulement la nature des principes simples ou composés

qui constituent une substance ; on la désigne sous le nom &aHalfm quantitative quand on a pour but de déterminer dans quels rapporti les principes constituants d^un corps sont unis. La première de eei opérations doit toujours précéder la seconde et servir de base, en quelque sorte, au plan qu^on doit suivre dans toute recherche analytique.

Considérée dans ses rapports avec les substances tirées du Tègm minéral ou du règne organique, elle est encore désignée sous lei noms d'analyse inorganique ou minérale, et d'analyse organique,

L^analyse minérale ou inorganique s^exécutc par des moyem extrêmement variés, elle repose en général sur des actions chimiquei déterminées par des affinités différentes que les corps ont les uni pour les autres, et que Ton peut faire varier suivant une foule de circonstances. Cette opération pratiquée sur les corps inorganiques,. qni fait connaître exactement la nature et la quantité des éléments de cei corps, peut presque toujours être contrôlée par la synthèse, opératHM qui, contrairement à l'analyse, a pour but de recomposer les corps qui ont été décomposés.

L^analyse organique peut être envisagée sous deux points de vue différents. Si son but est de séparer des composés organiques d^autrei composés moins compliqués, on la nomme analyse immédiate; si an contraire on recherche la proportion des éléments simples contenue dans ces composés, on la désigne sous le nom d'analyse médiate oo élémentaire.

L'analyse immédiate se pratique en traitant les substances organiques d*une composition complexe par des agents liquides incapables de les altérer : tels sont Tcau distillée à diverses températures, Talcool, Téthcr sulfurique, les acides minéraux affaiblis, les solutioni alcalines étendues qui en vertu de leur action dissolvante tendent i opérer la séparation des divers principes immédiats qui sont ou coflibinés ou mélangés.

L^analyse élémentaire des matières organiques telle qu'on Pexéeutt aujourd'hui, consiste à brûler la substance, au moyen du deutoxîdl de cuivre anhydre, de manière à réduire son carbone en gaz acklfl carbonique et son hydrogène en eau pour évaluer ensuite ces élé* ments par ces deux composés qui se sont formés. Quant à Fazote qpî fait partie constituante de quelques substances organiques, on le recueille à l'état de gaz mélangé avec l'acide carbonique; Toxigène qofl ces substances peuvent renfermer est déduit de l'excès de poids dfl celles-ci sur la somme du carbone, de Thydrogène et de l'azote.

Le procédé le plus généralement employé pour analyser une substance organique fixe par l'oxide de cuivre consiste à la mêler lorfqu'elle a été bien desséchée avec 20 à 25 fois son poids de bioxide de cuivre pur et de chauffer au rouge obscur ce mélange dans un tube de verre étroit pour en opérer la combustion complète.

L*appareil dont on se sert à cet effet est formé d'un tube de verre vert, de 10 à 12 millimètres de diamètre sur 40 à 50 centimètres de longueur; ce tube est bouché à une de ses extrémités et tiré en pointe

3u'on tient fermée. On met au fond de ce tube une couche d oxîdi e cuivre bien sec dans une longueur de 3 à 4 centimètres, puis OB

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