ANA
y porte le mélange qu'on recouvre d*une quantité d'oxide de cuivre pur pour remplir le tube à 3 centimètres près, si la matière à analyser ne renferme pas d*azote, dans le cas contraire, on met par-dessus le mélange 16 ou 20 centimètres d^oxide, puis 10 centimètres de cui- Tre plané en petits morceaux.
On dispose ce tube sur une grille en fi! de fer munie de plusieurs arceaux en fil de fer fort qui le supportent, cette grille est elle-même placée sur un fourneau long comme le représente la figure.
Le tube è combustion étant préparé et revêtu d*une enveloppe de efioqnant ou de cuivre laminé, on y ajoute au moyen d^un bouchon on tube pesé d^avance et renfermant du chlorure de calciuin fondu B, i eelui-ci on adapte Tappareil condenseur de M. Liébig qui consiste CD un tube recourbé G portant cinq boules ou renflements dans lesquels on a mis une solution concentrée de potasse caustique pour absorber Tacide carbonique qui se produit pendant Topera tion. Ûappareil étant ainsi disposé, on procède à la combustion en commen- 'Çant à chaufFer le tube du côté ouvert dans un espace de 4 à 5 centi- Bètres, et continuant à le chauffer d'avant en arrière, de manière à le maintenir rouge incandescent pendant toute la durée de Topération. En générai le dégagement du gaz qui doit être lent et régulier, sert à guider Topérateur. Dans cette circonstance, lorsque la décomposition est accomplie, il n*y a plus de dégagement de gaz et le tube est incandescent dans toute sa longueur. L^eau qui s^est formée est condensée dans le tube à chlorure de calcium, et Tacide carbonique se trouve absorbé dans la solution de potasse ; Taugmentation de poids des tubes qui les contiennent fait connaître exactement Tune et Tautre, et il devient facile de calculer les proportions d^hydrogène et de carbone quMls représentent. Si la matière organique est azotée, le gaz axote qui se dégage pendant la combustion s^échappe seul, et peut être recueilli dans une cloche graduée sur le mercure ; son volume ramené i température , et à 0°^76 de pression fait connaître ensuite son
Quand il s'agit de faire l'analyse de liquides organiques peu ou point Tolatils , on en pèse une portion dans une capsule c\ ou ^ m^-
13â A NT
lange une eertaine ^antîté d*oxide de cuivre qui Tabsorbe auMitôC. Ce mélange est ensuite broyé avec un pilon d^agate, puis après y avoir ajouté des planures de cuivre on l'introduit dans le tube av6c les pré* cautions indiquées ci-dessus. Pour les substances liquides très-volatiles, on les enferme dans une petite ampoule dont la pointe reste ouverte. On met cette ampoule dans le tube à combustion après y avoir versé d'avance une coucbe d'oxidc et de planures de cuivre.
Le bioxide de cuivre le plus propre à Tanalyse élémentaire des matières organiques doit être préparé soit enoxidant.à Tair le résida métallique de la distillation du verdet (dento-acétate de cuivre), soit en décomposant dans un creuset de terre le deuto-nitrate du même métal; quant au cuivre métallique nécessaire pour l'analyse des matières azotées, on se le procure dans un état convenable en grillant fortement à Tair les planures de cuivre pour détruire toute matière graisseuse ou huileuse dont elles peuvent être imprégnées, et les calcinant ensuite dans un tube à travers lequel on fait passer un courant d'hydrogène sec pour réduire l'oxide qui s'est formé à leur surface.
ANTIMOINE. Ce métal dont la découverte date du quinzième siècle, a été désigné par les anciens naturalistes sous le nom de ttibium^ nom qu'il a conservé dans les divers ouvrages latins.
Propriétés. L'antimoine métallique pur est d'un blanc argentin pré* sentant beaucoup d'éclat, et une texture rayonnée laraclleuse. Sa densité varie de 6,702 à 6,860. Il est très-cassant et facile h réduire en poudre. Exposé à l'action du calorique il fond à une température voisine de la chaleur rouge qui a été évaluée h ■+- 425°; chauffé au contact de l'air il entre en ébuUition, s'enflamme à la chaleur rouge et brûle en répandant une fumée blanche inodore, qui se condense snr les corps froids en aiguilles légères (protoxide d'antimoine).
Caractères distinctifa, !<> Ce métal traité à chaud par l'acide nitrique est facilement attaqué et transformé en une poudre blanche, in-' soluble, qui est de l'acide antimonieux.
âo Chauffé avec un mélange d'acides hydrochlorique et nitrique (eau régale), il se dissout promptement en passant à l'état de chlorure. Cette dissolution incolore est précipitée en flocons blancs abondants par l'eau , solubles dans un excès de potasse ; en jaune orangé par la solution d'acide hydrosulfurique ou par celle d'un hydrosnlfate, enfin une lame de fer ou de zinc en sépare l'antimoine sous forme de poudre noire, qui par la fusion reprend son aspect métallique.
L'antimoine que l'on trouve dans le commerce est rarement à cet état de pureté, il renlerme souvent du fer, de l'arsenic et quelquefois du cuivre et du plomb. La présence du premier métal est facile à constater en précipitant par l'eau la dissolution de ce métal dans Teau régale, filtrant la liqueur et y versant une solution de cyanure de fer et de potassium qui y développera instantanément un précipité bien plus ou moins foncé. La proportion d*oxide de fer pourrait être évaluée en précipitant ja liqueur par un excès de potasse caustique, le poids du peroxide de fer calciné ferait connaître celui du fer à Tétat métallique.
L'arsenic qui accompagne presque toujours les minerais d^où Ton retire l'antimoine se retrouve aussi en très-petite quantité, diaprés
SéniUas, non-seulement dans ce métal tel qae le commerce le fournit, mais aussi dans presque toutes les préparations pharmaceutiques dont il forme la base. On le reconnaît en calcinant fortement Tantimoine avec son poids de bitartrate de potasse pour produire un alliage d'antimoine et de potassium, si alors on traite ce produit par Teau il se dégage avec Thydrogène de Fhydrogène arsénié, facile à distinguer par son odeur alliacée et surtout en faisant brûler le gaz qui s*esl lormé dans une cloche longue et étroite, il se dépose sur les parois de la cloche une couche brun&tre d^hydrure d*arsenic.
Qaant à la présence du cuivre et du plomb dans Tantimoine du commerce, ces deux métaux étant dissolubles dans Tacide nitrique, on conçoit qu^ils doivent se retrouver dans la dissolution quand on traite ce métal à chaud par Tacide nitrique pur. Les réactife qu^on emploie pour distinguer les sels formés par leurs oxides , peuvent tr^bien servir à reconnaître Tun ou Tautre de ces métaux dans Tantimoine fourni par les arts.
U»Qg9M. L*antimoine métallique n*est pas employé par lui-même ; mais sert de base à plusieurs préparations chimiques et pharmaceutiques très-employées dans la médecine de Thomme et des animaux. Allié à certains métaux il forme plusieurs alliages dont les arts savent tirer un parti avantageux. (Voyez Alliages d'antimoine.)
Autihoinb diaphorétiqur. Nom donné par les anciens médecins au composé médicamenteux désigné aujourd'hui sous le nom de aouatmtintomate dépotasse,
ANTiMONlATES. Dénomination adoptée dans la nouvelle nomenclature chimique pour désigner les composés salins que forme Tacide antimonique avec les oxides métalliques. Un seul de ces composés est employé en médecine, c'est Tantimoniate de potasse.
Antinumiate de potasse. Ce sel qui forme la base du médicament c<mnu des anciens médecins sous le nom ^antimoine diaphorétique^ est le résultat de la calcination au rouge, d'un mélange de 3 parties d'antimoine et de 3 parties de nitrate de potasse.
Propriété*. L'antimouiate de potasse, lavé d'abord à l'eau froide, se présente en une masjse blanche, friable, peu sapide, que Teau bouillante décompose et transforme en biantimoniate de potasse insoluhh et en êoue-antimoniate de potasse soluhle. La solution aqueuse de ce dernier composé laisse précipiter de l'acide antimonic|ue hydraté, fons forme de flocons blancs, par l'action de tous les acides.
Cmractère* distinctifs, l» Chauffé au chalumeau sur un support de duurbon, l'antimoniate de potasse est réduit et fournit un globule d'antimoine métallique.
^ Traité par l'acide nitrique faible il est décomposé ; l'acide anti- ■oniqne se sépare à l'état d'hydrate en flocons blancs qui, après avoir été desséchés, passent du blanc au jaune en dégageant de l'eau, et reriennent au blanc par Tignition en dégageant de l'oxigène et se transformant en acide antimonieux. La solution nitrique évaporée à tiecité laisse pour résidu du nitrate de potasse, facile à reconnaître D sur les charbons, et à l'action qu'exerce sur lui les
par sa fusion réactifs qui 3* L*acide
[ui font distinguer la potasse des autres bases. ^
ide bydrochlorique dissout à chaud l'antimomale de ^oV^%%^
en le décomposant, et celte dissolution se comporte avec Teau et le réactifs comme la dissolution de Tacide antimonique dans le méiM hydracide.^
ARÉOMÈTRES. Instruments destinés à déterminer, soit la deiitiM des divers liquides, soit leur degré de concentration; on leur doniiÀ suivant Tusage auquel ils sont préposés , les noms de pè8e4iquêuf. pèse-sel j pèse-acide y pèse-sirop j etc.
Ces instruments consistent ordinairement en un tube creux, cyli» drique, de métal ou de verre, présentant deux boules ou renflemanli, dont Tun supérieur et plus grand est vide, et Tautre inférieur, betncoup plus petit, est en partie rempli de mercure ou de grenaille fin de plomb ; ces deux renflements sont surmontés d*une partie du tnlM qui s^enfonce plus ou moins dans les liquides suivant leur densité. Uai échelle tracée sur cette tige, indique cette densité respective, ou lett degré de concentration.
On distingue plusieurs espèces d^aréomètres, les uns pour les liquides plus lourds que Teau, sont construits de manière que le zéro correspondant à Teau pure se trouve à la partie supérieure de la tî^ dans les antres, destinés aux liquides plus légers que Teau, le poidt correspondant à ce liquide est marqué au contraire au bas de récballti Ces divers instruments portent dans les arts les noms des auteurs qol en ont fixé les premiers la graduation, tels sont les aréomètres d0 Baume, de Cartier, si employés dans les laboratoires et les fabriqua
{>our évaluer les degrés de concentration des solutions acides et Mines, des sirops et des esprits ou alcools. On donne particulièrement le nom d'alcoomètre à un aréomètre dont la graduation fait immédiatement connaître la quantité en volume d^alcool pur contenue dtM ÎOO parties. (Foyez ce mot.)
ARGENT. Ce métal à Tétat de pureté est le plus blanc de tousiei corps métalliques, et celui qui est susceptible du plus beau poli : après Tor il est le plus ductile et le plus malléable des métaux. Sa densilé varie de 10,474 à 10,542, suivant qu'il a été fondu ou écroui. Il entrt en fusion au-dessus de la chaleur rouge à environ -f- 540»; à une tenpérature très-élevée en vase ouvert il peut entrer en ébullition et te volatiliser par les courants d'air, mais il est fixe en vase clos.
L'argent a peu d'afiBnité pour Toxigène \ Tair et Teau ne peaveDt Toxider à aucune température, cependant quand il est fondu a Tair il en absorbe de Toxigène qu'il perd ensuite en se refroidissant, ce qoi produit une sorte de végétation à sa surface. C'est à cette cause qu*fl laut attribuer la propriété que possède l'argent pur de rocher lorfqu'il se solidifie un peu brusquement.
Caractères distinctifs. 1» Chauffé au chalumeau dans la flamme extérieure, l'argent fond et n'éprouve aucune altération au contact df l'air.
2o L'acide nitrique pur concentré le dissout facilement à chaud avec dégagement de deutoxide d'azote; la dissolution qui en résulte est incolore, étant concentrée elle fournit de larges cristaux lamellem par le refroidissement.
3o La dissolution de l'argent pur dans l'acide nitrique n'est ni pré* cipitée ni colorée par l'ammoniaque; les solutions de potasse, df
de barite, y forment un précipité brun-olivAtre d*hydrate d'argent, soluble entièrement dans Pammoniaque. L*acide lyrique y produit un précipité noir, floconneux ; Tacide hyique y produit un précipité blanc caillebotté très-abondant, snt violet à la lumière en quelques minutes, ce précipité est ( dans Teau et dans tous les acides mais soluble dans Tammoenfin la solution du cyanure de fer et de potassium y occan précipité blanc; tels sont les principaux réactifs à Taide on peut distinguer Targent pur.
r. La propriété que possède Targent pur de résister, à une *ouge, à Faction des alcalis caustiques, le rend très-propre h tien de creusets qui sont très-employés dans Tanalyse minétes les fois qu^il s^agit de fondre un corps à Taide de la pode la soude caustiques ; car les creusets de platine qui résisen aux acides et à la plus forte chaleur, sont oxidés et détruits tlcalis.
té qu*a Targent pour le soufre rend ce métal susceptible d^éoyé dans certaines recherches analytiques pour découvrir T^drosulfurique libre, soii mélangé à certains gaz, soit en sons Teau comme dans certaines eaux minérales sulfureuses. ;e de Targent se trouve bientôt brunie par la formation d*un
al est également attaqué par les polysulfures qu*il ramène à sulfures simples aussi bien par la voie humide que par la voie
' DE COUPELLE. Ou donuc cc nom à Pargent qui a été purifié upellation du cuivre et de quelques autres métaux auxquels Ué.
■ FIN. G^est de Targent tout à fait pur ou à 1,000 millièmes. ' MONNAYÉ. On comprend sous ce nom Talliage d^argent et de ^0 millièmes converti en pièces de monnaie par Taction du >. (Pour la détermination du titre de la monnaie d^argent 'iages d'argent et de cuivre.)
E. Composé naturel de silice, d^alumine et d^eau, qui constieurs espèces minérales qu'on a considérées tantôt comme des le roches préexistantes, tantôt comme de simples mélanges et d*alumine. On regarde aujourd'hui ces composés comme ibles combinaisons chimiques en proportions définies, et on ne en conséquence sous le nom de silicates d'alumine. Ces
simples, ou doubles , c'est-à-dire unis à d'autres silicates à *euse ou métallique.
giles admettent en mélange mécanique ou en mélange intime 1 nombre de substances, savoir : des bitumes, du quartz, du
de fer anhydre ou hydraté, des oxides de manganèse, du e de chaux, etc.
^les pures sont celles qui ne contiennent que de Tacide sili-
Talumine, de Tcau et des traces d'oxide de fer et de matière
étés. Ces argiles sont blanches, opaques, grenues à grains
onctueuses au toucher j leur cassure est terreuse, cUc% %o^t.
156 ABG
tendres et prennent le poli sous Pongle; elles happent fbrtem langue; leur densité est d'environ 2,500.
Mises en contact avec Teau elles se gonflent et se délayen peu, en formant avec ce liquide une pâte liante et ductile à on peut faire prendre toutes sortes de rormes; c*est de cette pi qu'on leur a donné le nom d'argile plastique.
Exposées à l'action du feu, les argiles abandonnent success diverses portions de leur eau de combinaison, durcissent et ép une diminution de volume nommé retrait. A la plus haute teraj de nos fourneaux, les argiles pures sont infusibles ; mais Toxid la chaux, leur communiquent une plus ou moins grande fi
Composition. En général dans les argiles pures, la proportic mine varie de 0,19 à 0,36, celle de l'acide silicique est de 0,46 Quant à la quantité d'eau, elle s'élève de 0,10 à 0,17.
Sous le rapport des matières étrangères qu'elles renfem argiles sont divisées en argiles bitumineuses, sableuses, gi ferrugineuses j pyriteuses , magnésiennes et calcaires. Ces dei assez communes, sont des mélanges d'argiles et de craie; on naît sous le nom de marnes. Les argiles fortement colorées e par le peroxide de fer, ou en jaune par son hydrate, sont dis sous les noms d'ocrés , d* argiles figulines, de terres bolaires, di
Caractères pyrognostiques. Les argiles chauffées en vase cl< gent de l'eau et durcissent; calcinées au contact de l'air, ell chissent; si après les avoir humectées avec quelques gouttes tion de nitrate de cobalt, on les chauffe très-fortement à la fls chalumeau, elles prennent une couleur bleue plus ou moini qui indique la présence de l'alumine.
Caractères chimiques. La plupart des acides minéraux co et bouillants n'attaquent que partiellement les argiles, dissoh partie seulement de leur alumine; mais l'acide sulfurique c< agit sur elles à son point d'ébullition, en dissout l'alumine l'acide silicique intact. L'acide hydrofluorique les décompoj ment en agissant sur leurs éléments qu'il transforme en i (voyez Acide hydrofluorique, son usage pour l'analyse).
Calcinées au rouge dans un creuset d'argent avec trois poids de potasse à l'alcool, les argiles sont décomposées, et le
3ui en provient, délayé dans 25 à 50 fois son poids d'eau evient alors soluble dans les acides minéraux. Cette action de la potasse sur les argiles à une températur fomrnit un bon moyen d'analyser ces minéraux, car en éva
plète
la dissolution en combinaison avec l'acide, on la précipite j: moniaque en excès; si elle contient de l'oxide de fer, on fai ce précipité avec une solution de potasse caustique, l'alumin soute et l'oxide de fer reste insoluble. Pour séparer l'alumi solution alcaline, il suffit de saturer exactement par un d'ajouter à cette solution un excès de solution d'hydrochlor moniaque.
Lorsque les argiles renferment de la chaux, celte base se retrouve
<biu la dissolution d^où ralumine a été précipitée par Taramoniaquc ]
n constate sa présence et on estime sa quantité en la précipitant par
fonlate d*ammoniaque, qui la transforme en oxalate de chaux inso-
loUe.
AASÉMâTES. Genre de sels formés par la combinaison de Facide anéni^ue avec les oxides métalliques.
Plusieurs espèces existent dans la nature, savoir : les arséniates de cfcmx, de cuivre, de fer, de cobalt et de nickel. Les autres sont des produits de Tart.
Là plupart des arséniates sont blancs ; quelques-uns sont colorés : idssont ceux qui ont pour base les oxides de cuivre, d^argent, de cobih et de nickel.
Trois seulement à rétat neutre sontsolubles dans Feau, ce sont les arséniates d^ammoniaque, de potasse et de soude parmi les sels minéraux.
Coractèreâ distinctifs, 1o Chauffes sur des charbons ardents les arséniates sont peu à peu décomposés, ils exhalent une odeur alliacée qui devient surtout très-sensible, quand à Taide du chalumeau on les traite au fou de réduction.
i* Mélangés avec une petite quantité de charbon et diacide borique, et chauffés à Textrémité d*un tube de verre bouché par un bout, ils iioDnent un sublimé d^arsenic métallique.
9* La réduction de Parsenic a encore lieu quand on traite les arsélûiles solubles ou insolubles par du zinc et de Tacide sulfurique étendu, le gaz hydrogène qui se dégage de cette réaction étant brûlé dans un tube étroit laisse déposer de Tarsenic en couche brillante sur les corps froids.
4» Les arséniates solubles dissous dans Peau sont faciles à distinguer par les précipités blancs floconneux que produisent avec eux les lolntions de chaux et de barite; par la solution de deutosulfate de cirivre e|ui y forme un précipité bleu-ciel j par le nitrate d'argent qui y occasionne un précipité rouge briqueté; enfin Pacide hydrosuif uriqne et les hydrosulfates en présence d'un acide ne les décomposent qoe par une action prolongée et y produisent, au bout d'un certain teaips, un précipité d'un jaune clair.
Usages, Il n'y a que deux arséniates qui soient employés dans les nts et la médecine, ce sont ceux à base de potasse et de soude.
AisBHiATB ACiDB DE POTASSE. (BiarsétwUs potosstque, Berz.) Sel arsenical de Macquer, hiarséniats dépotasse.
Ce sel se prépare dans les laboratoires en faisant réagir, à une chal€iif rouge, parties égales d'acide arsénieux et de nitrate de potasse nâangés ensemble; traitant le résidu par Peau bouillante, filtrant et fusant cristalliser la solution concentrée.
Propriétés, Le biarséniatc de potasse se présente cristallisé en prislet à quatre pans, terminés par des pyramides tétraèdres. Ce sel a use saveur acide prononcée et ensuite acre et styptique. H est trèslolable dans Peau, plus soluble dans Peau chaude que dans Peau roide. Une température élevée le transforme en arséniate neutre en léeomposant la moitié de Pacide arsénique, en acide arsénieux et en rrigène.
Composition, Il est formé sur cent parties de :
Acide arsénique 70,05 ou 1 atome,
Protoxide de potassium. 39,05 1 atome.
Sa formule = K As.
Carcicfères distincHfa, !<> Projeté sur les charbons ardents ce sel fond et exhale une odeur alliacée d^arsenic en vapeur.
2o Calciné avec du charbon dans un tube il fournit de Tarsenic métallique.
3° Sa solution aqueuse se comporte avec les réactifi , comme nons Pavons rapporté aux caractères généraux des arséniates ; mais elle présente de plus, lorsqu'elle est concentrée, la propriété de précipiter la solution de bichlorure de platine en jaune orangé et de former âvee la solution d'acide tartrique un précipité blanc cristallin.
Arsénute neutre de potasse. (A nénùUe potassique j Berz.)
Ce sel préparé par la saturation directe de Tacide arsénique et de la potasse se présente en une masse non cristallisable et déliquescente. Il est par conséquent très-soluble dans Teau ; comme le précédent arséniate, c'est un composé qui jouit de propriétés vénéneuses.
Arséniatb acide de soude. (Biarséniate de soude et Biarséniai» sth diqucj Berz.) Arséniate neutre de soude. (Araéniate sodique, Ben.)
Ces deux sels analogues aux arséniates de potasse par leur composition se {)réparent directement.
L'arséniate neutre cristallise en prismes hexaédriques réguliers, efflorescents à Pair sec et contenant 0,54 d'eau.
Le biarséniate se présente en cristaux non efflorescents, dont la forme est un prisme droit à base rhombe. Ce sel n'admet que 0,90 d'eau de cristallisation.
Caractères distincHfs. Les arséniates de soude se comportent an feu et avec les réactifs comme les arséniates de potasse ; on les distingue cependant de ceux-ci en ce que leur solution n*est point précipitée m par le bichlorure de platine, ni par la solution concentrée d'acide tartrique.
ARSENIC. Corps simple, très-anciennement connu, rangé par les premiers chimistes au nombre des métaux, mais classé, d'après quelques chimistes modernes, parmi les corps non métalliques ou les métalloïdes.
L'arsenic se rencontre très-fréquemment dans la nature, quelquefois à l'état métallique , plus souvent combiné avec le soufre on ayee les métaux, ou bien à Tétat d'acide et combiné à certains oxides métalliques (Arséniates).
poudre
Sa texture est cristalline, tantôt grenue et tantôt lamelleuse. Sa densité est de 5,700. Il se volatilise à + 180«, sans entrer en fusion sous
h pression ordinaire, et sa vapeur cristallise confusément en se condensant sur les parties froides.
Chau£Pé à Tair il se volatilise et s^oxide en partie en répandant une
fofflée blanche d^une odeur d*ail très-prononcée.
Caractères ditHncHfs, !<> L^odeur d*ail que répand Tarsenic lors- ^*on le chauffe , devient un caractère spécifique de ce métal , ainsi que sa sublimation complète dans les tubes où on le calcine à Fabri de Tair. L*arsenic natif laisse un petit grain métallique qui n^est autre cbose que de Pargent , diaprés M. Berzélius , ou un arséniate de cohh, dans certaines espèces d^arsenic natif.
9o Traité à une douce chaleur par Tacide nitrique, Tarsenic se dis- WDt peu à peu en s^acidifiant et se transformant en acide arsénique far, dont il est alors facile de constater la présence par les réactifs Mployés dans cette circonstance. (Voyez Acide arsénique.)
AasBRic BLANC. On connaît généralement sous ce nom, dans les arts ctle commerce, Facide arsénieux.
ÂisBmc jADNB ET ARSENIC ROUGE. Ccs noms out été douués autrefois au sulfures jaune et rouge d^arsenic. (Voyez ces mots.)
ÂRSÉNITES. Sels qui résultent de Tunion de Tacide arsénieux avec fai bases ou les oxides métalliques.
Tous les arsénites neutres sont insolubles dans Teau à Pexception ie ceux à base d^ammoniaque, de potasse et de soude. Les autres le Mennent en passant à Tétat de sels acides.
Caractèreê dUsHncHfa. !<> Ces sels se comportent comme les arséliâtes lorsqu^on les projette sur des charbons ardents et qu*on les caldne avec du charbon dans un tube de verre ; dans le premier cas ils dégagent une forte odeur alliacée, dans le second, ils fournissent on sublimé d*arsenic métallique.
i* La solution des arsénites neutres diffère de celle des arséniates en ce que les acides y produisent un précipité blanc diacide arsénieux •ohible dans un excès d^eau distillée ; le nitrate d^argent y forme un précipité jaune clair; le deutosulfate de cuivre un précipité vert Aeroe: enfin, quand on ajoute aux arsénites un excès diacide, la solution d'acide hydrosulfurique et celle des hydrosulfates donnent instantanément un précipité d^un beau jaune doré y soluble dans la potasse et dans Fammoniaque.
Arssnite de cuivre. L*ar8énite de cuivre, connu sous le nom de vert iê Schéeîe^ est préparé pour le besoin des arts. >
L^arsénite neutre de potasse est le seul employé en médecine.
AisBinTB DE POTASSE. {Arsétute potossique, Berz.) Liqueur arsénieale de Fowler. {Codea;.)
Cet arsénite se prépare en saturant directement la solution de potasse par Facide arsénieux; il se présente en une masse saline, sirupeuse, qui ne peut cristalliser.
Caracières dt'stincHfs, Ils sont les mêmes que ceux des arsénites en général ; quant à sa base on ne peut la reconnaître qu*en décomposant la solution d'arsénite de potasse par un acide séparant Facide arténieox par la fillration, et évaporant la solution du nouveau sel. Le bichlorure de platine et la solution diacide tartrique démontrent dors la présence de la potasse.
140 ASP
ÂRSËNIURES. On désigne aujourd'hui sous ce nom les oomposéi
de l'arsenic htcc les métaux. ' »
Plusieurs de ces composés se rencontrent dans la nature, tels sqoC les arséniures de fer, de cobalt et de nickel. Ces minéraux sont qiut quefois mêlés les uns avec les autres, ou combinés dans certains iwp* ports. On les trouve aussi unis à certains sulfures métalliques. uSb dernières combinaisons sont connues sous le nom d^arêénûh-sulfignL
Caractères distincHfa. !<> Tous les arséniures sont d'un gris bkoB ou d'un gris pur avec éclat métallique; ils ont une cassure grenue M cristalline.
2o Chauffés au chalumeau, ou sur les charbons ardents, ils dég»* gent une fumée blanche d'une odeur d'ail.
30 Quelques espèces, à l'état de bi ou tri-arséniures, donnent dt l'arsenic en les calcinant dans un tube fermé; elles laissent tontes dégager beaucoup d'acide arsénieux quand la calcination s'opère dans un tube ouvert par les deux bouts.
ÂRSENIO-SULFURES. Combinaisons naturelles et à proportîoiii définies d'arséniures et de sulfures métalliques. Les mines de cobih de Suède doivent être rapportées à ces variétés de minéraux.
Les arsénio-sulfures se distinguent facilement des arséniures. Sa les grillant dans un tube ouvert, ils donnent avec l'acide arsénieoi une certaine quantité d'acide sulfureux reconnaissable à son odeur piquante et à la décoloration qu'il fait éprouver à un papier teint psr la couleur du bois de Fernambouc, et placé à l'extrémité supérienn du tube.
ASPHALTE. Ce nom tiré d'un mot grec as^ocATos, hitumins, est donné à un produit minéral, d'origine inconnue, qu'on rencontre assez abondamment dans certains terrains d'alluvion modernes, où 3 forme quelquefois de ç;randes couches. On le trouve aussi à la surface des eaux de la mer noire qui le rejette sur ses bords où on le recueilte. c'est de cette circonstance que vient le nom de bilume de Judée qui Im a été donné par les anciens auteurs.
Une mine d'asphalte assez abondante a été découverte en Suisse; quelques départements de France renferment aussi plusieurs mines de ce bilume que l'on exploite aujourd'hui en grand pour les besoins des arts.
Propriétés. L'asphalte naturel qui ressemble extérieurement à la houille, est d'un noir de poix, sa cassure est brillante et comme résineuse, il n'a presque point d'odeur. Sa densité varie de 1,07 à 1,90. Il entre en fusion à une température voisine de l'eau bouillante, s*enflamme facilement et brûle avec une flamme luisante d'une odeur bi^ tumineusc en laissant un charbon, qui fournit après l'incinération une cendre composée de silice, d'alumine, d'oxide de fer et d'oxidè de manganèse.
Les véritables dissolvants de ce bitume sont les huiles fixes et les huiles volatiles. Suivant John, l'asphalte contiendrait trois principes résineux, une résine jaune soluble dans l'alcool, une résine d'un brun noirâtre soluble dans Tcthcr, et une autre matière résinoïde, soluble dans l'essence de térébcutine et l'huile de pétrole.
Usages. Le bitume asphalte que les anciens faisaient entrer dans
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li eomposhion des matériaux destinés aux différentes constructions, a reçu de nos Jours des emplois plus ou moins étendus dans plusieurs branches de notre industrie. Mêlé à une certaine quantité de sable il fome un mastic impénétrable à Teau , dont on se sert avec le plus crand ayantage pour recouvrir les terrasses, les bassins et réservoirs, le sol des habitations basses et humides, les étables, les écuries, les Irottoir8.des ponts et des promenades, etc., etc. L^asphalte entre aussi du» la composition d^un vernis noir propre à recouvrir les divers oovrages en fer et à les préserver de Toxidation.
On rencontre souvent dans le commerce, sous le nom d*asphalte, un produit pyrogéné préparé avec de Thuile provenant de la distillation dasuccin, qu^on a mélangé au résidu charbonneux de cette opération. 11 est facile de distinguer celui-ci de Tasphaltc naturel.
ATMOSPHÈRE. (Vo5rez Jtr atmosphérique.)
AZOTATES. On distingue sous ce nom les combinaisons des oxidcs métalliques avec Tacide nitrique qui , conformément à la nomenclaliire moderne, est appelé aujourd'hui acide azotique. (Voyez Nitrates.)
AZOTE. Ce corps rangé au nombre des corps simples était connu antrefbis sous les noms de mofette atmosphérique, air ou gas phlogisti^f air vicié, M. Berzélius le désigne sous le nom de nitrogèno dîans M nomenclature chimique.
Propriétés. A l'état de liberté , l'azote se présente sous forme d'un gaz permanent, incolore, inodore, jouissant de toutes les propriétés mécaniques de l'air. Sa densité est de 0,9760. L'eau n'en absorbe que 0,04 de son volume. Il est impropre à la combustion et à la respiration et par conséquent il ne peut entretenir la vie, ce qui lui a valu le nom qu'il porte et qui est dérivé de Çwvj vie, et de a privatif.
Caractères distinctifs. Quoique le gaz azote soit difficile à reconnaître au premier abord parce qu'il n'a pas de caractères bien tranchés qui le différencient d'avec les autres gaz, on ne le distingue ordinairement que par l'ensemble des caractères négatifs qu'il présente.
1» Il éteint les corps en combustion.
2» Il n'a point d'action sur la teinture de tournesol.
8* Il ne trouble ni ne précipite l'eau de chaux.
4o II n'est absorbé sensiblement ni par l'eau, ni par les solutions de potasse, de soude et d'ammoniaque.
La propriété dont jouît l'azote de former de l'acide nitrique avec Toxigène sous finfluence de l'étincelle électrique offre, d'après un mémoire intéressant de M. Desbassins de Richemont, publié en 1855, an moyen certain et direct de mettre en évidence cette propriété de Tazote, et d'en tirer un caractère jvostït/ pour le reconnaître dans les différentes expériences sur les gaz.
D'après ce chimiste, il suffit de faire détoner sur le mercure, dans Teudiomètre, un mélange à parties égales d'hydrogène et d'oxigène parfaitement pur, auquel on ajoute 1/3 ou 1/6 de son volume, par exemple, du gaz que Ton suppose être de l'azote ou en contenir. Après la combustion on lave les parois intérieures avec un peu d'acide sulftirique concentré chargé de protosulfate de fer, et l'acide se colore en rose par l'action de l'acide nitrique formé, pour peu que le mélange gazeux ait contenu de l'azote libre ou combiné-.
14â BAR
Ce procédé d*une facile application peut être exécuté en moint d# quelques minutes.
L*azote existe en grande quantité dans la nature ; à Tétat de gaz il forme les 0,79 de Tair atmosphérique ; uni à Toxigène on le rencontre dans les nitrates, enfin il fait partie constituante des éléments de la plupart des substances animales.
usages, Remploi du gaz azote est limité dans les laboratoires de chimie ; sa nullité d^action sur les différents corps combustibles, et la propriété quMl possède d^étre impropre à la combustion, le rendent commode pour former une atmosphère artificielle au milieu de la* quelle on peut faire réagir sous Tinfluence du calorique, et sans crainte, les corps les plus combustibles les uns sur les autres.
BARILLE. Nom que Ton donne dans le commerce à la soude impnre importée d'Espagne et du Levant. Cette dénomination proWent da nom vulgaire donné à plusieurs plantes marines du genre salsola ayee lesquelles on fabrique cette soude naturelle, (f^oyes Soudb.)
BARIUM. Base métallique de la barite, découverte par Humphry- Davy en soumettant cette substance à Taction d*une batterie ganraniquc d'environ 100 paires de plaques ; métal non usité.
BARITE on BARYTE. Cette substance regardée comme une terre alcaline, avant la découverte de Davy, est rangée aujourd'hui aa nombre des oxides métalliques. Elle constitue le protoxide de barion (oxidé baritique, Berz.), qu'on rencontre dans la nature à Tétat et combinaison avec Tacide stilfurique et Tacide carbonique (sulfate el carbonate de barite) et d'où on l'extrait dans les laboratoires.
La barite découverte en 1774 par Schéele, a été désignée à cetti époque sous les noms de terre pesante, terre spathiquef barote.
Propriétés. La barite obtenue de la décomposition de son nitrate est anhydre, poreuse, d'un blanc grisâtre et d'une saveur Acre et très* caustique ; elle est infusible au feu des forges ordinaires, mais peni fondre à la chaleur développée par la combustion d'un mélange c^hj' drogène et d'oxigène. Elle verdit le sirop de violettes et ramène ai bleu la teinture de tournesol rougie par les acides. Exposée à Tair. elle en attire l'humidité, se délite peu a peu et absorbe ensuite Taciâf carbonique. Quand on l'humecte avec de l'eau, elle s'échauffe beaucoup avec sifflement et se réduit en poudre fine et blanche qu'a» nouvelle quantité d'eau durcit. L'eau à -h 15 en dissout 5/100, et l'eai bouillante 10/100. La solution en se refroidissant laisse déposer dei cristaux lamelleux d'hydrate de barite.
Composition. Le protoxide de barium ou barite est formé de :
Barium 89,55 ou 1 atome.
Oxigène 10,45 1 atome.
100,00 Sa formule atomique = Ba 0, ou Ba.
Caractères digUncHfa. La solution aqueuse de barite, ordinairement désignée dans les labidratoires sous le nom d^eau de barUe, a une saveur acre et caustique; elle verdit fortement le sirop de violettes et Uenit le tournesol rou|p par les acides.
^ So L*açide sulfurique et la solution des sulfates y produisent un précipité blanc pulvérulent tout à fait insoluble dans reau et les acides ; le même effet se produit avec la solution de strontiane, mais le précipité est floconneux ; et lorsque cette solution est étendue d'une grande Quantité d*eau , ces réactifs n*y forment plus de précipité, Je sulfate de strontiane étant soluble dans une grande masse d'eau.
^ La solution d'acide chrômique pur, ou celle de chrômate de potasse, précipite la barite de sa solution à l'état de chrômate insoluble d'an jaune citron pâle, tandis que la solution de strontiane n'est point précipitée par ces deux réactifs.
4« Enfin en saturant la solution de barite par l'acide hydrochloriqne et évaporant à siccité, le résidu dissous dans l'alcool faible com- Bonique à la flamme de ce liquide lorsqu'on le fait brûler une teinte jannitre, tandis que le résidu obtenu dans les mêmes circonstances avec la strontiane, donne une teinte rouge pourpre à la flamme de l'alcool.
Utagea de la barite. L'affinité puissante de la barite pour l'acide sulforiqne la fait employer avec avantage dans les expériences de chimie pour reconnaitré sa présence et évaluer rigoureusement sa quantité. Itens les analyses des substances inorganiques et organiques qui contiennent du soufre, elle offre le moyen le plus sûr auquel on puisse
opite ensuite l'acide sulfurique
barite ; la quantité de sulfate de barite permet de calculer celle du
•ouire qui entre dans la composition du sulfate obtenu.
Dans quelques expériences la barite est souvent employée pour séparer plusieurs acides les uns des autres, suivant qu'elle produit des lebsoiables ou insolubles dans l'eau avec ces composés.
BASE. On entend sous ce nom tous les corps qui sont capables de ientraliser les propriétés des acides et de former des sels avec eux , eequi, dans le sens électro-chimique, signifie corps opposés ùua: aci- ^. Les propriétés des bases se trouvent au plus haut degré dans les OKÎdet de potassium, de sodium , de calcium, de barium , de strontiiHn , de magnésium et même dans l'ammoniaque, et c'est pour les distinguer des autres oxides métalliques dans lesquels cette propriété est moins développée, gu'on a donné aux premiers le nom de bases alcalines. Cette dénomination est fondée sur ce qu'on considère la base comme le principe caractéristique des sels.
L'expression basique employée en parlant d'un sel, signifie qu'il contient un excès de base.
BENZOâTES. Classe de sels formés par l'union de l'acide benzoïque ivec les oxides métalliques. Ces sels ont été peu étudiés, ils sont pour la plupart solubles et cristallisables.
Caracfères disHncHfs, !<> La chaleur les décompose tous, une partie de leur acide s'exhale et se sublime en aiguilles, l'autre se décompose, ou réagit sur l'oxide métallique.
2o En yersant dans leur solution concentrée un acide minéral, tm cide benzoïque en est précipité en petites ai^piilles blanches, qui pMf vent se redissoudre dans un (çrand excès d^eau froide. •
3° La solution des benzoutes n^est précipitée que par les sela va^ très de peroxide de fer ; les sels de protoxide n*y rorment point dl précipité, le nitrate d^argent y occasionne un précipité blanc cTaspeel cristallin, susceptible de se dissoudre dans une quantité siiffisanli d'eau.
Usages, Les benzoates à base de potasse, de soude et d^ammoniaquC sont employcs seulement pour séparer le peroxide de fer cooiCH dans une dissolution neutre, d*ayec un grand nombre d^oxides, tdl
Sue les oxides de manganèse, de zinc, de nickel et même le protozid| e fer. Ce procédé est ronde sur Tinsolubilité du benzoate de peroxidl de fer qui se précipite alors à Tétat d'une poudre d*un rouge briqatfll qu*on doit laver à Teau froide pour éviter sa décomposition. (Voya Acide benzoïque, son usage dans les analyses.) Le benzoate de ttà obtenu, lavé et calciné au contact de Pair, laisse le peroxide de fer i Tétat de pureté.
Benzoate d'ammoniaque. Ce sel obtenu directement, abandonne oiN partie de sa base par Tcvaporation ; il cristallise alors en crisUoi penniformcs ou en petits grains qui sont un benzoate acide; il ed soluble dans Teau et dans Talcool.
Caractères disiincHfs. Le benzoate d'ammoniaque, à part les pr(^ priétés générales qui caractérisent les benzoates, se distingue pit Todeur d'ammoniaque qu'il laisse exhaler quand on le traite par il chaux ou la potasse ; chauffé dans une cuiller de platine, il fSond, M boursoufle, noircit et fournit une petite quantité de charbon qd brûle sans résidu.
Benzoate de potasse. Ce sel est déliquescent, d'une saveur acre ei salée.
Benzoate de soude. Ce benzoate se présente en cristaux aciculairet, efflorescents. Il a une saveur douçâtre et piquante; l'eau en dissout une grande quantité. Ces deux sels peuvent être distingués Pun de l'autre en dissolvant dans l'eau le résidu de leur calcination, et feisant agir sur ces solutions le bichlorure de platine.
BERTHOLLIMÉTRE. Nom donné par Dcscroizilles à un instmmeiit destiné à mesurer le degré de force des solutions de chlore ou de chlorite employées dans les arts. Cet instrument qui n'est plus u^té, n'est autre chose qu'une espèce de chloromètre fondé comme lui sur la quantité de dissolution sulfurique d'indigo détruite par un Tolume de solution de chlorite.
BETTERAVE. Variété de la bette commune dont la racine est aujourd'hui très-employée pour l'extraction du sucre.
La richesse saccharine des betteraves employées à la fabrication da sucre peut cire déterminée par difiFérents procédés.
Le procédé le plus direct consiste à faire digérer à -+- 30« la betterave coupée en tranches très-minces, par de l'alcool à 85 centièmes. Au bout de 36 heures on filtre l'alcool après avoir saturé par quelques gouttes de potasse la petite quantité d'acide libre de la betterave. La solution alcoolique, qui est à peine colorée, évaporée à une très-douce
me qui se présente alors en très-petiu grains , brillants au soleil ,
■dèrement solubles dans Teau.
Cette extraction du sucre par Tintermède de Talcool à différents de-
■éi prouve que tout le sucre de la betterave est cristallisable, et ({ue
■ portion de sucre incristallisable que Ton obtient dans la fabrica-
liNi, résulte de diverses causes d^altération produites pendant les
lyéntions que Ton fait subir au jus.
D*après quelques expériences, entreprises par M. Pelouze en 1833, hf roportion du sucre cristallisable contenue dans différentes variétés ànetterave peut être déterminée par la quantité d^alcool produite pr leur fermentation.
Différents essais constatent que 35 grammes de sucre pur parfaite- ■ent desséché, dissous dans 450 grammes d*eau dans laquelle on avait ^té un peu de levure de bière bien lavée, ont donné à la distillattan un liquide spiritueux représentant à Talcoomètre 23,5 cent, abes d*alcool pur ou anhydre. Partant de ces données déduites de fopérience, on peut en faire une application à la détermination de kDroporlion de sucre que renferment les betteraves.
^ Le procédé le plus simple et en même temps le plus commode con- Bite i réduire 500 grammes de racines de betteraves en pulpe très- Ik au moyen d^une petite râpe , à en exprimer fortement le suc à Inrers une toile, et à épuiser le marc par des lavages à Teau froide Cl des pressions réitérées. Le suc exprimé, réuni aux eaux de lavage, éÀi être introduit, avec une petite quantité de levure dans un flacon ■uni d*un tube plongeant dans le mercure. L^appareil étant mainten à la température de -4- 18 à 30, la fermentation marche d^abord tris-vite,se ralentit peu à peu et se trouve terminée au bout de douze à ^ninze jours, ce qii*on reconnaît à l'absorption du mercure dans le tube.
Le liquide fermenté est mesuré à la température de + 15» et on le ^fatiOe pour en retirer Talcool dont on apprécie le degré au moyen de rakoomètre. En comparant la quantité d'alcool obtenue dans cette opériencc avec celle rournie par le sucre pur, il devient facile de calcnler la proportion cxacie de sucre qui existait dans les 500 grammes et betteraves soumis à Texpéricnce.
Les essais multipliés auxquels s'est livré M. Pelouze lui ont démontré que les betteraves en général contenaient une proportion double de sucre de celle qu'on en sépare en pratique par les procédés usités dms les fabriques, c'est-à-dire environ 10 0/0. Ce résultat fait donc entrevoir que la fabrication du sucre de betteraves est susceptible d'immenses améliorations.
D'autres essais comparatifs entrepris à diverses époques en 1831, ont démontré que le jus était plus dense et la richesse saccharine plus erande à la fin de septembre qu'au commencement; que les betteraves mamches et blanches à peau rose donnent le plus de sucre; qu'avec du jus de bonnes betteraves marquant 6<>,4 à 7o,3 Baume, les proportions de sucre varient entre 0,09 et 0,10; et qu'avec des jus marquant 5o,l à Ù*f4y les proportions de sucre relativement au poids de la betterave,