CAD
ooleur jaune-orangé foncé par Taddition du chlore liquide qui met D liberté le brome.
5» Enfin la solution de nitrate d*argent produit dans la solution des rèmures un précipité blanc, floconneux, insoluble dans Teau et les rides, mais soluble dans un {i^rand excès d^ammoniaque.
Les bromures de potassium et de sodium sont les plus employés; on Si distingue facilement Tun de Tautre par la solution de bicnlorure de 4atine qui précipite en jaune-orangé la solution du premier et n*a pas l'aetion sur celle du second.
BRONZE. Nom technique et ancien donné à un alliage de cuivre et PétaÎA, formé dans certaines proportions (voyez alliages de cuivre et PMbûi ).
BftUCINE. Alcali organique découvert d^abord dans la fausse anfuture qui est Técorce du alrychnoa nux vomica. Cet alcaloïde existe n combinaison avec Tacide ^allique, dans cette écorce. On Va renconré aussi dans la noix vomique elle-même et dans la fève de Saintgaace, accompagnant ordinairement la strychnine, et combiné dans es fruits de ces différentes espèces de strychnos à un acide organique [B*on a nommé acide strychnique.
Propriétés. La brucine purifiée et cristallisée se présente en prismes i quatre pans obliques, transparents et incolores, contenant 17 pour mt de son poids d*eau ou environ 6 atomes. Elle est inodore, sa sa- "enr qui est d^une amertume forte persiste longtemps : chauflfée, elle ntre en fosion un peu au-dessus de 100» et abandonne toute son eau; B refroidissant, elle prend la consistance de la cire fondue. Calcinée iD contact de Pair, elle se boursoufle en se décomposant et brûle sans
slntions de brucine verdissent le sirop de violettes et ramènent au ilea le papier de tournesol rougi par un acide.
Les sels qu^elle forme avec les acides sont tous solubles, d'une amermue très-prononcée, et pour la plupart cristollisables. Les alcalis milérsnz décomposent leur solution et en isolent la brucine à Tétat d*hy- Irate en flocons blancs. La formule de sa composition est G^,H3^,Az',0^.
Caractères distinctifs, \o Traitée à la température ordinaire par Paâde nitrique concentré, la brucine prend immédiatement une belle ioaleur rouge qui passe au rouge-oran^é. Cette couleur, qui pourrait aire confondre cet alcali avec la morphine qui se comporte delà même nanière, s*en distingue néanmoins en ce qu'elle se change en beau iolet quand on y ajoute une solution de protochlorure d'étain, et alors 1 s'y forme en même temps un précipité de la même couleur.
9> En* ajoutant à une solution alcoolique de brucine une goutte de irôme, la lic^ueur prend également une couleur violette.
Ces propriétés bien caractéristiques permettent donc de distinguer I brucine des autres alcaloïdes végétaux.
CADMIUM. Métal particulier, découvert en 1818 par M. Eetmvxnv
dans certains minerais de zinc. Son nom est dérivé du mot cmdmê§^ dénomination donnée autrefois à ces minerais. Ce métal peu commiii ne se rencontre dans ces minerais que dans une proportion qui t*^ lève de 1 jusqu^à environ 10 pour cent. On Textraitpar la voie humidi*
Propriétés, Le cadmium se rapproche beaucoup de Tétain par M couleur blanche qui tire un peu sur le gris-bleuâtre. Il est mou, fleiible, malléable, ductile et susceptible d'un beau poli. Sa densité est d9 8,604, elle est de 8,694 quand il a été écroui ou martelé. Il entre fl^ fusion à une température au-dessous du rouge et cristallise fecilemeat en octaèdres réguliers par le refroidissement; à une températare ML peu supérieure à celle de Tébullition du mercure, il bout, se volatiUÎM et distille ensuite. L'air sec ne lui fait éprouver aucune altératîoB, mais à Pair humide il se ternit à sa surface et se recouvre au bout dt quelque temps d'une légère pellicule grisâtre comme le zinc.
Caractères distinctifs, lo ChaufiFé au chalumeau à Tair libre, il t'en* flamme facilement et brûle avec une flamme blanche en répandant nae fumée jaune-brunâtre inodore, qui dépose un enduit jaune d'ozidedt cadmium sur les parties froides environnantes.
2° Ce métal dissous à chaud dans l'acide nitrique pur donne mit dissolution limpide et incolore. Celte dissolution présente les propri^ tés suivantes : elle est précipitée en flocons blancs par la potasse, h soude drate mais
proie potasse n'y forment aucun précipité lorsque ce métal est pur; enfin uni lame de zinc décapée plongée dans cette dissolution en précipite to cadmium à l'état métallique, sous la forme de feuilles dendritiques qd s'attachent au zinc.
Usages, Le cadmium n'a encore reçu aucun emploi dans les arU; mais il est vraisemblable que si l'on parvient à se le procurer en phH grande quantité et par des procédés économiques, les arts pourrâti en raison de sa malléabilité et de ses autres propriétés, en tirer ni parti avantageux.
CALAMINE. Nom donné par les minéralogistes aux minerais dexiiM oxidé et carbonate.
CALCIUM. Radical métallique de la chaux qui n'est qu^un oxide de ce métal.
CALCULS. On désigne sous ce nom dans les sciences médicales, bi concrétions qui se forment dans certaines cavités de l'économie iidmale. On en distingue un grand nombre suivant les différentes partis! où ils se sont formés. Les calculs hUiaires, intestinaux j urinaireê on vésicaux sont les principaux.
Calculs biliaires. Ces calculs, suivant qu'ils existent dans la vésicule du fiel, le foie ou le canal cholédoque, sont distingués sous lef noms de calculs cystiquesj hépatiques et hépato-cystiques ; ils sont diiu l'espèce humaine ordinairement formés de quelques éléments de la bJJe gui se sont séparés à la suite d'affections particulières; quelque-
le soDt que la bile elle-même épaissie et agglomérée. Leur \ yariable, mais en général ellipsoïde, ils sont blancs, jaunâiranàtres ; lisses et doux an toucher, composés de couches iqnes; parfois ils sont cristallisés et présentent des lames iqnes et cristallines disposées en rayons partant d*un centre
omposition, dans Tespèce humaine, est susceptible de varier ;
Dcontre généralement de 0,88 à 0,94 de cholestérine, et
0,06 de matière colorante jaune de la bile; quelquefois ces
\ sont mêlés d^une plus ou moins grande quantité de bile non
w. La détermination de la nature des éléments contenus dans Is et de leur proportion, est une opération assez simple; elle i traiter à plusieurs reprises ces calculs pulvérisés et séchés alcïool à 88» bouillant et à filtrer la solution chaude ; par le renient la presque totalité de la cholestérine se précipite en Des blanches et nacrées, on la recueille sur un filtre pesé. Le tuisé par Talcool offre la matière jaune biliaire qui a pour
de se dissoudre dans la solution de potasse caustique. Pour qu*elle ne contient pas de sels calcaires insolubles, il est brûler une portion dans un creuset de platine et d^examiner qu'elle peut fournir.
uelques animaux domestiques tels que le chevaly le bœufei on rencontre assez souvent des calculs biliaires assez voluces produits sont presque toujours composés de matière aire et d'un peu de bile épaissie. Dans le porc on a eu Toc-
trouver un peu de cholestérine et de résine biliaire au les éléments des calculs biliaires trouvés dans cet animal, s INTESTINAUX. Ou pencoDtre quelquefois dans les voies digescalculs ; chez Thomme ils sont le plus souvent de la même te les calculs biliaires, et proviennent sans doute de la vésiils sont sortis par des causes inconnues.
;s animaux on trouve fréquemment des calculs intestinaux me composition différente. Ces calculs ont été connus des bimistes sous le nom de hézoards. On en a reconnu sept ;ui sont composées savoir : l^e espèce, phosphate acide de losphatede magnésie et mucus animal; 2^ espèce, phosphate sie et mucus; 5^ espèce, phosphate ammoniaco-magnésien ; 4^ espèce, de la même nature que les calculs biliaires; , matière résineuse verte et bile ; 6« espèce, débris de boletus 8 par du mucus et recouverts d^une croûte de phosphate ?o- magnésien; 7» espèce, poils feutrés et recouverts de eux qui composent cette espèce sont désignés sous le nom îles; on les rencontre fréquemment dans l'espèce bovine et
s SALivAiRKS. Ils se forment assez fréquemment dans les paroles sublinguales et les conduits de la salive ; ils sont blancs, noins durs, de forme ovoïde ou ellipsoïde plus ou moins quelques-uns sont cylindroïdes, ils présentent des couches |ues BU milieu desquelles on trouve parfois un corçs étranger
pour noyau, surtout dans ceux qui se sont développés dans les canaa^ P salivaires. -'T*
ChezThomme, ces calculs sont composés de phosphate de ehaïUf^ d*une petite quantité de carbonate de chaux et de mucus saliTaiif . 'S Chez les animaux herbiyores, c^est le carbonate de chaux qui prédo* * mine dans cette espèce de calculs. ^
Calculs rénaux. Ils présentent plusieurs des éléments des caleoll.t qui se forment dans la vessie. >>
Calculs urinaires, urétraux et vésicaux. Les calculs vésicaux, tiiHÎ ^ nommés parce qu^on les trouve dans la vessie, se rencontrent quel' ^ quefois dans les uretères et très-rarement dans le canal de ruretn; ^' ils sont tantôt petits et multipliés , tantôt isolés et assez volumioflu As pour distendre la vessie : ordinairement leur forme est celle d*iil v sphéroïde ou d^in ovoïde plus ou moins aplati ; leur couleur est vir tE riable, ils sont blancs ou blancs jaunâtres, jaunes clairs, jaunes foncéli ^ quelquefois noirâtres à la surface ; généralement ils sont formés de "b couches successives au rentre desquelles se trouve un noyau. i^*
Les substances qu'on a si[çnnlées jusqu'à ce jour dans les calcoll it vésicaux humains sont : Vactde urique, Vuraie d*ammoniaquef lejsAos- ^ phate de chaux, \epho8pIuite ammontaco'magnésicnf VoxalaiedechêM ^ rarement, Voxide cystique ou cystine, Voxide xantique ou xanihin9f k 4. fibrine et la ailt'ce. ♦
Ces diverses substances, surtout les cinq premières, se trouvent né- t^ lécs dans différentes proportions et constituent des calculé mixkt» v Leur composition les a fait diviser en plusieurs espèces par Foureroy l et Yauquclin.
lo Calculs diacide uri^ue pur. Leur couleur est jaune-rougeàtrSf ( leur surface lisse et polie ; ils sont compactes et formés de coudiM l concentriques. «
Caractères disUnctifs, ChaufiFés au chalumeau sur un charbon OQ < sur une feuille de platine, ils se charbonnent, fument et développert 'une odeur ammoniacale, empyreumalique , et ils laissent un râîdi « noir ({ui brûle presque entièrement lorsqu'on Texpose à la flaraae ■ extérieure. Ces calculs sont complètement solubles dans une solutioB C de potasse caustique, sans répandre d'odeur d'ammoniaque ; la solo- 4 tion alcaline saturée par les acides laisse précipiter Tacide uriqoe à h l'état d'hydrate, sous forme de flocons blancs très-abondants, suscep- « tibles de se redissoudre dans .une grande quantité d'eau. *
Si l'on chauffe sur une feuille mmce de verre ou de platine une pe- ' tite quantité de ces calculs avec de l'acide nitrique, il y a dissolutioa avec effervescence , et lorsqu'on vient a dessécher avec précaution le produit de la dissolution, il prend , par une douce chaleur, une beDe couleur rouge. Cette coloration du résidu se développe encore et avec " plus d'intensité lorsqu'on mouille la matière avec quelques goottsi d'ammoniaque faible.
Les calculs d'acide urique mêlé de phosphate terreux laissent nO résidu, soit lorsqu'on les calcine au contact de l'air, soit lorsqu^onld ' traite par la solution de potasse.
2o Calculs d'urate d'ammoniaque, La couleur de ces calculs est d*a0 gri$ cendré.
Caroctèreê distincUfa, Ils se comportent sous Taction du chalumeau »mme ceux diacide urique , et laissent souvent un résidu blanchâtre \ carbonate de soude, provenant de Turate de soude qu^ils contiennt quelquefois, d'après M. Berzélius. Une solution de potasse caos- {ne les dissout entièrement, mais ils dégagent une forte odeur immoniaque pendant leur dissolution.
80 Calculé de phosphate de chaux. Ces calculs sont blancs, quelqnett friables et plus ou moins durs.
Caractère» dutinctifs. Calcinés au chalumeau ils noircissent sans se mrsoufler, répandent une odeur empyreumalique animale due au BCiis quUls contiennent, et ils finissent par blanchir à un Feu violent, ns fondre. Le résidu de la calcination se gonfle au feu avec la soude, Bt se yitrifier. Fondu avec Tacide borique et le fer, il donne un glode cassant de phosphure de fer. Les acides nitrique et hydrochloqoe dissolvent entièrement ces calculs sans efiFerrescence. La dissolnm acide est précipitée en fiocotis blancs gélatineux par Tammoniaque. acide sulfurique produit avec eux un magma blanc de sulfate de laux peu soluble dans Teau en les transformant en biphosphate de lanx très-soluble.
Les solutions alcalines n*ont point d^action sur ces calculs. 40 Calculs de phosphate ammoniaco-magnésien. Ils ont une couleur ianche de craie et présentent des couches lamelleuses demi-transpaentes et d'un aspect cristallin.
Caradères disHnctifs. Chauffés sur une feuille de platine au chameau, ces calculs dégagent une forte odeur d'ammoniaque, noirissent, se gonflent, blanchissent en partie, et fondent ensuite en un lobule blanc-grisâtre : ce qui leur a fait donner le nom de calculs mbUs. Traités par l'acide sulfurique étendu d'eau, ils se dissolvent Dtîèrement et la dissolution forme avec l'ammoniaque un précipité knc cristallin ; les acides nitrique et hydrochlorique agissent de la lème manière. Les solutions de potasse et de soude mises en ébulliîon avec ces calculs pulvérisés, les décomposent avec dégagement .'ammoniaque en laissant pour résidu de la magnésie.
6» Calculs d'oxedate de chaux. Leur couleur est d'un brun foncé ; enr surfece est inégale et ressemble aux tubercules agglomérés des BÛres, ce qui leur a fait donner le nom impropre de calculs muraux.
Caractères disHnctifs, Lorsqu'on les chauffe ils dégagent une odeur ■inérale, deviennent mats en même temps que leur couleur s'affaiblit. 4MPès une ignition modérée ils laissent un résidu blanc qui se dissout irec vive effervescence dans l'acide nitrique : si la calcination a été lîtesur le charbon, il reste de la chaux vive qui se délite par quelques {onttes d'eau, et donne une solution qui réagit à l'instar des alcalis Hor le papier de tournesol rougi et le sirop de violettes.
Ces calculs sont insolubles dans les acides étendus d'eau, décomposés à l'aide de la chaleur par les solutions de carbonate de potasse ou de soude qui les transforment en oxalates de ces bases solubles et ca carbonate de chaux insoluble.
60 Calculs d'oxide cystique ou de cysttne, Berz. Les calculs de cette espèce, très-rares d'ailleurs, se présentent en une masse d'un jaune *ue, translucide et irrégulièrement cristallisée. Leur surface est lisse
avec un aspect cristallin, leur cassure est luisante et comme onc- ^ tueuse. - \
Caractères disHncHfs. Chauffés au chalumeau sur une feuille ds ^ platine, ils ne fondent point, prennent aisément feu et brûlent aree '^ une flamme vert-bleuâtre, en répandant une odeur caractéristique Acn ; et acide, un peu analo^^ue à celle du cyanogène. Le résidu charboih J neux brûle à une chaleur élevée eu laissant un léger résidu blane ■' formé de phosphate de chaux. ^
Ces calculs ont de plus la propriété de se dissoudre dans tous ki { acides affaiblis, et dans les solutions alcalines; ils forment avec les ^ premiers» des combinaisons qui cristallisent par évaporation en ai- ' <^ guilles blanches divergentes. La cystine qui forme la base de ces cal- ^ culs est précipitée entièrement des solutions alcalines, lorsqu'on vient '« à saturer celles-ci par les acides. [ .
L'action de Tacide nitrique à chaud la détruit, et il en résulte pir (^ Tévaporation une masse d^in brun foncé, sans production de coubur -^ rouge comme avec Pacide urique. ^
7o Calcula d'oxide xanthique ou de xanthine, Berz. Couleur bron- ^ cannelle, forme oblonguc et arrondie. ^
Caractères distinctifa. Ils décrépilent au chalumeau, brûlent en lais- -' sant un peu de cendre et répandant une odeur différente de celle de Toxide cystique et de Tacide urique, d'après le docteur Marcet.
Sous beaucoup de points , l'oxide xanthique qui forme ces calculs * ressemble à Tacide urique, mais il s'en distingue essentiellement en ce que sa dissolution dans l'acide nitrique laisse après l'évaporation à , siccité un résidu jaune y ce qui lui a fait donner le nom qu'il porte.
80 Calculs siliceux. Chauffés à part, ils noircissent par la matière organique qu'ils contiennent, donnent pour résidu une cendre infusible, quelquefois scoriacée, qui traitée par une petite quantité de soude, â fond et se transforme en un verre transparent. Ces calculs sont aussi, très-rares.
Les calculs vésicaux des animaux varient suivant l'espèce d'animal. ' Dans le chien on a rencontré la plupart des éléments qui se tronvest dans les calculs urinaires de l'homme : mais les calculs des animaux herbivores sont seulement composés de carbonate de chaux qui en forme la partie essentielle, d'un peu de carbonate de magnésie el d'une très-petite quantité de phosphate de chaux. Ils sont faciles à reconnaître à l'effervescence écumeuse très-vive qu'ils produisent en se dissolvant dans l'acide nitrique ou hydrochlorique \ au mucus concrète en flocons qui s'en sépare et au précipité peu volumineux de phosphate de chaux que produit l'ammoniaque, tandis que Tozalaie d'ammoniaque et le carbonate de potasse y produisent des précipités abondants.
CALOMEL, CÂLOMELAS. Noms sous lesquels on désigne depuis longtemps en médecine et en pharmacie le protochlorure de mercure.
CAMÉLÉON MINÉRAL. Nom donné par Schéele au produit de la calcination du peroxide de manganèse avec la potasse (voyez Manganésate de potasse),
CAMPHRE. Principe immédiat qui peut être considéré comme une véritable huile volatile concrète, existant dans plusieurs espèces de