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dans la première {Ànnaies de chimie et de phy tique, 1830, t. XXTl page 162).
Description du chloromètre.
Cet instrument se compose de la réunion de plusieurs vases indii pensables et nécessaires à la réussite de Topération, dont nous allM décrire ici les principaux.
A est une cloche à pied en verre ou en cristal, contenant 1/3 litt jusqu^au trait de flèche ; elle doit ôtre posée sur une table horizoDtili c^est dans cette cloche qu^on met la solution de chlorure qui doit êfU examinée.
B, petite mesure ou pipette de 2 1/2 centimètres cubes jusqa*à I ligne a ; elle est destiuée à mesurer la solution de chlorure de chaia On la remplit en renfonçant dans la solution de chlorure jusqu^an-dfl sus du trait a qui termine sa capacité, ou on y fait monter le liqoiil par succion : quand elle est remplie, on pose Tindex sur son orilk supérieur : on la sort du liquide et on appuie son extrémité inférîsni sur le bord de la cloche pour laisser écouler peu à peu le liquide jm qu'h ce que la courbe concave qui le termine soit dans le plan du trt circulaire a ; on arrête aussitôt i^écoulement en pressant plus htU ment avec Tindex sur Torifice supérieur, et on vide la pipette datt 1 grand verre à boire E.
G, burette destinée à mesurer la teinture d^épreuve , chaque d^
t d^une capacité égale à celle de la pipette B ; le degré est divisé c
est
5 parties , mais il est facile pour le talcul de transformer les cii quièmes en dixièmes. On remplit la burette de teinture d^épreuve ju
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■o, et quand on fut rexpèrience avec die on a la précaution i d'une légère couche de suif rextrémité du tube recourbé, nx déterminer Fécoulement par gouttes, e gradué en sens inverse de la burette C , destiné à contenir "e d*épreuye qu*on doit yerser brusquement <lans la solution jre. On introduit dans ce tube gradué le volume de teinture divise en se servant d^un tube droit effilé À son extrémité inqu^on remplit de teinture, et qu*on peut ouvrir et boucher à vec le doigt pour laisser couler la quantité de teinture déd*ayance.
id verre à boire destiné au mélange de la teinture d'épreuve olution de chlore; on le place sur une feuille de papier blanc récier les changements de couleur pendant Topération. ires vases accessoires sont une petite Intlance ou trébuckei, un l grammes, un mortier en biscuit de porcelaine , pour pulvéblorure de chaux, et un agitateur ou baguette en verre de 8 îes de longueur.
le d'un essai de chlorure de chaux avec le chloromètre,
ivoir pris dans la masse du chlorure à essayer divers échani*on mêle bien ensemble pour en composer un échantillon représentant assez exactement la qualité moyenne, on en ammes qu'on broie dans le mortier de porcelaine avec assez ir en faire une bouillie claire qu'on étend d'eau et qu'on dés la cloche A de 1/2 litre. Le résidu du chlorure resté dans le st broyé de nouveau, délayé et décanté. On répété les mêmes s jusqu'à ce que tout le chlorure soit broyé et qu'il n'en s dans le mortier qu'on doit avoir le soin de rincer avec de on versera aussi dans la cloche. Cette première opération ninée, on complète le volume de 1/3 litre que doit avoir la lu chlorure qu'on examine, et on l'agite bien avec la baguette
pour la rendre homogène. Tout le chlorure de chaux se ssous et l'hydrate de chaux en excès qu'il contient toujours ite au fond de la cloche.
aplit la burette C de liqueur d'épreuve (dissolution d'indigo) ) et on en verse dans le verre 1^ environ 5», c'est-à-dire une inférieure à celle qu'on présume devoir être décolorée par ire de solution de chlorure, ïtte B étant remplie de solution de chlorure jusqu'au trait a,
couler rapidement dans la teinture en soufflant dans le tube ant légèrement le mélange. Si la teinture est complètement ; on en ajoute sans relard de la burette une quantité suffisante ;ner le liquide à une couleur légèrement verdâtre : llPqiianinture manquant dans la burette sera la mesure du titre du , pourvu que la seconde portion de teinture ajoutée ne s'élève is dixièmes de degré. Dans le cas où cette seconde portion est ide et s'approche de lo,2, il convient de recommencer l'essai lière suivante. Après avoir rempli la burette de teinture, on dans le verre une quantité égale à celle qui a été décolorée isà précédent, et même quelques centièmes de \\ma» L'ot^ira-
tion est achevée comme il a été dit pins haut. An reste on peut compter sur Tessai lorsqu^en ajoutant la solution de chlorure à la teintare d'épreuve, celle-ci prend la teinte léf^èrement verdàtre saps quUl soit nécessaire d'ajouter de nouvelle teinture de la burette.
Le tube D est destiné à faire Tessai du chlorure en versant brusquement la dissolution d'indigo dans la solution de chlorure, et à servir de contrôle à la première opération. Pour cela connaissant d'abor^li quantité de teinture pour saturer une mesure de chlorure, on recommence Tessai en mettant dans le tube D une quantité de teinture égals . à celle qui a été décolorée, et même un peu plus, et on la verse rapi-' dément dans une nouvelle mesure de chlorure : on complète ce qui manque de teinture pour obtenir la couleur verdàtre, et Ton recom* mcnce l'essai en mettant dans le tube D une quantité de teinture égale à celle qui a été décolorée dans l'essai précédent.
Connaissant ainsi le titre d'un chlorure, il sera facile de connaître la quantité de chlore contenue dans un poids donné de ce chlorure. En effet, comme les essais se font toujours sur 5 grammes de chlorure solide et sur un demi-litre d'eau, et comme, d'une autre part, chaque degré de teinture décolorée exige la présence d'un volume de chlore dix fois moindre, il s'ensuit que si un chlorure marque 7o,0, par exemple (ce qui indique qu'un volume de la solution de chlorure de chaux faite dans les proportions rapportées plus haut, décolore Mfi tolumes six dixièmes de teinture d'épreuve), la solution de ce chlorure contient 0,70 litre de son volume ae chlore gazeux et sec, et le titre de ce chlorure étant par conséquent 7o,0, ou 76 centièmes, 1 kilogramme de ce chlorure contiendrait 76 litres de chlore.
On voit donc dans ces essais chlorométriques que chaque degré vaut 10 litres de chlore par kilogramme de chlorure, et chaque diziène
1 litre.
Le procédé que nous avons décrit ci-dessus s'applique immédiatement à l'essai d'une solution de chlore dans l'eau et à celui des solutions de chlorure de potasse ou de soude du commerce.
D'autres moyens chlorométriques ont été proposés par divers chimistes, mais ils sont moins employés que celui que nous venons de rapporter. Tels sont le chloromètre de M. Houton Labillardière, fondé sur la propriété qu'a la dissolution incolore d^iode et d*amidon par le sous-carbonate de soude, de donner une couleur bleue très-intense a une solution de chlorure de chaux, lorsque, par des additions successives d'une liqueur d'épreuve composée en dissolvant à chaud dans
2 décilitres d'eau l8r,5 d'iode, Ss^ de fécule et 5fi<' de carbonate de soude, on est arrivé à la décomposition complète du chlorure.
La liqueur d'épreuve étendue d'eau de manière à former un litre est saturée de 450 grammes de sel marin desséché. Cette liqueur éclaircie et décantée constitue la liqueur chlorométrique. M. Houton Labillardière gradue son instrument en dissolvant dans un demi-litre d'eau 5 grammes de chlorure de chaux sec et pur, et en versant dans cette solution de la liqueur d*épreuve, jusqu'à ce qu'il y ait coloration. La quantité de liqueur employée qu'il est facile de mesurer au moyen d'un tube gradué, représente donc 100 centièmes de chlorure pur dans 5 grammes, et dès lors il devient facile de déterminer en cen-
^les quantités de chlorure de chaux pur contenues dans un poids d^un chlorure du commerce.
L'emploi de la dissolution sulfurique d*indigo donne des résultats précis et comparables, lorsque le procédé que nous avons rapporté |rihis haut est exécuté convenablement, mais cette dissolution d^indigo nllérant avec le temps, les essais deviennent incertains au bout d^un ttrtain temps. C*est pourquoi M. Gay-Lussac, après s^étre livré à de ■oovelles recherches pour trouver un procédé plus fidèle pour les taBsactions commerciales et pour les arts, s^est arrêté au procédé ttirant.
Le nouveau chloromètre que ce chimiste a proposé, repose sur Tem-
floide Tune des trois substances suivantes : Vacide arsénieuxj le cyano-
krrun de potcMsium ou le protonitrate de mercure. Le procédé avec
ncide arsénieux est préféré aux autres par la netteté de ses indica-
\ lÎMis et sa simplicité. (Annales de chimie et de physique, t. LX, p. 2^5.)
Dans ce nouveau chloromètre on a conservé la même graduation
ri'àrancien; Tunité de force décolorante est un volume de chlore sec, la température de zéro, sous la pression de 0"^,76, dissous dans un %d volume d'eau; cette unité est divisée en 100 parties égales ou de- Iprés, et cette solution est distinguée sous le nom de solution normale éddore. En supposant qu'un volume de cette solution normale dé- ^COBpose exactement un même volume de dissolution d'acide arsénieux 'fais Tacide hydrochlorique, il devient facile de mesurer la force ou le lim d*nn chlorure du commerce.
Exemple. Si après avoir dissous dans Teau 10 grammes de chlorure de chaux soumis à Tessai, de manière que le volume total de la solution soit égal à un litre, on prend un volume de cette solution égal à ,10 centimètres cubes, divisés en 100 parties, et qu'on y verse peu à peo la dissolution arsénieuse, mesurée en mêmes parties , jusqu'à ce que le chlore soit détruit , la force du chlorure sera proportionnelle ao nombre de parties de la dissolution arsénieuse que le chlorure aura exigées: ainsi le chlorure de chaux sera au titre de 80(>, s'il a détruit 80 parties de la dissolution arsénieuse.
Il importe pour obtenir un résultat exact, comme Ta observé M. Gay-Lussac, de verser la solution de chlorure dans la dissolution arsénieuse afin d'éviter qu'il ne se dégage du chlore, mais alors le titre du chlorure n'est pas donné immédiatement, il est en raison inverse du nombre de parties qu'il a fallu employer pour détruire la mesure de dissolution arsénieuse : exemple , s'il a fallu 50 parties de chlorure, le titre sera 100 X 100/30 = 200°.
Le nouveau thermomètre, indépendamment d'une cloche à pied pour mesurer la solution de chlorure de chaux, se compose des vases mivants les plus nécessaires.
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A, bocal à fond plat, de 7 centimètres de diamètre sur 15 de hautMi destiné à mélanger la dissolution arsénicuse et celle de chlorare.
B , pipette contenant jusqu*au trait a un volume d^eau de 10 ett timètres cubes. On remplit par aspiration ou par immersion et ê y maintient le liquide en tenant Torifice supérieur bouché tcn rindex.
G, burette destinée à mesurer la solution de chlorure de chaux qnVi doit titrer : 100 divisions sont égales à 10 centimètres cubes ou à1 pipette B décrite plus haut.
D, tube coupé obliquement, portant 10 centimètres jusqu*an in circulaire et servant à mesurer la dissolution arsénieuse.
£, pipette pour la dissolution arsénieuse donnant à volonté 1, Se 4 centimètres cubes.
Préparation de la solution normale de chlore.
Cette solution se prépare en emplissant de chlore sec un flacoa Témeri d^un quart de litre environ de capacité, et ayant soin de noti exactement la température et la pression pour ramener par le calo le volume de chlore à et à 0<n,76. On le débouche dans un vase pr<
après quelques secousses on Pouvre de nouveau dans le même liquu pour le refermer et Tagiter jusqu^à.ce que Pabsorption du chlore so complète.
Cette solution serait au titre de 100» si la température était et pressioa 0^,7Q] mais si cette condition n^est pas remplie et que la teo
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)ératiire soit de + 16 et la pression atmosphérique de O^fTS, le titre leviendra :
Si on Yonlait, avec cette solution de chlore au titre de 94o,2, préparer une dissolution arsénieuse au titre de lOO», celle-ci devrait être tafle quMl n*en feUût qu*un volume exprimé par 94o,2 pour détruire u volume de la solution de chlore exprimée par 100.
Un autre procédé calqué sur celui que nous avons exposé dans la dneription du premier chloromètre, consiste à prendre une quantité de peroxide de manganèse telle que, traitée par Tacide hydrochloriqoe, die donne un htre de chlore sec à de température et à 0m,760 «pression.
Préparation de la dissolution normale d'acide arsénieux.
Cette dissolution se prépare en saturant à + 100 Tacide hydrochloriqoe pur, étendu de son oemi-volume d^eau, avec de Tacide arsénieux lec et réduit en poudre fine. Après le refroidissement, on Tétend d*eau (fistillée jusqu*à ce qu*elle détruise un volume égal au sien de la solution normale de chlore.
Pour titrer la dissolution arsénieuse on en prend 2 centimètres cubes, avec la pipette £ qu'on verse dans le bocal A et qu'on colore en bien avec une goutte d'une faible dissolution d'indigo. On emplit la burette C de solution normale de chlore jusqu'à la division o, et tenant le bocal avec la main gauche, en lui imprimant un mouvement giratoire, on verse avec la main droite la solution de chlore contenue dans hbarette.
On continue de verser peu à peu la solution de chlore jusqu'à ce ^ la couleur bleue disparaisse bruscfucment ; alors en replaçant vertiealement la burette , on voit ce qui manque de liquide. Supposons qii*il ait follu 92 divisions de la burette, le titre de la dissolution arséineose sera exprimé par 100/92 = I08o,7.
En admettant que le volume de la dissolution arsénieuse sur lequel OD a opéré forme 1/5 de la dissolution arsénieuse, le titre de celle-ci sera 5 Ibis plus grand, c'est-à-dire égal à 543o,5. Alors pour l'amener au titre de 100», on n'aurait qu'à l'étendre de 4,435 fois son volume d'eau.
On aura immédiatement une dissolution normale arsénieuse en dissolvant 4fr,439 d'acide arsénieux pur dans l'acide hydrochlorique, et en étendant la dissolution de manière qu'elle occupe un litre. Ce moyen a été souvent employé par M. Gay-Lussac.
Exemple d'un essai de chlorure de chaux.
Après avoir prélevé symétriquement des échantillons dans la masse da chlorure qu'on se propose de titrer, on en compose un échantillon moyen dont on prendra 10 grammes. Cette quantité doit être broyée et délayée peu à peu avec un litre d'eau de la manière indiquée dans Tancien procédé.
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Cette solution faite on la laisse déposer dans Téprouyette à ] B^unc autre part, on met dans le bocal A une mesure B de dissolî arsénieuse colorée faiblement avec de la dissolution sulfurique digo; et pendant qu^on tient le bocal d^une main, dans un mouve giratoire continu, on y fait tomber peu à peu la solution de chic placée dans la burette G. Lorsque la couleur bleue est affaibli point de urètre plus sensible, on la rehausse par Paddition d^une ^ de dissolution faible dUndigo. Dès ce moment, on se tient sur ses des, on ne verse le chlorure que lentement, par gouttes; car au t même de ropération,la dissolution arsénieuse se décolore instan ment et ressemble à de Teau. Supposons qu^il ait fallu 108 divisio chlorure pour détruire la mesure B de dissolution arsénieuse; on < che alors dans une table dressée par M. Gay-Lussac le titre corre< dant à 108 divisions et Ton trouve quUl est égal à 92,0. Ce titre être regardé comme exact, si on n*a ajouté que 2 gouttes de dim tion d^ndigo, équivalant à environ 1/3 de de^ré; pour plus de p sion on recommence Tcssai sans colorer la dissolution arsénieufl
}f verse 100 à 107 divisions de chlorure de chaux et on y ajoute ement une goutte d^indigo, qui suffit pour terminer Topérati*
En supposant qu^il ait fallu 108 divisions de chlorure de chaux détruire la mesure de dissolution arsénieuse, la dernière goutte aj * étant nécessaire , mais en partie seulement, puisqu'une autre ^ n'aurait produit aucun effet, il est donc naturel de la diviser en parties égales. Tune qui a été employée, l'autre qui ne Ta pas été goutte de la burette étant égale à 2/3 de division de la même bufl la moitié (1/3) devra être retranchée de 108, ce qui réduira ce no à 107 2/3, et le titre 92o,0 à 92,8.
Si Ton admet d'un autre côté, que 2 gouttes d'indigo peuvent e : environ 1/3 de goutte de chlorure, il en résulte qu'il faut, d*une retrancher une demi-goutte de chlorure qui n'a pas été utilisée, ^ de l'autre , la seconde moitié pouvant être considérée comme fl servi à décolorer l'indigo, on ne doit pas tenir compte de la dei* goutte de chlorure qui a produit la décoloration. Le chlorure em' serait dans ce cas égal à 107 divisions 1/3, et son titre corresponc^ 93o,1.
Ces derniers détails produits pour fixer le degré de précisics procédé sont ordinairement négligés pour les essais du commerc se contente de faire une seule opération et de consulter la table é? pour les différents titres du commerce, M. Gay-Lussac, à qui l'ofl cette table, a représenté le titre correspondant à chaque volun chlorure employé pour détruire la mesure constante de dissofl arsénieuse.
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