APPLICATION DU NOUVEAU CHLOROMETRE
Détermination du titre d'une faible solution de chlorure
de chaux*
On devra chercher le litre par le procédé indiqué plu* haut , mais au lieu d^opérer sur une mesure entière de dissolution arsénicuse, on n'en prendra avec la pipette E que 1/10 ou 1 cent, cube, et le résultat obtenu sera divisé par 10. Exemple. Supposons qu'il ait fallu 100 divisions pour détruire 1/10 de dissolution normale arsénieuse; le titre, d'après la table, sera 100, et en divisant ce nombre par 10 il lert réduit à lOo.
Dans ta graduation adoptée au nouveau chloromètre, 1 degré équivaut à 1/100 de litre, conséquemment 95° pour 10 {Grammes du chlorure de chaux essayé , représentent Oiit-,95 ; ce qui donne pour 100 grammes 9i«t-,5 et 95 litres pour 1000 ou 1 kilogramme. Ainsi le nonbre de degrés exprimés par le titre représente un égal nombre de litres de chlore sec à température et à 0m,7C0 de pression.
On pourrait déterminer directement le titre de chlorure de chanx en versant la dissolution arsénieuse dans la solution de chlorure ; mais comme il se fait une perte de chlore par l'acidité de la dissolution arsénieuse, cette manière d'opérer donnerait, comme nous l'avons d^à dit, un résultat inexact. Cependant on peut éviter cet inconvénient en mettant la mesure de solution de chlorure de chaux dans un petit flacon à l'émeri qu'on bouche après y avoir versé la dissolution arsénieuse et avant d'agiter le mélange. Il importe dans ce mode d'opérer quels dissolution arsénicuse soit colorée avec un peu d'indigo pour reconnaître le terme de l'opération qui se trouve annoncé par la non décoloration de la dernière goutte de dissolution arsénieuse versée dans la solution de chlorure de chaux. (Annales de chimie et dephynquoy t. 00, p. 225, novembre 1835.)
CHLORURES. Dénomination donnée aux composés que forme le chlore avec les autres corps simples tant métalloïdes que métalliques. Dans la nomenclature admise par M. Berzélius, le nom de chlofidti est afiFecté aux combinaisons du chlore avec les corps électro-^goHfh et celui de chlorures à celles qu'il produit, soit avec les corps électronégatifs, soit avec les corps éiectro- positifs, quand les proportions suivant lesquelles s'opère la combinaison correspondent à celles d^in oxide.
Les chlorures métalliques dont plusieurs sont employés, ont été divisés en trois classes distinctes savoir : les chlorures basiquesy les chlth rures acides et les chlorures indifférents. Plusieurs de ces chlorures existentdans la nature àl'éiat solide ou en solution dans certaines eaux«
On les forme tous soit par l'action directe du chlore sur les métaux, soit en traitant ceux-ci par d'autres chlorures déjà formés, soit par l'action de l'acide hydrochlorique ou par celle de l'eau régale.
La. plupart des chlorures sont solides à la température ordinaire, et fusibles a une température plus ou moins élevée ; quelques-uns de ceux-ci sont volatils, les autres sont liquides et doués d'une grande
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i certain nombre de chlorures appartenant aux métaux i sections sont détruits par le feu, et dans ce cas, le métal de pureté et le chlore se dégage à Tétat de gaz. us les chlorures métalliques, excepté le chlorure d*argent iorure de mercure, sont solubles dans Peau ; le protochloib jouit seulement d^une faible solubilité dans ce liquide, iîhlorures sont décomposés par Teau et transformés en insolubles avec production diacide hydrochlorique ; d^aussolvant sont décomposés seulement quand on évapore aqueuse, et laissent Voxide de leur métal pour résidu, sition des chlorures peut être exprimée d^une manière fnéral, ils correspondent toujours à Tun des oxides du contiennent, c'est-à-dire que la quantité d^hydrogène qui lit Toxigène de Toxide en eau suffirait pour produire exacicide hydrochlorique avec le chlore du chlorure. Par conlombre des atomes de cet élément est toujours double de igène qui se trouve dans les oxides correspondants aux
I disHnctifs, 1» Traités par Tacide sulfurique hydraté, un re de chlorures sont décomposés même à la température Is produisent une vive effervescence avec dégagement de ilorique ; tels sont tous les chlorures dont le métal peut Teau, soit seul, soit par Tintermédiaire des acides. Chaufperoxide de manganèse et de Tacide sulfurique faible, ces [•ures laissent dégager du chlore.
jue soit Tespèccde chlorure, sa solution aqueuse précipite argent en flocons blancs caillebottés, et ce précipité isolé r surnageante par décantation, a pour caractère d^étre ns les acides, mais soluble dans Tammoniaque. s D^ANTiMoiNR. Ou counait deux composés de chlore et , le protochlorure et le deutochlorure désignés encore par { sous les noms de chlorure antimonique et de chloride an^
ntre d'antimoine. Ce composé, le seul employé en méde- I les arts, a éié connu des anciens chimistes sous les noms * antimoine y muriate d'antimoine j oximuriate d'antimoine. pare par divers procédés : 1» en décomposant le sublimé ' Tantimoinc ou par le sulfure d*antimoine; 2o en dissollier sulfure dans Tacide hydrochlorique, évaporant et dissidu.
9. Le protochlorurc d^antimoine est solide à la température )lanc, transparent, très-fusible, assez volatil et susceptible er en prismes tétraèdres. Exposé à Tair il en attire peu à ilé et se résout en un liquide oléagineux et très-caustique, et état qu'on remploie en chirurgie. Mis en contact avec décomposé à Tiustant et il se forme de Tacide hydrochlorie en solution et un oxichlorure d'antimoine qui se précipite >lancs. C'est cet oxichlorure ainsi formé qu'on connaissait us le nom de poudre d'algaroth, ion» Il est formé de :
Chlore 45,15 ou 3 atomes.
Antimoine 54,85 1 atome.
100,00 Sa formule = Sb Ch^
Caractères distinctifs, l» Projeté sur un charbon incandescent le
Erotochlorure d'antimoine fond tout à coup et s^exhale en fumées lanchcs, acides, très-irritantes, q^ui excitent la toux.
2» Délayé dans feau il donne lieu à un précipité blanc abondant d^oxichlorure d'antimoine; la liqueur acide qui le surnage, saturée par Tammoniaque et filtrée , donne alors avec le nitrate d'argent un précipité blanc floconneux, insoluble dans Tacide nitrique, mais sohible dans Pammoniaquc (chlorure d'argent),
3o Si après avoir traité par Teau une portion de protochlonire d'antimoine, on ajoute une solution d'acide tartrique, le précipité d'ozichlorure se redissout et Tacide hydrosulfurique ou Tfaydrosulftli d'ammoniaque y produit un précipité jaune-orangé de protosulftare d'antimoine hydraté , la potasse et l'ammoniaque y forment un précipité blanc, enfin une lame de fer ou de zinc en précipite rantimoîiie sous forme de poudre noire.
Chlorure d'argent. {Chlorure argentiquej Berz.)
Ce composé connu des anciens chimistes sous les noms d^argtni corné, et muriate d*argenty se rencontre mais rarement dans la nature. On Ta trouvé dans certaines mines d'argent natif du Pérou : jamais en grandes masses, mais en petits grains cubiques d'un gris de perle on d'un bleu violacé ou brunâtre à la surface.
On le produit facilement soit par la réaction de l'acide bydrodik^ rique sur Toxidc d'argent, soit en décomposant un sel d'argent par uo chlorure métallique.
Propriétés, Le chlorure d'argent récemment préparé se présente ea gros flocons blancs, caillebottés, insolubles dans l'eau et dans tous les acides, mais solubles dans l'ammoniaque. Exposé à la lumière solaire il devient aussitôt violet en se réduisant en partie et se transforma^ à la surface en sous-chlorure; cette altération se produit aussi, mais plus lentement à l'action de la lumière difiFuse.
Ce chlorure fond à environ -f- 200o, et n'éprouve point de déeom-
r^sition par la chaleur seule. Chauffé avec les alcalis fixes il est rédoit une température rouge et donne de l'argent pur. Plusieurs métaoz tels que le fer, le zinc, peuvent le réduire même par la voie humide avec ou sans le concours de l'acide sulfurique. Ces divers moyens sont employés dans les laboratoires pour obtenir de l'argent pur et réduire le chlorure provenant des expériences qu'on a faites. Composition, Le chlorure d argent est formé de :
Chlore 24,67 ou 2 atomes.
Argent 75,33 1 atome.
100,00 Sa formule = Ag Ch'.
Caractères distinctifs, 1» Chauffe au chalumeau sur le charbon,
CHL 201
ilorare «Targent fond et se résout en une masse demi-transparente, on gris de perle ou brunâtre, molle et flexible comme de la corne. 1 feu de réduction il se convertit peu à peu en un globule d^argent ; ir Taddition d*un peu de soude il se réduit plus facilement. 2o Fondu avec le phosphate de soude et d^ammoniaque mêlé d^oxide ecmyre, il communique à la flamme qui entoure le globule métallique œ eoaleur bleu de ciel brillante.
So Les acides sont sans action sur lui, mais Tammoniaque liquide B-dissout facilement et la solution sursaturée par un acide laisse préipîter de nouveau le chlorure d^argent en flocons blancs.
Vêogeê, L^insolubilité du chlorure d*argent dans Teau et dans les iodes le rend précieux pour déterminer dans certaines opérations oalytiques, soit la proportion diacide hydrochlorique contenu dans
En effectuant cette opération, il importe d^aciduîer par de Pacide nitrique pur et de chauffer la liqueur d^où Ton veut précipiter le cUore par le nitrate d^argent ; par ce moyen, ce précipité se dépose en s*a|^lutinant en flocons, et il devient plus facile de le laver ; enfin il convient avant de peser le chlorure, de le faire fondre dans une petite capsule de porcelaine au-dessus de la flamme d'une lampe à eiprit de vin.
Le chlorure a été employé dans quelques circonstances pour analyser les fontes sur lesquelles il agit peu à peu à froid, et par la voie bainkle, en se réduisant et isolant le carbone qui reste mêlé à Targent lidmt, mais à ce moyen on en a substitué un autre que nous avons ^Mtà Tarticle acier (Détermination de la quantité de carbone conteoQ dans ce produit).
GiLoiuRB DB BARiDM. {CMorun baryttque , Bcrz.) Muriate de barite d^antrefois.
Ce composé artificiel se prépare dans les laboratoires, soit en dislahant le carbonate de barite dans Tacide hydrochlorique, soit en ^mposant le sulfure de barium par le même acide et faisant cris- ^iHiser le produit qui s'est formé.
Propriétés. Le chlorure de barium se présente en feuilles ou en Pfîinies à quatre pans très-larges, et peu épais; sa saveur est Acre, Pii{iiante et désagréable ; il ne s'altère pas à Pair; chauffé il décrépite ^ peu, perd son eau de cristallisation et fond ensuite par l'action du ^* L'eau à +- 15 en dissout 54,86 pour cent, et 78 à -f- 105o point ^âmllition de la solution saturée. Il est peu soluble dans l'alcool
(MHposUion, Ce chlorure renferme sur cent parties :
Chlore 34,06 ou 2 atomes.
Barium 65,94 1 atome.
100,00 Sa formule =Ba Ch'.
Caractères dUHnctifa, 1o Ce chlorure projeté sur les charbons ar- ''^'^U décrépite sans éprouver d'altération.
âOâ GHL
2<* Traité par Tacide sulftirique hydraté, il se décompose mé froid avec effervescence en répandant des vapeurs blanches i de gaz hydrochlorique.
30 Dissous dans Teau , sa solution précipite en blanc par le n d^argent, par le carbonate de potasse , et par Tacide sulturique ( sulfate; ces deux derniers réactifs la troublent même encore q elle est étendue d*une grande quantité d^eau; enfin la solution de mate de potasse y produit un précipité jaune citron.
4o Délayé avec une petite quantité d^alcool faible, ce chlorure munique à la flamme de ce combustible une teinte jaunâtre.
Usages, On se sert dans les laboratoires de la solution aqueu chlorure de barium, pour reconnaître la présence de Tacide sulfu: libre ou combiné, et déduire du poids du sulfate obtenu la qui de cet acide, ou celle du sulfate qu'on cherche à estimer. A cet on peut recueillir directement le précipité et le peser après V lavé, séché et calciné; mais on peut arriver au même résultat, co M. Gay-Lussac Ta conseillé, en faisant une solution titrée de chk de barium et déterminant la quantité qu'il en faut pour la préci tion complète de Tacide sulfurique. Ce dernier moyen plus exp que le premier est utile dans quelques opérations des arts où il est de déterminer le titre du sulfate dépotasse qu'on emploie.
Chlorure de calcium. {Chlorure calciquOf Berz. )
Ce chlorure, qui a été désigné autrefois sous le nom de mnria chaux, se rencontre en solution dans Teau de la mer et de différ sources salées. On le forme par divers procédés, souvent même le produit de certaines opérations chimiques.
Propriétés, Le chlorure de calcium est solide, blanc, inodore, i saveur acre très-piquante et amère. Exposé au feu il éprouve la ft aqueuse, puis la fusion ignée sans subir aucune décomposition. M contact avec Tair il en attire puissamment la vapeur d'eau et t( bientôt en déliquium; l'eau à -4- 15o en dissout quatre fois sonp< l'eau chaude en dissout plus et le laisse cristalliser par refroidisse! en longs prismes à six pans striés et terminés par des pyran aiguës. L'alcool le dissout aussi en assez grande quantité.
Composition, Il est formé de :
Chlore 6S,55 2 atomes.
Calcium 56,65 1 atome.
100,00 Sa foriçule = Ca Ch».
Caractères distinctifs, \o Placé sur les charbons ardents, le chk) de calcium cristallisé fond, se boursoufle et se dessèche ensuite, < qui est anhydre n'éprouve aucun effet dans les mêmes circonstai
2° Traité par l'acide sulfurique hydraté il fait une vive effervesc avec dégagement abondant de vapeurs blanches d'acide hydro< rique.
30 Sa solution aqueuse produit avec le nitrate d'argent un préc blanc, caillebotté, de chlorure d'argent; l'ammoniaque et le cya de fer et de potassium n'y apportent aucun changement, tandis q
carbonate de potasse^ racide sulfurique, y forment des précipités blancs. Ce dernier réactif n^agit de la sorte qu^autant que la solution est concentrée, car après Tavoir étendue de 500 fois environ son volume d'ea^, Tacide sulfurique n*y occasionne plus de précipité, mais Toxa- Ute d'ammoniaque et celui de potasse y démontrent encore la présence de la chaux par un précipité blanc pulvérulent d'oxalate de chaux tout à fût insoluble.
Usages, La grande affinité qu^a le chlorure de calcium pour la vapeur d*eau, rend ce composé très-précieux dans la plupart des recherches chimiques sur les gaz pour les dessécher et estimer la quantité de cette vapeur. Cest aussi en raison de cette affinité qu'on s'en sert dans tootes k^ analyses organiques élémentaires, pour calculer l'hydrogène an'elles renferment par le poids de l'eau qui s'est formée pendant nmération. À cet effet on place dans un tube de verre du chlorure de calcium fondu et cassé en petits morceaux, on en prend le poids avant ^'iJ ait été traversé par les gaz humides , et par l'augmentation de poids du tube après l'expérience , on connait la proportion de vapeur condensée par le chlorure de calcium.
Ce chlorure est aussi employé pour rectifier l'alcool et le dépouiller de l'eau qu'il contient ; on l'applique aussi à la purification d'autres produits liquides qui n'ont pas d'action sur lui et qui peuvent quelquefois retenir une certaine quantité d'eau : tels que le brème, le sulrare de carbone, les divers éthers, etc.
Chlorure dr cobalt. Protochlorure de cobalt (cMorure cohalHquoj Berz.), muriate de cobalt.
Ce composé artificiel se produit en dissolvant le cobalt ou son oxide por dans l'acide hydrochlbrique, et évaporant à siccité pour chasser rezcès d'acide.
Propriétés, Ce composé cristallisé est à l'état d'hydrate et se présente en petits cristaux d'un beau rouge grenat. 11 est inaltérable à l'air, nais au feu il éprouve la fusion aqueuse, perd son eau et devient d'un beau bleu foncé; à une température élevée au contact de l'air il se <lécompose en partie et laisse du peroxide de cobalt.
Lorsque ce chlorure a été privé de son eau et qu'on le laisse exposé à l'air, il en attire peu à peu l'humidité et redevient rouge. L'eau le dissout facilement en formant avec lui une solution dont la couleur varie du rouge au rose tendre. C'est en raison de la propriété (jue possède le chlorure de cobalt de se déshydrater facilement par l'action d'une douce chaleur et de devenir bleu, qu'on emploie sa solution aqueuse pour préparer une espèce d'encre qui devient apparente par la chaleur et disparait ensuite par son exposition à l'air. Cette espèce d'encre de sympathie parait avoir été imaginée en 1700 par Waitz, nais elle n'a été publiée que plus tard.
Composition, Le chlorure de cobalt est formé de :
Chlore 54,5 ou 2 atomes.
Cobalt 45,5 1 atome.
100,0 Sa formule = Co Ch\
Caractères distinctifs. 1° Ce chlorure se comporte avec l'acide sul-
furique et la solution de nitrate d^argent, comme tous les autres chlorures solubles.
2o Sa solution aqueuse est rouge ou rose, suirant son état de concentration ; elle précipite en bleu par les alcalis caustiques, et le précipité se redissout dans Tammoniaque en la colorant en rouge sale; le cyanure de fer et de potassium y produit un précipité vert-pâle, Tacide hydrosulfurique est sans action, mais Thydrosulfate d*ammoniaque y forme un précipité noir, enfin ce chlorure fondu arec le '; borax donne un composé vitreux coloré en bleu foncé. ^
Chlorurks de cuivre. On en connaît deux espèces, savoir : le pro* \ tochlorure (chlorure cuivreux) et le dcutochlorure ( chlorure cuivriqtitf j Berz. ). Il n^ a que ce dernier c|ui uni à une certaine quantité de oeotoxide de cuivre constitue un minéral cristallisé en petits grains ou CB masse et qu^on a rencontré au Pérou et au Chili : on le désigne en minéralogie sous le nom de sable vert du Pérou, 11 est composé de 1 atomes de dcutochlorure de cuivre, de 5 atomes de deutoxide decuivre et de 8 atomes d'eau. C'est en raison de cette composition que M. Bené* * \ lius lui a donné le nom d'oxichlorure trihaaique. Sa formule atomiqni • ^
= 2CuCh»-4-3Cu-4-8ff. ]
Caractères chimiques de cet oxichlorure. h
1o Chauffé au chalumeau il colore la flamme en bleu ft les bords en vert, et il dépose autour de la matière d'essai une poudre rouge qui colore en bleu la flamme ; puis il fond, se réduit et donne un grain de cuivre au milieu des scories ; fondu avec le borax, il donne un verre coloré en vert et se comporte comme le deutoxide de cuivre.
2o Dissous dans Tacide nitrique il donne une dissolution bleue qui précipite le nitrate d'argent en flocons blancs, et présente tous les et* ^ ractères de la solution d*un sel de deutoxide de cuivre.
Chlorures d'étain. Deux composés d'étain et de chlore peuvent être formés ; ils correspondent aux deux degrés d'oxidation de ce métal, savoir, le protochlorure d'étain (chlorure etanneux, Berz.) et le des- . tochlorure ou bichlorure d'étain ( chlorure stannique, Berz.).
Protochlorure d'étain. Ce chlorure désigné autrefois sous les noms de ftel d'étain, de protomuriate d'étain, s*obtient en dissolvant Tétain dans l'acide hydrochlorique et concentrant la dissolution jusqu*au point où elle puisse cristalliser. 11 est alors hydraté et renferme 9^ pour cent d'eau de cristallisation.
Propriétés. Le protochlorure d'étain anhydre se présente en une masse fondue, grise, à cassure vitreuse ; il est volatil au rouge naissant et soluble dans l'eau. Combiné à ce liquide il se présente dans le com^ merce en cristaux aiguillés et incolores , d'une odeur de poisson et d'une saveur acide, très-slyptique. Ce chlorure hydraté perd son eau en le chauffant en vases clos, et se convertit pour la majeure partie en protochlorure sec, tandis qu'une petite partie se décompose en présence de l'eau, en donnant du gaz hydrochlorique et du peroxide d'étain. A l'air il absorbe l'humidité et l'oxigène et se transforme en bichlorure en laissant déposer une partie de l'étain à l'état de peroxide. Sa solution aqueuse se comporte de la même manière, mais la réaction est plus prompte.
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Composition. Ce protocblorure est formé de :
Chlore 37,5 ou â atomes.
Étain 62,5 1 atome.
100,0 Sa formule = Sn Gh^
ùmustèreê disHnctifa, !<> Mis en contact avec les charbons ardents, ! composé perd son eau, se dessèche et laisse exhaler une petite quanitéd*acide hydrochlorique formé par une partie de Teau décomposée. )• Traité par Tacide sulfurique il dégage des vapeurs diacide hydro-
ique avec une légère effervescence.
I» Sa solution aqueuse précipite le nitrate d*argent en flocons blancs iMihibles dans Tacide nitrique; la potasse y produit un précipité
■MM» ll«w»Avi«iAii Ve/\1iiKlA /lina un Av/t2ie Ao rk/ktaeoA • l^avnvn/kniartiiA iivi
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lolation de deutochlorure d*or est réduite immédiatement et il se pro-
èntun précipité brun, violet ou pourpre, suivant Tétat de concentra-
tioD des solutions; enfin une lame de zinc plongée dans cette solution
ta précipite PéCain à Pétat métallique sous forme de petites aiguilles
M lames brillantes.
Usages. Ce chlorure, indépendamment de remploi qu^on en fait en tâature comme mordant pour les couleurs violettes dont il rehausse rédat, sert dans les arts pour la préparation du pourpre de Cassius. Dans les laboratoires on remploie comme réactif pour reconnaître les plus petites quantités d^or en dissolution dans Teau régale ou acide cUoro-nitreux : la sensibilité de ce réactif est si grande que diaprés ■os expériences 1/520000 d^or en dissolution produit encore une coloration avec la solution de protochlorure d*étain.
Bichiorure ou deuiocMorure d'étain, ( Chlorure alannique , Berz. ) lÀquéur fumante de Lihavius ou spiritus Libavii des anciens chimistes.
On le prépare soit directement, soit en décomposant dans une cor- Dne le bichiorure de mercure par un amalgame d'étain.
Propriétés. Le bichiorure d^étain, à Tétai anhydre, se présente sous Ta^ieet d*un liquide incolore, très -volatil, qui répand à Pair des famées blanches, épaisses et très-piquantes. Sa densité est plus grande que celle de Peau, il entre en ébullition à + 120o. Mêlé à un tiers de son poids d*eau il s^y combine rapidement et donne des cristaux transparents qu'une plus grande quantité d^cau dissout entièrement. Sa solntion aqueuse n'éprouve aucune altération par son exposition à Pair.
Composition. Ce chlorure contient sur cent parties :
Chlore 54,5 ou 4 atomes.
Étain 45,5 1 atome.
100,0 Sa formule « SnCh^.
206 GHL
Caractères diattnctifa, l» La liquidité et la volatilité du blcblorare d'étain ne permettent pas de le confondre avec le protochlorure qd est solide à la température ordinaire.
2° Sa solution aqueuse est précipitée par le nitrate d^argent j la po^ tasse, la soude et Tammoniaque y forment des précipités blancs icivr bles dans un excès des deux premiers alcalis^ la solution de deutodU»> rure d^or n^y apporte aucun changement; Tacide hydrosulfurique 4 les hydrosulfates y produisent un précipité jaune pâle de deutosuUanj d^étam hydraté, enfin une lame de zinc en réduit Tétain à Tétat aé^ tallique. i^
Usages. Le bichlorure d^étain forme la base de la liquear ev ployée par les teinturiers comme mordant pour la cochenille ; ceiDai( dant est désigné dans les ateliers sou$ le nom de composition d'ékià^ On le prépare ordinairement en dissolvant Tétain dans des mélangil diacide nitrique, de sel ammoniac ou de sel marin, il contient alors àà bichlorure d^éiain uni soit à de Thydrochlorate d*ammoniaque, MÎt*! du chlorure de sodium, dans des rapports atomiques égaux ou varM bles. A
La présence de ces deux composés peut être démontrée dans tM les cas en décomposant la solution par un courant diacide hydrosdH furique pour précipiter tout Tétain. Si Ton fait évaporer à siccitéitf liqueur ëltrce, elle laisse pour résidu ces deux sels, faciles d^ailleurtil distinguer Tun de Tautre par leurs propriétés particulières.
GuLORURKs DE MERCURE. On counaît cieux composés de chlore et àê mercure correspondants aux deux oxides, savoir : le protochlorure 4i mercure (chlorure mercureux) et le bichlorure de mercure ou deiito^ chlorure (chlorure mercuriquc).
Protoculorure de mercure. Ce chlorure qu^on désigne encore sow les noms de mercure doux y calomel, calomélas, mercure sublimé dowtf panacée mercurielle , aquila alba, mercurii^ etc. , est encore c<mM sous le nom de précipité blanc y quand il a été préparé par la voie hfh mide au moyen de la double décomposition d*un sel de protoxide dé mercure par un chlorure alcalin. On le prépare ordinairement dans les laboratoires en faisant réagir à Taide de la chaleur dans des matrai le protosulfate de mercure sur le chlorure de sodium.
Propriétés. Obtenu par sublimation, le protochlorure de mercnri se rencontre dans le commerce sous la forme de pains semi-orbifliilaires, blancs , demi-transparents , etd^une structure cristalline; sa deih site est assez grande, elle est environ de 7 à 8 fois plus forte que eeUc de Teau. Exposé à la lumière directe, il brunit légèrement à sa surfim en se décomposant. Chauffé en vases clos, il se sublime entièrencH sans se fondre et sans éprouver d^altération. L^eau et Talcool ne peuvent le dissoudre.
Préparé par la voie humide, le protochlorure de mercure se présente sous forme d'une poudre blanche très-fine, douce au toucner et d^ine assez grande densité, quelquefois on le rencontre en petit trochisques ou cônes blancs qui jouissent d'ailleurs des autres carac tères chimiques de celui obtenu par sublimation.
Composition. Ce chlorure est formé de :
CH L â07
Chiore 14,9 ou 1 atome.
Mercure 85 J 1 atome.
100,0 Sa formule = Hg Gh.
Caractères disUnch' fa. 1° Chauffe sur des charbons ardents, il se volatilise en fumées blanches inodores ; si la caleination est faite dans m tube, il donne un sublimé blanc sans laisser de résidu.
9* Calciné avec un peu de potasse ou de sonde dans un tube ferme •Iran bout, il fournit une grande quantité de globules de mercure, le résidu de cette caleination redissous dans Peau et saturé par Tacide ■Étriqué pur produit avec le nitrate d^argeot un précipité abondant 4t Mtrure d'argent.
9* L*acide sulfurique est sans action sur lui à froid ; rais en contact d agité avec une solution de potasse caustique ou d*ammoniaquc, le ■rotodilorure de mercure se décompose et devient à Tinstant noir en Inisant du protoxide de mercure pour résidu après quelque temps de ^gestion ; la liqueur filtrée et saturée par Tacide nitrique donne alors M précipité abondant de chlorure d^argcnt avec le nitrate d^argent.
4p Le protoxide de mercure résultant de Faction de la potasse sur le protochlorure, redissous dans Tacide nitrique faible, clonnc alors une dissolution qui précipite en noir par les alcalis caustiques; en Uoiicpar Tacide hydrochlorique ou un chlorure alcalin ; en jaune ceriéht par Piodure de potassium ; en noir par Tacide hydrosulfuriquo ttlesbjdrosulfates, enBn u^e lame de cuivre décapée, plongée dans cette dissolution, en précipite du mercure sous forme d^me poudn^ grise, adhérente au cuivre et qui prend Téclat métallique et argentin par le frottement contre un bouchon de liège.
5» Traité par l'acide chloro-nitreux (eau régale), le protochlorurc ck merenre se dissout en passant à Tétat de bichlorure, le même effet cit produit quand on Tagite avec une solution aqueuse et concentrée de chlore.
Ghaervcttions, Le protochlorure de mercure du commerce peut contenir en mélange du bichlorure de mercure , ou du sous-nitrate de aercure, dont il importe qu'il soit privé pour T usage* médical. On reconnaît la présence du premier composé en le faisant digérer avec de Talecol, et ajoutant à la liqueur décantée une solution de potasse qui, décomposant alors le bichlorure de mercure , produit un précipité jaone d'hydrate de deutoxide. Quant à la présence de sous-nitrate, on peut la découvrir en chauffant à la lampe à esprit de vin une petite portion du protochlorure dans un tube fermé par un bout , il se dép^ alors des vapeurs rutilantes d'acide hypooitrique que leur odeur 6ût aisément reconnaître. On peut encore employer l'acide sulfurique cittrgé de protosulfate de fer qui se colore en rose ou en violet lors- ^e le protochlorure renferme un peu de sous-protonitrate.
Quelques exemples ont démontré que le protochlorure de mercure est snjet à être falsifié, surtout à l'état de précipité blanc, avec du sulfiite de barite ; on reconnaît facilement cette fraude par le résidu qu'il fournit soit par la caleination, soit en le faisant digérer avec une so- Intion aqueuse de chlore.
â08 CHL
DeUTOCULORURE DR MERCURE OU BICULORURE DR MBICUIB. (i
mercuriqucy Berz.) Ce composé, connu dans le commerce sous le de sublimé corrosif en raison de ses propriétés, s^obtient par d procédés, et le plus ordinairement en exposant à une chaleur dans des matras à fond plat et à lon^; col, un mélange de parties < de deutosulfate de mercure et de sel marin desséché.
Propriétés. Le bichlorure de mercure, préparé par sublimatioa^ présente dans le commerce sous forme d un pain , semi-orbic d*un blanc satiné, et d^une structure cristalline formée de pi tétraèdres aplatis. Il est inaltérable, inodore, mais il possède une veur stiptique très-prononcée et désagréable qui excite la salirt '* Chau£Fé, il fond à une température peu élevée, entre en ébi~ et se volatilise ensuite sans éprouver d^altération : à la tempém«M ordinaire Teau en dissout 1/1C de son poids, et 1/3 à -4- IOO0. Lâi lution cristallise par le refroidissement en longues aiguilles jprii tiques qui sont anhydres. 11 est également soluble dans ralcoofetf Pétber, le premier en dissout 1/7 et le second 1/3 de son poids. 1 en raison de la plus grande solubilité du bichlorure dans Téther ce dernier est employé dans quelques recherches pour séparerl chlorure de Tcau ou de tout autre liquide aqueux qui le tieot^ solution.
Composition, Ce chlorure est formé de :
Chlore 25,00 ou 2 atomes.
Mercure 74,04 1 atome.
100,00 Sa formule = Hg Ch'.
Caractères disiinctifs. 1" Projeté sur les charbons incandescenti, \ibichlorure de mercure se volatilise rapidement en vapeurs MaoclNt.' épaisses, qui sont acres et irritantes ; dans un tube fermé il fournit m ' sublimé blanc cristallin.
2o L^acide sulfurique ne lui fait éprouver aucune altération m ft froid ni à chaud.
3» Sa solution aqueuse précipite en flocons blancs par le nitrate d*i^ gent, et le précipité, si le nitrate d^argcnt a été employé en excès, cstrt- ' dissous par ranimoniaque liquide; les solutions de potasse, desomlBi.^ de chaux et de barite, y produisent un précipité jaune-orangé d*k^ ' drate de deutoxide de mercure : Tamnioniaque un précipité btensf riodure de potassium un précipité rouge coquelicot, soluble dans M excès d*iodure ; Tacide hydrosulfuri(]ue versé peu à peu y donne IIMN» sance à un précipité blanc, qui devient jaune ensuite et bruoitre pif l'addition d'une nouvelle quantité diacide hydrosulfurique; enfin UM lame de cuivre décapée, plongée dans la solution de ce bichlorure Midulée par un peu d'acide nitrique, en sépare du mercure qui sedépNt immédiatement sur la surface du cuivre et la rend grise, mais le mi* tement contre un bouchon lui donne bientôt un éclat argentin.
40 En chau£Fant dans un tube bouché par un bout, le bichloniTe mélangé à un peu de potasse ou de limaille de for, on en sépare des globules brillants de mercure.
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Utogti, La tolulion de bichlorure de mercure est sonvent employée
k$ laboratoires comme réactif pour reconnaître dans les liqueurs
aies on les sucs des plantes raloumioe avec laquelle il se combine
tqoMI précipite en flocons blancs, insolubles dans Teau, mais solu-
dins Teau salée et la solution des autres chlorures et iodures al-
i; la sensibilité de ce réactif a été rapportée à Tarticle Albumine,
Ffres ce mot.)
IVclion particulière qu^exerce Tammoniaque sur ce bichlorure
st aussi de s*en servir pour distinguer Tammoniaque étendue
grande quantité d^eau; dans cette circonstance la liqueur de-
laiteuse, et il se forme au bout de quelque temps un précipité
I composé d*ammonio-chlorure de mercure, insoluble dans Teau.
action peut être également appliquée, diaprés Brande, pour dé-
nr les plus petites quantités aun sel à base d*amraoniaque en
I. A cet effet, si après avoir ajouté une goutte ou deux de solu-
de potasse caustique à une solution très-étendue d^in sel ammo-
J quelconque, on laisse tomber dans le mélange une goutte ou
de solution de bichlorure de mercure, il se produit sur-le-champ
irécipité blanc de la même nature que celui indiqué ci-dessus. La
itesse de ce réactif est telle que 1/77(K) de sel ammoniacal en so-
m dans Teau est démontré par remploi de ce moyen.
Du bichlorure de. mercure considéré sous le rapport
médico-légal.
Dans la plupart des cas d*empoisonnement par le sublimé, et lors- ^ ce chlorure n*a pas été transformé, en se combinant avec les matières organiques, en un composé insoluble, il est encore possible de Reonnaitre sa présence par les réactife que nous avons exposés en ■iiçpiant les caractères à Taide desquels on peut le distinguer. C*e8t An qa*on devra agir sur les liquides extraits des viscères après la ■ort, ou sur le produit du vomissement qu^on aura préalablement ftré, après Tavoir étendu d*eau distillée, pour le séparer des matières ■Mobles*
Si la solution dans laquelle on recherche le bichlorure de mercure M tellement étendue que les réactifs fournissent drs résultats équi- Hfnes ou peu certains , on devra la rapprocher par évaporation à iM douce chaleur pour la soumettre ensuite à Taction des réactifs, M eomme Ta proposé M. Orfila , on Tintroduira dans un flacon bouclé i rémeri et on Tagitera fortement pendant 4 à 5 minutes avec le fMri de volume d'éther sulfurique pur. Ce liquide enlèvera à la soluta aqoense la plus grande partie du sublimé qu^il contient et se séfarcm fecilement par le repos en raison de sa moindre densité. En Mlmt alors la couche d*éther, au moyen d*un entonnoir, et la lais- MM exposée à Pair dans une capsule de verre ou de porcelaine, Té- Aerse Taporisera et le bichlorure de mercure qu*il a dissous restera ttn forme d*une matière blanche en partie cristallisée qui présentera iMis les caractères qui lui appartiennent à Tétat de pureté.
Ce moyen pratiqué avec les précautions nécessaires permet dircctaBent d^^extraire d^une solution aqueuse de sublimé corrosif, suivant fn*elle est plus ou moins concentrée, des quantités fractionnaires qui
varient de 7/10, 3/7 et 1/5 du poids de ce chlorure dissout dans i\ {Journal de Chimie médicale, tome III, p. 124, 2« série.)
M. James Smithson a proposé un procédé qui est employé avantage pour reconnaître des atomes de sublimé corrosif dissons Teau, ou dans toute espèce de liquide qui n*a pu le décomposer* t( moyen qu^on a eu Toccasion d*appUquer avec succès plusieurs fliii dans certains cas de médecine légale, consiste à plonger dans la sob< tion sur laquelle on expérimente, et qui a été acidulée par qudqiMl gouttes diacide hydrocnlorique, une lame d'or ou un anneaa de tê métal en partie recouvert d^une petite feuille d*étain. Ce petit apptral galvanique en polarisant les éléments du sublimé corrosifdissons dm Teau, les sépare et fait précipiter le mercure à la surface de l*or, ori, en s^y combinant, prend en peu de temps une couleur d*un gris bu» châtre. Cet e£Fet électrique étant produit, on enlève la feuille d*éliîi et après avoir lavé la lame d'or à Teau distillée et Tavoir séchée sor du papier Joseph, on la chau£Fe avec une lampe à esprit de vin dui un tube de verre bouché par un bout et étroit. Le mercure combôé h la surface de Tor se volatilise et se condense à quelques points dt Tendroit chau£Fé en globules grisâtres extrêmement fins, dont Véàti métallique peut être distingué à Taide d*u ne forte loupe. Pendant eetfi calcination la lame d'or reprend sa couleur jaune naturelle.
Ce procédé qui fait découvrir le mercure existant dans de très-petini quantités de bichlorure dissoutes dans Teau, est aussi applicable à II recherche de tout sel mercuriel dissous dans un liquide.
La facilité avec laquelle le bichlorure de mercure s*unit à plnsiein principes immédiats en formant des composés insolubles fait coneefOV pourquoi dans certains cas d'empoisonnement par exemple, il estÎA* possible de le rencontrer dans les matières liq^uides. Les rechercha doivent alors être faites soit sur les matières solides trouvées dans toi organes digestifs, soit sur les tissus mêmes de ces organes. Dans ce eM après avoir mêle ces substances solides avec un peu de potasse caostH que, on les desséchera bien dans une capsule de porcelaine. Le résida rourni par cette évaporation étant introduit dans une cornue, sera calciné au rouge dans une petite cornue de verre lutée et munie d'ua ballon. Parmi les produits de la décomposition de la matière organicpMi et à la voûte de la cornue, on aperçoit en la cassant tantôt de pdiH globules de mercure, tantôt une couche grisâtre de ce métal trè^ divisé, sali par un peu d'huile empyreumatique, et qu'on reconniil facilement en la dissolvant dans de l'acide nitrique pur à Taide d?iiM douce chaleur. Cette' dissolution présente alors tous les caractères ai protonHraie de mercure (Voyez ce mot).
MM. Orfila et Lcsueur, dans leurs recherches expérimentales sur toi exhumations juridiques dans le cas d'empoisonnement par le suUM corrosif, ont démontré, bien que ce composé fût précipité par les ma' tières organiques et rendu insoluble, que les organes <ugesti€i dn chiens empoisonnés par ce chlorure, enterrés et exhuma au boa d'un certain temps, ne renfermaient aucune trace visible de mereiÊ^ métallique, même à l'aide de la loupe; ils ont observé que des pordoD de la membrane muqueuse stomacale et intestinale de ces animaifl soumises dans une cornue à l'action de la potasse à une chaleur rougi
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donné du mercare métallique annonçant sinon Texistence da
imé, an moins celle d*ane préparation mercurielle ; les auteurs de
tniTail rapportent qu*on peut retirer du mercure métallique par ce
neédé, même plusieurs années après que le bichloriire a agi sur
■alières animales, avec lesquelles il a été en contact. (Tome II,
iiuBBS d'or. Deux, chlorures d'or correspondants aux deux
de ce métal peuvent être préparés. L'un est le protochlorure
aureux)^ l'autre le deutochlorure d'or (chlorure aurique),
dernier étant seul employé, nous en décrirons ici les propriétés et
caractères.
JkuloeUorure ou perchlorure d'or. Ce composé désigné autrefois
les noms de nitromuriate d'or, muriate d'or, hydrochlorate d'or,
lent en dissolvant l'or dans l'eau régale composée de trois parties
hydrochlorique et d'une partie d'acide nitrique; la dissolution
ie jusqu'en consistance sirupeuse pour volatiliser l'excès d'acide
yé, laisse pour résidu le deutochlorure qui cristallise en masse
le par le refroidissement.
Fropriétéê, Le deutochlorure d'or se présente en une masse cristal-
K drnn rouge brun foncé, déliquescente à Tair. 11 a une saveur
Mrbe, un peu amère. Exposé à une douce chaleur il fond, sans se
liieomposer; mais à une température plus élevée il abandonne une
fartion de chlore et se transforme d'abord en protochlorure d'or qui
«décompose ensuite par une chaleur croissante en laissant de l'or
Ms forme pulvérulente et spongieuse : ce chlorure est très-soluble
dus l'eau; sa solution colorée en Jaune-rouge prend une belle couleur
Jme d'or par l'acide hydrochlorique; il se transforme alors en hydro-
dUoratede chlorure qui évaporé convenablement cristallise en aiguil-
kl d'un jaune d'or.
Composition, Ce chlorure d'or contient :
Chlore 34,9 ou 5 atomes.
Or 65,1 1 atome.
8a formule atomique = Au Ch'.
Caractères distinctifs, !<> Chauffé sur les charbons ardents , le dentocUomre d'or se décompose promptement en dégageant du chlore et hissant de l'or en poudre jaunâtre qui prend l'éclat métallique par le frottement entre deux corps durs.
3o Dissous dans l'eau sa solution présente des caractères acides, elle •s décolore avec le nitrate d'argent en formant un précipité jauneerangé abondant, composé de chlorure d'argent et d'oxide d'or.
3<> Les solutions de potasse et de soude caustiques n'y forment point de précipité, mais la ligueur se trouble au bout de quelques minutes; fammoniaque y produit un précipité jaune d'ocre pâle; l'acide sulfurenx la réduit immédiatement et en précipite l'or sous forme d'une pondre brunâtre très- divisée qui paraît d'un bleu verdâtre, en suspension dans l'eau et par réfraction; le prolosulfate de fer agit de la même manière; les hydrosulfates y occasionnent un précipité brun
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foncé, enfin le protocblorure d'étain y produit nn précipité braii Tiolet ou pourpre, suivant Tétat de concentration de« diisolutioiis «I le rapport des deux chlorures.
Usages, La solution de deutochlorure d*or est employée ponr reoo» naitre rétain en dissolution, soit à Tétat de protochlorure , soit àréM de protoxide, il forme un précipité violet ou pourpre avec cet eoBposés, tandis quMl n^a aucune action ni sur le deutochlorure d*étainii sur les sels d^étain à base de deutoxide.
La facilité avec laquelle le deutochlorure d*or est décomposé par Ici huiles essentielles sous Tinfluence de la lumière solaire, permet awii de remployer pour reconnaître la présence de ces huiles en tolotÎM dans les eaux distillées des plantes qui n^ont qu*une odeur fiaible oi peu développée : le mélange prend bientôt une couleur brunâtre pir sui(e-de la réduction du deutochlorure d'or.
Chlorures de platine. Des deux composés que le platine forme aret le chlore, il n'y a que le bichlorure de ce métal qui soit employé conae réactif.
Bichlorure de platine, (Chlorure platinique.) Ce composé a été dé: signé autrefois sous les noms de muriate de platine, hydrocMorakéf platine. On le prépare en dissolvant le platine en éponge ou enhuÏMI divisées dans Peau régale, et évaporant à siccité la dissolution.
Propriétés, Le bichlorure de platine se présente en une masse solidl d'un rouge foncé, qui est d'un brun noirâtre lorsqu'il est anhydre* H est très-soluble dans l'eau et forme une solution qui, concentrée, eit rouge intense et d'un jaune orangé lorsqu'elle est étendue. Il se dissout également dans l'alcool ; exposé à une douce chaleur il perd ai^ portion de son chlore et se transrorme en protochlorure d'un vert oli- ' vâtre, qu'une température plus élevée décompose entièrement.
Composition, Ce chlorure contient :
Chlore. .... 41,78 ou 4 atomes.
Platine 58,22 1 atome.
loOjOO Sa formule = Pt Ch^
Caractères distinctifs, 1° Chauffé le bichlorure de platine se décoanpose facilement en laissant dégager du chlore et donnant un résida gris spongieux de platine qui prend l'éclat métallique par le fhittement ou la compression.
2o L'acide sulfurique concentré n'exerce aucune action tar loi â froid.
n'y apportent aucun changement.
4o L*acide sulfureux ei le protosulfate de fer n*ont aucune a<^ioii sur ce chlorure , mais le protochlorure d'étain y forme un précipité rouge-brun ; l'acide hydrosulfurique et les hydrosulfates un préci^ noir ou brun , enfin une lame de zinc ou de fer en sépare le platint à l'état métallique sous forme d'une poudre noire très-divisée.