‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 51 sur 107 · DB POTASSIUM · texte numérisé non relu

DB POTASSIUM

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Voici la marche à suivre pour opérer par le procédé rappo haut. On prend 00 grammes du mélange salin à examiner, oi sout dans Teau pour séparer le résidu insoluble par la filtrado évapore à siccite la solution. Après avoir pesé le résidu biend on calcule quelle proportion de matière saline il représente ] quintal ou cent livres. Ce résidu salin étant réduit en poudre ti on en prend 50 grammes ; d*une autre part , on pèse 200 g d'eau distillée qu*on place dans le bocal de verre, de la capac poids cités plus haut; le sel est ensuite placé sur une feuille d< a côté du bocal et on attend quMls soient Tun et Tautre à la mé pérature. On apprécie ensuite la température de Peau avec i momètre dont les degrés soient divisés en cinquièmes, ce ^ui d^évaluer aisément des dixièmes de degrés, et on jette rapide sel dans le bocal en imprimant à ce vase un mouvement girato rapide pour accélérer la solution. Pendant qu'elle s'opère, le mètre maintenu dans le bocal baisse rapidement; on suit sa avec attention, et on observe le degré le plus bas auquel il p La différence de température de Teau avant la dissolution ai: après, fait connaître de suite en cherchant sur la table précé même différence, la quantité de chlorure de potassium corresp à cette température.

Exemple, Si la température initiale de Teau était de 16o,5 e pérature finale 9o,2, la différence 7o,3 donnerait par la tab centièmes de chlorure de potassium, et par conséquent 43,16 rure de sodium ou sel marin. Ces proportions seront ensuite d'après la quantité d'eau et celle des matières terreuses conteni le mélange qu'on essaye.

Un autre moyen plus direct, qui peut être également empU de semblables circonstances, et que nous avons mis en pratiq l'analyse d'un échantillon de sel marin falsifié par le chlorur tassium, consiste à précipiter une solution concentrée du sel solution également concentrée de bichlorure de platine. \a chlorure de platine et de potassium qui se forme est recueilli l'alcool et séché ensuite à + 100 ; c'est du poids de ce compoi déduit celui du chlorure de potassium qu'il contient, {f'^oyez < de potassium et de platine.)

GHOLESTÉRINE. Principe immédiat découvert d'abord calculs biliaires humaiiis et désigné autrefois sous le nom de grasse criatalline des calculs. Sa présence a été démontrée dao fraiche de l'homme et de quelques animaux ; on l'a depuis rei dans plusieurs autres parties du corps animal , savoir : dani veau, le sang, et un grand nombre de produits morbides.

Les calculs biliaires de l'homme en sont presque entièremeni et c'est de ceux-ci qu'on l'obtient ordinairement en les faisant avec de l'alcool, et filtrant la solution chaude qui la laisse cr par le refroidissement.

Propriétés et caractères, La cholestérine se présente en éa ^ères ou en feuillets plus ou moins larges, d'un blanc nacré, insipide, inodore, et d'un aspect un peu gras au toucher. C elle fond à + 137o et cristallise par le refroidissement en lame

C H R ai9

an eu sans action sur elle; Talcool froid la dissout à peine, I température de son ébullition, il en dissout 1/9 ou 1/5 sui- .ensité. L^éther sulfnrique en dissout 1/4 de son poids à -f- 15, H 56o, 5o. Les solutions alcalines et caustiques n^ont aucune r elle ; Tacide sulfurique hydraté à la température ordinaire »rendre sur-le-champ une belle couleur orançée qui devient ougeâtre. Traitée par son poids diacide nitrique bouillant, écomposée, et convertie en acide particulier qu^on a désigné lom ol acide cholestérique. Cet acide insoluble dans Teau, est ne orangé en masse , d^une odeur butireuse , d^une saveur styptique. 11 fond à -f- 58o. L'^alcool le dissout en se colorant -orangé. La potasse, la soude et Tammoniaque forment avec imposés solubles et déliquescents , colorés en jaune-orangé, »us les acides décomposent en séparant Tacide cholestérique. rnHon, l)*après les expériences de M. Ghevreul, la cholestéformée de :

Carbone 85,005 ou 38 atomes.

Hydrogène. . . . 11,880 63 atomes.

Oxigène 3,025 1 atome.

^nule = C38H65 0^

BfATES. Genre de sels formés par Tuniou de Tacide chrômi-

) les oxides métalliques. Les différentes espèces sont toutes

; celles qui sont formées par un oxide blanc présentent, sui-

r état de saturation, une couleur jaune, orange ou rouge. Les

spèces offrent des nuances variables plus ou moins foncées.

irômates se décomposent presque tous au fou , à Texception

imates alcalins neutres qui résistent à une température élevée.

;ces solubles sont celles à base de potasse, de soude, de chaux,

tiane, de cobalt, de nickel, de zinc et de per oxide de for; pres-

I les autres chromâtes sont insolubles à Tétat neutre.

e trouve qu*un seul chrômate dans la nature, c^est celui de

|ni constitue un minéral très-rare, désigné en minéralogie

nom de plomb rouge de Sibérie, Tous les autres sont des pro-

l'art.

irômates peuvent exister à Tétat de sels acides dans lesquels la

ioD diacide est double, et de sels basiques dans lesquels la base

ipliée par 1 1/2 et par 2.

fèreê atgHnctifs, 1» Ces sels ne produisent aucun effet lorsqu^on

îtte sur les charbons ardents.

luffés au chalumeau ils colorent les flux en vert, tant au feu

stioD qu^au fou d^oxidation.

leide sulfurique hydraté mis en contact avec ces sels neutres,

mpose et leur fait prendre une teinte rouge-orangé, sans dé-

iicune odeur sensible.

aités avec l'eau , ils donnent une dissolution jaune qui devient

1 par les acides nitrique et sulfurique, et d'un vert bleuâtre

âde sulfureux : chauffée avec de Tacide hydrochlorique ,

SâO CHR

elle devient verte en dégageant du chlore; les chromâtes solnbles prê- |i cipitent les sels de protoxide de plomb en jaune-orangé; les selsèl protoxide de mercure en rouge vif, et ceux à base d''ozide d^argoM, en rouge carmin foncé.

Ghrôm4te de plomb. (Chrômate plomhique, Berz.)

On en connaît deux espèces, le chrdmate neutre et le sous-ehrômiM ou chrdmate biplombiquc. Le premier se trouve dans le règne miné* rai, il est d*un rouge vif de feu et cristallisé; on lui a donné le nom A. plomb rouge.

Le chrômate de plomb neutre s^obtient dans les arts en prédpittfl le nitrate de plomb par le chrômate de potasse.

Propriétéa, Ce sel se présente sous forme de poudre d''ane bdb / couleur jaune-orangé plus ou moins foncée, ou en pains ou moulé a petits trochisques. 11 est insoluble dans Peau. ChaufiFé, il se déconpoM .\ et se transforme en oxide de plomb mêlé d^oxide vert de chrome. LV 'cide nitrique le dissout peu à peu en s^emparant d*une partie de YoB^ de plomb.

Composition. Le chrômate neutre de plomb est formé de :

Acide chrômique 31,85 ou 1 atome.

Protoxide de plomb .... 68,15 1 atome.

Sa formule = Pb Cr.

Caractères dietinctifs, lo ChaufiFé au chalumeau sur le charbon, 1* chrômate de plomb entre en fusion et se réduit dans la flamme intérieure; fondu avec le borax, il se dissout facilement dans ce sel et 11 colore en vert d*émeraude lorsqu^il n^est qu^en petite quantité.

2o L'acide nitrique étendu d'eau le dissout à chaud ; cette dissolntion précipite en blanc par Pacide sulfurique et par les solutions dtf sulfates.

3o Mis en digestion avec un carbonate alcalin, il se décompose A produit du carbonate de plomb insoluble, et un chrômate tohûM facile à reconnaître à sa couleur et aux précipités colorés que fonnsit dans sa solution les sels de plomb, de mercure et d'argent.

4° Traité à chaud par un mélange d'alcool et d'acide hydrochloriqoi^ il se décompose en dégageant de l'éther hydrochlorique avec fonif tion de chlorure de chrome vert soluble et de protochlorure de plook insoluble.

Usages. Ce sel est très-employé dans la peinture à l'huile et dans h fabrication des toiles peintes, sous le nom dé jaune de chrome. On tf distingue plusieurs variétés dans le commerce : elles sont raremtfl pures, et renferment soit du carbonate ou sulfate de plomb, soitdi sulfate de chaux. Ce dernier sel qu'on ajoute au chrômate humide^ to rend moins foncé mais plus brillant; sa proportion s'élève quelqueMÎi à plus de 50 pour cent.

'efiferveseeac»

avecditf

chaitff

■ résida insoluble à chaux dans Tacide nitrique. Un examen ultérieur Ù aisément ftiire distinguer Tun ou Tautre de ces sels.

Sous-CHEÔMATK DB PLOMB OU chrômate bi-piombique.

On le forme en faisant digérer le chrômate neutre daus une solution Mble de potasse caustique, ou en yersant du nitrate de plomb dans ■e solution de chrômate de potasse avec excès d'alcali caustique. Il •pésente sous forme de poudre d'une belle couleur rouge de cinabre.

GuiÔMATB DE POTASSE. (Chromote potossique.) Ce sel se prépare ndourd^hui dans les arts en calcinant dans un four à réverbère la Mue de chrome et de fer (chrômite de fer) avec le nitrate de potasse. ^ résidu lessivé à Teau bouillante fournit du chrômate neutre par Kraporation et la cristallisation.

Propriétés, Le chrômate neutre de potasse se présente en prismes nmsparents d*une belle couleur jaune citron foncé: sa saveur est Mehe, amère et désagréable. Exposé à Faction de la chaleur, il fond, pnd son eau de cristallisation et éprouve à la chaleur rouge la fusion Ignée sans se décomposer. 11 est inaltérable à Tair, soluble dans à peu près la moitié de son poids d'eau à -f- 15o.

Composition, Ce sel cristallisé contient 51,1 d'eau de combinaison; inhydre il est formé de :

Acide chrômique 52,S ou 1 atome.

Protoxide de potassium. 47,5 1 atome.

Sa formule = K Gr.

Cùradèrtê distinctifs, l» Mis en contact avec les charbons ardents, le cbrèmate de potasse neutre se dessèche, perd son eau de cristalliislîffli et prend une teinte jaune-orangé par la chaleur.

|o L*acide sulfurique concentré lui fait prendre immédiatement une IttBte rouge en le transformant en bichromate.

8» Dissous dans Peau il donne une solution d^in beau jaune citron, |n devient orangé par Tacide nitrique et sulfurique, et vert-bleuâtre Mrraeide sulfureux. Cette solution aqueuse forme avec le nitrate de ktrite un précipité blanc-jaunâtre soluble dans l'acide nitrique; ayec le nitrate de plomb un précipité jaune citron ; avec le protonitrate Il mercure un précipité rouge, evavec le nitrate d^argent un précipité iMge carmin.

4» La solution de bichlorure de platine y occasionne un précipité jinne-Grangé.

f/sogèr. La solution de chrômate de potasse peut être employée wame fictif pour reconnaître un certain nombre de sels métalliques fÊt les précipités colorés qu'elle forme avec ceux-ci. La propriété Jii*^le possèoe de précipiter les sels neutres de barite et de ne pas brmer de précipité avec les sels de strontiane, fournit un moyen de

terminer le rapport dans lequel ils étaient mélangés. Le moyen consiste à dissoudre les deux oxides ou leurs carbonates

SLn C 1 N

dans Tacide hydrochlorique, à évaporer à siccité pour chasser Tenêi diacide, à rrdissoudre le résidu dans une grande quantité d^eau, eTl verser dans la solution du chrômate de potasser neutre. Le chrômatade < barite qui se forme, recueilli et calciné, fait connattre exactement h | quantité de barite. Pour obtenir la strontiane on concentre la liqaen^ ! séparée du chrômate de barite et on la précijpite par une solution éà \ sesquicarbonate d'ammoniaque. (Journal de Chimie, tome lY, p. 67.) !

Bichromate de potasse, (Bichromate potassique.) i

Ce sel a une couleur rouge intense, il se présente cristallisé en Infffà ' tables rectangulaires qui sont anhydres. Sa saveur est acide, niéul> liqueet amère; Teau à -4- 15 en dissout 1/10 de son poids. Chauffé 1 1 fond en une masse transparente rouge qui, à une chaleur blanche, lé j décompose en oxide de chrome et en chrômate neutre. Il renfenN ? 2 atomes diacide chrômique contre 1 atome de potasse. )

Caractères distinctifs. Le bichromate de potasse , à part sa réactioB ' acide facile à constater, présente avec les réactifs les caractères qa*oa ' retrouve dans le chrômate neutre.

CHROME. Métal particulier, découvert en 1797, par Vauquelin, dans un minéral de Sibérie, désifi^né sous le nom de plomb rouge^ et dam lequel il existe à Tétat d'acide chrômique combiné au protoxide de plomb. Depuis on Ta rencontré en plus ou moins faraude quantité daos beaucoup d'autres minéraux, soit a l'état d^oxide, soit h 1 état métallique; sous le premier état il existe dans l'émeraudc, la serpentine, la diallagc, le fer chromé du Var et de Sibérie; sous le second, dans plusieurs espèces de fer métallique et dans certains minerais de fer.

Propriétés. Le chrome est d'un blanc gris, très-dur, en masse poreuse, cassante et qui prend de l'éclat par le frottement : sa densiteeii de 5,900. On n'a pu .encore le fondre aans les meilleures forges. 11 eit inaltérable à l'air, mais à la chaleur rouge il en absorbe l'oxigène pst à peu et se convertit en oxide vert à sa surface. Les acides minérsta ne l'attaquent pas, excepté l'acide nitrique et l'eau régale qui ne Voéf dent et le dissolvent que difiBcilement, même à chaud. Les alcalis fixef) les carbonates et nitrates alcalins calcinés avec ce métal, l'acidifientto contact de l'air et le font passer à l'état d'acide chrômique qui resls uni à leur base.

Caractères distinctifs. Ce métal peut aisément être distingué en k calcinant dans un creuset d'argent<«vec du nitre, il passe à l'état de chrômate de potasse facile à reconnaître par sa couleur jaune, sa solsbilité dans l'eau et les propriétés qu'il présente lorsqu'on le met CD contact avec les réactifs. Ce moyen est toujours employé pour savoirii ce métal fait partie d'un minéral, et estimer sa proportion en précipi* tant le chrômate de potasse formé par une solution de protonitrate di mercure. Le chrômate de mercure obtenu laisse par sa calcination ds l'oxide vert de chrome dont le poids permet de déduire celui du métal* Le dosage de chrome peut encore être fait par le poids d'un chrômsts neutre insoluble et sec, tel que celui de barite ou de plomb.

CINABRE. Nom donné dans les arts et le commerce au deutosulfQfC de mercure ou sulfure rouge de mercure.

CINCHONINE. Alcali végétal organique qui se trouve surtout dans le qu'wquïna gris {cinchona condaminea), en combinaison avec l'addc

inique. Cett à ce pnncipe, découveft en 1820, qu'il faut attribuer les ropriétés médicales de cette écorce.

Prvpriéiiê. La cinchonine se présente en aiguilles blanches, prisma- M|Bes et déliées. Elle est inodore, très-peu soluble dans Teau qui n^en Snout que 1/2500 de son poids à -f- 100. Sa saveur est amère et ne se léfdoppe qu^au bout d*un certain temps. L'air ne lui fait éprouver EMone altération; exposée à Taction de la chaleur elle fond au moment là elle commence à se décomposer, se boursoufle et se sublime en Mvtie en aiguilles brillantes. L'alcool et Tétber la dissolvent surtout a plus grande quantité à chaud qu'à froid. Ces dissolutions d'une ■feur tres-amère verdissent le sirop de violettes, et ramènent au bleu e papier de tournesol rougi par les acides; tous les acides minéraux la lînolvent et forment avec elle des sels solubles et cristallisables, doués rone grande amertume.

CompomHon, Cet alcali renferme d'après les analyses qui en ont été Eûtes:

Carbone .... 78,67 ou 20 atomes.

Hydrogène. . . 7,06 22 atomes.

Azote 9,11 2 atomes.

Oxigène 5,16 1 atome.

100,00 Sa formule = C", H", Az% 0-

CmracUreê dtstinctift» 1° Chauffée sur une lame de platine, la cincho- Bine fond, se boursoufle et se décompose en fournissant une petite faantité de chai'bon qui brûle sans laisser de résidu.

i» L'eau froide n'a point d'action sur elle, mais l'alcool la dissout CMîèrement ainsi que tous les acides affaiblis inorganiques. L'acide tttriqne concentré la dissout sans produire aucune coloration.

8o Lee dissolutions de la cinchonine dans les acides sont précipitées tn blanc par les alcalis; l'acide tanniquc et l'infusion de noix de galles tn séparent cet alcali à l'état de tannate floconneux et blanc, très-peu •ohible dans l'eau.

Uêoges, La cinchonine est seulement employée en médecine dans le trtitement des fièvres intermittentes,' elle rait partie de tous les médienoents composés ^ui ont pour base le quinquina gris. Ses propriétés fébrifuges sont moins marquées que celles de la quinine. On en fait wdinairement usage à l'état de sel, mais on lui préfère dans la pratique la quinine ou ses sels.

GIRE D'ABEILLES. Celte espèce de cire, la plus employée ordinairement dans les arts, et la plus répandue, s'extrait du résidu de l'expresâoD des gâteaux ou rayons de miel; telle qu'on l'obtient par la fusion, <Ue est jaune et possède une odeur particulière semblable à celle du «id.

On blanchit la cire , soit par son exposition à l'air humide et à la hunière , soit en la mettant en contact avec une solution de chlorite *Ieslin. Purifiée on la désigne alors sous le nom de cire vierge.

Propriétés, La cire est blanche , translucide sur ses bords , elle n'a BÎ odeur ni saveur; sa densité est de 0,060. Exposée à l'action de la

chaleur elle se ramollit, devient flexible et entre en fusion oon| à -f-GS». L^eau est sans action sur elle, Talcoolbouillanteiidissoiiti ment une partie qu^il laisse déposer presque entièrement par le relirai* disscraent. Cette partie de la cire solubie dans ralcool est dèng sous le nom de cérine, elle forme les 0,7 de la cire. La partie inaoli dans Talcool a été appelée myridne, parce quVlle existe en plus gri quantité dans la cire du myrica ceriferxt, arbre de la Louisiane. Ce i ces deux substances qui, réunies, constituent la cire d*abeilles.

Les acides faibles ont peu d^action sur la cire, les alcalis caustiqiiflt'' la saponifient à chaud en partie et produisent une substance neatraj' moins fusible que la cire, qu*on a nommée céraine.

Caractères distinctifs. Les caractères physiques de la cire, sa fatib^ lité, son insolubilité dans Teau , sa solubilité partielle dans ralcod tf ' dans les solutions alcalines, sont autant de propriélésqui peuvent Mi^ vir à la distinguer.

Falsifications, La cire qu*on trouve dans le commerce est quelque^ fois adaiiionnée de fécule de pomme de terre, c^ui lui donne un aspect grenu et cristallin. Cette fraude est facile à distinguer par la fusion de j la cire qui laisse déposer la fécule au fond du vase, ou en traitante a cha ud une portion de la cire suspecte par 8 à 10 fois son poids d*essencede ^ térébenthine : la cire est dissoute et la fécule se sépare facilement aveo j tous ses caractères. L^application de la teinture d^iode sur un des mor- i cenux de la cire fait encore découvrir la fécule par la coloration no* ■ lacée quY'llc y produit en peu de temps. j

Dans les arts on introduit avec intention de petites quantités de soif ; dans la cire blanche afin de la rendre moins cassante. On peut reMa^ . naître dans la cire la présence du suif à Podeur çiu^elle répand en bi • projetant sur les charbons ardents , ou en en distillant une portioa dans une petite cornue de verre. La cire pure distillée ainsi et lavée à , Teau chaude ne contient pas d'acide sébacique en solution, takidis qM < celle qui ne renferme seulement que 2 à 3 pour cent de suif donne an < produit acide qui précipite la solution cTaeétate neutre de ploidii (Expérience de MM. Félix Boudet et Boissenot.) '

Cire végétale. Sous ce nom on désigne la cire qu*on retire direel^ ment de certaines parties de végétaux exotiques et qui a plus ou moioi \ d'analogie avec la cire d'abeilles. Tels sont les produits qu'on extrtit . des baies de plusieurs espèces de myrica et de Técorce du cmtMSffoi atidicola, et qui sont employés dans les pays à la confection des bonrâeii COCHENILLE. On donne ce nom à un petit coccus qui vit sur oufé* rentes espèces de cactus au Mexique. Cet insecte de Tordre des héndp- . tères est très-employé dans les arts en raison de son principe cdorût que nous avons déjà décrit sous le nom de carminé. Les femelles di ces insectes sont récoltées après raccouplement ; on les fait périr ptf la chaleur de Tétuve ou de Teau bouillante et ensuite on les dessèoie. Dans le commerce on trouve la cochenille entière sous la forme de

enduit blanchâtre, en a été faite ptf principe colorant rouge désig^aé sous le nom de carminé, 2o d'une matière grasse formée d'oléine, de stéarine et d'un acide volatil, 3» d'une matière animale êui genefii

GOC S25

leône), 4o^de chlofore de potassium, et de pbosphates de potasse et dianz.

ta dûtÎDgaqidans le commerce deux sortes de cochenilles qui sont ■■iei par la même espèce ; elles ne diffèrent que par le mode de ■iccation qu*on a fait subir à ces insectes. La cochenille Jaspée ou mUquêy ainsi nommée parce qu^elle a un aspect versicolore, est reirqaable en ce que les anneaux qu^on observe sur son dos sont noirs ear sommet, et que leurs intervalles sont recouverts d*une poustre fiirinense blanche, de nature graisseuse. La cochenille noire, MÎ qualifiée à cause de sa couleur, n^a point la teinte rosée qu^on H sor Tespèce précédente.

Caradèreê tUsttnchfa. 1o La cochenille du commerce est sous la me de petits grains irréguliers , convexes d^un côté , concave»ale ntre et sur lesquels on voit encore quelques traces d^anneaux ; son mètre est d^une ligne environ. Elle est légère, friable, noirâtre ou m gris ardoisé mêlé de rouge, recouverte quelquefois d'une pous- Teblancbe.

io ifûe en contact avec Teau , elle se gonfle peu à peu en prenant e forme hémisphérique, et colorant le liquide en beau rouge. Cette Inlion aqueuse se comporte avec les acides, les alcalis et les sels mé- Ilrânes comme la solution de carminé (voyez ce mot). Viages. Les arts tirent un grand parti de la cochenille dont le prinpe colorant (la carminé) fait la base de plusieurs couleurs très-emoyées. La teinture en fait usage pour teindre la laine et la soie en oge écarlate ou ponceau.

Les qualités de la cochenille dépendant de la proportion de carminé i^elle contient, plusieurs moyens peuvent être employés pour la déminer.

Le moyen le plus exact diaprés M. Robiquet consiste à prendre deux lantités égales de cochenille dont Tune, déjà connue par sa qualité ipérieure, servira de terme de comparaison à celle que Ton veut sayer. Après les avoir pulvérisées on les fait bouillir dans une égale untité d*eau. Les deux solutions étant filtrées séparément, on prend le même mesure de chacune dans une éprouvette graduée, et on y oate avec une burette graduée une solution de chlore faible jusqu*à I qne la liqueur soit devenue jaune; les quantités de chlore emttyées seront entre elles dans le rapport des proportions de carminé le contiennent les deux échantillons de cochenille. On arriverait enve au même résultat en se servant du calorimètre (voyez ce mot pour description et Tusage de cet appareil, page suivante). Ub antre procédé proposé en 1837 par M. Anthon, est fondé sur la ropriété dont jouit Thydrate d'alumine, de précipiter complètement earmine de la dissolution de cochenille, de manière à décolorer tout fnt celle-ci.

L'instrument dont il se sert est un tube de verre de 20 pouces de loteur, sur 3/4 de pouce de diamètre, fixé à un pied de bois ou de erre. On le gradue en y introduisant d'abord une solution de 7 grains t earmine pure, dissoute dans environ 3 pouces cubes d'eau distillée, e niveau de cette solution représente le zéro de l'échelle. Pour préipiter la carminé , il forme une liqueur d'épreuve en dissolvant une

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