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9» Traité à froid par Tacide sulfurique ou hydrochlorique, il laisse ohaler une forte odear diacide hydrocyanique.
So iHsaoua dans Teau il forme une solution qui ramène au bleu le ptpîer de tournesol rougi, exhale une odeur d^amandes amères à Tair 41 |irécipite en jaune-orangé le protosulfale de fer ; en hlanc-hleuâtre Je persuliate de for ; en blanc les sels de zinc, de plomb, d'argent et de piuadium; et en jaune cannelle^ les sels de deutoxide de cuivre. Cette tolotion décompose le protonitrate de mercure et en précipite du mercure métallique en poudre grisâtre, enfin elle produit, lorsqu'elle est COBcentrée, un précipité jaune-orangé avec le bichlorure de platine.
Utageê, Ce cyanure dissous dans Teau a été proposé en médecine comme succédané de Tacide hydrocyanique. C'est un composé toxique ^*il£iut employer avec beaucoup de circonspection, et à petites doses ^on fractionne.
Ctamurb de zinc. {Cyanure zincique, Berz.) On le prépare pour ronge médical en décomposant une solution de sulfate de zinc pur, fU une solution de cyanure de potassium, recueillant le précipité, le mnt et le séchant à + 35o ou 40o. On l'obtient sous forme d'une Dondre blanche, insipide, qui a pour caractère de se dissoudre dans raeîde suif uiPique faible avec dégagement d'acide hydrocyanique; calciné à Pair ce cyanure se décompose et laisse de Toxide de zinc. Sa foramle atomique est Zn Cy'.
DÉCOLORIMÈTRE. Nom d'un instrument qui a été imaginé par K. Payen pour estimer le pouvoir décolorant des divers charbons et pirtieulièrement du charbon animal.
Cet instrument consiste en un tube horizontal en cuivre jaune, de S centimètres de diamètre, sur 10 centimètres de longueur environ, et CMununiquant avec un tube vertical (voyez la figure ci-dessous).
Un autre tube horizontal mobile divisé en centimètres et miffifliètres, entre à frottement dans le tuyau fixe, latéral ; il est terminé à son ouverture B par un disque de verre blanc, (|ui, an moyen da tirage, peut être rapproché ou éloigné d*un autre disque fixé en A A n tube vertical ; les centres de ces deux disques se correspondent comne les verres d^une lunette. A la partie supérieure du tube vertical OB place un petit cylindre dans lequel sont fixés à un centimètre de d»> tance,, deux disques en verre entre lesquels on introduit par aM petite ouverture la liqueur qui sert de point de comparaison avec celle qui a été traitée par le charbon qu^on essaye et qu^on a placée dut le tuyau horizontal.
La liqueur qui sert à essayer le pouvoir décolorant des charboos organiques ou inorganiques est formée d'une solution de caraind étendue de 100 fois son poids d^eau. On prend un décilitre de oette liqueur d'épreuve et on la met dans un flacon de G onces avec 2 grammes de charbon pulvérisé, on agite vivement pendant une minute, puis on filtre à deux reprises successives la liqueur sur un filtre de papier Joseph. Cette liqueur filtrée est placée dans le tube vertical, et en tirant doucement le double tuyau horizontal, on en fait passer une partie entre les deux verres A A et B, jusqu^à ce que la nuance cte la solatioo paraisse avoir la même intensité que la liqueur d^épreuve placée dui le petit cylindre £ K. En examinant sur Textérieur du tuyau molnle les divisions qui marquent Técartement des deux disques, on recoouaitra quelle est Tépaisseur de cette couche liquide. Ainsi, lorsque II couche de liquide traité par le charbon , est double de celle de la liqueur d^épreuve, le charbon a enlevé la moitié de la matière coloraute, lorsqu'elle est triple on est assuré qu'il en a absorbé les deux tien*
Ce procédé simple, mis à la portée des fabricants, permet d'estiner facilement les différentes qualités des noirs d'os qui sont livrés ao commerce. En général le meilleur charbon animal marque S deoés au décolorimètre, les charbons d'os ordinaires fournissent entre S et 2 degrés, le charbon végétal marque de 1,5 à 2, d'après les observations faites par M. Payen.
DEPART. Nom donné à l'opération chimique par laquelle on sépare Por de l'argent; elle est fondée, en général, sur la faculté que possèdent certains acides de dissoudre l'argent sans attaquer l'or.
Plusieurs méthodes sont usitées à cet effet : 1^ le départ à l'acide nitrique ou à l'eau forte, qui est mis en pratique par les essayean (voyez Coupellation de l'or et son dépari, p. 251 et suiv. )'j 2o le départ au moyen de l'acide sulfurique concentré. Cette dernière méthode plus économique est employée aujourd'hui dans les arts par les alBneurs ; elle consiste à chauffer d'abord l'alliage d'or et d'argent avee quatre parties d'acide sulfurique et à dissoudre la masse blanche (pi en résulte dans de l'acide sulfurique étendu, l'or isolé se précipite en poudre ; on le traite encore par une petite quantité d'acide sulfurique, et après l'avoir lavé on le fond.
1)EUT0X1DES. On désigne sous ce nom dans la nomenclature chimique française, le deuxième degré d'oxidation des corps simples métalloïdes ou métalliques.
JDEXTRINE. Sous ce nom particulier, MM. Biot et Persoz ont désigné
CD 1^33» la partie soluble et interne des grains de fécule que quelques ddmîstes ont étudiée sous le nom d^amidine (voyez Amidon),
Cette substance qui dans la fécule ou Tamidon est enveloppée par kl téguments de toutes parts, et mise ainsi à Tabri des agents exténenrs, peut être séparée complètement par Faction simultanée mais •Frétée a temps de Tacide sulfurique étendu d*eau et de la chaleur, ou ivee plus de sûreté, de promptitude et d^économie, par la solution de dttstase ou d^orge germée.
Propriétés, La dextrine desséchée avec précaution apparaît sous Tcxténeur de la gomme arabique; comme celle-ci elle est transparente, dure et cassante, mais colorée en jaune-brunàtre. Son odeur
alèbolique dHode communique à ]a solution de dextrine une teinte roogeâtre. Traitée à chaud par Tacide nitrique, elle est décomposée et transformée en acide oxalique sans trace diacide mucique, ce qui la Qstingue des diverses espèces de gommes.
Composition, D*après M. Payen, la dextrine aurait pour formule
Usages, La dextrine brute ou épurée a été proposée pour remplacer éeooomiquement la gomme arabique dans beaucoup de cas, et quelquefois avec avantage, dans Tapprét des tissus, Tencollage ou le parement des toiles, le gommage des couleurs, Tépaississage des mordants, Fencre, le foutrage des chapeaux, etc., etc. Enfin MM. Persoz et Payen JHit substitué la dextrine à la gomme dans la thérapeutique, et Pont introduite avec avantage dans la confection du pain de froment et de certaines pâtisseries où elle remplace avec plus d^avantage la fécule.
IttAMANT. Ce produit minéral le plus précieux et le plus rare, nngé par les anciens au nombre des pierres précieuses, est placé •njourŒhui, diaprés sa composition chimique, parmi les corps com- Wstibies. Il offre le carbone pur et dans un état tel que Fart n*a pu encore Tobtenir ni le préparer.
De toutes les pierres précieuses, le diamant est le plus estimé. On Fa d^abord rencontré dans plusieurs contrées de Tlnde, surtout dans les royaumes de Golconde et de Yisapour, ensuite au Brésil et au Ben-
re; il existe toujours épars dans des terrains de transport composés cailloux quartzeux roulés, et d'une terre ferrugineuse rougeàtrc, à nne médiocre profondeur.
C*est disséminés dans ces terrains que gisent toujours les diamants, CD très-petite quantité, et écartés tes uns des autres. La plupart du temps ils sont entourés d'une croûte terreuse opaque, et cristallisés tantôt en octaèdres réguliers, tantôt en petits morceaux roulés présentant un grand nombre de faces triangulaires et convexes, et qui en constitue plusieurs variétés. Les diamants sont ordinairement incolores, mais quelquefois colorés en jaune pâle, brun-clair, gris, rose, Tert, bleu ou noir.
Caractères spécifiques. Le diamant incolore a un éclat très-vif et très-brillant qui sous certains aspects se rapproche de celui de Tacier poli. G^est le plus dur de tous les corps connus, il les raye tons sao'