‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 59 sur 107 · DOC · texte numérisé non relu

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pouvoir être rayé par eux. Sa densité est de 3,50*à 3,55. Il réfracte rortement la lumière et présente, lorsqu^il est taillé, un jeu agréable de couleurs irrisées très-vives. Frotté, il acquiert réiectricité vitrée comme beaucoup d*autrcs pierres précieuses (aillées, mais sa verlo électrique, diaprés Haiiy, s*étcint en moins d^in quart d^heure, tandtt qu^clle persiste plusieurs heures dans d^autres pierres, et surtout dam la topazeincolore avec laquelle on pourrait le confondre à la simple vnep

Le diamant est parfaitement fixe à une très-forte chaleur, et à Tabri de Tair; mais en contact avec ce fluide ou avec du gaz oxigène, il brâle sans résidu à une température élevée et se résout en gaz acide carlwnique pur.

DIASTASE. Ce nom a été donné par MM. Pcrsoz et Payen, à un principe organique qui se forme pendant la germination d^un grand dobbre de graines céréales, et qui existe aussi dans les germes de la pomme de terre. Ce principe possède le pouvoir remarquable, lorsqu'il ert dissout dans Teau, de rompre instantanément , à une température de G5 à 70 degrés centigrades, les enveloppes des çranules de fécule et de mettre en liberté la dcxtrine qui se dissout facilement dans Fean et se trouve séparée des téguments insolubles. Si le contact est prolongé la diastase, en réagissant sur la dcxtrine, la convertit en sucre.

La diastase s^extrait de la macération de Torge germée qu*on fiut rapprocher au bain-marie à +G5o| en versant alors de Talcool dam cette liqueur, la diastase est précipitée sous forme de flocons insoliH bles. On doit la dessécher à une douce chaleur pour ne point Taltérer.

Usages, Diaprés MM. Persoz et Payen, la solution de diastase, soit pure, soit telle qu*on Tobtient de la macération des graines germéei, peut être employée pour faire directement Tanalyse des fannes,dn riz, du pain, etc., et déterminer la proportion de matière solabteet insoluble. C*cst à Taction de ce principe quMl faut attribuer Fosage que Ton fait de Torge çermée dans la préparation en grand de la dextrine et du sucre d^amidon pour les besoins des arts.

DISTILLATION. Opération par laquelle on réduit, dans des appareils particuliers, un liquide en vapeur pour le condenser de nooveen} afin de séparer soit les corps les plus volatils de ceux qui le sont moioi| soit les principes fixes quMl tient en solution. Cette opération se pratique ordinairement dans des alambics et quelquefois aans des comuei de verre ou de métal.

DOCIMASIE. Art dVssayer et d*ana1yser les minéraux et toutes lei substances que produisent les arts qui s'exercent sur les minéraux* Cette opération s^effectue par deux procédés : 1° par la voie sècbe; So par la voie humide. Le premier procédé consiste à soumettre la substance minérale à Faction de la chaleur et des flux ou fondants, soit pour reconnaître et constater la nature des principes qui y sont contenus, soit pour rechercher la proportion de Tun ou de plusieurs de ses éléments. Le deuxième procédé se pratique en dissolvant les minéraux et employant comme agents chimiques des acides et des réaetift en solutions pour opérer la séparation de leurs divers principes eoo* stitùants. Dans quelques circonstances on combine ces deux méthodes pour obtenir un résultat plus exact, en analysant divers minerais etr ployés dans les arts.

EAU. Oside d*hydrogène, proîoxide d'hydrogène» (Oxide hydrique, kn.)

L*eaii est un des corps les plus répandus dans la nature ; elle existe MKif trois états différents, à Yétat liquide, à Vétat solide et à Y état vapomut ou de gaz non permanent. Sous le premier état elle forme à la lorfece du globe des masses immenses connues sous le nom de niera, de ikuveê et de lace, et se rencontre parfois dans Pintérieur de la terre et m jaillit pour produire les différentes sources, k Vétat solide elle forme la glace qui ne peut exister qu*à une température inférieure à 0, et qui Ht permanente dans certaines régions du globe. Enfin, à Vétat de vafÉHfv elle se présente dans Tair, et c^est à ses changements d^état moleealnre qu*il faut attribuer la formation de certains météores aqueux, leis que les nuages, les brouillards, \a pluie, la rosée, la grêle, etc., etc. L*eau liquide ne se rencontre jamais pure à la surface de la terre, die tient toujours en solution diverses substances salines dont on ne peut la priyer qu^en la soumettant à la distillation avec certaines préeaotions.

Propriétés essentielles. Dans son état de pureté c^est un liquide transparent, incolore en petite masse, insipide, dont le point d'ébullition est i+ 100» du thefmomètre centigrade, sous une pression de O'njTG*'. Soamiseàrévaporation dans un vase de platine ou ^argent, Feau pure m kifse aucun résidu; essayée avec les réactifs chimiques, elle ne doit ttir en aucune manière ni sur la teinture de tournesol ni sur le sirop de violettes; Veau de chaux, les soltUions de nitrate de harite, de nitrate iFament, d^oxalate d'ammoniaque, & acide hydrosulfurique et d^hydrofndfitie iTammoniaque, ne doivent y produire aucun effet sensible. Tels iûot les effets que Ton remarque avec Teau distillée, convenablement préparée pour les opérations chimiques et pharmaceutiques.

Amenée à cet état de pureté, Teau est indispensable dans toutes les expériences de chimie où elle est employée comme dissolvant , nonteôlement dans les recherches analytiques , mais dans les différentes réactions que Ton veut opérer entre les corps sur lesquels on expérimente.

ComposOion, L^oxi^ène et Thydrogène s*unissent dans le rapport ^Hin volume du premier sur deux du second pour former Teau, ou ca poids :

Oxigène 88,90 ou 1 atome.

Hydrogène. ... 11,10 S atomes.

Si formule = 0H> ou S.

Eau abuse. On donne ce nom à Teau qui, par suite de son contact tvec Pair, tient en solution une certaine quantité d^oxigène et d^azote. Tontes les eaux des fleuves et des rivières contiennent des proportions friables d'air qui influent surtout sur leurs qualités potables. D'après Mm. Humboldt et Provençal, Teau de la Seine ^ rccueilUe k ^«tv?»^

Ui E Â U

contient 0,0275 de son voltime d^air dissous , ou un peu moins d'an trente-sixième. Cette proportion peut toujours être évaluée en remplissant d^eau un ballon d^une capacité connue , y adaptant un tube recourbé également rempli d^cau qui s^cngage sous une cloche graduée pleine de mercure, et portant peu à peu Teau à Tébullition. L*air aina extrait de Teau peut être analysé, soit par Thydrogène dans Teudiomètre à eau, soit par tout autre moyen. La quantité moyenne d!oxigènc que contient cet air, s^élève de 0,30 à 0,31.

Eau de barite. (Voyez Barite.) Solution aqueuse de cet oxide.

Eau de chaux. Solution aqueuse de chaux ou d^oxide de caîciam. (Voyez Chaux.)

Eac distillée. G*est le nom qu^on donne à Teau qui a été purifiée par la distillation des matières fixes et salines qu*elle contient due son état naturel. Cette eau doit présenter tous les caractères que noos avons rapportes plus haut et qui appartiennent à Peau pure.

Eaux distillées aromaliques. (Ilydrolats, Guibourt et Henry.)

volatils

unes de leurs parties avec de Peau. Ces produit! le plus ordinairement iX^ huiles essentielles tenues en solution dans PeaBi et qui communiquent souvent à celle-ci des propriétés médicamenteuses plus ou moins prononcées.

Les eaux distillées odorantes participent presque toujours de Todenr des plantes qui ont servi à leur préparation; elles contiennent indi^ pendamment de Phtiile essentielle qui les caractérise, d^autree principes organiques qu^elles ont entraînes pendant la distillation, et qm déterminent leur altération au bout d^un certain temps.* Quelques-unes renferment de Tacide acétiqueou de Tacétate d^ammoniaque (Chevallier).

En pharmacie on emploie certaines eaux distillées inodores qa*on obtient en distillant quelques plantes inodores avec Peau commonet Ces produits, peu actifs, sont souvent remplacés par Peau distillée simple, et plus souvent encore par Peau commune. S'il n*est pas toojours facile de reconnaître la première substitution, on reconnaît aisément la seconde à la propriété qiPa Peau commune d*agir sor Poxatate d*ammoniaque, le nitrate d'argent et le nitrate de barite par les sels calcaires qu^elle tient en dissolution.

Les eaux distillées odorantes qu^on vend dans le commerce sont quelquefois préparées en dissolvant de petites quantités d^hnile volttile dans Peau jusqu^à saturation. Ccst ainsi qu^on fabrique une ean factice de fleurs d*oranger qui est débitée dans le commerce. Cetttf sophistication peut être reconnue par le moyen simple qu*a indiqué M. Leroy aîné , pharmacien au Mans. En mettant dans un verre de Peau de fleurs Œoranger préparée par distillation des fleurs avec Peau, et y ajoutant quelques gouttes diacide sulfurique concentré, elle prend aussitôt par Pagitation une couleur d^un beau rose clair, tandis que Peau faite par solution directe de Phuile essentielle dans Peau ne change pas. (Journal de chimie médicale^ t. VI, p. 513.) M. Leroy annonce qu^aucune autre eau distillée officinale ne présente le même résultat.

Veau de fleurs d^orangcr c[a\ N\eii\ ^ar la voie du commerce en

livre, esl susetplilile de conirnir au Imiil ili' qiiHi|iie k^Ci pcdlM quaDlïtfg ilc ci: mêlai, ce qui lui couimiiuiquc olnri ■^or Dtéullique IrÈs-diUflifréaUe et puui avoir un elfcl fAcheni inl£. On redODuail la présence du cuivre J.-in* l'eau de fleuri ir par In loluiion du cyanure de fer ei de poiasaium qui j pro' - leiDle rim^e-niarron j par l'acide h ydroaul brique qui lui e inalo ooiràire, et par t'auirnooiaque liquide qui la read

m Gcan.x»ti. Ou désigne en pharmacie suua neitc désomioatioD ~~'~n formée d'une partie de su us-aeél aie de plomb duu treule in dialillée ou d'eau de rivière nu de IculaiDc; dsnacedei'' pifai aolulioD est blancbe el opaque par la décoiapoaiLioa d'une In •oua-acétale de plomb par le sulfate cl te carbonate de chaux * «l'eau.

I. On doune vulgiiremeatcenom ila grande masse d'eau Il l'Océan; celte eau diffère de celle que charriem les Scuvei ~~l, par «a densité, sa saveur salée un peu amère, cl son __ SaUe due h une matière organique. Elle lient en solution ^!a udi dont la quanlilé s'élève de 5 1J3 à 4 pour cent du poidi ^. liechlorure île sodium en forme la partie principale. U'uprés e de Uarcel, 1000 parties d'eau de mer contiennent S6,e de '- Hum DU sel marin, 1,333 da chlarun de calcium, S,13f magnéaiinH et 1,GG de êulfaie de toude. On y reuconlre tepelile quantité de chlorure de potassium, debrAmure < kde «xlium, dont les proportions n'ont pas élé établies. ■kniis*LiE. On désigne par cette dénouiinuliou toutes les can ^^~~iiieBl en solution assez de principes étrangers, acides ou r être sapides, el pour exercer sur l'éeonnmîe une action ■«Anelère varie suivant la nature de ces principes. Les eaux Il très-différentes les unes des autres soua le rapport de la physiques et efaitiiiques, el par conséquent sous oetui iéiés médicameuieusei. Leur dilKrenle température let :r en eaui thermalei cl en eaux froides.

rapport de leur composition , on y Ironve des

-, , irïde i'oiijéiw, dei'amle, deCBcidaoortiHuCiniB,

i0 itydniiuI/HrtqBS, de l'acïdr ivlfureax; des chlorures, hrâ-

" iodumi à luie de potassium, de sodium, de calcium et de

n; des bicnrlionales de polaise, de soude, de magnésie, da

froloxide de ter; des sulfates, nilrotei à baie de potasse, de

le; des sulfhjdrates alcalins; des sels i

laïques; des silicates à base alcaline, et des matières oi^a-

^ales et animales. On a consigné dans quelqueS'Uues la

s earbonales de slrouliane, de lithium, mais en ircs-petile

Ou dÎTise communéiucnl tes eaux minérales, suivant lu prédomi- (■ do leurs principes, en cinq classes : 1" bobi miaéralea gasaai" eaux minémloa saiinet; on eaui minéralea alcalinct; 4" enNX

■ propriélés n

minérales sulfureuses : IS^eaux minérales ferrugineuses» Qnelque^-HIM appartiennent à la fois à plusieurs de ces classes.

L^analysc des eaux minérales s^exécute de deux manières, soitpoo^ la détermination des qualités des substances qui s*y trouvent, mA pour Tévaluation numérique des principes qu^elles contiennent, là première méthode se pratique au moyen des réactifs qui font coÊènaître immédiatement par les effets qu^ils produisent la nature dek plupart des substances qui sont en solution dans l'eau; la seconde^ qu'on doit mettre en pratique pour apprécier leur rapport, exige OM suite de manipulations particulières que nous rapporterons plus bu:

Examen des eaux minérales par les réactifs.

Cet examen, qui doit précéder l'analyse quantitative, se pratiqué après avoir déterminé les propriétés physiques des eaux sous le npt port de leur couleur, leur odeur, leur saveur, leur limpidité, lA densité j etc., etc.

Les réactifs les plus employés dans les cas ordinaires sont : 1» h teinture de tournesol et le sirop de violette. La première dénote par 11

trouve est de Pacide carbonique qui s'en déga^^e peu à peu. Dam N cas de Texistence d'un acide fixe ou plus soluble, la couleur roofé persiste. Le sirop de violettes indique par la couleur verte qu*il pitM la présence d'un alcali libre, ou d'un sel alcalin. Des bandes de papMl teint en bleu léger par la teinture de tournesol , et d'autres Dandal de papier teint en rouge pAle par le tournesol additionné d*une pedM quantité de vinaigre, peuvent être employées dans les mêmes eîreQB* stances.

âo La solution de protoxide de calcium {eau de chaux). Ce réaedl démontre l'acide carbonique libre ou combiné par la formation d*iil précipité blanc, floconneux, qui devient peu à peu pulvérulent: il

drochlorique, tandis que le précipité formé de carbonate de chaux 16 redissout avec effervescence,

3o La solution dépotasse caustique décompose les sels terreux et métalliques et en précipite les oxides à l'état d'hydrates. Les oxides tef^ reux sont incolores. Parmi les oxides métalliques précipités par cetM base, l'hydrate de protoxide de fer est dénoté parce que le préGÎ|iM

blanchâtre sous lequel il se présente d'abord, passe au jaune cie rodiflc au contact de l'air.

A° Les solutions de carbonate de potasse ou de soude précipitent éfftlement les sels terreux et métalliques.

5o La solution de nitrate de harite indique la présence des sulfetei par la formation d'un précipité blanc, insoluble dans un excès d'aeidi nitrique ou h y drochlorique.

6o La solution de nitrate d'argent démontre la présence des chlom res en produisant dans l'eau ou un nuage blanc, ou un précipité blanc

t, insoluble dans les acides, mais que Tammoniaque redisrement. Un précipité noir ou brun indique la présence de drosulfurique ou d^un sulfure alcalin. Lorsque de Peau miaferme de Tacide hydrosulfurique libre, elle perd la pro- Former un précipité noir avec le nitrate d^argent après avoir se à Tébullition dans un ballon.

tolution d'acide oxalique ou celle de Toxalate de potasse ou aque , découvre la présence de la chaux libre ou à Tétai de ion, qu^elle précipite sous forme de poudre blanche à Tétat de chaux insoluble,

olution de cyanure de fer et de potassium produit avec les ugineuses un précipité bleu-verdâtre qui n^apparait qu*au uelques heures de contact. La solution de percyanure de fer ssium {cyanure ferrico-potassique) est plus sensible, car elle umédiateraent un précipité bleu dans les eaux minérales qui nt le fer à Tétat de protoxide.

fusion aqueuse de Aoix de galles, les solutions d'acide gallique ue, peuvent être employées pour reconnaître aussi la pré- Fer dans les eaux minérales. Une teinte purpurine claire se a bout de quelque temps dans les eaux qui ne contiennent ès-faible quantité de ce métal, tandis que celles qui en sont gées prennent une couleur brun -noirâtre, plus ou moins

solution d'amidon versée dans une eau minérale, à laquelle ensuite avec précaution quelques gouttes d^une faible solublore, fait découvrir Tiode combiné par la formation d^une leue (iodure d^amidine). La solution de nitrate ou de chlolUadium peut aussi, diaprés nos observations, faire reconnai- 18 petites quantités d'un iodure alcalin par la teinte brunâtre mmunîque à Teau minérale, et le précipité brun floconneux rme au bout de plusieurs heures.

nt les réactifs dont les chimistes font usage ordinairement essais préliminaires.

tion et détermination des gaz contenus dansies eaux

minérales,

: contenus dans les eaux sont ordinairement Pair atmosphéxigène, Tazotc rarement isolé, mais le plus souvent mélangé, taux gazeuses on rencontre du gaz aciae carbonique en plus grande quantité, et dans les eaux sulfureuses du gaz hydroe.

ntité d'air ou d'oxigènc et d'azote contenue dans une eau mii détermine en remplissant de cette eau un ballon d'une capaiie, y adaptant un tube recourbé plein d'eaudui-même, et gage sous une cloche remplie de mercure. Le ballon étant ment chauffé jusqu'à ébullition de l'eau, on obtient sous la 1 mélange d'eau et de gaz. On laisse ce mélange en repos {uelque temps, pour que la quantité d'eau qui se trouve sous puisse redissoudre autant que possible la proportion de gaz •menait primitivement j en défalquant alors le volume de celte

eau condensée, de celui sur lequel on a agi, on obtient le yolume ^ua g qui a fourni le gaz qu^on a recueilli.

Pour estimer Pacide carbonique qui peut exister dans ce mélann m gazeux, on fait passer dans la cloche un peu de potasse ou de sonde ^ caustique, et par la diminution du volume après Vagitation, on coft- . nait la proportion de ce gaz.

La proportion respective d^azote et d*oxigène se détermine par l*iia des moyens que nous avons rapportés à Tanalyse de Pair. (Voy. Jir.) .

Dans Tévaluation des gaz on doit généralement noter la pressioa atmosphérique et la température, et ramener par le calcul leur yolame mesuré à 0in,76 de pression et à de température. (Voyez pour ee calcul Tarlicle Gaz.)

2o Le meilleur moyen de déterminer la proportion d*acidc carbonique consiste à remplir d^eau, aux trois quarts de sa capacité, un mairas de 5 à litres, et à y ajouter un tube recourbé qu*on foit rendre h travers un bouchon au fond d^in flacon contenant une solatioil mixte d^ammoniaqne et de nitrate de chaux ou de chlorure de calcium ] le gaz acide carbonique dégagé par la chaleur, alunissant à Tammoniaquc libre, produit du carbonate d^ammoniaque qni est à rinstant décomposé par le nitrate de chaux, et donne naissance à un précipité de carbonate de chaux insoluble. Le poids de ce dernier sel loré et séché à -f- 100 , fait connaître celui de Vacide carbonique, et par conséquent son volume. (Voyez Carbonate de chaux, sa composition.)

Pour déterminer la proportion diacide hydrosulfurique dissous dans une eau minérale sulfureuse, on suit un procédé analon^ue à celui que nous avons décrit pour Testimation du gaz acide carbonique , si M n*est que Ton fait passer le gaz dégagé de Teau par Taction ae la chaleur à travers une solution d^acétate acide de plomb ^ ou de nitrate d^argent légèrement acide ; le poids du sulfure obtenu fait connaître la quantité de soufre, et par suite celle de Tacide hydrosulfurique.

Daus le cas où une eau contiendrait tout à la Fois du gaz acide ca^ bonique et du gaz hydrosulfurique , il faudrait soumettre I*ean à cet deux expériences , pour calculer les proportions respectives de ces gaz. Lorsque Teau ne contient que Tun des deux gaz, il est plus sinpie de mettre en pratique le premier procédé, et de séparer le gas acide de Tair par un peu de potasse, en tenant compte du volume de gaz que Teau condensée dans la cloche sous le mercure peut tenir en solution à la température à laquelle on opère.

Extraction des matières salines ou fixes.

G*est par Tévaporation ménagée d^une quantité d*eau exactement mesurée ou pesée, qu*on effectue cette opération. On la pratique à une douce chaleur, dans une capsule de platine, de porcelaine ou ae verrCf qu*on tient couverte d'un papier pour empêcher la poussière de tomber dans Peau. Lorsque Tcvaporatiou est terminée, on détache le résidu pour le peser après qu^il a été desséché ; ou bien, si la capsnie le permet, on pèse le tout, et on défalque le poids de la capsule.

Le résidu de Tévaporation est formé de tous les principes fixes (Çt contenait Peau minérale. On le traite successivement par huit à ai* fois 80D poids d^cau distillée pour dissoudre tous les sels solubles, et

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