‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 60 sur 107 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

I séparer des matières insolnbles qiii sont ordinairement composiVs carbonate de chaux, de carbonate de magnésie, de snlhte de chaux, t peroxide de fer et de silice.

La solution aqueuse peut renfermer des chloniros .\ base de calcium, ! magnésium et de sodium ; des nitrates de potasse, de chaux et de Bgnésie; des sulfates de potasse, de soude ou de magnésie. On IVrane à siccité, et après en avoir pesé le résidu on le traite à I\'iide d*une noe chaleur par Talcool à 90 cent. Les chlorures et nitrates sont ssons et peuvent être obtenus par Tévaporation de Talcool. La sépalîon directe de ces sels étant impossible, on détermine leurs rapports I les redissolvant dans Teau distillée et divisant la solution en deux irties égales. Dans Tune on précipite tout le chlore par le nitrate d*ariBt, et du poids du chlorure d*argent sec et fondu on déduit celui ilii ilore combiné à toutes les bases métalliques. Dans Tautrc portion do liqueur on verse du sous-carl>onate d^ammoniaquc qui dtk'onipose I dilorures de calcium, de magnésium, les nitrates de chaux et do ■gnésie, et transforme leurs bases en carbonates. Le carbi>natc di* HUix ae précipite, et son poids fait connaître celui du calcium, tant mbiné an chlorure qu*uni à Toxigènc et à Pacidc nitrique. La liqueur trée, étant évaporée à siccité, laisse un résidu composé de chlorure stodinm,d*hydrochlorafc d^ammoniaquc et de nitrate d*ammoniaque fines aux dépens des chlorures et nitrates alcalins, et une certauio nantité de carbonate d'ammoniaque et de magnésie. Par la calcinaon an rouge dans un creuset de platine, les deux sels ammoniacaux nt volatilisés et décomposés, et le chlorure de sodium reste mélangé la magnésie. On sépare celte dernière par Teau en raison de son peu e solubilité, et son poids indique celui du magnésium. En comparant la quantité de chlore indiquée par le chlorure d*arent sec, moins celle que renferme le chlorure de sodium retiré dirccîment, à celle que prennent les proportions de calcium et de magnéinm, on arrive par le calcul à connaître quelle est la quantité de ces létaux qui préexistait à Télat de nitrates.

La partie du résidu de Peau, soluble dans Teau et insoluble dans alcool, estanalysée diaprés les mêmes principes. On détermine d^abord, aria solution de chlorure de barium, la quantité diacide sulfurique listant dans tous les sulfates , et sur une autre portion de ces sels on Técipite à chaud la magnésie par une solution de sous-carbonate d*am- Boniaque. Quant à la potasse et à la soude qui se rencontrent à Tétai le sulfates dans ce résidu, on détermine leur rapport en décomposant es deux sulfates par le perchlorate de barite et se conformant à ce [ne nous avons rapporté à Particle acide perchloriqt&e. (Voyez ce mot.) Les matières fixes insolubles dans Teau , étant composées comme Hms favons indiqué plus haut, on les traite par Tacide hydrochloriquc vUe qui dissout les carbonates de chaux, de magnésie et le peroxide ^fer en laissant insolubles le sulfate de chaux et la silice. La dissoluû©n hydrochloriquc sursaturée d'ammoniaque laisse précipiter le peroxide de fer à l'état d'hydrate; en versant ensiiile dans la liqueur fllpée del'oxalate d'ammoniaque, on sépare la chaux, et après «relte réparation on peut précipiter la magnésie par le sous-phosphate d'amlïoniaque.

qii 118 oni nomme memyiene, K^e raaicai serait uni a z aiomes aem m pour constituer Tcsprit de bois, qui serait alors un bihydrate de vé* ^ thvlènc avant pour formule rationnelle C H^ -+- H^ 0*. ^

MM. Dumas et Péligot considèrent Tesprit de bois dans set réactions p chimiques comme formé d^un radical ayant pour composition G* H*, k qu^ils ont nommé méthylène. Ce radical serait uni à 3 atomes d^era pour constituer Tes thylènc ayant pour

Les hydracidcs et oxacides en agissant-sur Tesprit de bois doonanl des produits analogues, par leur composition cnimique, aux élhen qu^on forme avec Talcool.

Usages. Les propriétés dissolvantes qu*cxerce Tesprit de bois sur te résines peut faire penser qu^il pourrait, si le prix en était moins élevé, être substitué à Talcool dans la fabrication des vernis. On peut prévoir qu^agissant sur les sels comme dissolvant à peu près à la manière de Taicool, il interviendra avec profit dans l'analyse organique et inorganique. Déjà M. Smith a indique que Pesprit de bois pouvait être employé avec avantage pour démontrer la présence de faibles quantités d'un sel de stronliane. La flamme rouge carmin qu^acquiert ca brûlant ce liquide imprégné d'un sel de strontiane est beaucoup phis intense qu'avec l'alcool. {Journal de Chimie médicale, tome lY, p. 68.)

ESPRIT DE VIN. Nom technique de Falcool. (Voyez Ajmfil)

ESSAI ALCALIMÉTRIQUE. On donne ce nom à répredC que Ton fait pour déterminer par la quantité diacide que saturent les potssseï et soudes du commerce, la proportion réelle d'alcali qu^elles contiennent. (Voyez Alcalimètre^ sa description, ses usages, page 01.)

ESSAIS DOGIMASTIQUES. Opérations qu'on pratique sur les Binerais dans le but de déterminer la quantité et la nature du métal qu'ils contiennent. Ces opérations se font par la voie sèche ou par il voie humide. (Voyez Docimasie.)

ESSENCE. Mot souvent employé pour désigner une huih volalih dont il est l'équivalent.

ETAIN. Métal anciennement connu ; on le rencontre à Tétat d^oxido et queI(|uefois, mais rarement, à l'état de sulfure. C'est du premier minerai qu'on l'extrait en An^^lcterre., en Allemagne et en Hongrie, mais l'étain le plus pur est retiré des mines du Mexique et surtout de celles de la presqu'île de Malacca.

Propriétés, L'étain pur est d'une belle couleur blanche aussi brillante que celle de l'argent; il est très-mou, malléable et un peu ductile. Sa densité est de 7,291 à 7,203 quand il a été fondu ; frotté entre tel doigts, il répand une odeur particulière et désagréable qui persiste qodque temps. Si l'on cherche à plier un petit cylindre d'étain, il fait entendre un bruit particulier que l'on a nommé h cri de Vétain et qui se remarque cependant avec d'autres métaux , tels que le zinc et le cadmium.

Ce métal est le plus fusible de tous \ei métaux, il fond à -H 238, et reste sans se volatiliser à aucune température et sans s'altérer 8*iln*a pas le contact de l'air, mais dans ce milieu il s^oxide et se convertit bientôt en deutoxide d'étain surtout à sa surface.

Le signe représentatif de Tatome d'étain est Sn, formé des deux initiales des syllabes du mot latin stannum.

Caractères distinctifs. 1» L'étain pur chau£Fé au chalumeau fond immédiatement et s'oxide promptement en brûlant avec flamme et fumée sons répandre d'odeur sensible.

É T H âl$lS

fa Traité par Tacide nitrique faible, il s^oxide même h la tempéraire ordinaire et se convertit à l^aide dVne douce chaleur en deutoxide Péiain insoluble dans Texcès d'acide nitrique employé. Si Télain est mr, Facide excédant ne renferme rien. en dissolution et reste tout à lit incolore ; le fer, le cuivre, le plomb qui existent quelquefois dans rélain du commerce se retrouvent dans la dissolution à Tétat de nitrates et peuvent être aisément reconnus par les réactifs.

So Chauffé avec de Tacide hydrochloriqiie, Tétain pur se dissout entièrement ayec dégagement de gaz hydrogène. La dissolution incolore M comporte avec les réactifs comme celle de protochlorure d'étain (f0|e« ce mot). Si Pétain renferme de Tarsenic, même en petite quantité, nne portion se dégage à Tétat d'hydrogène arsénié et Tautre se dépose sous forme de poudre noire qu'on reconnaît à Todeur alliacée ^ répand sa fumée quand on la projette sur les charbons ardents.

Les étains du commerce peuvent contenir différentes proportions ^cuivre, de plomb ou de fer. On les analyse comme les alliages d'éttinavec ces métaux, c'est-à-dire en traitant l'étain laminé et coupé en petits morceaux par l'acide nitrique pur à chaud. Le deutoxide d*étain foritoé, recueilli et calciné, fait connailre le poids de l'étain pur. Ootnl k eRhi des autres métaux on les déduit savoir : le plomb du poids du sulfete de plomb qu'on forme en ajoutant une solution de suinte de soude à la dissolution ; le fer du précipité de peroxide de fer formé ensuite par l'ammoniaque en excès, qui retient en dissolution le deotoxide de cuivre.

Les personnes qui font commerce d'étain jugent approximativement ^la pureté, 1<* au cri qu'il fait entendre, et qui est d'autant plus fort ^l'étain est plus pur, 3» en le coulant en balles dans un même moule, et en comparant les poids de ces balles qui sont d'autant moins forts ^ l'étain est plus pur, 3° à l'aspect lisse ou cristallin que prend sa tarhte lorsqu'après avoir été fondu , il se solidifie; l'étain le plus pur ^ le plus blanc et celui qui présente le moins d'indices de cristallisation. Ce moyen d'essai, avec un peu d'habitude, peut faire juger les fulités des divers étains du commerce.

Usages. Dans les analyses chimiques, l'étain est peu employé par ^méme. On s'en sert dans les laboratoires pour décomposer cer- Ittnsgaz composés; l'une de ses combinaisons avec le chlore (le pro- Nilorure d'étain) constitue un réactif pour reconnaître Tor dans ses diiMlutioDS.

ËTHERS. On connaît aujourd'hui sous cette dénomination les divers ^posés qui se produisent dans les réactions des acides inorganiques <>n organiques sur les éléments de l'alcool; ces composés plus ou moins volatils et inflammables ont été divisés en trois genres d'après leur ^imposition. Le premier genre comprend les éthers qui sont formés des éléments de l'alcool, moins une certaine quantité d'oxigène et d'hydrogène, et qui portent le nom de l'acide qui a servi à les préparer : ^s sont les éthers sulfurique, phosphorique, arsénique; dans le second Êfenre se trouvent les éthers formés d'hydrogène bicarboné et d'un bydracide, tels sont les éthers hydrochlorique, hydriodique, hydro- 'fanique, etc. Enfin le troisième genre renferme les éthers qui offrent ians leur composition un acide combiné uni à Téther^ Véther li^^Q\i\-

2m É T fi

trique, les éthers acétique, oxalique, benzoïqne, etc., apparti ce dernier genre.

Les nouveaux travaux entrepris sur les éthers, par MM. I BouIIay fils, tendent à assimiler les éthers des deuxième et ti genres, à des sels dans lesquels Thydrogène bicarboné serait sous ce point de vue les éthers du deuxième genre correspoi aux sels ammoniacaux, neutres et anhydres, formés par les cides, et les éthers du troisième genre aux sels ammoniacaui par les oxacides, et retenant un atome d'eau qui est essentié constitution.

Deux éthers étant plus particulièrement employés en méd dans les laboratoires, Téthcr acétique et Téther sulfurique, no occuperons seulement ici de Texamen de leurs propriétés et caractères distinctiis.

Étuer acétique. Cet éther dont la découverte due à Lauragu de 1759, s'obtient dans les laboratoires, lo par la distillati mélange d'alcool, d'acide acétique et d'acide sulfurique: 3» en agir sur un mélange d'un acétate avec l'alcool de l'acide sd concentré. J^

Propriétés et caractères, L'éther acétique est incolore, Mn éthérée, agréable, qui rappelle celle de l'acide acétique, sa sa* chaude cl brûlante. Sa densité est de 0,860 à -f- 7», il bout i sous la pression de 0'n,707, et est sans action sur la teinture < ncsol. Cet éther s'enflnmmc facilement et brûle avec une flam blanc jaunâtre, en répandant une odeur acide. 11 se conserve s térer ; l'alcool le dissout en toutes proportions, mais l'eau n'en que 1/7 de son volume à -f- 17». Mis en contact avec une soli potasse caustique, il se décompose assez promptement et don sance à de l'acétate de potasse et h de l'alcool.

Composition. ITaprès MM. Dumas et BoulIay, cet éther est foi

Acide acétique. . 57,80 1 atome.

Éther 42,14 1 atome.

Sa formule = C« H'^ 0* = C^ H« 0' -^ C* H'" 0'.

Usages, L'action dissolvante qu'exerce cet éther sur certai sur les huiles et les résines, le fait employer parfois dans 1' organique, comme succédané de l'éther sulfurique.

Ether sulfurique. Cet éther, le plus anciennement connu, pare en distillant parties égales d'alcool à 36o , et d'acide suj hydraté marquant 66» à l'aréomètre.

Propriétés. L'éther sulfurique obtenu d'après les procédés ai ration et de purification qui sont suivis dans les laboratoires, joc très-grande fluidité, il est incolore, d'une odeur particulière tri trante, d'une saveur acre, chaude, puis fraîche. Sa densité estd à ■+• 20, il entre en ébuUition à+ 35,0, sous la pression de 0^,7 dans le creux de la main, il s'évapore promptement sans résida, duisant un froid assez vif; à une certaine distance d'un corps < hustioD, il s'enflamme facilement et brûle avec une flamme lui

É T H Stf7

idigineiiAe. Neuf parties d*eaa en dissoWeiit une d^éther. Cette solution MNit alors à -f- 40 et abandonne tout Téthcr quelle contient; Talcool •n^ en toutes proportions avec Féther. Ces divers mélanges ont une

et un point d^bullition des vases qui n*en sont et se convertit d*abord élber acétique, et au bout d^un certain temps en acide acétique et en m. Plusieurs corps métalloïdes peuvent se dissoudre dans Téthersulftifique : tels sont le brème, Tiode, le soufre et le phosphore. Quelques csBposés minéraux et un ^rand nombre de principes organiques jouis- Mot aussi de cette propriété.

Composition, Il est formé de :

Carbone 65,5 on 4 atomes.

Hydrogène 13,3 10 atomes.

Oxigène 21,4 1 atome.

ÏÔO^

Saforinple =» C* H'" 0' ou C^ H« -+- H» 0'.

Caractèroa disUncHfa, L*éther sulfurique pur se reconnaît facilement tBx propriétés que nous avons rapportées ci-dessus, et aux suivantes : !• il pèse 60o au pèse-éther, il n^exerce aucune action sur la teinture de tournesol; 2» agité avec son volume d'eau dans un tube gradué, il perd un neuvième de son volume qui se dissout dans Teau ; 3» lors- 91*00 le laisse évaporer spontanément, soit dans la main, soit dans une petite capsule, il ne doit laisser aucun résidu huileux ni odorant.

Utagea. Cet éther est très-employé dans une foule de circonstances Ci raison de Faction dissolvante qu^il exerce sur plusieurs corps simplet et composés. On s*en sert pour extraire le brème de sa solution lieuse. (Balard.)

U est également appliqué à la séparation du bichlorure de mercure des solutions aqueuses qui le contiennent. C^est de la même manière qD*il agit sur les solutions aqueuses de deutochlorure d*or, ce qui permet souvent de séparer ce chlorure des autres chlorures métalliques irec lesquels il peut exister en solution.

IhiDs Tanalyse organique, Téther sulfurique est d*un emploi plus

*égard de certains principes ■édiats alcalins ou neutres, qu^on remploie pour séparer la narcotine delà morphine ou de ses sels; la cholesiérine de la cérébrine: la stéarine des graisses (Lecanu); le caoutchouc des principes immédiats avec

hppHqoer dans phu

tm principes qui y sont insolubles.

f THIOPS MARTIAL. Nom sous lequel les anciens chimistes désifBfeient le dentoxide de fer artificiel. (Voyez Oxideê de fer.)^

fraion MINERAL. Dénomination donnée par les anciens chimistes an protosulfure de mercure. (Voyez ce mot.)

EUUIOMëTRE. InitrunieDi cium on ic serl Généra Icmeut pour Fa l'nnalyie des gai raélaugrs uu coniliiiiés, luicepttbIeB il'cire brûlés l [e gaz axigtae suit* l'inHueiicG de l'étincelle éleclriqne. On l'cBpl auHi ilani certaÎDi's vîn:aa«iaDcea pour déterminer i l'aide de l'hyd S^ue, la quanlilc d'iixigèDe, libre ou combiné, dan* I» mélangei] zeuxi Cel iiuli'uuiuiil a reçu divcrspi diipotitiontj celui qu'on cB|d dans le* laburatoirci, conuiic en une cloche longue et étroite, i par ^paisjci; il porte h m partie supérieure uae«irolcen cuifre jaune en fer, i Iruven laquelle poMe une tige métallique terminée par ■ boute à la partie lupérieure, cl recourbée ô ta partie ioFérietire. d lige e*l mastiquée dsos nu tube de Terre qui l'itule des partie* met, tiques enviruuuantes, fuy. la Kgurc 1".

Fie- 1-

Fig. 3.

FiB, 3.

Fig. 4.

Cet endiomèlre porte à «a partie inférieure une (;amilure de nw qui t'ouvre h charnière, et tians laquelle on a disposé une soup

nique qui s'ouvre lors de la condensation du gaz brûlés pour II acr remonter le liquide. La figure 3*>'* représente l'eudiomètre out< tel qu'il doit l'être, lorsqu'aprè» l'avoir rempli d'taii, on est prêt introduire les gaz qui ont été préalablement mesurés 'lana des lu gradués.

FAK

ratres endiomètres n*ont pas de soupape : pour y faire pase, on y introduit soit une tige recouroee, terminée par ouïe qui fait office d^excitateur, comme le représente Peu- .3; ou bien on attache au crochet de reudiometrefig. 4, une ïqui agit de la même manière que la tige dans le précédent, ige de la cuve à mercure, Feudiomètre porte des garniloux, et la soupape est remplacée par une plaque de même e d*un écrou qui s*ajuste à la vis terminant la garniture Koyas ci-dessous.)

r DE SATURNE. Nom sous lequel on connaît en médecine ate de plomb, ou acétate tribasique. (Koyes ce mot.)

Nom donné plus spécialement au produit de la mouture céréales, séparé du son provenant de leur enveloppe cortiine de blé ou de froment contient de Feau, de Tamidon et ans les proportions moyennes suivantes pour cent :

Humidité 10

Gluten 10

Amidon 78

Matière sucrée 04

Albumine 08

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