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La farine des autres céréales fournit à peu près les mêmes priad- â
})es, mais dans d^autres rapports : ainsi la proportion de (^ten s^ ^
ève à 0,05 dans la farine de seigle, et à 0,05 dans celle d^orge, d^aprèf H
les expériences de Proust. ^ .'i
Les qualités des farines de froment dépendent de la plus ou moim *
grande quantité de gluten qu^elles renferment, c'est sur celle-ei qn^oa T
peut les établir, comme cela se pratique dans la plupart des cireoA* *
stances. ^ ^ '^
Le moyen qui est employé est simple et à la portée de tous; il cofr 4
siste, 1» à dessécher un poids déterminé de farine à une température i»
de + 100 pour connaître par la perte de poids la proportion d'faanii- >4
dite qu^clle renferme j S» h faire une p&te avec une quantité pesée de II H
même farine pour ?n extraire, en la malaxant, sous un filet d*eaa, le *&
gluten. •\i
Cette opération se pratique en tournant continuellement la pâte dani -41
la innin et recevant le liquide qui en découle sur un tamis de crin asies ^
serré j Tenu dans sa chute entraine Pamidon et dissout la matière su- ;b
crée et ralbuinine, tandis que le gluten reste entre les mains sous II ^
forme (Pune masse grisâtre, molle cl élastique. On reconnaît qu*ileit ^
f>iir lorsqu'il ne rend point trouble et laiteuse Peau dans laquelle oa ij
e malaxe. Arrivé à ce point on le comprime pour enlever Phumiditi aj.
surabondante et on le pèse, ou bien on le place dans une soucoape à «i
Pembouchiire d^m four pour le dessécher complètement. h
Cest d'après la proportion de gluten que quelques boulangers de ^
Paris établissent les qualités des farines qu'ils achètent pour leur com- i>
merce. ti
elle peut varier de 10 à 20 pour cent du poids des farines. ^
Cent parties de farine aesséchée absorbent (terme moyen) Ofi u d'eau pour se transformer en une pâte ductile , et fournissent par le >a lavage 0,34 de gluten non desséché, renfermant 0,24 d'eau. On peut n juger jusqu'à un certain point de la quantité de gluten contenuedifll ^ une farine, par la quantité d'eau que cette farine absorbe pour être ^ constituée à l'état de pâte. (Yauquelin.) :t
Les altérations que les farines peuvent subir sont de deux sortes : q lo les altérations naturelles, 2o les altérations artificielles ou sophisti- tj cations. Les premières résultent de l'absorption de Phumidité qui dé* \ termine la décomposition d'une partie du gluten; les secondes loat dues à l'introduction dans la farine de substances étrangères minérsici s dont quelques-unes peuvent être, à certaine dose, nuisibles à la santé; • de ce nombre sont le sable. la craie, le plâtre, la céruae, l'aiuH, Ll plupart de ces substances étant insolubles dans Peau, il est facile d*en constater la présence en délayant la farine suspecte dans dooie à quinze fois son poids d'eau distillée, et faisant bouillir pendant quatn à cinq minutes ; les éléments de la farine sont dissous et délayés, tandis que la matière insoluble se précipite; un examen ultérieur de cette matière peut en faire connaître la nature, (f^oyez les caractères de ces diverses substances.) Quant à Palun qui a pu être mélangé à de la fi-