LAI 5S
#011 jonr à un antre eomme nont Favoiu constaté, quoique les ani- ■ans fassent soumis au même régime alimentaire, et dans les mêmes «mditions physiques.
Des expériences faites, en 1832, sur des vaches appartenant i Técole f Alfort, et qui ont été soumises jouroellement au même régime alimentaire, ont offert les variations suivantes. Dans 100 parties de lait ; extrait devant nous, les proportions en volume de crème ont été dans ;hs rapporU suîvanU : le \^ mars « 12,3/10, le 10 mars »* 11,2/10, k 30 mars «= 6,2/10, le 30 mars » 10,7/10 et le 10 avril ^ 5,7.
LAIT. Fluide particulier , sécrété par les glandes mammaires des -faB^es des animaux connus sous le nom de mammifères. Ce liquide, [fcuipé par la nature à la nourriture de leurs petits, présente des caracillni particutiers dans son état normal, et qui varient d'un animal à [«antre.
^ Le lait de vache dont on fait une plus grande consommation, et qui ^. M Fobjet d*un commerce assez étendu dans nos villes, est blanc opa- ^, légèrement bleuâtre, d^ine odeur particulière, d'une saveur douce , et sucrée. Sa densité varie de 1,030 à 1,040.
D'après M. Berzélius, le lait de vache écrémé contient : eau 92,875, CMéum 2,600, sucre de lait 3,500, acide lactique et lactates 0,600, sels dealins solubles 0,185, phosphate de chaux 0,230.
Le lait non écrémé renferme moins d'eau, car d'après nos expériences la proportion de celle-ci s'élève, terme moyen, à 87,6 pour 100.
FaUificationê du lait. La falsification la plus fréquente est sans contredit celle qui consiste à ajouter au lait de vache une certaine quantité (Pean ; c*est aussi la plus difficile à reconnaître, lorsque surtout la proportion en est faible.
Les divers aréomètres qui ont été proposés pour s'assurer de la pureté du lait, sont loin d'offrir toute la garantie qu'on devrait en attendre, ttr ce liquide offre des variations qui pourraient souvent en imposer.
Partant de résultats que nous avons obtenus dans un travail antérieur, nous avons reconnu par expérience que la densité du lait de Tache était de 1 ,031 à la température de + 10 c. : en conséquence, de ftttu pure étant mêlée h du lait ordinaire , cette densité doit décroître proportionnellement à sa quantité, et la connaissance de la densité hm lait quelconque étant acquise à cette même température, on pournil sans doute arriver à déterminer s'il était pur ou mélangé. Les CHais que nous avons faits à cet égard nous ont appris (Journal de Owittf médicale y t. viu, page 323), qu'il fallait que cette proportion l'ékrâtde l/4xà 1/3 du volume du lait pur, pour être appréciée par la détermination de sa densité; alors on observe une diminution de 17 à 18 millièmes dans la densité de ce fluide, comme l'indiquent lesexpé- 'rienees suivantes :
Densité du lait pur à-f- lOo : = 1,038.
Mâange de 75 parties de lait et 25 d'eau; densité = 1,021.
Mélange de 67 parties de lait et 33 d'eau; densité ^ 1,020.
La densité du lait pur étant variable, l'on voit que dans le plus grand nombre des cas il sera impossible de connaître exactement, par la den-
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site du lait qn*OD examinera, la proportioD d*eaii qui a été ajoutée; ( pourra seulement^ en la comparant à la densité minima du laitpo s^assiirer si elle est au-dessus ou au-dessous de celle-ci. Les mélasg que nous avons faits prouvent qu*elle est toujours au-dessous quai rcau forme 1/4 ou 1/3 du lait.
Dans le but de rendre le lait mélangé d*eau plus consistant et pi opaque, on y délaie parfois des jaunes d^œufis et de la farine, et q» quefois une petite quantité de gomme adraganthe en poudre, comi nous Pavons constaté dans une occasion sur un échantillon de l vendu par un habitant de la banlieue de Paris.
La présence de la farine est facile à démontrer par quelques goull de teinture d^iode qui y font naître presqu*aussitôt une teinte vide ou bleue, tandis que le lait pur reste coloré en jaune par la teinte de solution d^iode.
Quant à la gomme adraganthe, sa présence peut être constatée di un dépôt gélatineux et demi -transparent, qui se forme soit par repos du lait, soit après Tavoir fait bouillir et Tavoir abandonné à h même.
Ces flocons gélatineux , lavés avec une petite quantité d^au froid brûlent sur les charbons ardents en se boursouflant et répandant o odeur piquante acide, et ils prennent en les délayant dans Tean, a teinte légèrement violacée par la teinture d'iode.
LAITIER. Composé vitreux qui se produit ordinairement dans fusion des minerais par Taddition de Fondants terreux ou siliceux, se sépare de la masse métallique liqucHée. Ce composé est un donl silicate de chaux et souvent d^alumine coloré le plus souvent par* charbon, deToxide de fer et quelquefois dePoxide de manganèse.
LAITON. On désigne dans les arts sous ce nom Talliage de ctiiv et de zinc fait dans certaines proportions. Cet alliage, en raison de couleur, est aussi connu par le nom de cuivra jaune,
LAMP£ A ALCOOL. Dans beaucoup de circonstances on a besoin < soumettre les corps sur lesquels on opère à faction d*une chaleur pi ou moins intense. Un moyen prompt se présente dans Temploi (Pm iampe à alcool ou esprit de vin. Cette sorte de lampe peut être ea struite en verre ou en métal, elle se compose d^un réservoir dansleqi est placé Talcool, dNin bouchon de la même substance dans lequel pM un porte-mèche en argent fin, enfin d*un couvercle pour s^opposer Tévaporation de Talcool. La lampe à alcool est fréquemment employ
Î>our calciner diverses substances, soit dans de petits creusets ou coi ers de platine , soit dans des tubes de verre ; elle ne dépose poiot < suie sur les vases qui sont en contact avec sa flamme, et la tempérât» qu*on obtient est capable de ramollir le verre ordinaire.
Lampe à huile. Comme moyen de chauiTage dans plusieurs Qfif> tions, on peut employer avec avantage la flamme d^un quinquet ord naire, en disposant àTaide d^un support au-dessus de la cheminées verre, et à une distance plus ou moins grande, le vase qu^on désji échauffer. C*est sur ce principe qu*est fondé le fourneau évaporatoi de Guyton, dont on peut faire usage dans un assez grand nomored^e périences pour cbaufiFer faiblement et maintenir les corps pendai plusieurs heures à une même température.
liQUE. On nomme ainsi des combinaisons de matière colorante I jryuiqne avec un oxide métalliqne hydraté et plus particulièrement l^«fce Talumine. Les lacjucs portent en général le nom des substances •Mon a extrait le pnncipe colorant; ainsi on désigne sous les noms àe loque de Brén'ly laque de gaude, laque de garance ^ les laques prépaie arec ces substances végétales j la laque de cochenille est connue tel le commerce sous le nom particulier de laque cartninée.
liAQUB {gomme laque). On désigne sous ce nom une substance rési- Muse sèche, cassante, demi -transparente, d^ine couleur rouge-jaunâtre, sans odeur, et d^me saveur un peu amère. Cette matière est imposée sur les tiges de plusieurs arbrisseaux de Tlnde par une espèce ^coccus. On la trouve sous trois formes différentes dans le commerce, mhâtoHy en grain et en plaques ou écaiUea. La gomme laque traitée pur Teau cède à celle-ci une matière colorante qui s*y dissout, et la linne qui y est insoluble peut ensuite se dissoudre aisément dans Pakool.
LAZULl TE. (Vulgairement lapis-la suli, on pierre d*asur,) Pierre , iun opaque, d^un bleu d*azur et d'une densité de 2,7 à 3,0; elle est fermée de silice 55,8, d'alumine 54,8, de soude 23,3, de soufre 5,1, de carbonate de chaux 3,1. On en trouve en Sibérie, en Perse et en Chine. C'est avec cette pierre calcinée qu'on prépare VoutrevMr nalunly couleur très -employée par les peintres d'histoire, et qui jouit l'âne grande inaltérabilité à l'air et à la lumière. Depuis plusieurs imées les arts chimiques sont parvenus à l'imiter par des procédés MKK économiques.
Caractères dietincHfs, !<> Chauffé seul dans un matras, l'outremer ne diange pas d'aspect.
9o Exposé au chalumeau sur le charbon, il se boursoufle, fond à un ko violent, et donne un émail blanchâtre.
5" Traité par l'acide hydrochlorique, il se décolore en dégageant k gaz hydrosulfurique et laissant de la silice à l'état d'hydrate. LEVURE DE BIÈRE. Nom sous lequel on connait le ferment qui se
tire pendant la fermentation du moût de bière. (Voyez Ferment,) IGNEUX. (Fibre ligneuse, fibrine végétale, Berz. ) On désigne sous ce nom le principe immédiat qui constitue le squelette ou la trame des lirerses parties des végétaux, principe qui reste quand on traite les nbstances végétales par l'éiher, l'alcool, l'eau, les acides affaiblis et les solutions alcalines étendues. Les diverses espèces de «bois contiennent de 94 à 06 pour cent de ligneux pur.
Propriétés. A l'état de pureté le ligneux est solide, blanc, insipide et inodore; il varie sous les rapports de sa texture, de sa dureté et de sa densité, suivant qu'il a été retiré des substances végétales herbacées m ligneuses.
Composition, D'après MM. Gay-Lussac et Thénard il contient :
Carbone 52,55
Hydrogène 5,69
Oxigène 41,78
100,00 Caractères distinctifs, t» Chauffé, le ligneux pur se charbonnc eu
se décomposant et exhalant Todeur piquante et empyreumatique de la fumée du bois. 11 laisse un charbon léger qui brûle à Pair tant résidu.
2o L'eau, Talcool et Téther sont sans action sur lui à aucune température, ainsi que les acides et les alcalis étendus d*eau.
o» Trituré peu à peu avec une fois et demie son poids d*acide solfuriqiie concentré, il se ramollit sans se colorer, et forme une masse visqueuse et tenace, soluble dans Teau. Dans cette réaction, leli^nenz se transforme à froid en une espèce de [;omme qui par TébuUition de la solution passe à Tétat de sucre analogue à celui de raisin.
4° Traité à chaud par Tacide nitrique concentré , il est décomposé et transformé en licide oxalique.
5o Chauffé avec son poids d'hydrate de potasse jusqu*à cequ*i] commence à noircir et à se boursoutlcr, il pHSse à Pélat d'acide ulmiquê, et forme alors avec la potasse une combinaison soluble dans Teau, d'où les acides Tcn séparent sous forme de flocons noirâtres.
LIGNITE. Les minéralogistes désignent sous ce nom un combustible qui ressemble beaucoup à la houille des terrains secondaires. Le lignite présente encore des indices bien prononcés de la texture du bois, il est noir ou brun, compacte, à cassure inégale et souvent conchoïde et luisante. Sa densité est de 1,200. Chauffé il se décompose en donnant des gaz inflammables, de Teau acide et des huiles ; Todeur qu*il répand en brûlant est particulière et différente de celle de la houille. Ce combustible minéral renferme à Pétat de mélange de Targile, du sable, du carbonate de chaux et des pyrites. On en distingue plusieurs variétés suivant leur état de décomposition , les principales sont : le bois fossilcj \e bois bitumineux , le lignite commun y et le lignite terreux. On donne ce dernier nom aux lignites qui sont mélangés d'une proportion plus ou moins grande de matières terreuses.
Les lignites comme les houilles contiennent en général beaucoup de carbone, un peu d'hydrogène et de l'oxigène.
LIMONADE SÈCHE. Mélange de 3 gros d'acide citrique ou Urtriqoe, de 4 onces de sucre en poudre, aromatisé de 5 à 8 gouttes d*huile volatile de citrons.
Cette limonade sèche est souvent préparée avec de l'oxalate acide de potasse. On peut la reconnaître lorsqu'elle est faite avec l'acide citrique, car sa solution dans l'eau distillée ne précipite pas Tean de chaux ; mais elle forme avec l'eau de barite un précipité blanc, soluble dans l'acide nitrique.
Préparée avec l'acide tartrique elle précipite Teau de chaux en flocons blancs, et ce précipité redissous dans un excès d'acide ne reparaît pas par l'ammoniaque. La présence de l'oxalate acide est facile à coostatcr, parce qu'il trouble et précipite la solution de sulfate de chaux.
LIQUEUR DES CAILLOUX. Les anciens chimistes ont désigné sons ce nom une dissolution de silice dans la potasse, parce qu'ils la préparaient avec les cailloux ou silex fondus avec la potasse. Cette liquenr est regardée aujourd'hui comme uii sous-silicate de potasse d'où les acides précipitent l'acide silicique à l'état d'hydrate sous forme de gelée blanche.
Liqueurs ferhentkes. On donne ce nom à toutes espèces de liqueurs
crées qui ont éprouvé la fermentation alcooHc^ue ou spiritueuse et tqnelles on peut extraire de ralcool par la distillation, telles sont le », le cidre, la bière, Vhydrotnel, etc.
La quantité d^alcool contenue dans ces liqueurs peut être détermiftée jctement par le procédé qui est employé pour apprécier la richesse i alcool des diverses espèces de vins. (Voyez f^m.) LITHARGE. Nom sous lequel on connaît dans les arts le protoxide ! plomb fondu, et cristallisé en petites écailles rougeàtres. (Voyez ttdea de plomb.)
LITHINE. (Oxide de lithium, oxide lithique, Berz.) Nom donné à un tide métallique particulier, analogue à la potasse et à la soude, et mt le radical métallique a été nommé lithium. La lithine ou oxide de lldum se rencontre exclusivement dans le règne minéral, on Ta ODvée dans plusieurs pierres, telles que la pétalite, le triphane, la ormaline et dans diverses espèces de mica. Elle existe dans ces minélox à Tétat de silicate avec Talumine.
Propriétés, La lilbine ne peut être obtenue de sa solution aqueuse ilirétat d'hydrate; elle est blanche, inodore, d'une saveur acre, forment alcaline, sa cassure est cristalline. Exposée à l'air elle n'attire Mot rhumidité, mais se transforme peu à peu en carbonate; elle est n solnble dans l'eau, sa solution réagit sur le sirop de violettes et la intnre de tournesol rougi, comme les solutions de potasse et de soude. Composition, La lithine anhydre est formée d'après M. Berzélius, de :
Lithium 44,846 1 atome.
Oxigène 55,154 1 atome.
Sa formule — L ou L.
Caractères distinctifs, 1» Fondue sur une lame de platine, la lithine taque et oxide à l'air ce métal en le ternissant et le rendant noirâtre, qaila distingue de la potasse et de la soude.
S^ Dissoute dans l'eau elle ne forme aucun précipité avec le bichloire de platine, mais les carbonates de soude et de potasse y produint un précipité blanc pulvérulent de carbonate de lithine, très-peu Iqble dans l'eau froide.
LITHIUM. Radical métallique de la lithine. On ne l'a encore obtenu l'en petites quantités en réduisant l'hydrate de lithine par une forte le vol laïque.
Propriétés. Il est brillant avec éclat métallique et ressemble au so- Qin par son aspect physique. 11 s'oxide à Tair et décompose l'eau à température ordinaire. On ne l'a encore que très-peu étudié. LYCOPOOE. On donne ce nom à une poussière sèche d'un jaune de nfre, trèè-légère, très-inflammable, sans odeur et sans saveur, qui t regardée par les botanistes comme le pollen d'une plante cryptoune, le lycopodium elevatum, L., qui croit en Suisse, et dans diffé- !&tes parties de l'Allemagne.
Le iycopode est formé d'une huile fixe soluble dans l'alcool, de cire, B sucre et d'une matière insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, et qui ^rine les 9/10 environ de son poids.