‹ Dictionnaire des réactifs chimiquesChapitre 78 sur 107 · MER · texte numérisé non relu

MER

MASTIC. Résine particnlière qui s*ex(rait par incision du tronc et des bi;anches du pistacia lentiscus qui croit aux iles de TArchipel et surtout à Tile de Chic.

Propriétés, Cette résine se présente dans le commerce sous forme de petites larmes jaunâtres , demi -transparentes, d^une foible odeur, et d^une saveur un peu amère et aromatique. Elle se ramollit sous la dent. Sa densité est de 1,074. L^alcool aqueux ne la dissout qu^en partie, et laisse insoluble une matière molle, visqueuse, semblable à la résioe copale, et qui se dissout bien dans Palcool anhydre et les huiles volatiles.

Sous le nom de mastic on désigne plusieurs composés artific*iel8 qni sont employés pour mastiquer le verre, tantôt contre le bois, tantôt contre les métaux : tels sont le mastic des vitriers et le mastic dont on fait usage pour luter les corps métalliques contre le verre ou la pierre. Le premier est un mélange de blanc d'Espa^çne et d^huile de Ho, le second résulte de la fusion d'une partie de cire, de quatre parties de résine ordinaire avec une partie de brique pilée et réduite en pondre fine.

MERCURE (vif-argent). Métal connu de toute antiquité. On le rencontre à Tétat natif en globules disséminés dans de Targile endurcie, mais en petite quantité; le plus souvent à Tétat de combinaison avec le soufre, alors il forme le minerai désigné sous le nom de cinabn natif cï qui existe en grande masse dans certains pays; quelquefois on le trouve à l'état de chlorure et d'amalgame avec rargenl.

Propriétés, Le mercure est un métal qui est liquide à la température ordinaire , il est blanc comme l'argent et très - éclatant. Comme tooi les corps liquides il se divise pendant ^a. chute. Ses globules, qui sont parfaitement sphériques lorsqu'il est pur, s'allongent s'il est alliés quelque métal étranger. Sa densité est de 13,568 à -f- 15. Exposé à nn froid de — 40o , il se solidifie et dans cet état sa densité est ae 14,591, il est alors malléable et mou comme du plomb. Chauffé il se dilate jusqu'à -f- 3G0o, température à la(|uelle il entre en ébullition et se volatilise. L'air et l'eau sont sans action sur lui à la température ordinaire; mais à une chaleur voisine de son point d'ébuUition, il s'oxide lentement et se convertit peu à peu en deutoxidé de mercure.

Le signe représentatif du mercure est Hg, formé des lettres empruntées au mot latin hydrargirum.

L'impureté du mercure du commerce se reconnaît focîlement par divers moyens qui sont souvent mis en usage dans le commerce : \^ psr la facilité avec laquelle il se ternit à l'air; 2° parce qu'il ne coule pas en'çlobules sphériques, mais s'allonge en faisant la queue; S» parla distillation qui laisse un résidu.

Caractères distinctifs. !<> Le mercure pur est volatilisé entièremeif par le calorique, et il se dissout sans résidu dans l'acide nitrique ftible, à une douce chaleur.

2o La dissolution est incolore, et consiste en protonitrate acide de mercure qui précipite en Motrpar la potasse, la soude, l'ammoniaque; en flocons blancs, par l'acide hydrochlorique; en jaunc-verddtre ^»t riodure de potassium. Si l'ébullition a été continuée après la dissolution du métal, celui-ci s'est transformé en deutoxidé par l'excès d'acide nitrique^ et alors la potasse y ipToAvxvX xwi \xix\^\xé jaunes-orangé ; Ta-

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