‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 129 sur 403 · DENTIFRICES · texte numérisé non relu

DENTIFRICES

DENTES calluniellares. Mots dont on se servait pour dire les dents molaires.

DENTIER. On entend par ce mot une série de dents artificielles, montées sur une plaque d’ivoire, d’or, d’argent ou de platine, destinées à être ajustées sur le bord alvéolaire, pour remplacer des dents naturelles qui manquent. Dans nos dentiers d’osanorcs, les dents sont taillées dans le bloc quiestereusé pour recevoir les gencives. On cherche à populariser des dentiers faits en pâte minérale; mais la saine pratique rejette un pareil procédé, dont le moindre défaut est de ne Jamais s’adapter parfaitement au bord alvéolaire que l’on désire garnir. On conçoit bien que la pâte molle dont ces dentiers se forment, subit, en se durcissant au feu, un retrait qui en change complètement la dimension .

DENTIFRICES. Ce nom est donné à diverses poudres, et à des opials propres à nettoyer l’émail dp dents, et à absorber le tartre qui les recouvre. Ce sont des moyens prophylactiques qui contribuent puissamment à la conservation des dents qui sont saines, et à retarder les progrès des maladies dont les dents peuvent être atteintes. Les anciens connaissaient parfaitement cette partie de l’art du dentiste. On en attribue un à Octavie, sœur de T empereur Auguste^ dont les ingrédients étaient de la poudre de raves séchées au soleil, du verre blanc pilé très fin, et du nard des Indes. La poudre dentifrice de la célèbre Messaline était formée de corne de cerf brûlée, de mastic de Cliio , et de sel ammoniac. Le dentifrice envoyé par Apulée au consul Calpurnius était composé avec des fruits d’Arabie. C’est une poudre fine , excellente , dite Apulée, quia la propriété de blanchir les dents, d’en faire disparaître le tartre, et de dissiper l’engorgement des gencives. Nous n’avons pu trouver le moindre renseignement sur les ingrédients dont se composaient les célèbres pastilles de Côme^ auxquelles le poète Martial donne le nom àejentacula. Il est même probable qu’elles étaient destinées autant à corriger la fétidité de l’haleine qu’<à entretenir la fraîcheur des

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