‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 136 sur 403 · DÉVOIEMENT · texte numérisé non relu

DÉVOIEMENT

germes des deux ordres des dents se trouvent dans les mêmes alvéoles; mais des cloisons verticales se forment qui convertissent chacune de ces alvéoles uniques en deux alvéoles secondaires. Ces cloisons sont perforées pour laisser passer un canal fibreux qui fait communiquer les sacs fibreux des deux germes correspondants. Pour les autres détails, par rapport à la physiologie des dents , nous renyoyons les lecteurs au mot Éruption.

DÉVIATION. Ce mot se dit de diverses parties du corps de l’homme qui, en se développant, prennent une direction anormale et vicieuse. Les dents peuvent se dévier antérieurement, de manière que leurs couronnés soient saillantes hors de la bouche ou postérieurement, et alors les couronnes sont déjetées dans sa cavité. Les déviations latérales sont précédées d’un déplacement qui met la dent hors de rang avec les dents voisines, et à la suite duquel sa couronne est projetée de côté, de manière à masquer en partie la dent qui est après elle, et produire ainsi ce que l’on appelle le chevauchement. (Voyez, ce mot.) On attribue généralement la déviation des dents à trois sortes de causes : 1® à la mauvaise position qu’occupait le germe de la dent dans l’épaisseur de . la mâchoire, et à la manière anormale dont son développe- - ment s’est opéré ; 2" à la gêne que les dents éprouvent en se développant soit à cause de leur largeur disproportionnée, ou de leur trop grand nombre, ou au défaut d’accroissement suffisant du corps des os maxillaires, et surtout du cercle antérieur des arcades alvéolaires ; et 3® à la compression qu’elles éprouvent de la part des tumeurs qui se développent dans leur voisinage. Quant aux moyens qu’il faut mettre en usage pour remédiera la déviation de ces organes, nous en parlerons à l’artic’e Redressemerd., auquel nous renvoyons le lecteur.

DÉVOIEMENT. C’est un phénomène pathologique qui consiste dans la trop grande fréquence des évacuations alvincs et de la liquidité des matières évacuées. Le dévoiement est

DIÀCHYLUM.

im symptôme très fréquent qui se montre dans les perturbations que les organes digestifs éprouvent par suite des difficultés de la première dentition. Il faut remarquer cependant qu’une assez grande liberté du ventre n’est pas défavorable aux enfants à cette époque; et ce n’est que lorsque les évacuations deviennent excessives qu’il faut chercher à les arrêter. Cet état cède, le plus souvent, aux lavements émollients ou amidonés, à quelques cuillerées de décoction blanche, à un peu d’eau de riz. Quelquefois, il faut avoir recours aux purgatifs fô'niqués; mais, en général, les substances trop astringentes doivent être proscrites.

DIABROTIQÜES. Nom donné quelquefois aux substances qui déterminent l’érosion lente des parties sur lesquelles on les place. Elles tiennent le milieu entre les escaroliques et les caustiques.

DIACATÂLICÜM, ou purgatif universel. C’est un électuaire composé de pulpes de casse et de tamarin, de feuilles de séné, de racine de polypode, de fleurs de violettes, de racine de rhubarbe, de semences d’anis, de sucre, de réglisse et de fenouil doux.

DIACÉRATON. Collutoire désigné par Celse, et dont le principal ingrédient était la corne de cerf calcinée et réduite en poudre.

DIACHYLUM. C’est le nom d’un emplâtre qui est très employé pour résoudre les tumeurs inflammatoires et scrofuleuses, et qui est souvent mis comme substance maturative pour hâter la suppuration qui doit s’y développer. Le diachylum ou diachylon simple^ s’obtient en faisant cuire 3 kilogrammes de décoction de racine de glaïeul avec autant d’huile de mucilage, et \ kilogramme de litharge ou protoxide de plomb. Pour avoir le diachylum composé^ on liquéfie à une douce chaleur \ kilogramme de diachylum simple, 94 grammes de cire jaune, et autant de poix -résine et de térébenthine ; puis on ajoute 30 grammes de gomme

DIAMANT, i91

ammoniaque, autant de bdellium, de galbanum et de sayapenum, préalablement purifiés par l’alcool.

DIACODE. C’est le nom d’un sirop qui est très employé, et auquel les dentistes ont souvent recours, soit pour donner des propriétés calmantes à leurs collutoires, soit pour diminuer l’irritation nerveuse développée par diverses affections des dents, et pour apaiser les mouvements convulsifs qui se montrent chez les enfants pendant la durée de la première dentition. On obtient le sirop diacode en faisant bouillir dans huit litres d’eau, un demi-kilogramme de capsules de pavots séparées de leurs graines, et en ajoutant 2 kilogrammes de cassonade, et en clarifiant le tout avec quatre blancs d’œufs. On peut remplacer les têtes de pavot par l’extrait aqueux d’opium, et ce procédé est généralement adopté aujourd’hui.

DIACRANIENNE. Ce nom est donné par plusieurs anatomistes à l’os maxillaire inférieur^ parce qu’il est joint au crâne par une articulation lâche et mobile, tandis que la mâchoire supérieure, que l’on appelle par opposition mâchoire syncrânienne, ne semble former qu’une seule pièce avec lui.

DIAGNOSTIC. On entend par ce mot la partie de la pathologie dentaire qui a pour objet de distinguer les unes des autres les maladies dont les dents et les autres parties de la bouche peuvent être affectées. C’est une des parties les plus importantes de l’art de guérir : elle suppose une connaissance exacte dans la structure des parties, dans la nature des tissus , et dans les symptômes qui accompagnent les diverses affections dont les organes peuvent être atteints. C’est le sine quâ non d’un traitement efficace, et ne peut être acquis que par la lecture assidue des bons auteurs, et par l’examen attentif des phénomènes qui se développent dans la partie . souffrante.

DIAMANT. Le diamant n’est autre chose que le carbone pur. On le trouve à Golconde, Visapour, et dans les autres parties des Indes-Orientales. Il est sous forme de cris-

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