DIÈTE
de cancéreuse , scrofuleuse , dartreuse , scorbutique et rhumatismale ou goutteuse. Il n’est aucune de ces diathèses qui ne porte une influence des plus nuisibles sur les dents aussi bien que sur les parties molles et la charpente osseuse de la bouche. Aussi est-il du devoir du dentiste de chercher, autant que possible, à corriger l’état vicieux de la constitution totale j car ce n’est qu’en essayant ainsi qu’il peut espérer de conserver la santé des organes confiés à ses soins, ou à guérir les maladies des organes dentaires, qui doivent leur origine à l’effet de ces diathèses. La diathèse cancéreuse est audessus de l’art; celle .scrofuleuse QÿX combattue par du bon air, de l’isolation-, des décoctions amères et par lés préparations d’iode ; contre la diathèse scorbutique, on emploie les gargarismes toniques et les élixirs anti-scorbutiques. Les eaux sulfureuses et les médicaments dits dépuratifs, combattent efficacement la disposition de l’économie aux dartres, et les eaux de Yichy. Les décoctions de salsepareille et les bains de vapeur, sont d’excellents moyens contre la diathèse rhumatismale.
DIÉRÈSE. Opération de chirurgie dentaire et générale , qui consiste à diviser ou à séparer des parties dont le rapprochement et la continuité sont nuisibles, La diérèse se pratique d’une manière différente sur les parties molles et sur les parties dures. La division ou diérèse, par piqûre, se fait avec une lancette ou avec un trois-quarts; celle par incision se fait avec un bistouri; par arrachement ,;avec des pinces; par cautérisation, au moyen d’un fer rouge ou des caustiques; et par ligature, au moyen d’un fil de soie, de chanvre ou de métal. La diérèse des os' et des dents se fait, en perforant avec un en \és divisant avec une soie ou' avec des
pinces tranchantes, en les usant avec une rugine ou une lime, et les cautérisant avec un fer chaud ou une matière caustique.
DIÈTE. Autrefois, ce mot signifiait l’emploi bien ordonné de tout ce qui est nécessaire pour l’entretien de la vie. Au-