‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 234 sur 403 · INSENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

INSENSIBILITÉ

die et demi-ivre. La douleur suspendue pendant plusieurs heures, reparut dans la journée; on renouvela les piqûres, et la guérison fut permanente. »

INORGANIQUES. Tous les corps minéraux et la coque calcaire qui forme la couronne des dents sont inorganiques, c’est-à-dire privés de vaisseaux et de tissus.

INOSCULATION. Les anatomistes nomment ainsi une sorte d’anastomose de vaisseaux sanguins qui ne forment pas un angle en se rencontrant. Les artères coronaires ou labiales des deux côtés s’abouchent par inosculation dans l’épaisseur des lèvres.

INSALIVATION. On nomme ainsi le phénomène du mélange des aliments avec la salive de la bouche pendant l’acte delà mastication. La présence de la matière alimentaire dans la bouche excite la sécrétion des glandes parotides, submaxillaires et sous linguales qui versent en grande quantité le produit sécrété dans cette cavité, où il se mêle intimement aux matières soumises à la mastication. C’est de sa coopération avec ce dernier acte que résulte la digestion buccale sans laquelle la digestion proprement dite est pénible, laborieuse et imparfaite.

INSENSIBILITÉ. On nomme ainsi l’incapacité d’apercevoir des impressions par des organes naturellement doués du pouvoir de les ressentir. L’insensibilité des organes du goût à impression des saveurs est nommée Angeustie. L’insensibilité générale au contact des corps étrangers peut être due à une affection du cerveau qui rend ce dernier impropre à ses fonctions de perception , ou à une affection des nerfs de la partie qui les rend impropres à transmettre au cerveau l’impression qu’ils reçoivent. Quand les impressions sont douloureuses, l’insensibilité est un bienfait que l’on cherche à obtenir en narcotisant la partie souffrante par des préparations opiacées, comme cela se fait dans la carie dentaire, et dans les irritations nerveuses des dents. La carie réduit quelquefois les dents à l’état d’insensibité, au point

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qu’elles tombent une à une, sans occasioner la moinde douleur. ,

INSOLATION. On nomme ainsi un moyen curatif qui consiste à exposer les individus cacochymiques et languissants aux rayons solaires. C’est un moyen excellent contre les diathèses scrofuleux, scorbutiques et rhumatismaux qui, comme on sait, ont un effet des plus désastreux sur la santé des dents elles-mêmes, et sur celles des tissus qui les avoisinent.

INSOMNIE. On donne ce nom à l’absence du sommeil dont on jouit dans l’état de santé. Elle peut être due à une surexcitation du système nerveux et à la douleur. Celle qui est produite par la carie des dents est une cause très fréquente d’insomnie. L’insomnie est un des effets les plus pénibles que produit la dentition difficile chez les enfants, et elle s’accompagne souvent de rêvasseries, d’agitations, de soubresauts des tendons et de convulsions qui mettent la vie du petit -malade en danger. On doit chercher, dans ce dernier cas, à s’en rendre maître par des sangsues, des bains, des lavements émollients, des potions antispasmodiques et par des révulsifs sur les extrémités inférieures.

INSTRUMENT. On nomme ainsi tout objet mécanique employé dans les opérations des arts et de la chirurgie. Les instruments dont on a besoin pour la fabrication et la pose des pièces artificielles pour la bouche sont trop nombreux et trop connus pour qué nous les citions ici. Mais nous allons énumérer, d’après la nature de leur usage, ceux qui doivent garnir le cabinet du dentiste.

INSTRUMENTS à extraction. Les principaux sont les clés de Garengeot, le pied de biche, le davier, les pinces à extraction, et l’extracteur déracinés; instrument de l’invention duquel je fais hommage à notre art. Lui et les autres instruments de cette catégorie sont décrits chacun à la place que son nom lui assigne dans cet ouvrage, et nous ne ferons ici que remarquer qu’il convient au dentiste d’avoir un petit

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assorlimentdeehacua d’eux, car certaines particularités dans la structure individuelle de la bouche exigent un choix dans le volume, la force et la finesse de l’instrument que l’on a besoin d’employer.

INSTRUMENTS ûe chirurgie dentaire générale. Nous placerons -dans cette catégorie les lancettes, les scarificateurs, les bistouris des diverses espèces, les ciseaux droits et ceux qui sont courbés sur leur plat et sur leur tranchant. Les sondes cannelées, un passe-mêche, et autres instruments du même genre que nous avons décrits ailleurs , et qui doivent être pour les dentistes l’objet d’un soin particulier, car l’opérateur ne saura trop se souvenir combien le succès définitif d’une opération dépend de la bonté et de la propreté des instruments dont il se sert.

INSTRUMENTS à nettoiement. Les instruments destinés à enlever les croûtes tartreuses qui se forment sur les dents sont de petites rugines, à tranchant ordinaire ou en biseau, des poinçons carrés, etc. Presque tous les dentistes se bornent aux instruments suivants ; La rugine en langue de carpe, espèce de grattoir tranchant des deux côtés; la rugine dite bec-d’âne qui est en forme de biseau; la rugine en gouttière ou rugine à bec de cuiller; le poinçon cavié, taillé en biseau ou à une seule pointe.

INSTRUMENTS à perforer les racines des dents. A proprement parler, il n’y a qu’une seule sorte de perforateur, dont la plus simple expression est une tige en acier, quadrangulaire au corps, et terminée par un sommet pointu ettiédrique. Cet instrument, dont on se sert pour faire le canal qui doit loger la tige des dents à pivot, était autrefois mis en mouvement à l’aide du manche octaèdre auquelii était uni, et que l’opérateur faisait aller en lui imprimant un mouvement de ro tation entré le pouce et l’index. A ce genre de mouvement, qui est lent, peu sûr, et agaçant pour lamâchoire, on en a essayé d’autres, parmi lesquels nous pouvons mentionner l’archet en baleine , mais qui ne sont guère moins défectueux

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que celui obtenu par le simple mouvement des doigts. Le perforateur dont nous nous servons dans notre cabinet, depuis quelques années, remédie aux graves inconvénients qui résultent de l’emploi de ceux qui précèdent : il consiste en un porte-foret , dont une des extrémités tourne au moyen d’un pivot sur la convexité d’un arceau métallique qui embrasse la portion du bord radial de la main gauche, comprise entre le pouce et l’index; dans l’autre extrémité est fixée une tige perforante en acier fin. La surface du portCrforet est marquée dans toute sa longueur de rainures, fines qui la contournent en hélice ou en vis d’Archimède. Un anneau métallique épais, présentant en dehors un manche, et en dedans des pas de vis qui marchent dans les sillons du porte-foret, embrasse ce dernier. Quand on le fait monter le long du porte- forêt, il fait faire à ce dernier, et à la tige perforante qui le surmonte, une série d’évolutions rapides de gauche à droite; quand on le fait descendre, des évolutions semblables se font, mais en sens contraire. La perforation de la racine se fait alors de la manière suivante : la pointe du perforateur est appliquée au milieu de là section de la racine, le bord de la main gauche de l’opérateur soutient et dirige l’instrument, tandis qu’avec la main droite ce dernier fait marcher l’anneau qui tourne le porte-forêt et la tige perforante qu’il soutient.

INSTRUMENTS à plombage. Ce sont des tiges d’acier rondes, le plus souvent droites, montées sur un manche d’ébène ou d’ivoire, et terminées à leur extrémité libre en boule, en olive ou en pointe mousse.

INSTRUMENTS divers. Les limes du dentiste, et nous ne parlons que de celles dont il se sert dans le cabinet pour détruire les aspérités des dents, pour enlever les débris des couronnes gâtées, pour égaliser ces couronnes ou pour agrandir les intervalles qui se trouvent entre elles , doivent avoir des formes très variées. Il faut en avoir de rondes, de demi-rondes, de plates, de carrées à angle mousse, et d’au-

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