‹ Dictionnaire des sciences dentaires ou répertoire général de toutes les sciences nécessaires au dentiste. 2e édChapitre 235 sur 403 · INTERSTICE · texte numérisé non relu

INTERSTICE

1res à angles plus ou moins prononcés, car la position qu’occupent les parties à enlever, est quelquefois des plus bizarres. Les cautères employés à la destruction des tumeurs fongeuses et cancéreuses de la bouche, sont ronds, numulaires, ou en forme d’olive , mais ceux qui sont spécialement destinés à la cautérisatioh des dents sont;, en général, pointus, plus ou moins effilés, courbés ou coudés à leur extrémité, et munis d’un renflement pijrophore^ qui est de notre invention, et dont nous avons démontré les avantages à l’article consacré à cet instrument. (Voyez le mot Cautère). Le glosso-catache, ou spéculum oris., de Paul Egine, est remplacé, chez la plupart des dentistes d’aujourd’hui, par une simple spatule en argent. Nous bornerons ici ce que nous avons à dire sur les instruments qui doivent garnir le cabinet d’un dentiste, car les limites de notre ouvrage ne nous permettent pas d’entrer dans déplus longues digressions à cet égard.

INTERDENTIUM. Ce mot est employé dans les traités odontotechniques, qui sont écrits en latin pour désigner les interstices des dents.

INTER-MAXILLAIRE. Qn nomme os inter-maxillaire, os incisif, une pièce osseuse qui se trouve enclavée dans les premiers temps de la vie intra-utérine, entre les deux os maxillaires supérieurs, et qui supporte les dents incisives d’en haut. Dans les cas de bec-de-lièvre double, on trouve souvent cet os distinct et séparé des os maxillaires avec lesquels il devrait être confondu.

INTERSTICE. On nomme ainsi les intervalles triangulaires qui se trouvent entre les dents voisines, et qui peuvent lorsqu’elles sont trop considérables, rendre la mastication imparfaite. C’est la présence de ces interstices qui rend nécessaire l’emploi des cure-dents, car, quand on ne les cure pas, les matières alimentaires qui s’y logent subissent à la longue une décomposition putride qui modifie d’une manière très désagréable l’haleine de la personne. Ces matières ter-

IOTACISME.

Hissent aussi l’aspect de la bouche, et contribuent plus ou moins à la décadence des dents. Nous avons déjà parlé d’un instrument destiné à faire sauter les particules tartreuses qui se trouvent enclavées dans ces interstices; et, à l’article consacré aux Brosses à dents ^ nous avons indiqué la meilleure manière de manier cet instrument, quand il s’agit de débarrasser ces interstices des impuretés qui peuvent s’y loger.

INTUMESCENCE. On désigne par ce mot toute espèce de gonflement qui survient dans une partie ou dans la totalité du corps.

IODE. Cette substance doit son nom à la belle couleur violette de sa vapeur, quand on la volatilise. L’iode, décou vert en 1 81 3 dans les eaux-mères de la soude de Vareck, est solide, en lames gris-bleuâtre, d’un éclat métallique et d’une odeur semblable à celle du chlorure de soufre. Il jouit de la propriété de former, avec la fécule, un composé bleu qui ne saurait être confondu avec aucun autre. Ce corps était le principe actif des éponges brûlées avec lesquelles on guérissait autrefois les goitres, et c’est probablement lui qui donne à l’huile de foie de morue sa puissante efficacité contre les affections strumeuses. L’iode en teinture, et les iodures de potassium, de plomb et de soufre, sont journellement employés avec succès contre diverses affections locales et générales qui agissent d’une manière destructive sur les dents et sur les autres organes de la bouche. Tels sont les vices rhumatismaux, syphiütiques et scorbutiques, les engorgements scrofuleux du cou, les indurations squirrheuses des gencives, des lèvres, de la langue, et autres affections semblables.

lODURE. On nomme ainsi les corps qui résultent de la combinaison directe de l’iode avec les autres corps simples, tels que le mercure, le plomb, le soufre et le fer. Ils sont tous anti-scrofuleux.

IOTACISME. On nomme ainsi un vice de la prononciation qui empêche d’articuler les lettres G et J mouillées. Nous ne croyons pas que les défauts des arcades dentaires y con-

34âl IRRITANT.

tribuent ; mais il n’en est pas de même des imperfections du

palais.

IRIDIUM. Métal découvert dans la mine de platine, et rangé dans la sixième classe du baron Thénard. Il est solide, blanc, grisâtre, légèrement ductile, dur et d’une pesanteur spécifique inconnue. Il est très difficile à fondre, et presque inattaquable, même par l’eau régale. Nous ne lui connaissons pas d’usages dans les arts.

IRRÉDUCTIBLE. Ce mot se dit des luxations de la mâchoire inférieure qui ne peuvent pas être réduites. Il importe de réduire la luxation de cet os aussi tôt que possible , après l’accident ; car, quand les condyles franchissent la racine transverse de Tapophyse zygomatique, ils tendent à contracter des adhérences avec les parties qui les environnent, et de plus, les cavités glénoïdes qui les logeaient se comblent et s’effacent.

IRRITABLE. On nomme ainsi les personnes d’une grande susceptibilité nerveuse, et qui éprouvent aux moindres causes des impressions vives au physique comme au moral. C’est dans cette classe de personnes que l’on trouve le plus souvent ces névralgies dentaires et ces tics de la face qui tourmentent tant l’existence, et c’est plutôt les moyens généraux, tels que les voyages, les bains de mer, les distractions, les ferrugineux, et les toniques reconstituants que le dmitiste devrait conseiller dans ces cas, car les remèdes locaux n’apportent qu’un soulagemmit momentané à ces pénibles affections.

IRRITANT. On nomme ainsi tous les moyens employés pour produire une irritation à la surface du corps, dans le dessein de dissiper un engorgement, une congestion sanguine, ou une douleur qui occupe un de nos organes. Les agents irritants sont nombreux; on trouve parmi eux les cantharides, la moutarde, l’alcool, les acides et les alcalis. La thérapeutique dentaire tire un grand secours des agents irritants, et l’on voit se dissiper des odontalgies terribles et des états fluxionnaires des mâchoires, à Taide des frictions irri-

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