IVOIRE
tantes, des vésicatoires derrière les oreilles, et despédiluves synapisés.
ISOLOIR. On nomme ainsi le tableau de verre recouvert d’une couche de résine, sur lequel on fait placer les personnes que l’on veut soumettre à l’influence de la machine électrique.
Nous avons déjà dit combien peu de ressources les bains électriques et les étincelles offrent au dentiste pour faire cesser les maux qui sont du ressort de son ministère.
ISTHME. Ce mot, qui est d’origine grecque, veut dire une langue de terre qui sépare deux mers l’une de l’autre, et les anatomistes ont employé l’expression àHsthme du gosier pour désigner la portion rétrécie de la cavité buccale qui sépare la bouche proprement dite de rarriêre-bouclie du pharynx. Ce détroit est irrégulièrement quadrilatère et formé, en haut, par le bord libre du voile du palais et' par la luette , latéralement par les piliers de ce voile, et par les amygdales.^ et, en bas^ par la base de la langue. La mobilité de ces parois fait que les dimensions de l’isthme du gosier varient dans une foule de circonstances, et il est sujet aux mêmes affections que les cavités qu’il sépare.
ïYOIRE. On donne ce nom à la matière qui forme les défenses de l’éléphant. Il est, chimiquement considéré, formé en grande partie de phosphate de chaux. Depuis près de deux siècles on fait avec Tivoire, tantôt des dents partielles, et tantôt des dentiers complets. Mais comme cette substance, dépourvue d’émail, jaunit très vite dans la bouche, où la salive et le mucus buccal la décomposent, et qu’il est bien loin de valoir, pour les besoins de notre art, la substance connue sous le nom d’hippopotame, on y a renoncé depuis quelques années. Nous dirons cependant que les dentistes de province, qui ne peuvent pas toujours se procurer des matières de première qualité, doivent employer de préférence l’ivoire qui occupe le centre de la dent, et qui est voisin de la pointe. L’ivoire vert, qui provient de l’animal récemment tué, est