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EMPATEMENT

chose à laquelle son art peut remédier; et, quand elle est due à d’autres causes, il devrait chercher à en débarrasser le malade, car les rapports aigres, nidoreux et fétides auxquels elle donne naissance ont uneinlluence des plus pernicieuses sur les organes delà bouche. Les moyens curatifs de l’embarras gaslrique sont la diète, les laxatifs, les émétiques, le choix des aliments, les élixirs toniques, etc. On cherchera en même temps à corriger les rapports aigres par des pastilles de Vichy, et la fétidité de l’haleine par du charbon.

EMBONPOINT. C’est un nom donné à l’état du corps de l’homme et des animaux, lorsqu’il est suffisamment chargé de graisse et plein de santé. L’embonpoint excessif est une sorte de maladie que l’on nomme ordinairement corpulence et obésité. Les personnes douées de cette habitude du corps sontmoins exposées aux névralgies deiitaires queles personnes irritables et maigres.

EMMÉNAGOGüES. On donne ce nom aux médicaments que l’on croit propres à favoriser l’écoulement des règles chez les femmes. On les choisit le plus souvent parmi les excitants et les toniques.

ÉMOLLIENTS. On désigne par ce mot les remèdes qui ont la propriété de relâcher, détendre et amollir les tissus en flammés sur lesquels on les pose. Les émollients s’emploient à l’extérieur et à l’intérieur. Les boissons délayantes et mucilagineuses, comme l’eau de gomme, le bouillon de veau, la décoction de graine de lin, sont émolhentes ; les huiles grasses fraîches, les cataplasmes de fécule, de mie de pain, de riz et des feuilles de mauve, de guimauve, etc. , sont aussi des ' émollients.

EMPASME. On donnait autrefois ce nom à une poudre aromatique que l’on répandait sur le corps, dans le dessein de détruire la mauvaise odeur, et d’absorber la matière de la transpiration.

EMPATEMENT. Ce mot désigne, dans la chirurgie dentaire, un gonflement plus oedémateux qu’enflammatoire, qui

KMPRlilNTIi.

survient quelquefois, par l’effet du froid eide l’iiurnidité, dans le tissu cellulaire qui entoure les mâchoires. On y remédie par les diurétiques et les sudorifiques.

EMPREINTE. Prendre l’empreinte de la bouche, c’est faire pénétrer les arcades alvéolaires dégarnies en partie ou en totalité de leurs dents, dans de la cire molle. Cette dernière, retirée de la bouche, représente par des creux les dents qui restent, et, par une gouttière à fond élevé, la portion du bord alvéolaire où siégeaient les dents perdues, et la cire, ainsi marquée, est nommée l’empreinte. L’empreinte est prise pour avoir le de la bouche, modèle que l’on fait delà

manière suivante : On coule, dans l’empreinte, du plâtre qui en remplit les sinuosités, et qui, quand il est durci et dépouillé de la cire qui l’enveloppe, donne la forme précise des dents et des gencives de la bouche à laquelle on travaille. Pour prendre l’empreinte, on chauffe devant un feu clair, ou à la lampe à esprit-de-vin, un des gâteaux de cire (voyez le mot Cire) dont nous avons parlé; on la pétrit entre ses doigts jusqu’à ce qu’elle soit d’une mollesse égale partout; et quand on s’est assuré, en la malaxant en tous sens, qu’il n’existe pas dans la masse des portions dures, on la roule entre les paumes de la main , de manière à en former un rouleau qui ait la longueur de l’arcade dentaire. On courbe ce dernier de manière à lui donner la forme de la rainure de la cuvette dans laquelle il faut la faire entrer en la pressant, et dont il doit dépasser en hauteur les bords, d’autant plus que les dépressions irrégulières des gencives, causées par la perle des dents, sont plus nombreuses et plus marquées. La personne, alors assise dans la chaise à opérations, la tête renversée et appuyée contre le dossier, l’opérateur prend la cuvette chargée de cire dans la main droite, la face palmaire du pouce reposant sur le dessus de la manche, elles autres doigts appliqués sur la face intérieure de la manche et du corps de l’instrument. Il recommande au malade d’ouvrir largement la bouche, et de retirer autant que possible les lèvres, de manière

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