HABITATION
aider à son arrivée par l’usag'c des moyens et dos principes consignés dans nos bons traités de médecine et de ebirurgie dentaires.
GUIMAUVE. On nomme ainsi une plante médicinale de la famille des malvacées, qui est indigène, et qui croît sur les bords des rivières. Toutes les parties de celle plante, et surtout la racine, sont chargées d’un principe mucilagineux abondant, et sont employées comme émollientes à l’extérieur comme à l’intérieur. On en fait des pâtes, des boissons, des lotions, et du sirop qui sont fort en usage.
GUTTURAL. Ce mot ce dit des parties qui ont rapport au gosier. La fosse gutturale est la partie moyenne de l’ovale inférieur de la tète osseuse, qui va, d’un angle de la mâchoire à l’autre, jusqu’au trou occipital.
GUTTURO-3IAXILLAIRE. Nom donné, dans la nomenclature anatomique de Chaussier, à l’artère maxillaire interne.
GYPSE. Ce mot, qui est synonyme de sulfate de chaux, de plâtre, etc., fut employé par les anciens à cause de l’aspect terreux de cette substance, et parce qu’on est obligé de la chauffer fortement avant de l’employer, pour la priver de l’eau qu’elle contient, le mot gypse voulant dire terre cuite.
HARDEN. Nom arabe delà noix de Rcn. Cette noix fournit une huile précieuse qui ne rancit pas, et dont on se sert pour les fins ouvrages d’horlogerie.
HABITATION. La position des maisons ou habitations est souvent la cause principale de plusieurs affections dentaires. Il faut, dans le choix de nos habitations, avoir en vue toutes les influences extérieures qui agissent sur le corps de l’homme, qui l’environnent, et auxquelles, dans nos meilleurs traités d’hygiène, on a donné le nom de circimfusa. Parmi elles se trouvent la nature du climat, l’élévation du sol, la qualité du terrain, l’exposition au soleil, aux vents, le vnisinage des lacs, des rivières, des marais, des mines, et
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tli's j^'iNuuls élablissenu'iils iiuliislricls ; Uss les oib'urs e-l l(‘s iniasmes (iiii s’éehappeiU dos roiiloirs, des puits, dos é^'oùls ol dos lieux où se fout les dilTé rentes sortes de fermeiitatiou. Les habitations qui sonl])1acées près des étangs en reç^toi vent des émanations malsaines j celles qui sont humides sont une source fréquente de rhumatismes maxillaires et de névralgies dentaires ; celles qui sont trop basses no sont pas bien aérées, et favorisent le développement des affections strumeuses; celles qui sont trop étroites n’ont pas l’espace nécessaire, elles miasmes delà nuit sont très nuisibles aux dents. Je pose comme principe d’hygiène dentaire que la première eondition de toute habitation saine est d’être spacieuse, bien aérée, exposée au soleil, et située à une assez grande distance des cours d’eau, des étangs, cl suidoul des marais.
HABITUDE. C’est une disi>osition qui résulte de la fréquente répétition des memes actes, et qui la rend nécessaire. Certaines habitudes, telle que celle de se tourmenter tes dents avec tes doigts, des aiguilles et des cure-dents, qui est une véritable manie chez quelques individus, sont on ne peut plus délétères à ces organes. Sous le nom d’habifiuh ihi corps, on comprend tout ce que présente l’extérieur du corps à l’œil du médecin, tels que son attitude, son volume et sa couleur.
IIÆMODIA. On désignait autrefois par ce mot grec, latinisé, la douleur ou bien d’agacement des dents, produit par l’emploi des aliments acerbes ou acides. On trouvera au mot Acide notre condamnation de ces sortes d’aliments qui ne peuvent produire l’agacement des dents qu’en ramollissant l’émail et en pénétrant par imbibition jusqu’à la partie nerveuse de l’organe.
HALEINE. On donne ce nom à l’air vicié expulsé des voies respiratoires à chaque expiration. Chez l’homme malade, elle fournil des symplènies dont le médecin doit tenir compte dans le diagnostic qu’il forme de la nature de la maladie.
lIECTOr.UAMMK.
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L’haleino, ilovouiiclVMiüe, doil rveillor rallonliou e( la sollicitude du denlistc, car elle exerce sur les organes spécialement coiiliés à ses soins, une action des plus délétères. Quelle que soit la source de cetlc fétidité, soit malpropreté de la bouche, état maladif des voies digestives, usage inconsidéré des mercuriaux, etc. , il devrait chercher à la découvrir et à la combattre par des moyens adaptés à la nature
du mal.
HALIÏüEUX. Ce mot se dit en parlant de la chaleur de la peau dans certains états fébriles de réeonomie, tel que celui qui accompagne quelquefois réruption difficile des dents chez les enfants. La chaleur halitueuse de la peau, c’est-àdire une chaleur douce, accompagnée de moiteur de cet organe, est regardée comme un symptôme favorable de la maladie.
HALLUCINATION. On donne ce nom à ren-eur d’une personne qui croit voir, entendre, llairer, savoui’cr ou toucher des choses qui lUexistent pas. Nous avons connu un individu que l’extraction de quelques débris des dents a guéri d’une hallucination des plus étranges.
HALOÏECHNIE. Nom donné par les alchimistes à la partie de la chimie qui s’occupe delà formatmn et de la décomposition des sels.
HAPLOTOMLA. Mot employé par Gallien pour indiquer une simple incision.
HARMONIE. Les anatomistes donnent le nom d’harmonie en suture par harmonie à une articiilalion immobile dans laquelle les enfoncements et les éminences que présentent les surfaces des deux os, se fait par simple opposition de leur surface. L’articulation des deux os maxillaires supérieurs entre eux, nous offre un exemple de suture par liarmonie.
HECTOGRAMME. On donne ce jiom à un poids de 100 grammes, et qui équivaut à-peu-prés à 3 onces 3 gros grains des poids anciens.
III^.MATOCKLK.
lIEiyrOLlTUK. Mosuro pour los liquides, (■oiiloiuiiil 100 lilros.
IIÉDÉRÉE. Nom donné n une gomme i)rovenaiil <lii lierre.
HELICAS. Mot grec qui veut dire ulcèi'e.
HELIX. On donne ce nom é un repli demi-circulaire qui entoure le pavillon de l’oreille, et qui est limité dans toute son étendue par une gouttière profonde nommée rainure de l'hélix. Ce repli, qui commence vers le centre de la conque, audessus du conduit auditif, se termine en se continuant, d’une part, avec le lobule de l’oreille, et de l’autre avec une émi-
nence nommée Vanlhélix.
HELMINTHAGOGUES. On donne ce nom aux médicaments qui ont pour propriété de faire mourir les vers intestinaux, et de les expulser hors du corps. Nous en parlerons au mot Vermifuges., qui a la même signification.
HÉLOSIS. On donnait autrefois ce nom aux convulsions des muscles des yeux. Symptôme d’irritation cérébrale qui a assez souvent lieu chez les enfants qui souffrent beaucoup des douleurs de la première dentition.
HÉMAPHOBES. On donne ce nom à certains individus qui éprouvent une frayeur ridicule à la vue du sang. Cette faiblesse est tellement prononcée chez quelques-uns, que la moindre opération qu’on est obligé de leur faire à la bouche les fait tomber en syncope.
HÉMATÉMÈSE. On donne ce nom au vomissement de sang provenant d’un exhalation de ce liquide dans l’intérieur de l’estomac, qui le rejette par l’œsophage et la bouche. Il ne faut pas la confondre avec du sang noir et caillé, qui provient quelquefois des parois de cette dernière cavité, de l’arrière-bouche et des amygdales.
HÉMATITINOS. Nom d’un gargarisme employé par Gallien, dans la composition duquel entrait l’oxyde rouge de fer hématite.
IIÉMATOCÈLE. Ce mot veut dire toute tumeur formée