HÉMORRAGIE
Uims une partie (luolcoiique du corps par du sang' sorli de ses vaisseaux. On ne l’emploie guère, cependant, que pour désigner un épanchement de sang dans le scrotum.
IllÎMATOSE. On désigne par ce mot la transformation du sang veineux et du chyle en sang artériel, en vertu de l’absorption de l’oxygène par la surface pulmonaire dans l’acte de la respiration. Plusieurs causes peuvent ralentir ou vicier l’acte important de l’hématose, telles que certaines maladies des poumons, les passions tristes, les émanations et les gaz de nature délétère qui se mêlent à l’air que nous respirons. Le défaut de l’hématose, qui contribue tant à l’amaigrissement et aux maladies du corps , n’a pas une action moins fatale sur la solidité et la beauté des dents.
UÉMÉR APATHIE. Maladie ou état de souffrance qui ne dure (lu’un jour. Plusieurs formes d’odontalgies sont dans ce cas.
HÉMIÉRAMIE. Douleur qui n’occupe que la moitié du crâne, et qui est souvent due à la présence de dents cariées dans les mâchoires.
HÉMORRAGIE. On donne ce nom à toute espèce d’écoulement de sang hors des vaisseaux destinés à le contenir, que les parois de ces vaisseaux soient rupturés ou non. On les divise en traumatiques et spontanées. Les hémorragies (raumatiques sont du domaine de la chirurgie dentaire et générale. Elles font suite aux plaies des veines et des artères par les instruments tranchants ou piquants, ou d’extraction <[ue l’on est obligé d’employer dans les diverses opérations. Les hémorragies présentent de grandes différences sous le rapport de leur nature, de leur abondance, de leur gravité, et des moyens qu’il faut employer pour les faire cesser.Dans les hémorragies qui compliquent les opérations que l’on est forcé de faire sur les organes de la bouche, le sang qui s’échappe dos vaisseaux divisés peut s’écouler dans la gorge, s’échapper au dehors ou s’infiltrer dans les tissus (jui eiitoiirciitla partie lésée. Quand le sang vient d’une arière, il S(‘ reconnaît à la situalion de la plaie, à la couleur vermeille du
inÏMOSTATIQUËS.
sang, à la prompt! (iule avec laquelle il s’échappe, et à ce qu’il sort par jets, par saccades. Celui qui vient d’une veine est d’un rouge foncé ;il sort lentement et d’une manière continue, et celui qui vient d’une lésion faite aux vaisseaux capillaires sort en nappe en bavant de toule la surface de la plaie. La simple extraction d’une dent peut être suivie d’une hémorragie de la plus grande gravité, par la rupture du tissu vasculaire qui se trouve au fond de l’alvéole, et parmi les accidents qui peuvent compliquer cette opération et les autres que les besoins de notre art réclament, aucun n’est plus sérieusement alarmant que celui-là. Les moyens ([ue l’on met en usage pour combattre les hémorrhagies traumatiques varient selon l’intensité de celles-ci. Il suffit quelquefois de faire rincer la bouche du malade avec un peu d’eau vinaigrée pour voir cesser de suite l’écoulement du sang; mais d’aulres fois on est obligé d’avoir recours à l’agaric, aux poudres hémostatiques, telles que la colophane, le tannin, le sang-dragon, l’alun, le sel de saturne, etc., ou à un mélange d’elles, et quelquefois même aux caustiques et au cautère actuel, que l’on doit porter hardiment sur le siège du mal. Parmi les hémorragies spontanées, la seule qui nous regarde comme dentiste, est l’hémorragie buccale, dont nous parlerons au mot Sfomatorrhée.
hémorroïdal. On nomme flux hémorrhoïdal l’écoulement de sang qui se fait par le rectum, et qui dépend des hémorroïdes. La suppression brusque de cet écoulement, chez les personnes qui y sont habituées, donne souvent lieu à des engorgements des mâchoires, à un état inflammatoire des organes de la bouche, et à des névralgies dentaires très graves que l’on ne peut dissiper avant de rétablir le flux sanguin supprimé par des drastiques, des bains de siège et des sup-, positions irritantes.
HÉMOSTATIQUES. On donne le nom de moyens hémoslatiques à ceux que l’on emploie dans le dessein d’arrêlerrécoulement du sang des hémori‘agies. Ces moyens sont mé-
HEURJVOHKS.
Oî!ni(iues, tels que la compression oii la ligainn' , on chimiques, tels que le feu, les caustiques ouïes astringents.
HEPÏAPHARMACUM. On donnait autrefois ce nom à un médicament suppuratif et cicatrisant, composé des sept substances suivantes ; Céruse, lithargc, poix, cire, colophane, encens et graisse de bœuf.
HERBE. On donne ce nom à toute plante non ligneuse dont la tige se détruit pendant Thiver. On désignait autrefois la chélidoine sous le nom dV/erôe dentaire^ et sous le nom
herbe aux scorbutiques les deuxplantes connues aujourd’hui sous les noms decocldéaria et de cranson. VJierbe aux curedents croît en Espagne et dans le midi de la France; mais elle n’a véritablement aucune propriété curative; lorsque les rayons de ses ombelles sont devenus secs, on en fabrique des cure-dents dont on fait grand usage en Espagne; ils ont une odeur agréable, et ils sont lisses et de couleurjaunâtre. Le tabac était connu, dans le xvi® siècle, souslc nom ù^herbe sainte.
HERBIVORES. On donne ce nom à toute la classe des mammifères qui se nourrissent d’herbes. Ils forment, dans la classification de Cuvier, l’ordre des ruminants, qui est peutêtre le groupe le plus naturel et le mieux déterminé de la classe des mammifères, les animaux qui le composent étant presque tous construits sur le même modèle. On trouve dans cet ordre les chameaux, les chevrotains, les cerfs, les girafes, les antilopes, les chèvres, les moutons et les bœufs. La disposition de l’appareil masticatoire, chez ces animaux, offre quelques particularités qui ne manquent pas d’intérêt pour le dentiste, et que nous devons consigner ici. Chez les herbivores, les condyles de la mâchoire inférieure sont aplatis, et la cavité articulaire dans laquelle ils se meuvent est si peu profonde , que la racine transverse de l’apophyse zigomafique, dont elle est boi-née en avant, existe tà peine; aussi la liberté des mouvements de la mâchoire, dont la déduction est d’arrière en avant, mais toujours dans uu sens horizontal, est-elle beaucoup plus considérable que chez riiomme et les auti’cs
IIEKJVIÉTIQUEIMENT.
inammilères. Le nombre des dents, chez ces animaux, varie selon l’espèce; mais, chez tous, il y a absence complèU; des canines; les incisives n’exislent qu’tà la mâchoire supérieure, et sont presque toujours au nombre de huit. Quant aux molaires, leur nombre est généralement vingt-quatre, c’est-tà-dire six de chaque côté de chaque mâchoire. C’est chez les herbivores que l’on trouve les dents dites composées; on ne les observe que dans les molaires, dont la couronne est plate, avec des lames d’émail en croissant ou serpentantes. La couronne est divisée en un nombre plus ou moins considérable de couronnes plus petites , dont chacune est constituée par un noyau d’ivoire revêtu d’une couche d’émail , de sorte que la couronne des molaires, chez ces animaux, n’est qu’un faisceau de couronnes juxta-posées les unes sur les autres, et réunies en un seul par une troisième substance, dites cernent , qui a beaucoup de ressemblance avec le tartre des dents de l’homme.
HÉRÉDITAIRE. On donne ce nom aux maladies et aux vices d’organisation que les parents qui en sont affectés transmettent, par voie de génération, à leurs enfants. Ces maladies peuvent exister à l’époque de la naissance , ou ne survenir qu’à une époque plus ou moins éloignée de la vie. L’influence de l’hérédité, dans la production des maladies des dents et des autres parties de l’appareil de la mastication, n’est aujourd’hui contestée par personne; etnousavons, dans un de nos précédents ouvrages, en parlant des scrofules , de l’érosion des dents et de la consomption de la racine de ces organes, fourni des preuves abondantes de la vérité de cette hypothèse, aujourd’hui un fait reconnu.
HERMÉTIQUE. Les alchimistas nommaient ainsi la partie de la chimie qui avait pour objet la prétendue transaction des métaux.
HERMÉTIQUEMENT. On dit qu’un vaisseau , un flacon est hermétiquement fermé quand il est bouché de telle sorte q l’aucune des malières qui y sont contenues ne peut s’é-
IlISTOlRiT.
dmpper. Il doit on être ainsi des élixirs dentifrices et antres compositions semblables, dont les cabinets de dentistes doivent être munis, car si les fioles qui les contiennent ne sont fermées qu’avec négligence, la partie volatile s’en échappe, et ces préparations perdent l’aromc et l’odeur suave qui doi-
vent toujours les caractériser.
HERPÉTIQUE. Des éruptions herpétiques ou dartreuses paraissent quelquefois sur la figure des enfants par suite des douleurs de la première dentition.
HEVEAS. L’arbre connu sous le nom A’^heveas guianensis^ et qui appartient à l’Amérique Méridionale, fournit la gomme élastique connue sous le nom de caoutchouc, et dont nous avons déjà parlé.
HIPPOPOTAME. On donne ce nom à un grand quadrupède du genre des mammifères et de la famille des pachydermes , qui vit le long des grands fleuves de l’Afrique et de l’Asie, et dont les dents sont employées dans les arts aux mêmes usages que Tivoire. Depuis plusieurs années, les dents d’hippopotame ou cheval marin sont préférées à l’ivoire des éléphants, pour la fabrication des pièces artificielles de la bouche. Nous fûmes parmi les premiers à faire sentir l’énorme différence qui existe entre ces deux substances dans leur application à l’art du dentiste ; et les detits osanores vraies^ qui sont et qui resteront notre propriété exclusive, ne sont que de l’hippopotame, modifié dans sa consistance et dans sa durabilité par des procédés chimiques qui ne sont connus que de nous-même. Pour que les dents et les pièces artificielles que l’on fait de l’hippopotame soient bien émaillées , il faut choisir un morceau de ce dernier, d’une blancheur éclatante, sans sillon et sans gerçure. Les dents du cheval marin se fendent au soleil, à la chaleur du feu et même au grand air, de sorte que, pour les conserver in lactés , il faut les tenir dans un lieu humide et à l’abri de l’air
cxtéiâeur.
HISTOIRE naturelle. On donne ce nom à la partie des
lIOUltl-OiN,
:ju
sdoiiccs physiques (lui csl eoiisacrée à l’élude mélliodiqiie des êtres qui se Irouvcut dans les trois rèjfues de la nature, c’est-à-dire dans les règnes aniniid, végétal et minéral. Les
Irois grandes divisions de l’iiistoire naturelle sont ta botanique, la zoologie et la minéralogie, que tout dentiste instruit est censé avoir éludiécs.
HOFFMANN. Pour la liqueur minérale anodine d’HoCfmann, voyez le mot Liqueur.
IIOLMICOS. Mot employé par quelques dentistes grecs pour désigner les cavités des os maxillaires qui logent les dents. (Voyez le mot Alvéole.)
HOMME. L’homme, ou homo sapiens y appartient à la classe des mammifères , et constitue à lui seul l’ordre des bimanes, selon la classification du célèbre Cuvier. Seul parmi les mammifères, il jouit naturellement de la faculté de se tenir sur deux pieds, et de transmettre ses pensées par des signes et par des sons articulés. Sous le rapport de la dentition, l’homme, qui estomnivore, tient le milieu entre les carnivores et les herbivores, et ses arcades alvéolaires sont garnies de deux sortes de dents qui n’existent que séparément dans les deux autres classes d’animaux. L’homme est, par sa nature, cosmopolite, et habile tous les climats du globe terrestre. Le genre homme se partage en plusieurs races, distinguées les unes des autres par des caractères particuliers, tirées des cheveux, de la forme du visage, de ses traits, de la couleur de la peau, etc. Ces races, dont nousparlerons au mot Races., sont la race caiicasique, ou arabeeuropéenne, la race hiberboïenne, la race mongole, la race
malaise, et la race nègre ou éthiopienne.
HOQUET. On donne ce nom au bruit instantané produit à la glotte par la contraction subite et involontaire du diaphragme.
HOUBLON- On donne ce nom à une plante sarmenteuse et grimpante de la famille des orlicées, qui est cultivée en phisiours pays,, et qui croît nuliirellemenl dans les haies. Le
lIOUlMMi.
fruit de celte plante est eoinposé d’écailles foliacées, persistantes, et couvertes de petits poils chargés d’une matière poudreuse, nommée lupuline. Le houblon a une couleur jaune verdâtre, et une saveur amère et aromatique. En vertu de son amertume il exerce une action très tonique sur l’économie animale, et on l’emploie avec avantage comme fortifiant, pour remédier aux vices de la digestion, que tout le monde sait avoir un effet très désastreux sur la couleur et la santé des dents. Il n’est aucune plante plus propre à aider le dentiste dans les efforts qu’il fait pour dissiper l’état scorbutique des gencives et des engorgements scrofuleux qui se forment autour des mâchoires de ses jeunes malades. Le houblon entre dans la composition d’une foule de boissons toniques, et dans un grand nombre d’opiats et d’élixirs odontalgiques d’une grande efficacité. L’odeur qui émane du houblon a des propriétés narcotiques peu connues , et qui nous sont journellement utiles dans l’état d’agitation et de surexcitation nerveuse qui tourmente souvent les jeunes enfants pendant les douleurs de la première dentition. Pour produire l’effet calmant dont nous parlons, on n’a qu’à remplir de houblon un petit sac que l’on place sous la tête de l’enfant qui souffre, en guise d’oreiller.
HOUILLE. C’est un des noms du charbon de terre, substance combusliblecomposée de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote, et qui paraît provenir de la décomposition des végétaux enfouis dans le sein de la terre. Cette substance, connue de tout le monde, sert de combustible dans les grandes fabriques, et pour les usages domestiques ; mais elle est peu propre aux ateliers de dentiste. Après la distillation de la houille, pour en extraire le gaz bicarbone d’hydrogène, ou gaz d’éclairage, il reste dans l’appareil une matière nommée coke, qui donne un feu clair et sans fumée, qui est très employée dans les arts.
HOUPPE du menton. On nomme ainsi un petit faisceau jiuisculaire ((ui se trouve placé au-devant du symphyse du,
iimu-:.
inonton. Il csl épais, conique, et se lixepar son sommet dans une fossette qui est creusée sur la côte de la symphyse de l’os maxillaire inférieur, d’où ses fibres vont, eu divergeant et en s’épanouissant à la manière d’une houppe, se porter dans la peau du menton. Ce muscle, qui est appelé quelquefois moisi f inférieur^ élève le menton et pousse en haut la lèvre inférieure que ses fd)res supérieures concourent à renverser.
HUILE. Les huiles qui sont fournies par les animaux sont toutes fixes; celles qui proviennent des végétaux sont divisées en huiles fixes, ou grasses, et en huiles essentielles, ou volatiles. On a démontré, il y a quelques années, que toutes les huiles fixes sont composées d’au moins deux principes immédiats, dont l’un, moins fusible, est semblable à la margarine, et l’autre, plus fusible, à l’oléine. Les huiles fixes animales sont celles de marsouin, de dauphin, l’huile de poisson du commerce, et l’huile de foie de morue. Les huiles fixes végétales ne se trouvent que dans le péricarpe et dans les semences douces de noix, de lin, de colza, d’œillet et de ricin. Elles sont presque toujours liquides, visqueuses, à-peu-près inodores, et d’une saveur désagréable ; leur couleur, jaune ou verdâtre, et leur pesanteur spécifique moindre que celle de l’eau. Elles sont insolubles dans l’eau, mais presque toutes solubles dans l’alcool et dans l’éther. C’est en faisant bouillir les huiles grasses avec les alcalis, soude, potasse et ammoniaque, que l’on fait les différentes espèces de savon.
HUILES volatiles. On les nomme aussi essences ou huiles essentielles. Elles sont, pour la plupart, âcres, caustiques, odorantes et non visqueuses; elles sont plus légères que l’eau, et restent souvent liquides à 10® au-dessous de zéro. Elles sont très inflammables, peu solubles dans l’eau, mais très solubles dans l’alcool. Elles dissolvent les résines, le camphre, le caoutchouc et les huiles grasses. Les huiles volatiles se rencontrent dans un grand nombre de piaules; ce sont elles qui, se volatilisant, répandent les odeurs (pii sont propiTS aux plantes labiées, ombcllifères et autres. Quelquefois elles
IIUMFAIR.
existoiil dans loutos les parlies du végétal, quelquefois dans les enveloppes llorales seules*, et quelquefois les différentes parties d’une même plante dégagent une huile essentielle qui est propre à chacune d’elles. Ainsi, l’oranger fournit une huile qui se trouve dans ses Heurs, une autre qu’on ne peut extraire que des feuilles, et une troisième qui n’existe que dans l’écorce de son fruit. Du reste, chacune des huiles essentielles a une odeur qui lui est particulière, et elles peuvent, pour la couleur, être jaunes, roses, vertes, bleues, ou parfaitement incolores. Le chlore décompose toutes les huiles ‘ssenlicllcs en s’emparant de leur hydrogène ; l’acide nitri- 'lue aussi les décompose , et l’acide sulfurique les carbone, même à froid. L’acide chlorhydrique convertit quelques-unes de ces huiles en une matière analogue au camphre. On les prépare de la manière suivante ; on chauffe, dans un appareil distillatoire, les végétaux qui les contiennent avec de l’eau; tes vapeurs de cette dernière passent dans le récipient, chargées de l’huile volatile qui se dégage de la plante. Quand le mélange se refroidit, l’essence, qui est beaucoup plus légère que l’eau, surnage, et l’on peut la séparer de cette dernière par la décantation, ou bien on verse le tout dans un entonnoir donton bouche momentanémentle tuyau, et quand l’huile s’est séparée de l’eau par le repos, on débouche letuyauetonlalaisse s’échapper avec l’eau qui est au fond. Le choix des huiles volatiles que l’on emploie dans la fabrication des élixirs dentifrices et des collutoires, dépend du goût et de la sagacité du dentiste; et nous devons nousborner à en citer quelquesunes des plus utiles et des plus employées, telles que celles de Jasmin, de lys, de violettes, de menthe et de lavande.
HUIT de chiffres. On donne ce nom au bandage dont on entoure l’articulation du coude après la saignée du bras.
HUMEUR. On désigne par ce mot les différentes sortes de liquides contenus dans un corps organisé. Parmi le peuple, ce mot est employé dans le sens d’humeur viciée ; les humeurs morbides sont lour-à-tour la cause et le résultat des
IIV(;iKNE.
divcrsos alToclioiis des doiils et de leurs aimexos. I.es cn"or-
gemenls scrofuleux des f^anj^iioiis maxillaires, ou les causes cachées de ces affeclioiis, soûl souvciil connues sous le nom (V humeurs froides.
HUMIDITÉ. On nomme ainsi l’élai d’un climat, d’un sol ou d’une demeure charges de particules aqueuses ou saturées d’eau. L’humidité constante des lieux et des habitations est une source certaine d’une foule d’affections scrofuleuses
et rhumatismales qui agissent d’une manière fâcheuse sui* les dents et sur les mâchoires.
IIYDARTHROSE. On nomme ainsi une accumulation morbide de synovie dans les capsules des articulations. L’aiticulation temporo-maxillairc n’est que très rarement atteinte de cette maladie.
HYDRARGYRE. Nom grec du vif- argent ou mercure. Voyez ce mot.
HYDROCHLORAÏE d’ammoniaque. Cette substance, connue dans les arts sous le nom d’ammoniaque, est solide, blanche, âcre, piquante, urineuse, inaltérable à l’air, et soluble dans trois fois son poids d’eau. Le sel ammoniaque est employé par quelques dentistes pour décrasser les métaux qu’ils ont besoin de travailler.
HYGIÈNE dentaire. Bien que l’hygiène générale se lie étroitement à l’hygiène dentaire, nous ne parlerons que de cette dernière, et nous la définirons : la partie de l’art du dentiste qui s’occupe des moyens les plus propres à conserver la santé et la beauté des dents. Elle diffère de la thérapeutique dentaire, en ce qu’elle ne s’occupe que des dents dans l’état de santé, tandis que cette dernière a pour but la guérison ou le soulagement des maladies dont ces organes peuvent être affectés. L’objet de l’hygiène dentaire est d’apprendre à éviter les choses nuisibles aux organes de la mastication, et à faire un bon usage des choses qui leur sont utiles. Nous avons publié, il y a quelques années, un Manuel d’hygiène dentaire.^ à l’usage de toutes les classes et professions.
iivoiDi!:.
Dans i‘t'l ouvrage, dédié au oélélu'o prolesseur docleur l.allenieuL, de Moulpellier, nous avons considéré l’Jiomme daiis loutes les posi lions de la vie sociale , el établi des règles pour la conservalion de ses organes dentaires an milieu des inlluences si variées des climats, des occupations, des habitudes el conçlitutions auxquelles il peut être
exposé.
HVGMÜUE. On nommai l autrefois antre ddiygmore la cavité creusée dans l’os maxillaire supérieur, cl qui est connu aujourd’hui sous le nom de sinus-maxillaire. (Voyez le mot Sinus.)
IIVO-GLOSSE. On donne ce nom à un muscle qui se fixe (Ml mémo temps à l’os hyoïde et à la langue. Il est mince, quadrilatère, el placé à la partie supérieure et antérieure du cou. Quelques anatomistes le divisent en trois portions à cause de ses insertions à trois points différents de l’os hyoïde. L’une de ccis portions s’attache à la face supérieure de la grande corne de cet os, el monte, en se rétrécissant, obliquement d’arrière en avant vers la partie inférieure et latérale de la langue où elle se continue avec les fibres du muscle slylo-glosse; la seconde portion qui est moins large, mais plus épaisse, et séparée de la précédente par l’artère linguale, naît de la partie supérieure de la face antérieure du corps de l’os hyoïde, et monte obliquement d’avant en arrière; la troisième portion de ce muscle provient de la petite corne du même os ainsi que du cartilage qui se trouve entre le corps et la grande corne, et monte sur les côtés de la racine de la langue où elles se confond avec les muscles génio-glosse et lingual. Ce muscle a pour usage d’abaisser la base de la langue, ou d’élever l’os hyoïde lorsque eelle-ci est fixée. 11 peut aussi tirer la langue de côté.
HYOÏDE. On donne le nom d’os hyoïde ou os lingual à un arc osseux très mobile, et d’une figure parabolique à connexité antérieure qui est suspendu horizontalement au milieu des parties molles du cou, entre la base de la langue
ICHÜII.
Cl le larynx. L’os liyoïdc est coniplctomcnl sépare du rosie du squclcllo, cl composé de cinq pièces dislincics unies eiilre elles par du carlilage, el mobiles les unes sur les aulres. La pièce cenlrale qui est la plus considérable se nomme le corps de l’os, et donne attache, par sa face antérieure et ses bords, à plusieurs muscles, dont les deux autres pièces latérales portent le nom ûc grandes cornes, et les deux pièces connues sous le nom de petites cornes de l’os Iiyoïde se trouvent au-dessus des pièces précédentes. Les cornes comme le corps de cet os donnent attache à des muscles et à des ligaments.
HYPENE. Ce mot désigne dans quelques anciens traités d’anatomie les poils qui couvrent la lèvre supérieure et qudquefois la lèvre même.
HYPEROA. Mot grec dont on se servait autrefois pour dire la voûte palatine.
HYPORINION. Autre mot grec qui veut dire sous le nez, et qui désigne les moustaches ou la lèvre supérieure.
HYPTIASMOS. Mot employé par les auteurs grecs pour désigner le vomissement ou la régurgitation des aliments.
lATRALEPTES. Ce mot grec qui veut dire médecin à friction fut donné à Prodicus, disciple d’Esculape, et à ceux qui comme lui ne traitaient les maladies que par des moyens externes, tels que les onguents, les baumes, les pommades, etc., appliqués en friction à l’extérieur du corps. Cette secte systématique n’existe pas aujourd’hui, mais la médecine iatralep tique qui consiste dans l’application des médicaments, à l’extérieur, par la voie des frictions est d’une utilité incontestable dans l’art du dentiste. Seule ou combinée avec des médicaments internes, et des soins hygiéniques, on la voit faire cesser des engorgements scrofuleux des mâchoires et des douleurs rhumatismales et névralgiques des dents et des gencives.
ICHOR. On donne ce nom à une liqueur fétide qui découle des vieux ulcères el des trajets fistuleux qui aboutis-